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Yann

Les scénaristes – Dorison, Sente, Mariolle et Yann

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13 août 2026Tome 13 « Entre terre et lumière »La bouche du soleil
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Yann
Posté le 9 juillet 2012  à 6h04

Sujet consacré au scénariste français Yann, qui s’occupe des séries Louve et La jeunesse de Thorgal.

Il vient d’avoir 58 ans (en 2012).

Il est un auteur chevronné qui écrit pour la BD depuis la fin des années 70. Il a participé à de très nombreuses séries BD d’horizons très variés, on peut citer entre autres « Pin-up », « Les innommables », « Marsupilami », « Les éternels », « Odilon Verjus », « Lucky Luke », « Sambre », « Le sang des Porphyre », « Freddy Lombard », « Spirou et Fantasio »…

Yann a également récemment participé à la série dérivée de XIII, autre création de Jean Van Hamme, en scénarisant l’album « Little Jones » paru en 2010 (collection XIII Mystery, avec Henninot au dessin, chez Dargaud).

Le 1er album de Louve, « Raïssa », a paru en 2012. Le 1er album de La jeunesse de Thorgal, « Les trois soeurs Minkelsonn », est attendu pour 2013. Le dessinateur est le russe Roman Surzhenko.

Entretien Yann
Posté le 9 juillet 2012  à 6h22

Voici un lien vers un entretien réalisé par le site polonais Thorgalverse.

Vous remarquerez qu’on n’y comprend rien.

Alors voilà une traduction horriblement approximative en googlais.

Qu’apprend-on dans cet entretien ?

C’est Yves Sente qui a contacté Yann pour lui proposer le job. Ils se sont connus au Lombard quand Sente y était directeur éditorial.

Il adore travailler sur la jeunesse des héros, exercice qu’il avait déjà réalisé pour XIII Mystery (la jeunesse du Major Jones).

Pour le fameux « parlé des loups », qui nous a tous surpris voire davantage, Yann explique que c’est Louve qui « traduit » les pensées animales en mots humains… Il fait pour ça référence à Lucky Luke et Jolly Jumper, son cheval (aïe !).

Il ne compte pas laisser de trous dans l’histoire : la suite de « Raïssa » devrait donc permettre de comprendre certains points obscurs du premier tome (objet en métal sur la plage ? Crabes ?)

Pour la jeunesse de Thorgal, Yann compte développer le personnage de Slive et ses relations avec Thorgal.

Posté le 14 décembre 2012  à 22h55

Voici un court entretien avec Yann.

Posté le 24 décembre 2012  à 21h38

je l’ai vu juste avant hier sur You

Posté le 28 janvier 2013  à 19h48

Yann en dédicaces à l’expo BD de Versailles le 26 janvier 2013.

Ici, à droite, à côté de Roman Surzhenko (1ère fois que les deux co-auteurs se rencontraient).

Ici il dédicace (je pense) un Gastoon.

Le dessin à gauche est de Grzegorz Rosinski.

Modifié le 22 août 2018  à 9h25
Posté le 30 mars 2014  à 18h08

Yann était à Bruxelles la semaine dernière, notamment pour y rencontrer Roman Surzhenko. Les deux hommes se voient rarement, c’était donc une belle occasion.

Ici, dans les locaux du Lombard.

Au bout du doigt de Yann, la ville d’où vient Roman, Taganrog.

Sur le toit du Lombard ! Toujours avec Roman, sous l’enseigne Tintin superbement rénovée.

Posté le 31 mars 2014  à 17h39

waou !

Posté le 4 avril 2014  à 23h51

Comment ? Pas de photo de Yann et Derib ensemble ?

Posté le 5 avril 2014  à 7h04

Non mais j’ai celle-ci, en dédicace avec son camarade.

Dent d'ours
Posté le 2 mai 2014  à 19h05

Il faudrait que je vous présente, petit à petit, les autres séries (nombreuses) auxquelles participe Yann.

En voici une dans laquelle un clin d’œil m’a amusé, « Dent d’ours », dont le tome 2 sort aujourd’hui.

Pour résumer en quelques mots, il s’agit de l’histoire d’aviateurs pendant la seconde guerre mondiale.

L’un des personnages est la jolie Zofia, résistante polonaise.
L’une des filles de Grzegorz Rosinski, polonaise donc, s’appelle Zofia.

Posté le 12 juin 2014  à 8h31

Dent d’ours, j’avais lu le tome 1 (max) j’avais pas super accrochée.
Les dessins sont parfaits j’aime bien, mais l’histoire m’avait pas franchement plu. C’est un univers assez spécial, on aime ou on aime pas.

Posté le 2 janvier 2016  à 21h04

Par curiosité, j’ai emprunté à la bibliothèque une BD de la collection SIGNÉ (Lombard) dessinée en 2011 par Juillard sur un scénario de Yann : MEZEK.

Tout comme « Dent d’ours » ou « Angel Wings », cette histoire se déroule dans le domaine de l’aviation, mais cette fois au moment de l’indépendance d’Israël en 1948. J’avais envie de découvrir une autre BD de Yann de style réaliste, et j’ai apprécié. Le contexte historique est bien planté, et l’histoire passionnante, même si on retrouve des dialogues parfois un peu longs à lire. Un one shot à recommander.

Petite rencontre en vidéo avec Juillard et Yann lors de la sortie de l’album ici. Il faut écouter vers la fin le passage où Yann parle des jolies filles qu’on a envie de tripoter !

Source photo : Lien vers www.auracan.com

Stéph, je viens de lire la bibliographie de Yann à la fin de l’album, je crois que tu en as pour un an à en faire le tour pour le présenter sur le site !

Modifié le 19 mars 2017  à 8h17
La tronche de Yann...
Posté le 7 janvier 2016  à 13h40

Quoi ? Yann a cette tronche ? C’est que je l’imaginais bcp plus jeune… (Mais c’est vrai qu’il en a fait aussi un tas de BDs…) En fait c’est lequel des deux ? Celui de droite ou celui de gauche ?

Posté le 7 janvier 2016  à 14h14

Gauche.

Posté le 12 mars 2016  à 8h08

Voici un lien vers un entretien où Yann évoque notamment sa passion pour l’aviation, et paradoxalement sa peur de l’avion.
C’était à l’occasion de la parution du tome 1 de « Angel wings » chez Paquet, en 2014

A voir ICI, c’est un supplément du magazine Casemate, accompagné d’un entretien avec le dessinateur Romain Hugault.

Un deuxième tome a paru en novembre 2015.

Posté le 3 mai 2016  à 19h36

Hé ! J’avais raté la parution du tome 3, mais en fait « Dent d’ours » en est à son tome 4.

Hop je rattrape.

Et le quatrième tome, donc, qui va paraître le 20 mai 2016.

Il y a d’ailleurs un concours très sympa chez Dupuis, quelques malheureuses questions, et hop vous pouvez gagner l’album, dédicacé par le dessinateur Alain Henriet !
Il y a un album dédicacé et 10 albums non dédicacés à gagner.

Le concours c’est ICI.

Angel Wings #3
Posté le 22 octobre 2016  à 9h31

Sortie ce mercredi du dernier tome d'Angel Wings, Opération Broadway.

Jean-Luc Truc a consacré un article à cet album sur Ligne Claire, suite à une rencontre fortuite avec les auteurs, Yann et Romain Hugault, à la gare du Midi à Bruxelles

Voici le synopsis paru sur le site des Editions Paquet où l’on peut aussi découvrir les premières planches :

[c=indigo:5716de0f19]Mars 1944, sur le front de Birmanie, une vaste contre-offensive de l’armée impériale japonaise bouscule les lignes alliées et commence à envahir l’Inde ; notre escadrille des « Burma Banshees » doit évacuer sa base en catastrophe.

La rage au cœur, Rob et Philip doivent se résoudre à abandonner à leur sort Angela et Jinx, dont l’appareil s’est crashé dans la jungle ; livrées à elles-mêmes, les deux femmes tentent de survivre et doivent affronter les nombreux périls de la jungle : les sangsues, les insectes, l’humidité, les fièvres, la faim et surtout échapper aux indigènes pro-japonais et à la féroce « Kempeitai » nippone, qui les traque impitoyablement.

Entretemps, Rob participe à une improbable opération aéroportée organisée dans le plus grand secret par le général Orde Wingate et ses « Chindits » et réalisée par le fameux colonel « Flip » Cochran, qui commande l’escadrille de pilotes « casse-cou », le « First Air Commando Group » ; cette opération d’une témérité folle, inédite dans l’histoire de l’Aviation militaire, prétend déposer loin derrière les lignes ennemies, sur des terrains de fortune, de lourds planeurs chargés de troupes et de matériel, afin de tenter de prendre à revers les troupes nippones ; le succès de cette opération, baptisée « opération Thursday », pourrait changer le cours du conflit en Birmanie.

Mais surtout, elle permettrait à Rob de venir en aide à ses amies perdues dans l’enfer vert ![/c:5716de0f19]

Cet album clôture le triptyque d’Angel Wings pour lequel un coffret complet sort également ce 26 octobre, avec en prime un poster géant. Tous les détails sur le site des Editions Paquet.

"Sauvage" avec Félix Meynet
Posté le 18 mars 2017  à 20h39

Après une première collaboration sur Les Éternels, Yann a lancé une nouvelle série avec Félix Meynet au dessin : Sauvage. Le second tome de ce triptyque est sorti en ce mois de janvier.

 

Voici le synopsis de la série présenté par l’éditeur Casterman :

Juillet 1864, dans l’immensité aride et caniculaire du désert mexicain, des troupes françaises progressent péniblement. Elles font partie du corps expéditionnaire envoyé par les puissances européennes – dont la France de Napoléon III – pour se tailler un empire en Amérique, en profitant de la faiblesse de l’État mexicain. Parmi les soldats, souvent des hommes de sac et de corde et de peu d’éducation entrés dans l’armée impériale pour la solde qu’elle procure, un jeune lieutenant, Félix Sauvage, tranche par sa prestance et son air farouche. Lui n’est pas devenu militaire au Mexique pour l’argent, mais pour venger une tragédie familiale. Et l’homme dont il cherche à retrouver la trace se trouve quelque part, comme lui, au sein de cette armée. Sur la piste, les Français sont témoins de l’attaque de la malle poste de Chihuahua par des soudards mexicains et interviennent juste à temps pour sauver du massacre un journaliste américain en reportage et une séduisante jeune femme blonde, si intrépide qu’elle se lance seule à la poursuite de ses assaillants en fuite…

Félix Meynet avait rendu un hommage à Thorgal lors de la sortie du tirage de tête du premier tome de La jeunesse de Thorgal, une édition de luxe présentée ici sur notre site.

Modifié le 30 octobre 2017  à 18h26
Spirou
Posté le 19 mars 2017  à 8h09

Merci pour ces présentations.

De mon côté, je veux vous parler depuis un moment du travail de Yann sur la série Spirou. Yann a écrit plusieurs albums de Spirou ces dernières années.

Il faut tout d’abord rappeler que Yann a été le scénariste de la série Marsupilami, du tome 3 en 1989 au tome 9 en 1994. Je vous en parlerai une autre fois, car pour moi ces albums sont les meilleurs de la série avec ceux de Greg et Franquin. Ce sont mes albums préférés de Yann.

Mais aujourd’hui, c’est Spirou. L’histoire a commencé en 2007, avec sa participation à l’album « Le tombeau des Champignac » avec Fabrice Tarrin, dans la nouvelle collection « Une aventure de Spirou et Fantasio », qui propose à divers auteurs des sortes de cartes blanches pour réaliser des albums un peu décalés, sortant du contexte habituel de la série originelle (ou au contraire, reprenant des codes plus anciens).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au Népal, à 4600 mètres d’altitude, une mystérieuse expédition tourne au cauchemar. M. Zanskar, son commanditaire, est désespéré : impossible d’escalader cette roche friable comme de la biscotte et, donc, d’explorer les nombreuses grottes qui y sont creusées. Seccotine, qui fait partie de l’équipe, propose de lui amener l’homme de la situation : le comte de Champignac !
À quelques milliers de kilomètres de là, à Champignac-en-Cambrousse, de nouvelles expériences du propriétaire des lieux sur un nouveau carburant révolutionnaire ont détruit la moitié du château. Alertés, Spirou et Fantasio se précipitent chez le Comte pour découvrir leur ami en excellente santé et tout excité par une découverte stupéfiante : une explosion a mis à jour une crypte dans laquelle vivait un véritable petit sphinx ! Apparemment, l’animal veillait sur la dépouille de Côme de Champignac, le génial ancêtre du Comte décédé en 1829.
Mais Seccotine débarque et, sachant se montrer particulièrement persuasive quand un scoop est en jeu, elle réussit à convaincre Spirou, Fantasio et le Comte de l’accompagner au Népal pour résoudre le mystère de « La princesse des glaces ».

Après ce coup d’essai, Yann a participé en 2008 au dernier album réalisé par le duo Jean-David Morvan et Pascal Munuera. C’était « Aux sources du Z ». Premières planches à voir ICI.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Entraîné par Zorglub et Champignac, Spirou va tenter de remonter le cours du passé, afin de sauver l’amie des deux savants, Miss Flanner. De l’Afrique à la Palombie, Spirou va revivre le fil de ses aventures pour parvenir enfin à l’époque où Zorglub, Champignac et Miss Flanner étaient alors trois étudiants scientifiques sacrément doués mais terriblement dangereux. Il devra empêcher le pire de se produire dans le passé afin de sauver, aujourd’hui, celle qui n’a cessé de diviser les deux hommes, chacun réclamant les faveurs de la belle et jeune scientifique.
Et si le passé n’était pas celui qu’on connaît ? Si Spirou n’avait pas vraiment la vie qu’on lui connaît ? L’effet-papillon a des répercussions sous-jacentes tellement fortes que Spirou se retrouve aux prises avec lui-même et son histoire. La vérité n’est pas toujours celle qu’on croit…

Dès l’année suivante, Yann a écrit « Le groom vert-de-gris », dessiné par Olivier Schwartz, toujours dans la collection hors-série. Un album décalé qui ramène Spirou au temps de la Seconde guerre mondiale et refait de lui le groom d’un hôtel, raccord avec sa fonction originelle (et son célèbre uniforme).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

1942. Bruxelles est occupé. Spirou, groom au Moustic Hôtel qui a été réquisitionné par les Allemands, et Fantasio, journaliste au quotidien LE SOIR « volé », se reprochent mutuellement leur trop grande proximité avec l’Occupant.
Mais ce que Fantasio ignore, c’est que Spirou, sous le nom de code d’écureuil wallon, est en fait un membre très actif de la Résistance.
Le colonel Von Knochen, principal locataire du Moustic Hôtel, s’apprête justement à piéger un des plus importants réseaux de la résistance belge.
Spirou parviendra-t-il à empêcher ce diabolique coup de filet ? Et réussira-t-il à échapper aux soupçons du colonel et aux griffes des Nazis ?

Ce devaient être des one-shots, des albums individuels. Mais finalement, la série parallèle a changé d’avis et d’orientation, en proposant aux auteurs invités de revenir pour des suites et/ou de nouvelles idées. En 2014, on a donc retrouvé Schwartz et Yann pour l’album « La femme léopard ». Premières planches à voir ICI.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bruxelles, 1946. Une implacable canicule s’abat sur la capitale belge, encore très marquée par la Seconde Guerre mondiale. Sur les toits, une femme-léopard fuit, poursuivie par deux robots inquiétants au look de pygmées géants, et trouve refuge au Moustic Hôtel, dans la chambre mansardée du colonel Van Praag, un vieux colon irascible. Découverte par ce dernier, la sculpturale jeune femme est blessée à l’épaule par le vieillard à la gâchette sensible. C’est à ce moment qu’intervient Spirou.
Un Spirou méconnaissable… qui s’est mis à picoler ! Car, incapable d’oublier la jeune Audrey, l’héroïque groom a pris la mauvaise habitude de noyer régulièrement son spleen dans l’alcool. L’irruption d’Aniota, la femme-léopard, va agir comme un électrochoc sur Spirou, car l’étrange créature va l’entraîner dans une grande aventure africaine à la recherche d’un fétiche volé à sa tribu ! Et après un petit détour par Saint-Germain-des-Prés, Spirou et Fantasio se retrouveront sur la piste de nazis (eh non, ils n’étaient pas tous morts) chercheurs d’uranium qui poursuivent, à coup sûr, de sombres desseins…

Et c’est là qu’on en vient à l’actualité du jour, parce que la suite de cet album vient de paraître, en janvier 2017. L’album s’appelle « Le Maître des hosties noires ».

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Spirou et Fantasio (et Spip) ont décidé d’accompagner Aniota au Congo pour rapporter le fétiche à la tribu des femmes-léopards. Sur leur route, ils croiseront une reporter très sexy de Life, un missionnaire liégeois qui parcourt le pays avec ses films éducatifs de Pili-Pili et Mata-Mata (les Laurel et Hardy africains), des savants atomistes pas encore tout à fait dénazifiés… et des tas d’animaux sauvages. Ils devront également affronter leur vieil ennemi, le colonel Von Knochen, un président indépendantiste d’opérette qui veut atomiser Bruxelles et le plus redoutable féticheur du continent et ses robots-gorilles.

Bien sûr, si vous avez lu ces albums, n’hésitez pas à en parler et à donner votre avis ! Pour ma part, je ne connais que l’album de la série originelle (avec Morvan et Munuera).

Le Pilote à l'Edelweiss
Posté le 22 avril 2017  à 15h12

Thorgal-BD a écrit
Dès l’année suivante, Yann a écrit « Le groom vert-de-gris », dessiné par Olivier Schwartz, toujours dans la collection hors-série. Un album décalé qui ramène Spirou au temps de la Seconde guerre mondiale et refait de lui le groom d’un hôtel, raccord avec sa fonction originelle (et son célèbre uniforme).

C’est le seul Spirou de Yann que j’aie lu. Il faut dire qu’après Franquin, les repreneurs de la série ne m’ont pas vraiment convaincu. Mais bon, je dois reconnaître que la lecture de l’album « Le groom vert-de-gris » a quand même été intéressante. Le dessin de Schwartz reste très lisible tout en étant truffé de détails. Hélas, Yann a rempli à outrance cet album de références : on y croise tous les personnages d’Hergé, et même Hergé en personne, de nombreux personnages de l’univers de Franquin, et encore une multitude d’autres clins d’œil. Un peu, c’est sympa, mais là c’est trop. Le pire vient surtout de l’utilisation du patois bruxellois à n’en plus finir. Dommage, parce que le scénario se suffisait à lui-même sans tous ces excès.

Je viens de lire « Le Pilote à l’Edelweiss« , un triptyque réalisé par Yann et Romain Hugault. Les deux auteurs sont les spécialistes des triptyques consacrés à l’aviation. Avant cette série, il y a eu « Le Grand Duc ». Et plus récemment, « Angel Wings ». Hugault excelle dans le dessin des avions, mais aussi et surtout dans les combats aériens. Il a le sens du détail et du cadrage, c’est du grand art. Le scénario de Yann nous entraîne dans une histoire où deux jumeaux jouent avec le cœur des filles et dans un suspense aérien passionnant d’un bout à l’autre de la série. Voici le synopsis du premier volume paru aux éditions Paquet, ainsi que la bande-annonce du troisième volume.

En 1917-18, les deux frères Castillac participent activement au conflit mondial ; Henri est devenu un des « as » de l’aviation française et Alphonse, ancien pilote lui aussi, a été sanctionné et muté dans les chars pour raison disciplinaire; mais tandis que ce dernier ronge son frein et rêve de voler à nouveau, son frère vit dans la terreur d’affronter un certain pilote allemand dont le Fokker est décoré d’un superbe Edelweiss. Quel terrible secret enfoui dans le passé des deux frères se cache derrière cette peur panique ? Comment la belle Valentine, l’épouse d’Alphonse, va-t-elle réagir face à l’évolution des rapports de plus en plus ambigus entre les jumeaux ?… Et surtout, que signifie ce mystérieux Edelweiss ?

Dents d'ours #5 – Eva
Posté le 12 août 2017  à 8h45

Je viens de lire le 5ème tome de Dent d’ours qui est sorti au mois de mai. Les première pages sont à lire ici sur le site de Dupuis. J’aime bien cette série, en particulier le dessin agréable d’Henriet, mais je trouve que ce tome « Eva » est moins dynamique. Constitué de nombreux flashbacks sur la relation entre les 3 héros de départ, cet album ne nous éclaire pas vraiment sur les motivations d’Hanna. On a l’impression d’en arriver au même point qu’à la fin du tome précédent. Le sixième et dernier album nous dévoilera comment le bombardement de New-York pourra être évité : un changement d’attitude d’Hanna, ou sa mort inéluctable ? L’histoire risque d’être intense.

Résumé de l’histoire :

Début mai 1945. Côte est du Canada. Sous le couvert d’une station météo officielle, l’équipage du sous-marin allemand U-867 installe une balise prénommée « Eva ».
Lorsque le sous-marin est repéré par un Catalina, l’officier SS qui commande l’expédition ordonne de tester les « nebelwerfer » : les lance-roquettes ne laissent aucune chance à l’hydravion des malheureux garde-côtes canadiens.

Cette mystérieuse balise à laquelle l’officier SS semble attacher autant d’importance doit en fait permettre de guider le « Silbervogel », l’aile volante qui doit larguer une bombe atomique sur New York. Sans ce radioguidage, il ne restera plus que l’option « pilotage humain » pour guider l’oiseau d’argent nazi…

Et le seul équipage qui semble capable d’accomplir cette mission suicide se trouve à des milliers de kilomètres de là, au château Fürstenstein, en Basse-Silésie : la flugkapitän Hanna Reitsch, une nazie exaltée, et son copilote, l’oberleutnant Werner Zweiköpfiger, espion US infiltré dans l’aviation allemande et ami d’enfance d’Hanna.
Et malgré la chute imminente du IIIe Reich, Hanna n’a pas renoncé à mener à bien l’ultime mission du Führer.

Lien vers www.dupuis.com

Modifié le 11 avril 2018  à 9h10
Les Innommables
Posté le 12 septembre 2017  à 9h58

Je suis tombé par hasard sur un article du Journal Spirou du 12 octobre 2011. « Les aventures d’un journal », une chronique qui revient sur des évènements du Journal Spirou, y raconte comment Yann et Conrad se sont fait virer du journal en 1982 !

 

Modifié le 11 avril 2018  à 9h10
Angel Wings #4 – Paradise Birds
Posté le 30 octobre 2017  à 17h44

Le quatrième tome d’Angel Wings, Paradise Birds, est sorti ce 18 octobre aux Editions Paquet.

Avec cet album, Yann entame un nouveau cycle qui mise un peu moins sur le physique de l’héroïne Angela, et encore un peu plus sur l’esthétique des avions que les passionnés auront la chance d’admirer dans leurs combats aériens, sous le crayon magique de Romain Hugault.

Voici le synopsis du tome 4 sur le site des Editions Paquet où l’on peut découvrir les premières planches de l’album :

Quelque part au-dessus du Pacifique, au nord de la Nouvelle-Guinée… Aux commandes d’un Grumman J2F-5 « Duck », Angela est chargée d’escorter de base en base Betty Hutton, une pin-up écervelée qui se « shoote » aux amphétamines. Le vieil hydravion est attaqué par deux appareils japonais ; grâce à l’intervention de deux « Corsair », le « Duck » parvient à leur échapper et à regagner l’île d’Ulithi, un atoll paradisiaque servant de base de repos aux Marines.
Heureusement, cette mission n’est qu’une couverture. L’OSS charge Angela d’une mission de plus grande importance : débarquer nuitamment sur les côtes d’un îlot tenu par les Japonais, un pilote ennemi capturé. Celui-ci a accepté de transmettre à un groupe pacifiste de l’entourage de l’empereur Hiro-Hito les conditions américaines pour une capitulation honorable de l’Empire du Soleil levant. Le but, éviter l’hécatombe que subiraient les troupes américaines si elle devaient envahir le Japon !
Cette mission se révèlera bien plus complexe que prévu, car les services secrets nippons ne sont pas disposés à accepter une reddition qu’ils considèrent comme infâmante…
Confrontée à un ancien béguin, le fringant capitaine William Fowler, chargé de la sécurité du pilote capturé, Angela ne peut oublier le passé et le mystère entourant les circonstances de la mort tragique de sa sœur Maureen…

Lien vers www.editionspaquet.com

Modifié le 11 avril 2018  à 9h11
Sauvage #3 – La Youle
Posté le 16 novembre 2017  à 16h54

Le troisième tome de la série Sauvage vient de sortir aux éditions Casterman. Intitulé « La Youle« , cet album est à nouveau l’oeuvre de Yann et Félix Meynet.

En voici le synopsis ainsi qu’un extrait :

Au Mexique, en ce temps-là, certains caressaient l’espoir de se tailler un Empire ; d’autres rêvaient de gloire, de panache et de médailles… Quant à la troupe, c’était l’envie de butin, de pillage et de jolies femmes…. 
Pour Félix Sauvage, rien ne comptait plus qu’assouvir sa vengeance !

Modifié le 11 avril 2018  à 9h12
Yoni avec Berthet au dessin
Posté le 19 novembre 2017  à 0h11

J’ai à nouveau fait une rafle dans ma bibliothèque préférée pour dénicher quelques BD plus anciennes de nos auteurs. Je vais commencer par vous présenter les 2 tomes de YONI que j’ai découverts.

Cette jeune fille, Yoni Owens, est agent secret pour l’United States of the World. Dans un futur pas très lointain, elle doit mener à bien ses missions contre les rebelles de tous bords. Une réflexion intéressante sur le pouvoir et son contre-pouvoir aurait pu amorcer une bonne série, mais finalement, seuls les deux premiers tomes sont sortis coup sur coup en 2004.

Ce récit de science-fiction tourne rapidement à la parodie avec les personnages et surtout les dialogues. A nouveau, Yann se joue des règles du genre pour truffer en permanence la BD de références humoristiques. L’histoire manque de profondeur et devient secondaire, seuls comptent les bons mots. Ce mélange de styles ne m’a pas vraiment enthousiasmé…

Avec ses dessins d’une grande lisibilité, on retrouve Berthet qui s’est déjà associé à Yann pour la série Pin-up, et dont le duo réalisera par la suite Les Exploits de Poison Ivy, une série caricaturale dérivée de Pin-up, qui s’arrêtera à son tour au troisième tome.

Modifié le 11 avril 2018  à 9h12
Bob & Bobette
Posté le 8 décembre 2017  à 21h17

ActuaBD nous annonce la sortie d’un tome de Bob & Bobette qui sera pour la première fois scénarisé par Yann.

Avec plus de 200 millions d’exemplaires vendus, la série Bob & Bobette créée par Willy Vandersteen en 1945 va pour la première fois être scénarisée par un scénariste francophone. Et pas n’importe lequel : Yann, le scénariste des Innommables, de Freddy Lombard, du Marsupilami, de Lucky Luke, de Spirou… L’album paraît ce mois-ci en flamand aux éditions Standaard.

Il manquait Bob & Bobette à son tableau de chasse. Comme Chaland avant lui, Yann a une grande admiration pour le best-seller flamand aujourd’hui édité en français par les éditions Paquet et dont l’esprit empreint de fantaisie, de surréalisme et de gouaille breughélienne, d’une grande liberté scénaristique, l’ont toujours ravi.

Ce n’est pas peu de dire que la série du dessinateur anversois qui passa un moment sous les fourches caudines d’Hergé et du Journal Tintin, a pris « un coup de Spirou ». Le dessin est du dessinateur hollandais Gerben Valkema. Dans un dessin classique, pour ainsi dire « disneyen », Valkema est déjà l’auteur de la série à succès Elsje.

L’addition de ces deux auteurs reconnus aidera-t-elle à faire mieux connaître ce chef d’œuvre de la BD flamande ? On l’espère.

Lien vers www.actuabd.com

Modifié le 11 avril 2018  à 9h12
Interview sur Strip.Speciaalzaak.be
Posté le 10 décembre 2017  à 22h34

Suite à sa reprise de Bob & Bobette, Yann a répondu à une longue interview publiée en néerlandais sur le site belge Strip.Speciaalzaak.be. L’essentiel de la discussion est consacrée à cette série, mais quelques questions concernent également sa participation aux Mondes de Thorgal. Voici un extrait du texte en néerlandais, suivi de sa traduction en français.

U hebt een geweldig gevoel voor humor. Valt het u dan niet moeilijk om een Thorgal te schrijven waarin alles zo bloedserieus is? Uw enige knipoog daar is een verwijzing naareen smid die Lanfeust heet.

YANN: “Men heeft het me gevraagd om iets ernstigs te schrijven. En dan doe ik dat. Zo simpel is het. En die ene knip – oog verstoort toch op geen enkel mo – ment het leesproces?”

Natuurlijk niet. Hoe gaat het nu verder met Thorgal? Als je de boomstructuur op de achterflap bekijkt, loopt alles op zijn einde. Ik vraag me af hoe Xavier Dorison die tientallen personages netjes zal samenbrengen…

YANN: “Wist je nog niet dat Dorison gestopt is met de reeks? Het is toch al eventjes.”

Nee, dat was me onbekend. Wie vervangt hem dan?

YANN: “Ach, dat zal je nog wel horen. De Jonge Jaren kan alvast doorgaan. Dat is geen probleem. De spin-offs over Wolvin en Kriss van Valnor moe – ten ooit nog samenvloeien met de hoofdreeks. Misschien gaan ze daarna gewoon verder samen op avontuur. Ik weet het niet.”

Komaan. U bent toch al enkele jaren gepokt en gemazeld in het universum!

YANN: “Ik heb inderdaad al zeven Wolvin-albums en vijf Jonge Jaren op mijn conto. Jaarlijks schrijf ik tot tien strips waarvan twee Thorgals. Dat is een serie die ik dolgraag schrijf. Maar ik wissel heel graag af. Een keer iets grap – pigs, zoals voor Schwartz, dan een pilo – tenstrip, dan weer een Vikingstrip zoals Thorgal. Ik heb variatie nodig.

Vous avez un grand sens de l’humour. N’est-ce pas difficile pour vous d’écrire un Thorgal dans lequel tout est si sérieux ? Votre seul clin d’œil est une référence à un forgeron nommé Lanfeust.

YANN : « On m’a demandé d’écrire quelque chose de sérieux. Alors je le fais. C’est aussi simple que ça. Est-ce que ce clin d’œil dérange à un moment le processus de lecture ?  »

Bien sûr que non. Et maintenant, comment va évoluer Thorgal ? Si vous regardez la structure de l’arbre sur la couverture arrière, tout se clôture bientôt. Je me demande comment Xavier Dorison va rassembler ces dizaines de personnages…

YANN : « Vous ne saviez pas encore que Dorison a arrêté la série ? Ça fait déjà un moment.  »

Non, c’est une surprise pour moi. Qui va le remplacer ?

YANN : « Eh bien, vous l’apprendrez plus tard. La Jeunesse peut toujours continuer. Ce n’est pas un problème. Les séries parallèles de Louve et Kriss de Valnor doivent encore fusionner avec la série mère. Peut-être continueront-ils ensuite l’aventure ensemble. Je ne sais pas.  »

Allons. Vous avez participé à cet univers depuis pas mal d’années maintenant !

YANN : « J’ai effectivement déjà sept albums de Louve et cinq de la Jeunesse au compteur. Chaque année, j’écris jusqu’à dix bandes dessinées, dont deux Thorgal. C’est une série que j’aime écrire. Mais j’alterne aussi volontiers. Une fois des choses drôles, par exemple pour Schwartz, ensuite une BD d’aviation, puis une BD viking comme Thorgal. J’ai besoin de diversité.

Modifié le 11 avril 2018  à 9h13
Posté le 8 janvier 2018  à 16h05

En fait je viens de me rendre compte que Yann va faire du Bob et Bobette .

Et bien ça c’est une bonne nouvelle . Yann est justement le genre de scénariste qui me semble approprié à la série.

Mais il va faire ça tout seul ? Parce que Bob et Bobette, dans mes souvenirs, c’était un rythme de malade, genre 4 albums par an ou une folie du genre .

Que de souvenirs, Bob et Bobette . Toute mon enfance. Bon, j’ai fini par décrocher, mais peut-être que je jetterai un œil sur le prochain tome de Yann.

Modifié le 11 avril 2018  à 9h18
Posté le 8 janvier 2018  à 16h18

il a juste fait un one shot qui sort en français le 6 février et qui est deja sorti en néerlandais le 6 décembre dernier.

depuis 2017, les éditions standard, qui édite bob et bobette ont lancé une série de one shot à l’image de ce que fait Dupuis avec spirou.

il y a deja eu plein d’album sortie en néerlandais, mais celui de yann sera le premier a sortir en français, on sait pas si les autres one shot seront un jour traduits

Posté le 8 janvier 2018  à 16h37

Je me disais aussi que Wikipedia était pas à jour. Le problème est que le site de l’interview est bloqué chez moi, du coup j’ai pas accès à toute l’info.

Remember2012 a écrit
depuis 2017, les éditions standard, qui édite bob et bobette ont lancé une série de one shot à l’image de ce que fait Dupuis avec spirou.

J’était pas au courant, après 2017, c’est tout récent en fait.

Je connaissais juste Amphoria.

Posté le 8 janvier 2018  à 17h43

Amphoria c’est 2 séries de 6 numéros, et seule la 1ere série sera publier en France par Paquet (le 6eme tome tarde pour des soucis de droits entre standard et paquet d’ailleurs… et vu ces problèmes, on n’aura jamais la seconde série, a moins que standard se décide a la traduire en français pour une sortie belge francophone… étant sur la frontière moi ça me dérange pas que ça ne sorte qu’en Belgique comme ça va etre le cas du one shot de yann)

Interview dans le journal belge Le Soir +
Posté le 9 février 2018  à 19h33

Suite à la sortie de son album de Bob et Bobette, Yann a été interviewé par le journal belge Le Soir+. L’article  s’intitule « Yann : J’ai mis la poésie, le rêve dans Bob et Bobette » ; en voici un extrait :

Il fallait un Français pour réapprivoiser l’esprit belge de Bob et Bobette ?

C’est vrai que je ne suis pas belge et encore moins flamand. Pourtant j’ai grandi avec Bob et Bobette ! Car j’ai un scoop pour vous : il y a eu des traductions de Bob et Bobette en marseillais ! C’était l’idée d’un responsable marketing qui voulait conquérir la France. Lambique parlait en « peuchère » et en « bonne mère », buvant des chopes de pastis. Sur la Canebière, des affiches vantaient ces nouveaux héros dont le dessin à la Hergé était typique de l’Ecole belge. Chez les libraires, il y avait des présentoirs énormes et tout le monde s’esbaudissait en découvrant les albums, parce que les personnages parlaient marseillais dans des rues bordées de maisons à pignons comme celles que l’on voyait à Bruges. Moi, j’ai adoré Margot la folle, Le Mini-monde, Les Requins d’acier, Jéromba le Grec, La Kermesse aux singes… C’était fabuleux comme du Donald Duck de Carl Barks ! C’est dans mon Panthéon personnel du 9e Art ! J’ai potassé tout ça, y compris des épisodes plus tardifs dessinés par Paul Geerts, avant d’écrire Cromignonne. Donc pour répondre à votre question, au niveau de l’ADN, il y a du Bob et Bobette dans mes gênes. Ma référence réaliste préférée, c’est Blake et Mortimer. Et pour l’humour, c’est Bob et Bobette !

Bob et Bobette ont la réputation d’être les héros d’une série sans grande ambition scénaristique. Vous cherchez à casser cette image ?

Cela vient du fait que les albums des vingt dernières années sont mauvais ! Mais prenez Les chasseurs de fantômes, un titre des années 1960. Vandersteen avait du génie scénaristique. Dans une scène, Lambique capture les fantômes dans un sac. Il voit un chat jouer avec les souris et se dit moi aussi je suis un animal dominant. Il décide de libérer les fantômes pour jouer avec eux… et ils s’enfuient évidemment ! Des trucs pareils, je rêve d’en inventer tous les jours. C’est de la pure folie créatrice. Aujourd’hui, les éditeurs veulent du bankable ! Vandersteen, c’était de la liberté totale. C’est ça que j’ai voulu retrouver avec Cromignonne. Rien n’a été censuré, même si je suis parfois allé très loin. Quand Sidonie suit le cours des actions des Editions Standaard qui s’effondrent. Ou quand je fais revenir le cervelet de Lambique, qui sort de sa tête et que le héros lui dit « Tiens, ça faisait longtemps qu’on ne t’avait pas vu. T’étais où ? » . « Ben certainement pas dans tes dernières aventures, mon gars » , lui répond le cervelet. Je m’étais dit, c’est rigolo, mais ça va être laminé. Et bien non… Je n’ai eu aucune pression. J’en ai eu un million de fois plus en reprenant les aventures de Thorgal ou de Spirou !

« Cromignonne » est dans la jonglerie de mots permanente : vous vous êtes totalement lâché ?

Je me suis énormément amusé. Le dessinateur s’est beaucoup investi aussi. Lambique est mon personnage préféré. C’est un peu le Belge d’OSS 117, celui qui dit : « Une petite bière peut-être ? » Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est la BD qui rentre dans le quotidien des gens. Dans Cromignonne, j’imagine que Bob et Bobette vivent de leurs propres produits dérivés… tout en étant eux-mêmes des produits dérivés. Ils sont moribonds, cyniques. Sidonie calcule ses actions et rêve d’aventures idiotes pour faire remonter leurs cours. On est dans l’absurde total et donc c’est totalement Vandersteen !

Yann porte à bout de bras le nouvel album de Bob et Bobette dessiné par Gerben Valkema.

Source : Lien vers plus.lesoir.be

Modifié le 11 avril 2018  à 9h13
Posté le 29 mars 2018  à 12h49

J’ai découvert la série Tiffany de Yann, en 2 tomes.J’ai lu le 1er tome et franchement, c’est une belle trouvaille.

Le scénario est vivant, frais et dynamique. On retrouve bien sûr la patte de Yann, avec des jeux de mots lourds (« Moi la malbouffe, bof ») ou pas (mention à « l’escrime ne paie pas » ou à « Jacob, Richter, une échelle! » ), des allusions ou private joke (prends la sortie Sainte-Claire-la-Breteche), des mots savants (avidique, épigone), et le fait que l’héroïne sache lire dans les pensées assure le lecteur d’avoir des belles réparties.

Bon, il y aurait toujours à redire, avec la mort franchement abrupte d’un personnage principal, et l’héroïne qui tombe amoureuse en 2 cases mais en bref, une série qui gagne à être connue, où Yann exploite à fond ses talents et peut se faire plaisir et le lecteur s’y retrouve.

Posté le 11 avril 2018  à 7h24

Tjahzi a écrit
Je suis tombé par hasard sur un article du Journal Spirou du 12 octobre 2011. « Les aventures d’un journal », une chronique qui revient sur des évènements du Journal Spirou, y raconte comment Yann et Conrad se sont fait virer du journal en 1982 !

Merci pour cet article très sympa !

Tjahzi a écrit
J’ai à nouveau fait une rafle dans ma bibliothèque préférée pour dénicher quelques BD plus anciennes de nos auteurs. Je vais commencer par vous présenter les 2 tomes de YONI que j’ai découverts.

Je me suis offert ces deux albums, peut-être au moment de leur sortie d’ailleurs. Pas relu depuis un moment, mais je me souviens avoir bien apprécié le 1er tome, beaucoup moins le second.

La suite n’a jamais paru.

Isis a écrit
Que de souvenirs, Bob et Bobette . Toute mon enfance. Bon, j’ai fini par décrocher, mais peut-être que je jetterai un œil sur le prochain tome de Yann.

Ouah, ben là, en fait, j’ai lu des centaines et des centaines de BD, mais jamais vu un Bob et Bobette. Je n’ai même pas le souvenir d’en avoir vu en magasin…

Bizarre, quand même.

C’est diffusé en France ? Ou c’est belgo-belge ?

Tom
Posté le 11 avril 2018  à 23h33

Bob & Bobette, c’est une BD belgo-flamande, très connue en Belgique et aux Pays-Bas. Il y a eu des centaines d’albums, mais les meilleures aventures sont celles parues dans le journal Tintin. Il y a un site très complet: www.bobetbobette.com pour découvrir cette BD.

Posté le 12 avril 2018  à 8h50

Je suis belge à la base . Ceci explique cela.

Par contre le site proposé par Tom est un peu vieillot. Le problème c’est que le site officiel est surtout en néerlandais et contient très peu d’infos en français ou en anglais.

Je rejoins Tom pour dire que les meilleures aventures sont celles parues dans le journal Tintin. L’auteur Willy Vandersten devait respecter une marge de qualité très haute pour les prépublications dans ce quotidien, et on sent la différence avec le reste des albums. C ‘est dommage qu’il ait privilégié la quantité fasse à la qualité, la période Tintin démontre qu’il était capable d’un vrai talent s’il acceptait de respecter quelques règles.

Posté le 12 avril 2018  à 17h44

Merci à tous les deux, je viens de jeter un œil à tout ça.

Je confirme, jamais lu du Bob et Bobette. Soit je suis curieusement passé à côté (j’ai pourtant beaucoup lu, de Zembla à la créature des marais, de Nicky Larson à Yakari, en passant par Bib et Zette, ou Docteur Strange versus Dracula), soit la France n’a pas beaucoup honoré Bob et Bobette.

Posté le 13 avril 2018  à 7h54

Thorgal-BD a écrit
Merci à tous les deux, je viens de jeter un œil à tout ça.

Je confirme, jamais lu du Bob et Bobette. Soit je suis curieusement passé à côté (j’ai pourtant beaucoup lu, de Zembla à la créature des marais, de Nicky Larson à Yakari, en passant par Bib et Zette, ou Docteur Strange versus Dracula), soit la France n’a pas beaucoup honoré Bob et Bobette.

De mon côté, j’ai aussi écumé les bibliothèques depuis 30 ans et j’avoue que je n’en ai jamais vu, j’ai découvert l’existence de Bob et Bobette dans un jeu ordinateur d’il y a 25 ans (Ordinathan) avec une planche sur les couples célèbres de la Bd (Blake & Mortimer, Bob & Bobette, Tif & Tondu, etc.) mais sans l’avoir jamais lu. Et j’ai vu quelques planches uniquement dans le journal tintin.

Donc ça n’a pas l’air d’avoir été très popularisé en France et publié en album…

Posté le 13 avril 2018  à 22h27

Comme tout Belge à l’époque, j’ai lu des « Bob et Bobette » dans mon enfance, mais ça ne m’a jamais passionné. Trop extravagant, trop décousu, trop bâclé, trop industriel… 343 albums à ce jour    C’était l’album broché qu’on achetait en vitesse pour occuper les enfants pendant un trajet en voiture. Ça contient pas mal de références typiquement belges, je ne suis pas sûr que ça pourrait passer facilement la frontière française…

Contes saumâtres
Posté le 2 juin 2018  à 7h35

Un album de Yann vient d’être réédité, les « Contes saumâtres ». 96 pages, 14 histoires, et ça a l’air très sympa. Je l’ai commandé, j’aime bien ce genre de recueil, d’autant que les dessinateurs valent le coup : Hermann, Juillard, Gabrion, Zep, Clarke…

Je vous met la présentation de l’éditeur, c’est lui qui en parle le mieux.

Et puis les deux premières pages, pour vous montrer que ça a l’air cool.

Contes saumâtres
Posté le 2 juin 2018  à 7h35

Un album de Yann vient d’être réédité, les « Contes saumâtres ». 96 pages, 14 histoires, et ça a l’air très sympa. Je l’ai commandé, j’aime bien ce genre de recueil, d’autant que les dessinateurs valent le coup : Hermann, Juillard, Gabrion, Zep, Clarke…

Je vous met la présentation de l’éditeur, c’est lui qui en parle le mieux.

Et puis les deux premières pages, pour vous montrer que ça a l’air cool.

Posté le 2 juin 2018  à 8h39

Vraiment très sympa, et le concept, et la façon dont c’est écrit et dessiné ! Je pense que Yann est le scénariste idéal pour ce genre d’albums et ça m’étonne pas qu’il en ait eu l’idée et l’envie…

Apparemment, dans la défunte collection « Humour libre », ces histoires avaient été publiées en deux tomes : le premier consacré à Andersen (dont sont extraites ces fantastiques planches que nous offre Steph, « La princesse au petit pois » devenue « La princesse aux concombres »), le deuxième à Perrault et un troisième aurait même dû paraître pour Grimm ! Dommage… Espérons que cette réédition de deux premiers volumes donnera envie à Yann/aux dessinateurs/aux éditeurs ou à je ne sais pas qui d’autre de continuer et de finir comme il faut cette belle idée !

Posté le 13 juin 2018  à 7h40

Quelqu’un a vu passer la réédition 2018 des Contes Saumâtres de Yann ?

Edition du webmestre : voir page précédente de ce sujet.

Parus il y a vingt ans de cela dans l’éphémère collection « Humour Libre » de Dupuis, ces quatorze contes saumâtres, inspirés des récits mythiques ou des personnages célèbres appartenant à notre folklore, tournent en dérision les figures légendaires de notre enfance. Ces fables délicieusement mordantes furent autrefois publiées en deux volumes, en 1997 et 1998, et réunissaient alors la fine fleur de la bande dessinée: Juillard, Zep, Boucq, Dupuy & Berberian, Hermann, Clarke, ou encore Jean-Claude Denis, auteurs émérites et reconnus aujourd’hui, tous devenus Grands Prix d’Angoulême entre-temps. Vingt ans plus tard, ces contes détournés, dessinés par des auteurs de prestige, se voient offrir une seconde jeunesse chez « Aire Libre », sous une couverture inédite d’André Juillard. L’occasion de s’assurer que l’humour libre et satirique de Yann, leur scénariste, n’a pas pris une ride !

 

En fait, d’après Bdzoom ou d’autres sites, l’humour a l’air de mauvais goût et en-dessous de la ceinture.

Je ne savais pas que Yann avait fait des BDs dans ce style?

Modifié le 22 août 2018  à 9h24
Posté le 13 juin 2018  à 15h34

Les premières BD de Yann étaient des parodies qu’il mettait souvent en images avec son complice Didier Conrad. 

Dent d'ours #6 – Silbervogel
Posté le 27 juin 2018  à 19h55

Le sixième et ultime tome de la série Dent d’ours – ma série préférée de Yann – sortira en septembre prochain chez Dupuis.

La destruction de New York est imminente. Plus déterminée que jamais, en dépit de ses récentes découvertes sur les traitements infligés aux Juifs par ses compatriotes nazis, Hanna se dit prête à voler aux commandes du Silbervogel, le tout dernier bombardier issu des hangars allemands. Cette merveille de technologie larguera la bombe atomique sur la Grosse Pomme, telle une vengeance secrète à laquelle personne n’aurait pu se préparer. S’il est encore un homme qui puisse interrompre les opérations et couper court à ce massacre programmé, c’est sans conteste Werner. Certain d’agir pour le bien, il n’en doit pas moins assassiner son amie d’enfance. Un acte terrible auquel il ne peut se résoudre… Pendant ce temps, les soldats de l’O.S.S. rencontrent les représentants de l’armée de libération polonaise et de la résistance polonaise communiste. Leur objectif ? Saboter le Silbervogel avant qu’il ne soit trop tard, grâce à l’aide d’un scientifique infiltré dans la base ennemie. Une mission des plus périlleuses, d’autant plus qu’encore deux mille Juifs sont retenus prisonniers dans ses sous-sols.

Le dessinateur Alain Henriet a répondu à une interview sur la fin de la série pour Un amour de BD.

Modifié le 22 août 2018  à 9h22
Double 7 – Yann et Juillard
Posté le 28 juin 2018  à 16h54

Yann et André Juillard font la une du nouveau numéro de Casemate avec Double 7 : 

Lien vers casemate.fr

Ex-mercenaires, Soviétiques envoyés par Staline, les pilotes de l’escadrille Double 7 défendent Madrid en 1936 contre la légion Condor allemande qui inaugure un genre qui va faire fureur dans le monde entier durant les années quarante : le bombardement des populations civiles. Dans Double 7, André Juillard et Yann racontent cet épisode de la guerre civile espagnole, alors que les deux camps multiplient les exactions. Casemate 116 consacre 16 pages à cet évènement. Voici la suite des propos des auteurs. Et leurs projets. De quoi saliver…

Le magazine Casemate est complété d’un supplément gratuit proposant une interview des deux auteurs :

Lien vers casemate.fr

L’entretien se termine par les projets à venir des auteurs. Voici l’échange avec Yann :

À force de raconter l’Histoire, ne vous sentez-vous pas parfois dans la peau d’un prof ?

Yann : Il y a un peu de cela. J’ai eu d’excellents profs d’Histoire. Après leurs cours, je rentrais vite me plonger dans des bouquins. Je me souviens d’un prof de français qui nous lisait du Rabelais avec les intonations. Du coup, j’ai dévoré Gargantua, Pantagruel, Le Quart livre… Un autre nous parlait des histoires d’amour, des secrets d’alcôve de l’histoire de France. Tous les voyous du lycée en restaient bouche bée, écoutaient en silence ces histoires de cul, de maîtresses. Moi, je regardais le prof et l’enviais, dévoré par l’envie, moi aussi, de raconter des histoires. Aujourd’hui, je ne me sens pas vraiment prof, mais proche des écrivains qui gueulaient leur texte dans les gueuloirs, justement, où ils se réunissaient. Salammbô de Flaubert lu à haute voix, c’est très beau, presque du Conan le Barbare !

Et maintenant ?

Yann : Olivier Schwartz et moi, entre deux Spirou dans les années quarante, avions envie de faire du vintage, cette fois années cinquante, avec Atom Agency. Style Gil Jourdan. J’ai plein de sujets intéressants. On aborde l’atome à l’époque de Joliot-Curie, l’époque du premier accélérateur ZOE. Et des espions qui se mettent à voler tout autour. Mes fils ont des copines d’école arméniennes. Je connais un Arménien pur et dur. Nous tenons ensemble la caisse des spectacles des enfants. D’où déclic, notre flic serait arménien. Comme d’habitude, j’ai beaucoup lu sur le sujet. Il y a le réseau Manouchian, très utilisé déjà, mais la vie de Manouchian est intéressante. On va parler épuration. Félix Meynet, le dessinateur savoyard de Sauvage, m’a raconté que dans les années soixante d’anciens collabos se faisaient encore descendre dans ses montagnes. J’ajoute un personnage qui me fascine, la Bégum ! Je suis amoureux de cette dame. J’ai envoyé à Oliver plein de photos sexy de cette ancienne Miss France qui épousa l’Aga Khan. Il est aussitôt tombé sous le charme. Et a changé son dessin. Il en avait fait une grosse femme, genre épouse de Khrouchtchev…

Un autre sujet inédit ?

Oui, Buck Danny. Il y a cinq ou six ans, Dupuis m’avait demandé une reprise du personnage. La seule chose qui m’intéressait était de faire du vintage, en particulier de traiter les sujets que Charlier, pour cause de censure, n’avait pu aborder. J’ai proposé, pour commencer, un scénario sur la jeunesse de Danny. Refusé par Philippe Charlier. Fin du coup. Récemment, Dupuis et Zéphyr me redemandent un scénario. Échaudé, j’imagine une histoire contemporaine… que je persille de come-back sur la jeunesse de Danny. Tactique qui finalement m’a bien réussi pour parler de Jones dans XIII Mystery. Cette fois, Philippe Charlier a dit oui et a même fait quelques suggestions que j’ai accueillies avec plaisir. Mais, évidemment, ça rallongeait l’histoire. Du coup, ce sera un diptyque dessiné par Jean-Michel Arroyo. Je crois que l’idée lui plaît bien.

Eh non, aucune info sur la suite des Mondes de Thorgal… 

Modifié le 22 août 2018  à 9h22
Posté le 29 juin 2018  à 8h27

Tjahzi a écrit
J’ai proposé, pour commencer, un scénario sur la jeunesse de Danny. Refusé par Philippe Charlier.

Trop de blagues et de jeux de mots? Le personnage de Buck Danny en avait pris un coup?

Atom Agency
Posté le 14 août 2018  à 20h07

Nouvelle série pour Yann et Schwartz : Atom Agency. Sortie prévue le 19 octobre aux éditions Dupuis.

LES BIJOUX DE LA BÉGUM

Cannes, août 1949. La Cadillac qui transporte l’imam le plus riche du monde et son épouse, la Bégum, vers l’aérodrome de Nice est attaquée en plein jour. En quelques minutes à peine se déroule le hold-up le plus spectaculaire de l’après-guerre : bloqué par une traction avant et menacé de mitraillettes, le couple Aga Khan se voit délesté d’un petit sac à main renfermant entre autres un diamant de 22 carats… Montant du butin : plus de 200 millions de francs en bijoux… et une rallonge en liquide !

À Paris, le jeune Atom Vercorian, fils de flic se rêvant détective privé, y voit le gros coup qui lui manquait pour lancer son agence : si son commissaire de père patauge au Quai des Orfèvres, lui saura faire parler le fameux réseau arménien ! Flanqué de Mimi, une souris au caractère bien trempé, et rejoint par Jojo la Toupie, ancienne gloire du catch catégorie poids lourds dont le passé pourrait bien être lié à celui de la Bégum, l’apprenti enquêteur remonte la piste des braqueurs, aiguillé par les anciens compagnons de maquis de son paternel…

Modifié le 22 août 2018  à 9h21
Les Innommables aux Editions Dargaud
Posté le 21 août 2018  à 17h48

Les Innommables, la série culte et irrévérencieuse de Yann et Conrad, a débuté dans le Journal Spirou dans les années ’80 avant que ses auteurs s’en fassent virer (à lire ICI). Dans les années ’90, la série a été relancée chez Dargaud grâce à son directeur éditorial Yves Schlirf. Celui-ci nous partage sur sa page Twitter les photos de la signature des contrats avec Claude de Saint-Vincent, le directeur général du groupe Média participations.

De gauche à droite, on trouve donc Yann, Claude de Saint-Vincent, Yves Schlirf et Conrad. 

Posté le 22 août 2018  à 7h14

Sympa ces images d’archives. Avec le noir et blanc, c’est marrant, on croirait que ça remonte aux années 50.

Modifié le 14 décembre 2025  à 10h40
Posté le 3 septembre 2018  à 16h27

Je me suis enfin fait tous les Pin-up en profitant de ma médiathèque fournie et de l’avant-rentrée, j’avais un mauvais a-priori (je croyais que c’était des scénarios olé-olé) mais c’était franchement passionnant et on s’attache aux personnages de Yann.

D’ailleurs, s’il y a quelque chose qui me dérange, c’est que le personnage de Joe soit laissé complètement dans le flou après quelques tomes. On nous a laissé avec leurs retrouvailles dans le tome 3, elle dit qu’elle s’est vengée (pourquoi? parce qu’elle est devenue quelqu’un d’autre après toutes ces années??) et on les retrouve séparés quelques années sans franchement de détails fournis au lecteur.

On ne sait pas s’il est vraiment aveugle ou pas. On ne sait pas s’il l’a quitté car elle n’était pas assez « en papier » pour lui, on ne sait pourquoi il s’est retrouvé avec Jane Fonda devant le viseur de Snaky, on ne sait rien et c’est un peu dommage d’avoir laissé ce personnage en plan après l’avoir travaillé autant…

Qui a lu Pin-Up et pourrait donner son avis sur ce point ? Merci

Modifié le 14 décembre 2025  à 10h40
Posté le 22 septembre 2018  à 9h40

Le dernier tome de Dent d’Ours qui parait le 28 septembre est présenté ICI sur Ligne Claire.

On sentait bien dans le tome 5 que la fin était proche. C’est fait avec le 6, Dent d’Ours ferme le ban et s’appuie sur quelques rebondissements vraiment imprévus. Même si on se doutait que New-York ne serait pas détruit par le feu atomique, Yann avec sa facilité déconcertante de grand scénariste fait rebondir au final l’histoire des principaux personnages. Raison pour laquelle tout l’enjeu de cette chronique va être dans la difficulté d’en dire peu tout en en disant beaucoup, sans lever le voile d’un suspense bien ficelé. Reste aussi le talent de Henriet qui maîtrise son dessin, le fait s’envoler et pour cause au fil de la série, dans une très belle ligne claire d’une rare efficacité.[…]

Lien vers www.dupuis.com

Double 7 – sortie le 26 octobre
Posté le 9 octobre 2018  à 19h04

Avec André Juillard au dessin, Yann nous propose un one-shot sur la guerre d’Espagne.

Hiver 1936. L’Espagne est en pleine guerre : les Républicains s’opposent aux Nationalistes de Franco. Désireux de soutenir le gouvernement espagnol, Staline fournit plusieurs chasseurs de type « Mosca » aux Républicains. Roman Kapulov est l’un des aviateurs envoyés par la Russie et remporte victoire sur victoire, ce qui lui vaut le surnom d’ « El rey de las Moscas ». Intervenant alors que des religieuses se font brutaliser par des soldats espagnols, Roman rencontre la belle Lulia Montago, jeune milicienne que sa réputation précède. Il ne faut qu’un seul regard pour que Roman et Lulia tombent éperdument amoureux.

Mais cette Espagne n’est certes pas propice à l’amour : entre trahisons et complots, intérêts stratégiques soviétiques et nazis, on ne sait plus très bien sur qui on peut réellement compter… Les sentiments de Roman et de Lulia seront-ils assez forts pour pouvoir survivre à l’horreur de la guerre ?

Lien vers www.dargaud.com

Les auteurs ont participé à une courte interview, dont la seconde partie est assez sympa. 

Angel Wings T5 – sortie le 14 novembre
Posté le 9 octobre 2018  à 19h23

Avec Romain Hugault au dessin, Yann nous propose le tome 5 d’Angel Wings : « Black Sands ».

Ligne Claire a diffusé cette semaine un entretien avec Romain Hugault :

« Et si après le Pacifique, Angela allait faire un tour en Corée ? »

Lien vers www.ligneclaire.info

Posté le 10 octobre 2018  à 13h12

En parlant de Dent d’Ours, quelqu’un avait noté que dans le tome 2, la sémillante Zofia (fille de Grzegorz, qui dans la réalité traduit les dialogues en polonais) lâche un « Torghalski! » comme insulte (oui, le h est à la bonne place)?

Posté le 10 octobre 2018  à 14h14

Bien vu pennybridge !

Tjahzi a écrit
Les auteurs ont participé à une courte interview

Très sympa cet entretien. Ça donne envie de lire l’album.
En BD, j’aime bien quand on raconte une « petite » histoire au milieu de la grande Histoire, plutôt que la grande Histoire avec une myriade de petites.

Posté le 11 octobre 2018  à 13h07

Et dans le tome 4 de Dent d’Ours un clin d’oeil à Roman (le colonel ROMAN SOURJÉNKO). Ça se prononce comment, au fait?

Posté le 11 octobre 2018  à 18h16

Le nom de Roman se dit exactement comme ça en russe, avec un « o » final prononcé entre « a » et « o ». 

Bravo pour ces découvertes de mots cachés, typiques de Yann.

Posté le 12 octobre 2018  à 8h57

Tjahzi a écrit
Le nom de Roman se dit exactement comme ça en russe, avec un « o » final prononcé entre « a » et « o ».  oui

Bravo pour ces découvertes de mots cachés, typiques de Yann.

Et le « zh » ça se prononce « j »?

Posté le 12 octobre 2018  à 21h19

Pennybridge a écrit
Et le « zh » ça se prononce « j »?

A écouter ICI sur Google Traduction

Interview sur Ligne Claire
Posté le 13 octobre 2018  à 6h02

Voici un long entretien avec Yann paru hier sur Ligne ClaireLien vers www.ligneclaire.info

L’interview aborde d’abord Double 7 qui va paraître fin octobre, avant d’évoquer Thorgal et les nombreux autres projets de Yann. Extrait choisi :

Grzegorz Rosinski signe son dernier album de la série, le 36e, Aniel. Pas une fin mais celle au moins d’une époque. Les séries annexes se terminent. Vous continuez le scénario de Thorgal avec Fred Vignaux au dessin ?

La Jeunesse de Thorgal continue aussi avec Roman Surzhenko. On avait lancé des spin-off avec Louve et Kriss mais la Jeunesse n’était pas concernée par une fin. Il y a deux albums à venir. L’idée était de reprendre ce que voulait faire Rosinski et Van Hamme. C’est-à-dire tous les 5 albums en faire un sur l’enfance d’Aaricia et de Thorgal. On arrête Louve mais La Jeunesse continue. Je m’entends très bien avec Roman. Et oui, j’écris aussi le scénario de Thorgal avec Fred Vignaux au dessin.

Comment vous ressentez cette reprise, son poids ?

Je sais où je vais amener Thorgal. Pour le tome 36 qui sort cela m’a pris deux ans. J’ai rencontré Fred et tout va bien. D’autant que je continue à travailler avec Roman. Thorgal c’est la série que je préfère de Van Hamme. Il y a de l’émotion, des sentiments, de l’amour, des tragédies. Kriss est un personnage extraordinaire. On se retrouve avec un enfant, Aniel, qui est le fils de Thorgal et de la méchante Kriss. C’est génial. Imaginez Blake et Mortimer avoir un enfant avec Olrik (rires).

Thorgal a vieilli.

Et pour cause. Il a vu ses enfants naître et grandir. Ce n’est pas comme avec le Marsupilami où les bébés sont toujours dans le nid depuis 15 albums. On va revenir à l’ADN de Thorgal avec des one-shot. Il faut qu’une histoire se conclue en un tome. Dur à faire. Le scénario du prochain est écrit et parution dans un an. Fred est un travailleur acharné.

Comment Grzegorz vit cette passation de pouvoir ?

Il est en pleine forme et j’espère qu’il va continuer à faire les couvertures.

Des personnages nouveaux ?

Il faut remettre en selle ceux qui existent. Ils sont déjà très nombreux donc il faut du temps avant d’en ajouter. Ce qui m’intéresse c’est de développer Aniel qui va s’émanciper dès le prochain album, et a une relation particulière avec Louve. Je suis un peu tributaire des souhaits de Grzegorz qui veut qu’on utilise moins les dieux. On peut les suggérer, ce qui n’est pas plus mal.

Donc Rosinski garde un droit de regard sur la suite ?

Oui tout à fait. Thorgal c’est son bébé quasi unique et il dit toujours qu’il a utilisé son fils comme modèle.

Posté le 14 octobre 2018  à 18h39

Yann a écrit
Le scénario du prochain est écrit et parution dans un an.

Bon, pas que j’ai envie d’insister en faisant ma peste, mais bon, faut souligner cette déclaration. Pas une super bonne nouvelle à priori.

Yann a écrit
Je suis un peu tributaire des souhaits de Grzegorz qui veut qu’on utilise moins les dieux. On peut les suggérer, ce qui n’est pas plus mal.

Bon, ça au moins c’est vraiment une bonne nouvelle.

Posté le 14 octobre 2018  à 19h21

Il nous aurait pas spoiler un peu le Yann avec son Aniel la ? 

Bon donc la jeunesse continue… plutôt bonne nouvelle, bien que je me demande ce qu’il y a encore a raconter. Double bonne nouvelle puisque Roman aura donc encore un peu de travail dans l’univers.

Un album l’année prochaine c’est une bonne nouvelle. On aura enfin plus a attendre trop longtemps entre 2 albums.

Faire des albums one shot pour Thorgal trèèèèèès bonne nouvelle. Ça va faire du bien de calmer un peu le jeu et de retrouver des histoires plus courte. Ça nous donnera plus envie de retrouver des arcs de 3 ou 4 albums plus tard.

Rosinski qui garde un œil la dessus. Bon c’est bien mais pour moi ça veut rien dire. C’est avant tout un dessinateur et on a vu que malgré lui, les derniers albums étaient… ce qu’ils étaient. Mais bon c’est bien quand même. Il reste l’un des pères de cet univers donc tant qu’il peut, autant qu’il soit la. Qu’il dise qu’il faut se calmer un peu sur les dieux c’est déjà une bonne chose. Mais Yann… faut aussi se calmer sur les expressions AVEC les dieux… hein… 

Bon Yann rassure plutôt pas mal sur cet interview mais je reste encore sceptique sur lui au scénario de la série principale. On aura un bout de réponse bientôt.

Modifié le 14 octobre 2018  à 23h52
Posté le 15 octobre 2018  à 11h51

Tjahzi a écrit
Le dernier tome de Dent d’Ours qui parait le 28 septembre est présenté ICI sur Ligne Claire.

On sentait bien dans le tome 5 que la fin était proche. C’est fait avec le 6, Dent d’Ours ferme le ban et s’appuie sur quelques rebondissements vraiment imprévus. Même si on se doutait que New-York ne serait pas détruit par le feu atomique, Yann avec sa facilité déconcertante de grand scénariste fait rebondir au final l’histoire des principaux personnages. Raison pour laquelle tout l’enjeu de cette chronique va être dans la difficulté d’en dire peu tout en en disant beaucoup, sans lever le voile d’un suspense bien ficelé. Reste aussi le talent de Henriet qui maîtrise son dessin, le fait s’envoler et pour cause au fil de la série, dans une très belle ligne claire d’une rare efficacité.[…]

Lien vers www.dupuis.com

Dans l’interview de Thorgal sur Aniel, Yann place Blake et Mortimer; eh ben dans Dent d’Ours tome 6 c’est pareil, il a placé le capitaine Blake et son « By Jove », ce qui colle il faut le dire, tout à fait avec le tome 23 de Sente où Blake avait joué un rôle important dans la fin de la guerre et la victoire des Alliés.

Yann a même trouvé le moyen de placer du XIII dans le dernier Dent d’ours avec un des protagonistes frappés d’amnésie rétrograde, comme notre cher Jason Mac Lane.

Interview de Yann dans L'Immanquable n°94
Posté le 8 novembre 2018  à 20h14

Le magazine L’Immanquable publie dans son numéro 94 de novembre les 23 premières planches de l’album « Aniel », mais également une interview de Yann, le nouveau scénariste de la série Thorgal.

Posté le 11 novembre 2018  à 14h46

« Pour me simplifier, j’ai surtout écouté Gregorz… » eh eh eh malin.

sinon pour ceux qui arrivent d’une autre planète ou qui débarquent d’une ile déserte : 3 grosses erreurs se sont glissées dans l’interview, et la réponse est sur un autre sujet.

Nils
Posté le 12 novembre 2018  à 15h25

« Comme cette série fait partie de mon ADN depuis sa parution en 1977, j’ai accepté. »

mais

« Vu que j’avais déjà relu l’intégralité des albums de la série pour imaginer mes scénarios, je n’étais pas étranger à cet univers. »

c’est assez contradictoire de dire ça !?

Posté le 12 novembre 2018  à 17h25

Tu m’étonnes …. toute pourrie cette interview.

Posté le 12 novembre 2018  à 17h48

Nils a écrit
« Comme cette série fait partie de mon ADN depuis sa parution en 1977, j’ai accepté. »

mais

« Vu que j’avais déjà relu l’intégralité des albums de la série pour imaginer mes scénarios, je n’étais pas étranger à cet univers. »

c’est assez contradictoire de dire ça !?

Ben non… Thorgal fait partie de son ADN depuis 77. C’est surement une de ces BD de chevet en gros. Néanmoins, il a relu l’intégralité des albums quand a son tour il a dû écrire des scénarios pour cet univers. Pour ne pas faire de bêtises. Donc il n’a jamais été étranger a cet univers.

La contradiction c’est que malgré ça il a réussi a faire des conneries… 

Interview de Yann dans Casemate n°119 de novembre 2018
Posté le 13 novembre 2018  à 18h43

Posté le 13 novembre 2018  à 21h22

Ouah c’est moi où le gars se la raconte grave…  

Et depuis quand il scénarise Kriss celui ci ? Non en fait j’en viens a croire que les erreurs de l’autre interview viennent bien de lui… il va bientôt nous faire croire qu’il a créé Thorgal ma parole. 

 

Par contre je reviens sur ce que disait ayrton sur le sujet « ROSINSKI ARRÊTE THORGAL, VIGNAUX NOUVEAU DESSINATEUR ». 

Il dit que ça chauffe du coté de Yann par rapport a ce qu’il a pu dire. J’ai pas compris de quoi il parlait. Il s’est fait engueuler par Le Lombard ou quoi ?

Posté le 13 novembre 2018  à 22h15

C’est a cause de ceci:

Enfin, Yann, scénariste de Louve, de la Jeunesse, et nouveau scénariste de la série principale dit (vertement) ce qu’il en pense. 

Le mot vertement semble quelque peu violent pour ce que Yann finit par dire.

Posté le 13 novembre 2018  à 22h18

Pour Kriss, attention aussi à l’interprétation de la phrase transcrite dans cet article-ci :

Yann a dit
Avec le regret de voir arrêter Kriss et Louve que je scénarisais.

Là je pense que le journaliste a loupé une virgule qui change tout : « Avec le regret de voir arrêter Kriss, et Louve que je scénarisais. » Yann ne cherche quand même pas à s’approprier les scénarios de Kriss.

Abeloth a écrit
Ouah c’est moi où le gars se la raconte grave…

Là je serais assez d’accord avec toi quand je lis la suite de cet article…

Posté le 13 novembre 2018  à 22h25

Tjahzi a écrit

Là je pense que le journaliste a loupé une virgule qui change tout : « Avec le regret de voir arrêter Kriss, et Louve que je scénarisais. » Yann ne cherche quand même pas à s’approprier les scénarios de Kriss.

Ah oui en effet, je comprends mieux le sens de la phrase. Au temps pour moi du coup.

Modifié le 14 novembre 2018  à 9h07
Posté le 13 novembre 2018  à 22h39

Euh… Excusez moi mais le journaliste dit que Jolan à couché avec Kriss et Yann ne dément pas. A quel moment c’est officiel ça? Pour moi, ce n’est pas le cas…

JS
Posté le 13 novembre 2018  à 23h06

Oh non, Jolan à couché avec Kriss? Est-ce qu’doit espérer un Jolanson?

laurent
Posté le 14 novembre 2018  à 6h05

Dans l’album « Alliances » de la série Kriss de Valnor , Kriss dit à Jolan : « Ta couche me parait bien assez grande pour deux. Déshabille toi et viens me rejoindre ».

Mais il n’y a rien de vraiment explicite.

D’autant que Kriss rajoute : « N’aies pas peur de moi, je suis la mère de ton frère, ne l’oublie pas ». Ce qui laisse penser qu’elle cherche juste à marquer son emprise sur Jolan en jouant  sur l’ambiguité  de leurs rapports, sans pour autant qu’il y ait passage à l’acte.

Enfin, c’est l’interprétation que je me suis faite pour éviter d’être complètement dégouté …

Un peu comme Thorgal et Salouma dans « Kha-aniel », on peut jouer les candides pour préserver notre héros…

Phil
Posté le 14 novembre 2018  à 6h40

« Grzegorz n’était pas très emballé par cet épisode. Nous allons, pour l’instant, laisser cet angle de côté. »

Comment rester candide quand on sait que c’est Yann qui a mis Aaricia nue dans le même lit que Lundgen ?

Son arrivée dans la série Thorgal me fait peur ! Que se passera-t-il quand Grzegorz ne sera plus là pour le freiner ?

Marone Salva
Posté le 14 novembre 2018  à 11h40

Yann pensait pouvoir tirer sur la corde des séries parallèles bien plus longtemps. Imaginez, 1 million d’exemplaires vendus, c’est un fameux pactole pour lui ! Seulement voilà, à force de vouloir exploiter un filon comme Thorgal en produisant des albums à la chaîne, on déprécie complètement la qualité des séries parallèles. Et pourtant, c’est ça que les lecteurs recherchent, des albums de qualité. Surzhenko est un bon dessinateur, et l’album de Kriss qu’il a réalisé laisse entrevoir ses qualités. Malheureusement, Yann ne lui a guère laissé l’occasion de les exprimer. Il nous a surtout pris pour des vaches à lait ! Mais cette fois, avec le scénario de Thorgal, j’attends autre chose que des histoires insipides, parce que c’est l’avenir de la série principale qui est entre ses mains.

stex
Posté le 14 novembre 2018  à 11h59

c’est du grand n’importe quoi ! beaucoup de gamines en dedicace avec leurs meres ? il a vu ça ou ?!

moi ce que j’ai vu en dedicace, c’est des adultes de mon age ! et pas une gamine dans la file devant surzhenko ! et pas non plus de yann d’ailleurs ! il etait ou au moment des dedicaces de son collegue ??

Modifié le 14 novembre 2018  à 17h02
Posté le 14 novembre 2018  à 13h58

J’ai assisté à trois séances de dédicaces de Roman Surzhenko, j’ai vu une fois un enfant avec son père. Peut-être n’a-t-on pas assisté aux mêmes dédicaces… mais à chaque fois, Roman a réalisé de superbes dessins, toujours différents. Que du bonheur pour les lecteurs. 

Posté le 14 novembre 2018  à 13h58

J’ai assisté à trois séances de dédicaces de Roman Surzhenko, j’ai vu une fois un enfant avec son père. Peut-être n’a-t-on pas assisté aux mêmes dédicaces… mais à chaque fois, Roman a réalisé de superbes dessins, toujours différents. Que du bonheur pour les lecteurs. 

Sauvage tome 4 - Esmeralda
Posté le 21 novembre 2018  à 15h07

Chez Casterman, 4ème tome des aventures de Félix Sauvage au Mexique, avec Meynet au dessin et Yann au scénario.

Après avoir réglé ses comptes avec le marquis de Trazegnies et vengé la mort de ses parents, Félix Sauvage vient d’accepter une mission des plus périlleuses : à la tête du 3e escadron de chasseurs d’Afrique, il doit gagner le Sinaloa pour en chasser le général juariste Corona. Mais il lui faudra pour cela franchir « L’Échine du diable », une crête montagneuse de la Cordillère occidentale.
De son côté, Esmeralda, orpheline et sans attaches, est confiée aux bons soins d’austères carmélites qui éduquent les jeunes filles à coups de martinet. Son seul espoir : que Félix l’épouse ! Elle n’a pas oublié le geste de Félix qui, en refusant une friandise qu’elle
lui offrait, s’est engagé selon une antique coutume aztèque. Elle considère désormais, que le cœur de Félix lui appartient !

 » Il va tourner casaque le gentil et preux Félix Sauvage. Dans ce nouveau cycle, on le retrouve toujours en pleine campagne du Mexique dans laquelle s’est embarquée Napoléon III en imposant l’empereur Maximilien à la tête du pays. Félix a repris son nom, De Castalbajac est capitaine. Pas de pitié, Yann et Meynet ne lui épargne rien, ni non plus à sa protégée Esmeralda, orpheline et gamine au sang chaud au cœur qui ne bat que pour Félix. Un western à la française dans la pampa qui a des airs d’Alamo. Du grand spectacle, comme déjà dans le tome 3, avec son lot de dérapages historiques qui remettent les pendules à l’heure et font passer la part romantique au dernier plan. Meynet a le champ libre pour laisser libre cours à son dessin enlevé et réaliste, aux personnages féminins affirmés, et il ne se gêne pas. Il en rêvait. […] « 

La suite de cette chronique sur Ligne ClaireLien vers www.ligneclaire.info

laurent
Posté le 4 décembre 2018  à 7h55

On tire à boulets rouges sur Yann en ce moment et c’est vrai qu’il n’a rien compris à l’univers de Thorgal, qu’il a complètement saccagé.

Mais il me semble que l’erreur vient en premier lieu du directeur éditorial qui s’est trompé de casting dans le choix des scénaristes, et qu’il aurait du recadrer Yann dés le départ : resserrer les intrigues, éviter de semer 15000 pistes pour n’en utiliser que quelques unes, et surtout éviter l’ironie et l’humour dans les dialogues. Thorgal, c’est 1er degrés, point.

Mais on ne peut pas reprocher à Yann d’accepter de reprendre un best seller, quand on t’offre un porsche, tu ne refuses pas, même si tu préfères faire le 4L trophy.

Et Yann est quand même un trés bon scénariste sur les séries qu’il a crées.

D’ailleurs il est amusant de constater que dans les années 80, Yann et Conrad s’étaient fait virer du journal Spirou pour leur esprit iconoclaste, avec leur (trés bonne série) »les innommables », et qu’aujourd’hui , Conrad dessine Astérix et Yann scénarise Thorgal, soient 2 des plus gros cartons au niveau des ventes.

Pourtant on ne peut pas dire qu’ils aient triché sur leur CV!

Posté le 4 décembre 2018  à 9h05

Laurent a écrit D’ailleurs il est amusant de constater que dans les années 80, Yann et Conrad s’étaient fait virer du journal Spirou pour leur esprit iconoclaste, avec leur (trés bonne série) »les innommables », et qu’aujourd’hui , Conrad dessine Astérix et Yann scénarise Thorgal, soient 2 des plus gros cartons au niveau des ventes.Pourtant on ne peut pas dire qu’ils aient triché sur leur CV!

 

On peut évoluer en plus de 30 ans, accepter des compromis. Peut-être que ça a joué dans l’esprit des décideurs…

Avant
Posté le 6 janvier 2019  à 15h26

Louve remonte le temps jusqu’à la préhistoire sous les traits de Mumu la Bâtarde dessinée par Lereculey ! On retrouve Yann dans toute sa splendeur dans cette nouvelle série judicieusement intitulée « Avant ». On se prend à rêver…

Pour les planches suivantes, c’est ICI. Le tome 1 de la série arrive le 1er mars chez Dupuis.

Dans le clan du Smilodon, les jours passent paisiblement entre les jalousies féminines qui se règlent par des soupes de ciguë, les batailles de bouses de rhinocéros, les négociations sauvages à dos d’aurochs pour des histoires de cocufiage… Souricette, la fille que le chef Smilodon a eue avec la terrifiante Goana, a elle aussi envie de montrer de quoi elle est capable. Ras-le-bol d’être la bâtarde que personne n’écoute ! Flanquée de son petit frère Crox, elle chassera le tigre à dents de sabre, s’initiera au chamanisme et apprendra même de nouveaux mots… Quel pied, la Préhistoire !

Source : Lien vers www.dupuis.com

Posté le 6 janvier 2019  à 15h49

Ca a l’air un peu spécial comme série… Mais comme j’adore Lereculey, je vais sûrement la lire

Posté le 6 janvier 2019  à 15h53

Ah mais tout s’explique …. 

Posté le 8 janvier 2019  à 15h24

Bof, ça ne me fait pas envie. Trop d’injures, trop d’humour, trop de contrepèteries pour une seule page…

Mais il y en aura sûrement qui apprécieront, ne serait-ce que pour le dessin de femmes plantureuses et nues

laurent
Posté le 15 février 2019  à 8h16

Mettre de l’émotion…

Je veux pas être méchant mais c’est vraiment une preuve de plantage…

Même pas connaitre le personnage de Slive, quand même, et parler de cohèrence…

Bref

Modifié le 21 février 2019  à 9h05
Max
Posté le 15 février 2019  à 9h25

« La responsabilité que j’ai, c’est qu’il ne faut pas ennuyer le lecteur »… encore un plantage !

nico
Posté le 15 février 2019  à 10h47

Un comble quand on voit ces derniers albums qui sont ennuyeux…

Je comprendrai toujours pas pourquoi le Lombard le garde sur la série.

Modifié le 21 février 2019  à 9h06
laurent
Posté le 19 février 2019  à 10h15

Cet interview aurait plus sa place sur le sujet XIII, mais les remarques de Berthet sur Yann avec qui il a beaucoup travaillé sont inintéressantes pour cerner le scénariste

Modifié le 21 février 2019  à 9h07
Posté le 19 février 2019  à 18h14

Yann a tendance, avec ses gags et ses références,  à éloigner le lecteur de l’intrigue elle-même.

C’est un des problèmes de ses scénarios dans Thorgal, bien vu par Philippe Berthet. Très intéressante, cette interview, surtout pour XIII…

"Avant" par Yann et Lereculey
Posté le 3 avril 2019  à 18h57

Tjahzi a écrit

Louve remonte le temps jusqu’à la préhistoire sous les traits de Mumu la Bâtarde dessinée par Lereculey ! On retrouve Yann dans toute sa splendeur dans cette nouvelle série judicieusement intitulée « Avant ». On se prend à rêver…

Pas de chance pour l’album « Avant », j’ai lu « Le retour à la terre » de Ferri et Larcenet juste avant de lire ce tome-ci. Et la différence d’humour est flagrante. D’un côté, tout est léger, alors qu’ici tout est lourd comme un menhir qui vous tombe dessus. D’un côté, les dialogues sont fins, alors qu’ici ils sont taillés à la hache de pierre. D’un côté, les sentiments fleurent bon, alors qu’ici ils sont complètement forcés. D’un côté, tout est suggéré, alors qu’ici tout vous arrive en pleine face à l’allure d’un troupeau de mammouths ! Au final, je garde quand même les filles topless de Lereculey.   

Posté le 27 novembre 2019  à 8h41

Au fait, quelqu’un avait mentionné Whaligoë dans les séries écrites par Yann?

L’aventure se passe au début du XIXe en Ecosse. Une belle réussite.

Pour ceux qui voudraient en savoir plus, il y a la critique sur Planete BD

Lien vers www.planetebd.com

Whaligoë
Posté le 27 novembre 2019  à 14h24

Je ne connaissais pas Whaligoë. Je viens de regarder la preview sur BD Gest. L’histoire est intéressante et les planches de Virginie Augustin assez réussies. Mais les dialogues de Yann continuent à poser problème en alourdissant la lecture. Ici, ce sont les interjections « typiques » qui donnent un aspect artificiel aux dialogues : « Goddam, Well, Bullshit, Shit, … ».

Angel Wings - tome 6 - Atomic
Posté le 30 novembre 2019  à 17h34

Sortie du 6ème tome d’Angel Wings annoncée pour le 11 décembre  chez Paquet avec Romain Hugault au dessin :

Angela est enfin parvenue sur l’île de Tinian, l’immense « Porte-avion de corail » qui sert de plate-forme à un millier de Superforteresses volantes B-29 décollant quotidiennement pour aller écraser les villes japonaises sous un implacable tapis de bombes…Elle y retrouve Taaroa, son coéquipier Hawaiïen, qui vole à présent à bord d’un Lockeed Ventura. Continuant son enquête sur les causes du décès de sa sœur Maureen, notre héroïne parvient à rencontrer Dora Dougherty, la coéquipière de sa sœur, et à l’interroger sur les circonstances de l’étrange accident qui a tué cette dernière.

Source images : FB de Romain Hugault

Sauvage tome 5 – Black Calavera
Posté le 2 mars 2020  à 21h52

Sortie chez Casterman du 5ème tome de Sauvage par Yann et Félix Meynet.

Les premières pages sont à découvrir ICI.

 

« Après tant d’épreuves et de drames, quel avenir est encore possible pour Félix Sauvage ?

Depuis la fin de la guerre civile, les troupes françaises au Mexique s’interrogent sur les intentions de leurs voisins américains. Afin d’éviter tout incident diplomatique et d’obtenir des renseignements de première main, Félix Sauvage et son camarade Hugon sont envoyés comme espions à Brownsville.
Après une bagarre qui tourne mal, ce dernier est capturé par les troupes américaines et condamné à mort. Alors qu’il tente de le sauver, Félix croise la route d’Esmeralda, qui a rejoint une troupe de saltimbanques et effectue des danses sensuelles laissant entrevoir un étrange tatouage sur son épaule : une calavera noire. Les routes de Félix et Esmeralda vont-elles se rejoindre ou se séparer pour de bon ? Quel avenir est encore possible pour Félix Sauvage dans un contexte militaire où il se sent trahi ? »
 
 
 
Chronique de l’album sur Ligne Claire
« Et un dernier pour la route. L’épopée française au Mexique aura une fin tragique avec la mort, on le sait, de Maximilien fusillé, soutenu par Napoléon III et son armée. Dans Sauvage T5, Yann et Félix Meynet proposent un nouveau destin à leur héros, Félix Sauvage, capitaine de Spahis, est toujours en première ligne et maintenant face aux soldats US qui aimeraient bien que les Français rembarquent. Une fresque historique d’une rare précision à tout niveau, bouillonnante, soutenue par le dessin toujours aussi évocateur, réaliste, bien à lui de Meynet. Félix Sauvage risque fort de devenir un héros de western. Ce qu’on appréciera sûrement. » […]

Pour la suite de l’article, c’est ICI sur Ligne Claire.

Black Squaw de Yann et Henriet
Posté le 2 mars 2020  à 22h03

Publication cette semaine dans le magazine SPIROU des premières planches de Black Squaw par Yann et Henriet.

Chronique de cette nouvelle série ICI sur le site Ligne Claire.

Black Squaw de Yann et Henriet décolle dans Spirou

« Une arrivée dans le journal de Spirou du 4 mars 2020, celle de la nouvelle série aéronautique du duo de Dent d’Ours, Yann et Henriet. Autant dire qu’on attendait cette Black Squaw, histoire qui se passe dans les années vingt à trente aux USA en pleine prohibition.

Black Squaw, c’est une pilote noire inspirée de Bessie Coleman comme Yann nous l’avait confié dans sa dernière interview. Coleman a été la première femme noire à être brevetée pilote, et en France en plus chez Caudron. Mais Black Squaw c’est avant tout une belle histoire d’aventure maîtrisée par Yann, sous le crayon toujours aussi talentueux, réaliste et soigné de Henriet.

On va retrouver un certain Al Capone dans ce premier tome et avoir une hypothèse en direct sur la tragique disparition de l’Oiseau Blanc, l’avion de Nungesser et Coli en 1927 qui tentait la première traversée de l’Atlantique. C’est Lindbergh qui finalement remportera ce défi. On verra aussi comment le Ku Klux Klan terrorisait les populations noires dans le sud des USA. Sans oublier que Black Squaw va voler sur un Curtiss Jenny JN-4, avion US de la première guerre mondiale, un zinc de formation et pas de combat. Une série qui va faire des heureux, on peut s’en douter dès les premières pages publiées dans Spirou qui axe aussi sa thématique de ce numéro sur l’aviation avec ses rubriques et séries habituelles. »

Ablaay
Posté le 13 juin 2021  à 13h30

Laurent a écrit

Mettre de l’émotion…

Je veux pas être méchant mais c’est vraiment une preuve de plantage…

Même pas connaitre le personnage de Slive, quand même, et parler de cohèrence…

Bref

 

Enfin compris 

« J’ai tendance à … mettre plein de références »

« tout le monde peut lire Van Hamme et ne peut pas me lire »

J’ai enfin compris pourquoi après avoir arrêté la série mère après « Aniel » je viens de décider d’arrêter la jeunesse après « Les larmes de Hel ».

Également déçu par « Amertume Apache » reprenant Blueberry, je viens d’acheter et de lire les deux « Lucky Luke » de Mathieu Bonhomme… ça c’est un vrai régal 

Posté le 13 juin 2021  à 18h03

Yann ne cache pas ses principes, c’est bien, et il les applique effectivement dans Thorgal et la Jeunesse. Après, au bout de 20 albums, il est logique, normal, qu’il fasse ce qu’il aime faire, dans la série. Son rôle a été confirmé et même renforcé ces dernières années, par Le Lombard et Rosinski, signe que les albums récents correspondent à la ligne éditoriale souhaitée.

Les lecteurs peuvent suivre ou pas, tu as tout à fait raison de ne lire que si ça te plaît… et donc de ne plus lire. Mais je compte sur toi pour rester fan de Thorgal malgré tout ! Et venir poster sur le fabuleux forum Thorgal.com.  

Ablaay a écrit
tout le monde peut lire Van Hamme et ne peut pas me lire

Attention à ne pas trop interpréter les choses ! Le propos peut paraître maladroit hors contexte, mais je crois que l’auteur veut dire que Van Hamme sait plaire à un large public, et que Yann pense ne pas être capable de le faire dans les mêmes proportions. Ce qui est vrai.

A l’époque Van Hamme, j’ai lu des critiques sur Thorgal, mais c’était à la marge. Une scène par ici, un album moins apprécié par là. Mais les dialogues, l’esprit, la construction scénaristique et les personnages n’ont jamais été remis en cause.

Le travail de Yann est plus clivant pour les lecteurs puisqu’il s’éloigne beaucoup de la série originelle. Son Thorgal n’a rien à voir avec celui de Van Hamme. On peut voir dans la vidéo qu’il l’assume complètement. Et 10 ans après (parce que la vidéo est ancienne), on lui a confié toutes les clés de l’avenir de la série. Il a donc toutes les raisons pour continuer sur la voie qu’il a choisie.

Ablaay a écrit
« Amertume Apache » reprenant Blueberry,

J’ai feuilleté les premières pages, ça avait l’air sympa… Qu’est-ce que tu n’as pas aimé (sans spoiler STP ) ?

Ablaay a écrit
lire les deux « Lucky Luke » de Mathieu Bonhomme… ça c’est un vrai régal

Je valide à 100%, c’est génial.

ablaay
Posté le 14 juin 2021  à 14h12

Thorgal-Bd : je sais pas découper les messages pour répondre point par point donc je répond en vrac

Je reste un Fan absolu de Thorgal. D’ailleurs j’ai racheté « La chute de Brek Zarith » la semaine dernière car mon exemplaire est vieux. Mais la suite d’Aniel, je n’ai pas réussi à me résoudre aux achats.

Ce qui ne me convient pas avec Yann, c’est le ton lourd, verbeux, donneur de leçon sur des thèmes qui ne m’intéressent vraiment pas dans une bd (féminisme, religion…) et que au bout de quelques pages, soit je décroche, soit j’ai mal au crâne a essayer de démêler ses circonvolutions. Je ne parle même pas du choc que j’ai eu après achat et lecture de Little Jones (spin off XIII) et ce mix de Malcolm X et de Luther King violeur . En temps normal, je retiens même pas le nom des auteurs, mais plus le contenu de la BD. Mais Yann maintenant je connais. Effectivement il a totalement raison de poursuivre sur sa voie. La cohérence avec soi même est importante. Mai pour ma part, je préfère le Thorgal qui est mort après l’album Kriss de Valnor ou qui et devenu un père au cheveux blanchissants, plutôt que le nouveau (je le dis sur le ton de l’humour)

J’ai tenu tant bien que mal la série mère de Thorgal, les Louve et la Jeunesse, mais j’avoue que je n’achète pas des BD pour les lires une seule fois.

En réalité, dans son ITW, Yann cite ma profession dans les exclus de sa « compréhension ». Je me suis dit, c’est peut-être la cause.

Pour Amertume Apache, la présentation de l’album est belle et l’histoire se tient. Je trouve toutefois des longueurs (sans doutes pour tenir les deux tomes) et on est loin de l’esprit BLUEBERRY (autant dans le dessin que dans le texte que je trouve un peu froids). Or, Blueberry, ce sont plusieurs univers qui gardent une certaine cohérence (La Jeunesse, la série principale avec le point d’orgue du cycle Chihuaha Pearl jusqu’à La Tribu Fantôme, les Mister Blueberry) et une action soutenue. En refermant AMERTUME APACHE, j’ai eu l’impression d’avoir été bercé par un son monocorde. Mais l’album n’est pas mauvais. J’attends la suite pour me faire une opinion : opération commerciale ou oeuvre artistique ?

Enfin, pour les Lucky Lucke, d’une part l’auteur annonce tout de suite la couleur en expliquant que c’est un fan qui a le privilège de rependre un monument. Cette humilité se retrouve. Il fait sienne l’histoire, reste cohérent et ne copie pas les précédents tout en s’appuyant sur des personnages déjà existants. Ensuite, le dessin est beau, le rythme soutenu… Et surtout, j’ai l’impression que le personnage a grandi avec moi. J’avoue que 5 ans entre deux albums comme les « L’ordre de Ciceron » ou les « Murena » et les « Aigles de Rome », ça laisse le temps de peaufiner

Voili Voila

Un de ces jours je vais me poser et faire une critique de quelques Thorgal sur l’Althing  

Posté le 20 juin 2021  à 7h59

Ablaay a écrit
je sais pas découper les messages pour répondre point par point donc je répond en vrac

Je viens de poster une petite aide pour permettre de faire des citations :

FAQ – Forum et site Thorgal.com

Ablaay a écrit
Ce qui ne me convient pas avec Yann, c’est le ton lourd, verbeux, donneur de leçon sur des thèmes qui ne m’intéressent vraiment pas dans une bd

Ablaay a écrit
Effectivement il a totalement raison de poursuivre sur sa voie. La cohérence avec soi même est importante.

La nouvelle série Thorgal emprunte effectivement des chemins différents de ceux de l’originelle. Mais comme tu le dis :

Ablaay a écrit
Je reste un Fan absolu de Thorgal. D’ailleurs j’ai racheté « La chute de Brek Zarith » la semaine dernière car mon exemplaire est vieux.

Et je viens d’ailleurs de m’offrir un exemplaire de « Le mal bleu » en version limitée, ainsi bien sûr que les intégrales luxe. Je sais qu’avec les 29 premiers tomes, j’ai une vie de lectures à renouveler ! Il y a ces dernières années une offre fabuleuse pour les fans de Thorgal, je pense aussi à l’édition Hachette qui a paru il y a quelques temps ou, plus facile à trouver, la super intégrale noir et blanc de Niffle.

Il y a aussi ce forum et ce site pour vous les lecteurs, qui permet à la fois de présenter les nouveautés, et de faire vivre la passion pour la série originelle. Je le vois vraiment comme un site double emploi, à destination de tous les publics, de l’ancienne comme de la nouvelle génération.

Ablaay a écrit
Un de ces jours je vais me poser et faire une critique de quelques Thorgal sur l’Althing

Au boulot ! (et ça vaut pour moi aussi)  

Ablaay
Posté le 21 juin 2021  à 14h48

Thorgal-BD a écrit
Je viens de poster une petite aide pour permettre de faire des citations :

ça maaaarcheeeee

Thorgal-BD a écrit
Au boulot ! (et ça vaut pour moi aussi)

Très vite, dès que je peux.

« Le Mal Bleu » ne fait pas partie de mes préférés.. Si je dois citer quelques Albums en dehors de « L’enfant des Etoiles » et « Aaricia », il y a évidemment « La Magicienne Trahie », puis « Les Archers » et tout le cycle Qa, « La forteresse Invisible » et encore « La couronne d’Ogotaï »… Liste non exhaustive

Posté le 21 juin 2021  à 16h40

« Le mal bleu » n’était pas non plus un des mes albums préférés, mais avec le temps, les tomes 1 à 29 ont pris encore plus de valeur à mes yeux, ce sont des bonbons. Relire « Le mal bleu », c’est voir ce que j’aime dans Thorgal, même si ce tome aurait pu être plus abouti. Dessins, scénario, dialogues, c’est le Thorgal que j’aime.

serge heyndrickx
yann
Posté le 8 juillet 2021  à 22h05

yann est le meilleur scenariste que je connaisse,imaginez vous le travail de recherche qu’il a effectué pour que la série reste cohérente

Posté le 10 juillet 2021  à 19h33

Serge heyndrickx a écrit
pour que la série reste cohérente

alors c’est le moment d’étayer le propos :   ………… on écoute.

Posté le 11 juillet 2021  à 11h12

Serge heyndrickx a écrit

yann est le meilleur scenariste que je connaisse,imaginez vous le travail de recherche qu’il a effectué pour que la série reste cohérente

Excellente blague.   

Posté le 15 juillet 2021  à 6h11

Yann effectue de nombreuses recherches pour que ses scénarios soient cohérents avec le monde viking et ses légendes. On aurait préféré de loin une vraie cohérence avec le monde mythique de Thorgal, mais là ça coince sérieusement.

ralf
Posté le 15 juillet 2021  à 8h02

Thorgal-BD a écrit
« Le mal bleu » n’était pas non plus un des mes albums préférés, mais avec le temps, les tomes 1 à 29 ont pris encore plus de valeur à mes yeux, ce sont des bonbons

C’est vrai qu’avec le temps, certains des albums que je n’aimais pas du tout ( de 21 à 30….. ) retrouvent une certaine saveur avec le passage du temps.  Il n’y à vraiment que La Cité sous le Sable dont je n’aime pas du tout le dessin ( ou le problème viendrait de l’encrage….? ). Je me souviens qu’à l’époque, j’étais complètement dépité après avoir lu le livre. Où était passé le magnifique style de mon dessinateur préféré ( avec Moebius ). J’avais vraiment la sensation que cet album avait été bâclé et que Rosinski n’y appliquait plus tout l’amour de son art ( la lassitude peut  contaminer n’importe qui…. ). Heureusement qu’il est passé ensuite à la peinture pour réaliser ses planches.

Modifié le 16 juillet 2021  à 1h19
ablaay
Très Drôle
Posté le 10 août 2021  à 15h26

Serge heyndrickx a écrit
yann est le meilleur scenariste que je connaisse,imaginez vous le travail de recherche qu’il a effectué pour que la série reste cohérente

MDR comme diraient mes neveux et nièces…

Comme si bien dit : 

Hirondl a écrit
alors c’est le moment d’étayer le propos :   ………… on écoute

Je viens de lire deux critiques sur le travail du meilleur scénariste concernant XIII Mystery (Little Jones) de 2010 et 2011. Je les reproduis tel quels (Lien vers www.critiqueslibres.com)

décevant.
 
Critique de Hervé28 (Chartres, Inscrit(e) le 4 septembre 2011, 52 ans) – 10 septembre 2011
 
 
 
Etrange sentiment après la lecture de cet opus. On ne sait si, malgré sa couverture,cet opus est dédié plus au futur général Wittaker qu’au fameux major Jones, dont on connait enfin le prénom dans le présent volume. Car le scénariste Yann a choisi une curieuse option, celle de décrire l’histoire de Jones dans une Amérique recréée, avec un clone d’Angéla Davis,un Roman Polanski dégénéré (auteur du « pal des vampires »), un Edgar HooPer -chef du FBI-bref des allusions qui finissent par lasser. Certes au début de la série mère, Jean Van Hamme avouait ne pas vouloir citer nommément les Etats Unis , mais à ce niveau là, le parti-pris de Yan me parait discutable. Certes Il reprend, assez rapidement, le synopsis de Van Hamme sur Jones dans le « XIII mystery », mais il prend une certaine liberté avec la série mère: la présence de la mangouste sur la scène du crime me parait douteuse et le final est vraiment sujet à caution. Même si l’affaire Polanski-celle de 2010- revient sur le tapis, j’ai du mal à comprendre la présence de l’affaire Polanski- coté Sharon Tate- dans cet opus. J’ai eu en fin de compte l’impression de lire un catalogue, avec les personnages que j’ai déjà cités, auquel j’ajoute un certain Martin calvin X, autrement dit Martin Luther King, un général Standwell déjà antipathique,et un colonel Carrington amateur de cigares, sans oublier l’infâme Franck Giordino. Ce dernier avatar de XIII se lit avec attention tant les dialogues sont nombreux et riches mais les références sont telles, si nombreuses et si lourdes qu’elles finissent par lasser. Par contre le dessin d’Eric Hennninot ne souffre d’aucun défaut et vivement qu’il retourne à « Carhago », si le différent avec C.Bec est réglé
 
Un peu too much
 
Critique de Nothingman (Marche-en- Famenne, Inscrit le 21 août 2002, 41 ans) – 11 octobre 2010
 
 
Quel est le passé du mystérieux lieutenant Jones, l’ange gardien de XIII? Vous le découvrirez après avoir lu ce troisième volet de XIII Mystery, spin-off de la série officielle qui s’intéresse au passé des différents protagonistes.
Aux manettes du scénario, Yann (Les Eternels, Les Innommables, Odilon Verjus…) s’offre une plongée dans l’histoire des Etats-Unis. Si l’histoire est ingénieuse, elle pêche à trop vouloir coller à l’Amérique des années 60 et 70. Entre les Black Panthers, Martin Calvin X (un mélange entre Martin Luther King et Malcolm X), un curieux réalisateur du nom de Boltanski, John Edgar Hooper au lieu de Hoover,… le lecteur ne sait plus trop il en est dans ce grand mic-mac référentiel. A un point tel qu’on se demanderait presque si le personnage principal de cette histoire n’était pas le futur général Wittaker, auquel ce volume n’est pourtant pas consacré. Ce personnage prend une place tellement forte que celui de Jones est souvent relégué au deuxième plan. Personnellement, je trouve que les auteurs en ont fait un peu trop, même si ce voulume reste toutefois plaisant à lire.
Cat
Posté le 10 août 2021  à 17h28

Oui, finalement, ça rejoint une partie des critiques qu’on fait ici par rapport au travail de Yann sur Thorgal : trop de références à tout un tas de choses qui deviennent lourdes à force de s’accumuler encore et encore.

Et le pire c’est que la dernière remarque est exacte, ce que produit Yann arrive à être par moment agréable à lire.

Mais je continue de penser (et de plus en plus) qu’il ne convient pas à Thorgal et qu’il devrait plutôt s’investir dans une bd où il pourrait se lâcher comme il en aura envie. 

Rencontre en live - Vignaux et Yann
Posté le 10 décembre 2021  à 13h58

Une rencontre en direct avec les auteurs de Thorgal, ça vous dit ?

Ce sera jeudi prochain, le 16 décembre ! Yann et Fred Vignaux seront en direct sur la chaîne Youtube du Lombard, mais aussi sur Facebook et Twitch, à partir de 18h30. Ils seront interrogés par Stéphane Girardot, chroniqueur de la Ribambulle.

Vous pourrez assister à l’entretien, poser des questions en direct et voir Fred Vignaux réaliser des dédicaces qui pourront être gagnées en répondant à des quizz !

Rendez-vous jeudi prochain pour cet événement thorgalien unique.

Buck Danny Origines
Posté le 23 février 2022  à 23h22

Après Thorgal, Yann se lance à présent dans la jeunesse de Buck Danny. Une vraie cure de jouvence pour le scénariste ! 

Posté le 24 février 2022  à 6h18

Quand j’étais gamin, je regardais « Les têtes brûlées » et je trouvais ça classe, le tableau de chasse indiqué sur l’avion. Mais avec le recul, les ennemis japonais dans la série étaient gérés un peu comme les Golgoths dans Goldorak. Impersonnels, aveugles, tout juste bons à être abattus. Ce tableau de chasse, c’est quand même particulier, les mecs affichent le nombre de personnes qu’ils ont tuées.

Les combats aériens semblaient fascinants. La danse des avions, les rounds qui s’enchaînaient comme dans une joute médiévale, jusqu’à la chute du chevalier d’acier.

Et sinon, je crois que je n’ai jamais lu un Buck Danny ! Ça me semble hyper vieux comme série, encore plus que Blueberry. A feuilleter, à l’occasion !

Buck Danny
Posté le 27 février 2022  à 19h52

Comment ça, hyper vieux, Buck Danny ??    La BD de mon enfance !!

Après vérification, la série a quand même commencé 20 ans avant Blueberry, tu as raison, elle date un peu…

Bon c’est vrai, c’est de la BD assez lourde, d’une autre époque, je ne pense pas que j’arriverais à en relire un album…

Mais qu’est-ce qui a pris à Yann de se lancer dans la jeunesse de ce personnage ? 

J’ai cherché à comprendre ses motivations et j’ai trouvé cet article que je vous copie ci-dessous.   

Buck Danny, 73 ans, revient dans le Pacifique avec une déclinaison de la série culte qui se penche sur ses (très) jeunes années. Une entame séduisante signée Yann au scénario, et De Luca au dessin.

Depuis plus de 70 ans, il sillonne les airs à bord d’engins volants plus ou moins sophistiqués, selon les périodes de l’Histoire et la nature des conflits armés qui l’ont vu servir, toujours loyalement, l’US Air Force.

Mais après 40 premiers albums imaginés par ses créateurs, Victor Hubinon et Jean-Michel Charlier, Buck Danny s’était un peu égaré, ensuite, dans des guerres où la technologie avait peu à peu remplacé l’instinct – et le sien était fameux – et des albums certes maîtrisés sur le plan technique, mais souvent complexes et où manquait ce sel propre à la grande aventure qui avait fait sa marque de fabrique.

Avec Buck Danny – Origines, une collection lancée fin janvier par Dupuis, l’ami Buck s’offre, sur un dessin parfaitement posé entre hommage et modernité de l’Italien Giuseppe De Luca, une cure de jouvence, et replonge dans ses jeunes années, notamment celles qui l’ont vu combattre l’armée japonaise lors de la Guerre du Pacifique, au début des années 40. Voire un peu plus tôt encore, alors qu’il n’était qu’un jeune gamin qui rêvait, déjà, d’engager le combat, tel l’as de la voltige qu’il allait devenir ensuite, et malgré un père revêche qui le destinait à une carrière d’ingénieur, et rien d’autre.

« Comme quand je reprends Thorgal, ce qui m’intéresse, c’est la jeunesse du personnage. L’enfance, plus précisément, un âge où tout est encore possible, où l’existence n’est pas encore verrouillée par l’argent, les enfants ou les responsabilités « , explique Yann, à qui l’on doit le scénario de ce qui est annoncé comme un diptyque. Et qui a pris plaisir à, dit-il, «  boucher les trous » dans l’existence d’un héros cher à son cœur. Et pour cause.

« Lisse, Buck Danny? Pas pour moi, sourit le sexagénaire (67 ans), assis dans le café bruxellois où il a ses habitudes. Et le tome 2 va expliquer pourquoi il est devenu aussi impassible, en apparence du moins. Non, pour moi, Buck Danny, c’est un personnage spécial, l’incarnation du boy-scout, un gars qui place la parole donnée, la patrie et le devoir au-dessus de tout. Et je sais de quoi je parle parce que j’ai eu… un père comme ça: l’honneur, c’était le plus important à ses yeux. Alors, oui, retrouver ces caractéristiques chez Buck Danny me le rend, forcément, plus sympathique puisqu’il me fait penser à mon père.« 

Il n’est pas le seul à lui rappeler des souvenirs: Sonny Tucson, amuseur public de la série et grand ami de Buck Danny à qui un diptyque sera également consacré au sein de la même collection (voir ci-dessous), lui fait penser… à son propre frère, «  qui avait lui aussi beaucoup d’énergie, ce qui en faisait souvent un bouc émissaire parfait quand nous étions à l’école« .

« Et puis, reprend Yann, Buck Danny était une des rares séries que mon père me donnait le droit de lire quand j’étais gamin. Parce qu’il trouvait ça bien documenté. Il y avait ça et Tintin parce qu’il était capitaine sur un navire marchand et était tombé, une fois, sur Coke en stock, qui l’avait bluffé par la précision avec laquelle Hergé avait su représenter ce monde qu’il connaissait si bien. »

Bref, cette déclinaison, où l’on retrouve une sonorité proche de la série originelle, faite d’expressions d’un autre temps telles que « gosh« , « damn« , « gee » ou « bloody hell!« , est une affaire familiale. Et ça vaut aussi pour Buck Danny, dont on explore aussi, outre son père, les relations qu’il entretenait avec sa mère et son jeune frère, celui qu’il surnommait volontiers « Microbe »… et au sujet duquel on devrait en savoir davantage dans un deuxième volet déjà très attendu.

Yann a par contre dû jouer du frein sur les expressions dévolues à l’ennemi japonais, au cœur de cette nouvelle aventure: «  J’ai pu placer un ‘‘brouteurs de riz’’, mais dû laisser tomber le célèbre ‘‘face de citron’’ de Jean-Michel Charlier. C’est typique de la série, certes, mais au XXIe siècle, ça ne passe plus, et c’est bien normal « .

Alors que Buck Danny fait équipe, dans ce premier « jet », avec un certain… Flash Gordon, en fait un authentique as de l’air prénommé Donald mais surnommé ainsi en référence au super-héros américain, ses fidèles acolytes, Sonny Tucson et Jerry Tumber, auront également droit à un diptyque au sein de la collection Buck Danny – Origines, sur des scénarios respectifs de Frédéric Zumbiehl et, une fois encore, Yann.

Le scénariste français, mais installé à Bruxelles, sera également aux manettes d’une autre déclinaison en deux volets consacré, lui, à Lady X, ennemie jurée de Buck Danny… et qui apparaît déjà, à la dérobée, dans deux cases du Pilote à l’aile brisée. On vous laisse chercher.

Source : Journal L’Avenir

Modifié le 11 août 2022  à 16h12
Les séries de Yann
Posté le 27 février 2022  à 20h09

N’étant plus très au courant des dernières publications de Yann, je suis allé voir sur BDTheque :

Yann en est à sa 68ème série BD   C’est énorme ! 

Je vous copie ses séries par date de parution, avec la série Thorgal qui se retrouve en fin de liste.

Source : BDTheque

Modifié le 11 août 2022  à 16h12
Posté le 4 août 2022  à 13h31

Thorgal-BD a écrit

Une rencontre en direct avec les auteurs de Thorgal, ça vous dit ?

Ce sera jeudi prochain, le 16 décembre ! Yann et Fred Vignaux seront en direct sur la chaîne Youtube du Lombard, mais aussi sur Facebook et Twitch, à partir de 18h30. Ils seront interrogés par Stéphane Girardot, chroniqueur de la Ribambulle.

Je n’avais pas encore pris le temps de me poser pour écouter cet entretien, je viens de le faire pendant mes travaux de peinture ! Il faut dire que cela dure quand même 1h15, et que la caméra reste plutôt statique. Sauf à certains moments (que j’ai loupés pour la plupart) avec des dessins préparatoires et autres découpages de planches, que je conseillerais à Stéph de gratter auprès de Fred Vignaux pour compléter la fiche de présentation de l’album.   

Pour revenir à l’entretien proprement dit, on découvre une vraie complicité entre les deux auteurs, ce qui est important pour la réussite d’un album. Je ressens que Fred Vignaux peut apporter sa touche au scénario, ce que ne faisait pas Roman Surzhenko et que je regrettais. Car un dessinateur a un regard intéressant sur la mise en scène, qui peut dynamiser l’histoire, même s’il faut quelque peu en modifier le scénario.

Je comprends pourquoi Yann essaie de placer des jeux de mots ou des explications dans la plupart de ses scénarios, c’est vraiment dans son ADN. Il faut l’écouter se lancer dans une explication à n’en plus finir (et donc dévier sérieusement de son sujet) ou lancer des blagues complètement décalées. Un humour bien à lui ! Au final, je pense que la présence de Fred Vignaux à ses côtés est vraiment profitable pour une évolution positive des scénarios de Thorgal. 

Et élément tout aussi positif, Yann nous lit sur le forum, alors n’hésitons pas à nous exprimer, même si c’est bien sûr lui qui reste maître de son travail.   

William
Posté le 10 août 2022  à 9h23

Yann nous annonce dans l’itw qu’il a encore 3 scénarios de la jeunesse de Thorgal en réserve….on n’est pas sorti de l’auberge….

Posté le 11 août 2022  à 14h10

Tjahzi a écrit
N’étant plus très au courant des dernières publications de Yann, je suis allé voir sur BDTheque : Yann en est à sa 68ème série BD

Je serais curieux de lire les Spirou de Yann. J’ai beaucoup lu Spirou à une époque, mais la masse des albums a fini par m’épuiser. Je ne sais même plus où on en est, qui fait Spirou aujourd’hui… J’ai du mal à avoir une vision globale de la série, mais il faut dire que je l’ai abordée essentiellement parce qu’elle me semblait être un peu un spin-off de Gaston Lagaffe, quand j’étais gamin. Et comme il n’y avait finalement pas tellement l’essence de Gaston dans Spirou, je l’ai lue par amitié plutôt que par amour.

J’ai vu qu’une collection complète démarre chez Altaya. Ça a l’air sympa, mais le nombre d’albums est assez flippant. Ça fait partir sur des années.

William a écrit
Yann nous annonce dans l’itw qu’il a encore 3 scénarios de la jeunesse de Thorgal en réserve

Les fans de la Jeunesse seront ravis !
Ça emmènerait jusqu’au tome 12.

Tjahzi a écrit
Je n’avais pas encore pris le temps de me poser pour écouter cet entretien

Pas encore vu moi non plus…  

Posté le 11 août 2022  à 22h07

Thorgal-BD a écrit

Je serais curieux de lire les Spirou de Yann. J’ai beaucoup lu Spirou à une époque, mais la masse des albums a fini par m’épuiser. Je ne sais même plus où on en est, qui fait Spirou aujourd’hui…

Les Spirou de Yann sont tous parus dans une collec’ à part, sauf Aux Sources du Z où il a épaulé Morvan. Peu importe où tu t’étais arrêté si tu les lis, ils sont hors chronologie et tu ne seras pas dépaysé.

Il en a fait trois avec Schwartz et un avec Tarrin. Il a aussi eu un projet inachevé avec Chaland dans les années 80. Qu’est-ce qu’ils valent ? C’est subjectif, mais à mon sens il les a fait trop tard – après y avoir réfléchi toute sa vie, après avoir été pressenti pour reprendre la série avec Conrad en 81. Quand on lui a refilé le bébé il était déjà dans sa phase dialogues imbitables et références à toute bringue, auxquelles Schwartz s’est montré très réceptif. Bruxellois d’adoption, Yann a voulu prouver qu’il avait bien fait ses devoirs et ses textes sont tellement bourrés d’argot qu’ils en deviennent illisibles. C’est un trip nostalgique, une foire au name dropping, je suppose que ça peut plaire mais perso je trouve ça indigeste. Un truc qu’il a conservé tout au long de sa carrière c’est son penchant pour l’irrévérence – sauf que là il tape à côté du sujet. Spirou qui tire à la mitraillette sur des soldats allemands, c’est pas le personnage. Le Spirou de Bravo est (délibérément) un peu cucul mais au moins Spirou se comporte comme Spirou.

Celui avec Tarrin est un peu meilleur parce que ce dernier a gardé la main sur les dialogues, qui sont plus sobres. Son trait est proche de celui de Conrad, ce qui nous laisse apercevoir ce qui aurait pu être. Ça démarre bien mais c’est malheureusement pas inoubliable, et ça s’enlise à mi-album. Le dessin est chouette hein, mais j’ai eu du mal à m’intéresser à ce qui arrive aux personnages – problème qui s’est jamais posé chez Franquin ou Tome & Janry. Tarrin partageant avec Yann le goût de l’humour potache, il y a quelques blagues de cul plus ou moins balourdes – dont une histoire de champignon phosphorescent qui a fait jaser. Tarrin en a fait un autre depuis avec un autre scénariste mais ça m’a pas botté davantage. C’est dommage car il a du talent.

Je garde un silence poli sur celui avec Morvan et Munuera car si j’ai bien compris, Yann a surtout servi de consultant sur cet album – de caution historique sur la série, dont quelques moments clés sont revisités. L’album est pas bon mais je ne peux pas en imputer la faute à Yann ; il s’est fait dans un contexte épouvantable avec un éditeur qui ne croyait plus à cette équipe, qui se devait tout de même de célébrer l’anniversaire, des successeurs dont les noms ont commencé à circuler en cours de réalisation, et des aspirations irréconciliables – faire moderne tout en considérant le passé. Pas moyen de bosser sereinement avec ce cahier des charges, torts partagés sur ce cas.

Les fans de Spirou ont longtemps gambergé sur ce qu’auraient été le Spirou de Yann & Conrad et celui de Chaland & Yann. Yann s’est tardivement décidé à exaucer leurs vœux (le premier avec Schwartz est dérivé du projet de Chaland dont il est graphiquement l’émule) et parfois les fantasmes sont plus beaux que leur accomplissement. J’aurais aimé lire un Spirou par le Yann des années 80, avec l’évidence d’Aventure en Jaune, le mordant des Libellules, le lyrisme de Marie Vérité, la fantaisie cruelle de Yoyo. Chaland aspirait à l’épure, il aurait su calmer les ardeurs de son compère – comme il a su le faire sur la Comète de Carthage.

C’est pas beau d’vieillir ! Du reste, Yann n’est pas le seul à le faire. Peut-être que c’est moi qui vieillit et qui ne suit plus réceptif à son travail. Peut-être qu’il continue à creuser le même sillon. Peut-être que ma mémoire enjolive mes souvenirs de lecture d’il y a 25 ans, ce qui leur donne un avantage déloyal sur ce qu’il pourrait produire de nouveau. Ses objectifs ne sont plus les mêmes, mes attentes non plus.

Yann n’a d’ailleurs jamais rien prétendu d’autre. Dans une interview dessinée avec José-Louis Bocquet, il disait en 82 : « Soyons francs… Les hauts de pages étant terminés, nous n’avons plus grand’ chose à dire… Nous allons donc devenir lisibles et professionnels, et travailler pour le fric… On est des sales génies incompris… » et c’est précisément ce que Conrad et lui ont fait, chacun de leur côté. Peut-être que c’est ce à quoi il aspirait, reprendre des grosses séries à succès. N’empêche que dans ses excès de texte sur Thorgal je le sens plus proche d’un Charlier en petite forme que d’un Van Hamme.

Posté le 11 août 2022  à 22h07

Thorgal-BD a écrit

Je serais curieux de lire les Spirou de Yann. J’ai beaucoup lu Spirou à une époque, mais la masse des albums a fini par m’épuiser. Je ne sais même plus où on en est, qui fait Spirou aujourd’hui…

Les Spirou de Yann sont tous parus dans une collec’ à part, sauf Aux Sources du Z où il a épaulé Morvan. Peu importe où tu t’étais arrêté si tu les lis, ils sont hors chronologie et tu ne seras pas dépaysé.

Il en a fait trois avec Schwartz et un avec Tarrin. Il a aussi eu un projet inachevé avec Chaland dans les années 80. Qu’est-ce qu’ils valent ? C’est subjectif, mais à mon sens il les a fait trop tard – après y avoir réfléchi toute sa vie, après avoir été pressenti pour reprendre la série avec Conrad en 81. Quand on lui a refilé le bébé il était déjà dans sa phase dialogues imbitables et références à toute bringue, auxquelles Schwartz s’est montré très réceptif. Bruxellois d’adoption, Yann a voulu prouver qu’il avait bien fait ses devoirs et ses textes sont tellement bourrés d’argot qu’ils en deviennent illisibles. C’est un trip nostalgique, une foire au name dropping, je suppose que ça peut plaire mais perso je trouve ça indigeste. Un truc qu’il a conservé tout au long de sa carrière c’est son penchant pour l’irrévérence – sauf que là il tape à côté du sujet. Spirou qui tire à la mitraillette sur des soldats allemands, c’est pas le personnage. Le Spirou de Bravo est (délibérément) un peu cucul mais au moins Spirou se comporte comme Spirou.

Celui avec Tarrin est un peu meilleur parce que ce dernier a gardé la main sur les dialogues, qui sont plus sobres. Son trait est proche de celui de Conrad, ce qui nous laisse apercevoir ce qui aurait pu être. Ça démarre bien mais c’est malheureusement pas inoubliable, et ça s’enlise à mi-album. Le dessin est chouette hein, mais j’ai eu du mal à m’intéresser à ce qui arrive aux personnages – problème qui s’est jamais posé chez Franquin ou Tome & Janry. Tarrin partageant avec Yann le goût de l’humour potache, il y a quelques blagues de cul plus ou moins balourdes – dont une histoire de champignon phosphorescent qui a fait jaser. Tarrin en a fait un autre depuis avec un autre scénariste mais ça m’a pas botté davantage. C’est dommage car il a du talent.

Je garde un silence poli sur celui avec Morvan et Munuera car si j’ai bien compris, Yann a surtout servi de consultant sur cet album – de caution historique sur la série, dont quelques moments clés sont revisités. L’album est pas bon mais je ne peux pas en imputer la faute à Yann ; il s’est fait dans un contexte épouvantable avec un éditeur qui ne croyait plus à cette équipe, qui se devait tout de même de célébrer l’anniversaire, des successeurs dont les noms ont commencé à circuler en cours de réalisation, et des aspirations irréconciliables – faire moderne tout en considérant le passé. Pas moyen de bosser sereinement avec ce cahier des charges, torts partagés sur ce cas.

Les fans de Spirou ont longtemps gambergé sur ce qu’auraient été le Spirou de Yann & Conrad et celui de Chaland & Yann. Yann s’est tardivement décidé à exaucer leurs vœux (le premier avec Schwartz est dérivé du projet de Chaland dont il est graphiquement l’émule) et parfois les fantasmes sont plus beaux que leur accomplissement. J’aurais aimé lire un Spirou par le Yann des années 80, avec l’évidence d’Aventure en Jaune, le mordant des Libellules, le lyrisme de Marie Vérité, la fantaisie cruelle de Yoyo. Chaland aspirait à l’épure, il aurait su calmer les ardeurs de son compère – comme il a su le faire sur la Comète de Carthage.

C’est pas beau d’vieillir ! Du reste, Yann n’est pas le seul à le faire. Peut-être que c’est moi qui vieillit et qui ne suit plus réceptif à son travail. Peut-être qu’il continue à creuser le même sillon. Peut-être que ma mémoire enjolive mes souvenirs de lecture d’il y a 25 ans, ce qui leur donne un avantage déloyal sur ce qu’il pourrait produire de nouveau. Ses objectifs ne sont plus les mêmes, mes attentes non plus.

Yann n’a d’ailleurs jamais rien prétendu d’autre. Dans une interview dessinée avec José-Louis Bocquet, il disait en 82 : « Soyons francs… Les hauts de pages étant terminés, nous n’avons plus grand’ chose à dire… Nous allons donc devenir lisibles et professionnels, et travailler pour le fric… On est des sales génies incompris… » et c’est précisément ce que Conrad et lui ont fait, chacun de leur côté. Peut-être que c’est ce à quoi il aspirait, reprendre des grosses séries à succès. N’empêche que dans ses excès de texte sur Thorgal je le sens plus proche d’un Charlier en petite forme que d’un Van Hamme.

Buck Danny Origines 2/2
Posté le 25 mars 2023  à 20h52

Le second et dernier tome de Buck Danny Origines sort ce week-end sous le titre « Le Fils du Viking Noir ». Yann est interviewé dans la revue Casemate et aussi sur leur site. Voici les dernières questions de l’entretien qui nous concernent un peu plus…

Casemate : On a l’impression que vous passez autant de temps à chasser l’info qu’à écrire. Faux ?
Yann : Vrai. Je travaille tout le temps. Levé à 6 heures et boulot aussi le soir. Ce qu’on trouve sur le Net est tellement passionnant ! J’ai sans cesse peur de rater une information. Oui, je passe tout mon temps à me documenter. Et à écrire.
C : Avez-vous des rabatteurs, des amis à l’affût qui vous fournissent des infos sur les sujets que vous aimez traiter ?
Y : Non. Quelqu’un me l’a proposé. C’est vite devenu infernal. Il ne comprenait pas que je trouve certaines de ses trouvailles super, mais qu’elles n’entraient pas dans le déroulé de mon histoire. Ça débouchait sur des engueulades à n’en plus finir. Donc terminé !
C : Allez-vous continuer le côté science-fiction du dernier Thorgal qui a désarçonné certains lecteurs ?
Y : Non, j’arrête. Depuis belle lurette, je voulais revenir sur Slive, la magicienne atlante, cette rousse borgne apparue dès le premier Thorgal. Rien ne prouvait qu’elle était morte. Et comme je pensais souvent aux trésors contenus dans l’épave du vaisseau atlante d’où vient Thorgal… Finalement, c’est un sujet actuel. Se servir d’un virus pour détruire l’humanité reste la meilleure solution, la plus simple. Et imaginer une intelligence artificielle prenant le pas sur ses constructeurs aussi.

Source : Casemate

Cat
Posté le 26 mars 2023  à 10h57

Ne plus aller vers la SF, est-ce une bonne nouvelle ? Oui et non. Ne plus aller vers rien serait une bonne nouvelle. De toute façon, maintenant qu’il a gâché le pré-thorgalien, c´est trop tard. Il peut s´attaquer à bousiller un autre morceau du panthéon Van hammien, y a encore de quoi faire.

Posté le 26 mars 2023  à 21h01

Cat a écrit

Ne plus aller vers la SF, est-ce une bonne nouvelle ? Oui et non. Ne plus aller vers rien serait une bonne nouvelle. De toute façon, maintenant qu’il a gâché le pré-thorgalien, c´est trop tard. Il peut s´attaquer à bousiller un autre morceau du panthéon Van hammien, y a encore de quoi faire.

Moi j’attend avec impatience le retour de Skald et Ileniya en tant que couple vengeur. 

Sinon, il y a le Pays Qâ et Break Zarith à sacager. D’ailleurs je m’étonne de ne pas avoir déjà reçu Galathorn. Galathorn qui serait lui en couple avec la Gardienne des Clés qui a été dégradée.

Y’a de quoi faire…

Cat
Posté le 26 mars 2023  à 22h12

Tu oublies Yasmina qui s´est entichée d´Alinoé en passant chez Orgoff parce qu´elle cherchait le bracelet de Freya. Et Vlana qui a abandonné sa défroque de Saxegard après avoir été trouver la mort et qui maintenant cherche Thorgal accompagnée de Muff et Fural, ce même Fural étant chevauché par Ingrid. Ce qui est logique puisqu´elle a retrouvé Tiago qu´est pas mort et qu´il est amoureux d´elle, mais elle, elle préfère les Géants. Donc, elle le fuit. Lui la poursuit, mais en même temps, il veut retrouver la clé de bronze dont lui a parlé l´empereur qui est au courant parce qu´il a rencontré Shaniah au Niflheim durant une de ses dernières vacances. Bien sûr, durant leur voyage, ils vont retrouver Jorund qui aura pris un coup de vieux, au moins trente ans. Et comme il sera devenu cannibale, il n´aura qu´une envie : bouffer tous ceux qu´ils rencontrent, ce qui est pas grave parce qu´une nixe le mordra dans le cou et qu´il se transformera en vampire et qu´il pourra voler pour aller chez Odin chercher Bjorn pour se lancer avec lui dans une grande entreprise de commerce de peaux de ragondins. Mais pour la suite, faudra attendre un peu, elle est pas prévue avant le tome 24.

Posté le 26 mars 2023  à 22h16

MOUHAHAHAHAAHAAH

Posté le 30 mars 2023  à 18h38

Isis a écrit
D’ailleurs je m’étonne de ne pas avoir déjà reçu Galathorn. 

C’est clair. J’en frémis depuis longtemps. Il a un potentiel énorme, et il n’est pas mort. Galathorn est un de mes personnages chouchous, ça serait le sacrilège  ultime. Je crois que je voudrais le tuer moi-même afin d’être sûre que personne ne l’abîme.

Et c’est pareil pour Muff. Pas touche.

Spirou et la gorgone bleue
Posté le 5 septembre 2023  à 15h34

Je viens de relire les propos d’Arnaldur (page précédente du sujet, tout en bas), que je remercie d’ailleurs pour sa chronique qui analyse très intimement les albums Spirou scénarisés par Yann.

Je viens d’ailleurs de voir qu’un nouveau Spirou va bientôt paraître, avec Dany au dessin. Une alliance étonnante, intrigante, qui m’a donné envie d’aller le feuilleter.

Lors d’un reportage sur un groupe « écolo-terroriste », Seccotine découvre que ses activités sont financées par le comte de Champignac, le vieil ami de Spirou et Fantasio ! En prenant le relais de l’enquête, le célèbre duo va se retrouver embarqué à son insu sur un porte-avions dans un combat acharné entre un milliardaire producteur d’engrais chimiques extrêmement polluants et une organisation 100 % féminine qui lutte avec des moyens originaux contre la malbouffe et la pollution des océans. Avec La Gorgone Bleue, Yann et Dany nous livrent une grande aventure humoristique de Spirou qui n’hésite pas à aborder quelques thèmes d’actualité brûlants : écolo-terrorisme, pollution des océans, greenwashing, déontologie médiatique, etc.

Posté le 12 octobre 2023  à 14h20

Dany raconte dans cet entretien vidéo de 4 min avec ActuaBD les raisons du retard de sortie de « Spirou et la gorgone bleue » dont le projet remonte à 8 ans avec Yann.

Quel étrange album que le Spirou dessiné par Dany ! Déjà, il y a quelque chose de transgressif dans le choix du dessinateur : Dany, pilier historique de chez « Jules-de-chez-Smith-en-face », le Journal Tintin, opérant sur Spirou, c’est un événement ! Avec le scénariste Yann au scénario, lequel adore jouer avec les codes, les citations, les concepts pour mieux les déconstruire, les « sensitive readers » de chez Dupuis ont dû être chauffés à blanc : écologie, féminisme, minorités… Dans cet album, c’est clairement le discours « woke » qui est la vedette du récit et qui en prend plein la figure. Au casting, un clone de Donald Trump, le député français Aymeric Caron, une chaîne de fast-food de style McDonald, Jones, la comparse de XIII, et le 7e continent, celui des déchets plastiques accumulés au milieu de l’océan. Tout cela est brassé avec un joyeux esprit foutraque qui se fiche des conventions. Rencontre avec Dany.

Posté le 12 octobre 2023  à 20h14

Cool, Dany sur Spirou !

Par contre qu’est-ce que c’est bavard, voir très lourd… ah oui, Yann………

Posté le 3 décembre 2023  à 13h19

De Yann je n’ai lu que Thorgal et Les Mondes de Thorgal et voici mon ressenti. Chaque album que j’ai lu lors de sa parution, je dois bien dire que je les ai moyennement appréciés, et les tomes « Aniel » et le dernier de la jeunesse je les ai carrément détestés. Mais ces bd m’intriguent donc je les relis toutes. Je relis d’abord la période Sente, et j’adore (sauf le retour un peu tiré par les cheveux de Kriss, et c’est quoi comme bonne action d »élever une princesse en reine »)? Bref j’attaque ceux scénarisés par Yann.

D’abord les Thorgal, et là la magie opère (sauf  toujours le tome « Aniel »). Même le diptyque « Néokora » je l’ai vraiment apprécié à la relecture et certains éléments de l’intrigue que je trouvais pourris, je les ai mieux compris, et j’y ai même vu une certaine subtilité que je n’avais pas cerné la 1ère fois (par exemple pourquoi les atlantes et Néokora basculent en mode destruction de l’humanité). Et il y a aussi ce que trame Aniel, et la relation entre Jolan et Muninn, dont l’intérêt s’accroit en lisant tout à la suite ( faut quand même faire des pauses parce qu’il y a du volume ). Et sous l’éclairage des histoires qu’a écrit Sente, ce que trame Aniel est encore plus intriguant. Les dessins de Vignaux sont très bons, ils mériteraient juste un plus grand format.

Ensuite la relecture des « Louve » m’a été aussi très appréciable. Dans cette série Yann joue avec la famille de Thorgal, les dieux, les mondes, les Alfes, les gardiennes, bref énormément de choses du « Lore » de Thorgal. Et un personnage de force tranquille comme Skald est un ajout majeur et intéressant. Les dessins de Surzhenko sont très bien, de même que les couleurs de Graza sur les 1ers tomes.

Enfin la jeunesse. Je suis encore en relecture, mais je sais que jusqu’au tome 9 c’est « du bonbon ». On retrouve Skald, les nouveaux personnages sont attachants, etc.

Donc de mon point de vue les histoires de Yann gagnent énormément en intérêt quand on les relit en totalité.

Et quand même une remarque: Yann joue beaucoup avec ce qu’a écrit Van Hamme, avec la culture des peuples scandinaves, avec la mythologie nordique ( ce qui est normal) mais ça serait bien de retrouver aussi ce qu’il a créé dans Louve et La Jeunesse  (Skald, la nouvelle gardienne, Louve qui doit faire un truc avec un couteau et Thorgal, Yasmina, Louve agressive, etc).

Posté le 5 décembre 2023  à 17h06

Jackdrden a écrit
Yann joue beaucoup avec ce qu’a écrit Van Hamme, avec la culture des peuples scandinaves, avec la mythologie nordique ( ce qui est normal) mais ça serait bien de retrouver aussi ce qu’il a créé dans Louve et La Jeunesse (Skald, la nouvelle gardienne, Louve qui doit faire un truc avec un couteau et Thorgal, Yasmina, Louve agressive, etc).

Yann peut effectivement tout à fait utiliser ces personnages s’il le souhaite, c’est sa série.

Posté le 5 décembre 2023  à 17h14

Jackdrden a écrit
De Yann je n’ai lu que Thorgal et Les Mondes de Thorgal et voici mon ressenti. […]

Je trouve les albums de Yann très très mauvais, au point de penser qu’ils le sont objectivement. Pourtant, je trouve ton avis très intéressant. Parce que tu sembles vraiment trouver des qualités aux albums de Yann.

Du coup, j’aimerais bien que tu développes un peu plus ton avis. Yann est tout de même un auteur confirmé, il doit bien y avoir quelque chose à sauver… mais quoi ?

Même le diptyque « Néokora » je l’ai vraiment apprécié à la relecture et certains éléments de l’intrigue que je trouvais pourris, je les ai mieux compris, et j’y ai même vu une certaine subtilité que je n’avais pas cerné la 1ère fois (par exemple pourquoi les atlantes et Néokora basculent en mode destruction de l’humanité). Et il y a aussi ce que trame Aniel, et la relation entre Jolan et Muninn, dont l’intérêt s’accroit en lisant tout à la suite ( faut quand même faire des pauses parce qu’il y a du volume).

En fait, il faudrait une vraie analyse, genre un petit essais où tu expliques tout ça avec plus de détails. Tu cites deux exemples, mais avec un développement, on pourrait peut-être enfin comprendre la subtilité de Yann (aucune ironie dans mes propos !).

Et sous l’éclairage des histoires qu’a écrit Sente, ce que trame Aniel est encore plus intriguant.

Ceci m’intrigue. Tu as trouvé une relation réelle et cohérente entre ce qu’a écrit Yann et ce qu’a proposé Sente ? L’impression que j’ai est que Yann n’utilise jamais de façon cohérente ce qu’ont posé ses prédécesseurs. Pour moi, il utilise des éléments pour les tourner en dérision, voire les trahir. 

Dans cette série Yann joue avec la famille de Thorgal, les dieux, les mondes, les Alfes, les gardiennes, bref énormément de choses du « Lore » de Thorgal.

[…]

Et quand même une remarque: Yann joue beaucoup avec ce qu’a écrit Van Hamme, 

En effet, Yann joue avec la série, mais il le fait de façon incohérente avec l’ambiance de celle-ci, avec sa continuité, avec sa logique intradiégétique. Pour moi, les Louve sont une réinterprétation de l’univers Thorgal. Ça aurait sa place dans un « Thorgal vu par », mais pas dans une série qui est sensée s’inscrire dans le canon, dans la continuité officielle. Je ne sais pas si les Louve sont de bons albums (ils me semblent personnellement très mauvais), ils pourraient même être géniaux, mais ils ne me semblent pas appropriés pour être canons. Je trouve « Adieu Aaricia » un excellent album, pourtant il n’est pas à mettre dans le canon officiel. Cela aurait pu être pareil avec l’œuvre de Yann, ce pourquoi je continue à penser qu’il n’a pas respecté certaines obligations liées à une reprise officielle.

ÉDIT : J’insiste, je ne veux blesser personne. Chacun a le droit d’aimer ce qu’il veut et j’aime bien quand on trouve des qualités que je n’avais pas vu !

Posté le 5 décembre 2023  à 17h19

Isis a écrit
intradiégétique

A tes souhaits !  

Posté le 5 décembre 2023  à 22h04

Isis, je dois bien dire qu’il m’est difficile d’expliquer pourquoi j’ai beaucoup apprécié en relecture ce qu’a écrit Yann sur Thorgal. Surtout qu’en 1ére lecture j’étais plus proche de ton avis. Des fois je me demande s’il n’est pas plus facile de trouver les défauts que les qualités d’une œuvre… Mais je vais essayer quand même (un peu).

Si je prends les 7 tomes de Louve: pour moi Yann écrit très bien le personnage de Louve, mais c’est vrai que c’est une Louve légèrement différente de celle de Van Hamme, et peut-être qu’à force de lire la série Louve ( 3 ou 4 fois), la Louve de Yann a finalement pris la place de la Louve originelle dans ma tête. En même temps c’est un personnage à faire grandir et à développer et ça Yann le fait très bien je trouve. Une fois donc qu’on a oublié les petites entorses au canon thorgalien, ses aventures sont très intéressantes. Yann sait très bien raconter une histoire. Et comme l’a dit Tjahzi, il manie le feuilleton à la perfection. Et je suis très curieux de voir ce qu’il proposera ensuite.

Donc je te rejoins un peu, ce n’est pas du Van Hamme, la série originelle est écorchée (légèrement je trouve) mais ça ne m’empêche pas de l’apprécier quand même. Je suis désolé je n’explique pas grand chose mais il me faudrait trop de temps pour vraiment expliquer tous les petites choses qui me font apprécier l’histoire narrée par Yann, je le ferais par petites touches.

Et toi que penses tu du personnage de Skald? Du monde du chaos décrit par Yann et Surzenkho et dans lequel Louve vit des aventures? Des interactions entre les personnages (Louve-Yasmina, Skald-sa mère, Tjahzi-Louve, etc)?

Pour le lien entre ce qu’a écrit Sente et ce que prévoit Aniel: Kahaniel voulait le pouvoir absolu et pénétrer dans Asgard, et de cela en a été puni (figé dans une prison de glace). Et voir Aniel récupérer une pierre qui pourrait être une clé pour accéder à Asgard, j’ai comme l’impression d’un lien entre les 2 histoires.

Posté le 6 décembre 2023  à 17h48

Tiens, j’ai envie d’en parler pour une fois. C’est à cause d’Isis, ou grâce à elle. C’est ma chouchoute. Je la kiffe depuis 20 ans bientôt. On a grandi ensemble (et séparément).

J’ai relu des Louve, pour voir.

En fait, à la base, je n’ai rien de mal à dire sur ces albums. Les dessins sont bons (surtout les premiers selon moi, avec les couleurs de Graza aussi). Les histoires sont amusantes et certains personnages intéressants.

Je trouve que Yann est un conteur à la fois sérieux et décalé. Il est passionné d’Histoire et de plein d’autres choses. Les projets fourmillent en lui, les idées tournent et décollent, c’est un auteur reconnu de la BD.

Et après… En fait mon souci, c’est qu’en fait, si ce n’étaient pas des Thorgal, je n’aurais pas lu ces albums. J’aurais parcouru quelques pages puis reposé, comme on le fait tous en librairie pour des dizaines de livres chaque année. Combien avez-vous feuilleté d’albums ou de livres sans les acheter, sans les lire ? C’est normal. Ce n’est pas mon genre d’histoire, de rythme, de dialogues ; c’est dommage mais c’est comme ça.

Le second point. Je sais exactement ce que je veux dans un Thorgal. J’ai une image précise et ancrée. Je ne veux pas autre chose. Si on fait autre chose, alors ce n’est pas Thorgal et selon moi ça devrait être autre chose. Ragnor le Viking et son épouse Arnila, avec leurs enfants Javin et Wulfy dans une nouvelle série du Lombard.
Yves Sente, Xavier Dorison et Yann ne m’ont pas proposé ce que je recherche. Et à chaque fois que je reprends un « vieux Van Hamme », je me rappelle que Thorgal est quelque chose de particulier qui fonctionne encore. Les codes ne me paraissent pas indéchiffrables mais personne ne les a repris jusqu’ici.

Au fond, si ces visions nouvelles étaient restées dans les séries parallèles des Mondes de Thorgal et de Thorgal Saga, et qu’en même temps la série mère avait suivi son chemin dans la lignée de ce qu’ont tracé Rosinski et Van Hamme, je les aurais observées avec plus de sérénité. Un peu comme des récréations, des « vu par ». Mais la série mère, ça m’embête vraiment. Je n’ai pas envie qu’on la réinvente.

Voilà. C’est comme ça et ce n’est pas bien grave pour le moment. Je serai juste déçu si la série s’arrête un jour faute de combattants (je parle de vous les lecteurs). Et je prends toujours autant de plaisir à être parmi vous pour discuter.

Posté le 6 décembre 2023  à 19h40

Pour moi, il y a une différence entre les scénarios de Yann sur Louve et sur tous ces autres Thorgal

Louve est une série à  destination des jeunes, particulièrement les filles autour de 10 ans, et dans cette optique c’est globalement une très bonne série. Passez les albums à vos jeunes enfants ou nièces,  ils vont adorer, tous les ingrédients sont là. 

De ce fait, certains fans de Thorgal peuvent trouver la série un peu légère mais il faut la prendre comme une porte d’entrée des jeunes vers l’univers de Thorgal,  un peu comme le roman paru il y a qq années.

Les autres Thorgal de Yann, c’est autre chose et il y a  sûrement un premier effet compliqué  de prendre la suite des pistes complexes lancées par Sente et un  deuxieme effet surproduction 

Posté le 6 décembre 2023  à 19h56

Thorgal-BD a écrit
Mais la série mère, ça m’embête vraiment. Je n’ai pas envie qu’on la réinvente.

Mais du coup, ton arbre généalogique n’est plus à jour ! Toute une partie est manquante du côté du 3eme fils de Thorgal

Posté le 6 décembre 2023  à 20h29

La jeunesse de l’héroïne et ses animaux de compagnie l’orientent pas mal, c’est vrai, et les histoires sont construites comme des contes fantastiques avec des loups, des dragons. Le principe ne me dérange pas et je l’ai même souvent défendu, au fil du temps, auprès du lectorat.
Ce qui posait souci (et je crois que c’est ce qu’Isis évoquait de façon moins diplomate ) ce sont les multiples événements impactants autour des personnages de la série mère ; je ne vais pas les citer ici, il y a eu des tas de débats.

Mais pour ma part je ne fais pas de différence dans mon approche de lecteur. Louve, Jeunesse, Thorgal me semblent construits de façon semblable. Les dialogues, le fil des histoires, la méthode. La gestion des personnages et des interactions. Les rythmes. Les enjeux. Et ce n’est pas un jugement de valeur, je n’ai d’ailleurs pas du tout envie de hiérarchiser les travaux des uns et des autres. C’est seulement le rapport que j’ai personnellement avec les albums et qui fait que je ne suis pas dans le bon public.
Il y a plein d’autres BD faites par plein d’autres gens, qui sont sûrement très bien mais qui ne sont pas pour moi, ce n’est pas très important. Je ne lis plus du tout de comics, je trouve des tas de mangas écœurants, etc.

Je suis toujours sur un fil en fait, parce que d’un côté j’ai envie de défendre Yann et son engagement, et de l’autre je ne lis pas ses albums et j’attends autre chose. Thorgal rend fou.  

Posté le 7 décembre 2023  à 10h28

Jackdrden a écrit
Une fois donc qu’on a oublié les petites entorses au canon thorgalien, ses aventures sont très intéressantes. Yann sait très bien raconter une histoire. Et comme l’a dit Tjahzi, il manie le feuilleton à la perfection. Et je suis très curieux de voir ce qu’il proposera ensuite.

Peut-être faut-il faire le deuil des personnages et du style de Van Hamme pour pleinement apprécier ces aventures ? Le soucis c’est que je n’y arrive pas parce que, justement, les références à l’œuvre de Van Hamme sont là, tout le temps. C’est tout le problème des reprises de BD.

J’imagine que des nouveaux lecteurs apprécient beaucoup plus ces histoires.

Si j’essaye de faire abstraction, ce qui ressort des albums de Louve en particulier c’est une impression de saturation. Je me souviens que la lecture du tome 1 m’avait laissé bouche bée parce qu’il y avait deux histoires emmêlées : Raissa d’un côté, Azzapleston de l’autre. Le lien entre elles me paraissait artificiel et bizarre. Et surtout, pour une histoire de 48 pages, cela me semblait beaucoup trop. Il y a beaucoup, beaucoup de trucs et de machins dans les histoires de Louve, ce qui à moi me semblent excessif, très étranges et assez artificiel. Par exemple les crabes lumineux qui surgissent de nulle part et sont utiles une fois, presque comme un Deux Ex Machina.

En fait, Yann, manifestement, je ne le comprends pas. Les crabes lumineux, il doit trouver ça drôle, ou amusant, ou intrigant… Mais moi, je suis perplexe.

Donc oui, il doit y avoir quelque chose dans l’oeuvre de Yann, mais moi j’y suis imperméable  

Après, c’est une œuvre moderne. J’ai récemment vu le dernier dessin-animé Spider-Man et ça allait très vite, ça bougeait dans tous les sens, tout le temps ! Je me suis dit bonjour l’épilepsie ! Je me fais vieille je crois !  

Jackdrden a écrit
Et toi que penses tu du personnage de Skald? Du monde du chaos décrit par Yann et Surzenkho et dans lequel Louve vit des aventures? Des interactions entre les personnages (Louve-Yasmina, Skald-sa mère, Tjahzi-Louve, etc)?

Skald me semble intéressant même si je n’aime pas le fait que cela soit un fils caché de Thorgal. Ça fait très feuilleton, je trouve ça un peu caricatural. Mais le personnage en soit est pas mal, bien que très peu exploité.

C’est un autre problème que j’ai avec Yann : il ouvre des tas et des tas de pistes scénaristiques qu’il ne ferme jamais. Tu évoques Yasmina, mais elle n’a jamais été autre chose qu’un personnage-fonction. Elle est sensée avoir un passé, un problème à résoudre, mais c’est garé comme une voiture dans un parking longue durée. C’est très étrange. D’ailleurs elle devient quoi, Yasmina ? 

Il faut dire aussi que j’ai des goûts assez particulier. Comme Cat, je suis très attachée à la cohérence d’une oeuvre. Je ne supporte pas quand l’histoire devient absurde, sauf si elle fait partie du genre absurde. Le problème, c’est que Thorgal a toujours été réaliste. Il y a de la magie, de la S-F, mais c’est intra-diegétiquement cohérent. Yann, ce n’est pas du tout son genre. Il est moins rigoureux à ce niveau-là. Il est par contre très rigoureux concernant la réalité historique. C’est des priorités différentes.

Concernant le royaume du chaos, j’ai bien aimé l’univers. Les dessins de Shurzenko sont importants pour cet aspect-là. C’était très bien, je pense. Louve aurait pu y rester plus longtemps.

Thorgal-BD a écrit
Tiens, j’ai envie d’en parler pour une fois. C’est à cause d’Isis, ou grâce à elle. C’est ma chouchoute. Je la kiffe depuis 20 ans bientôt. On a grandi ensemble (et séparément).

  Thorgal change, mais Thorgal.BD est toujours là !

Posté le 7 décembre 2023  à 13h37

En effet, Yann aime faire des feuilletons, lancer des idées qui se suivent sur plusieurs albums et dont le dénouement me semble souvent décousu, inopportun. Nous avions l’habitude d’intrigues en temps réel, souvent une seule à la fois. Il faut s’y habituer car c’est tout simplement son style.

Ça ne me gêne pas qu’il souhaite mettre sa patte à la série, c’est son droit. En revanche, il faut s’adapter aux codes de la série, et ça ne doit pas être l’inverse, car, encore une fois, cela peut nous faire fuir, nous autres « vieux lecteurs »

Pour ma part, je ne trouve pas que la série Louve soit si adaptée que ça à un jeune public, en repensant aux différentes parties de jambes en l’air (Aaricia et Lundgen, Skald et Raïssa, Vigrid et la Gardienne devenue nymphomane), qui en outre n’apportaient rien au récit, mais également l’épisode où Slive arrache la langue d’un enfant, et que penser du comportement complètement schizophrène de Louve…bof bof, je ne mettrai pas cela dans les mains de ma fille de 8 ans avant un bon moment personnellement.

Le royaume du chaos m’a plu visuellement, l’idée est intéressante, mais il me semble que les enjeux étaient trop élevés pour une enfant de l’âge de Louve qui a bien failli y laisser sa vie…

En somme, je dirai que ce qui me dérange, c’est le mix entre le drame et le burlesque, la superposition des personnages et des intrigues, celles à comprendre sur le court terme, d’autres sur le long terme…et le manque de cohérence et de personnalité des albums qui en découlent. Souvent, je ne sais même plus pourquoi les héros sont à cet endroit là, dans cette situation. Pourtant, il ne me semble pas être si distraite que ça d’ordinaire   

Retrait de la vente de "Spirou et la Gorgone bleue"
Posté le 4 novembre 2024  à 19h51

C’est une première ! Il aura suffi de quelques jours de contestations sur les réseaux sociaux pour que l’album de Yann et Dany soit retiré de la vente et détruit par Dupuis !   

Si vous n’avez pas suivi les évènements de ces derniers jours, tout est parti d’une vidéo sur TikTok qui présentait « Spirou et la Gorgone bleue » comme raciste et misogyne. La BD est quand même restée en vente un an avant cet emballement médiatique…

De quoi laisser songeur sur la liberté artistique et aussi le poids des réseaux sociaux. Voici la réaction des Editions Dupuis sur FB :

Depuis quelques jours, les prises de parole se multiplient pour exprimer la colère ressentie devant la représentation des personnes noires et des femmes dans le Spirou « vu par » de Dany et Yann : « La Gorgone bleue » publié en septembre 2023.
Nous sommes profondément désolés si cet album a pu choquer et blesser. Cet album s’inscrit dans un style de représentation caricatural hérité d’une autre époque.
Plus que jamais conscients de notre devoir moral et de l’importance que représente la bande dessinée en tant qu’éditeur et plus largement le livre dans l’évolution des sociétés, nous prenons en ce jour la pleine responsabilité de cette erreur d’appréciation.
C’est pourquoi, nous tenons à présenter nos plus sincères excuses. Nous avons mis en œuvre le retrait de l’ouvrage de l’ensemble des points de vente.
Les Éditions Dupuis
 
De nombreux articles viennent de paraitre dans la presse sur le sujet. Voici celui paru dans la presse spécialisée chez ActuaBD :

Les éditions Dupuis cancellent… Spirou !

« Dans un communiqué, les éditions Dupuis annoncent faire retirer de la vente l’album Spirou et la Gorgone bleue, accusé de « racisme » dans les réseaux sociaux. Ils reconnaissent une « erreur d’appréciation » et annoncent le retrait de l’ouvrage et la mise au pilon de leur stock.

En effet, depuis quelques jours, certains réseaux sociaux se faisaient le relais de personnes qui, découvrant cette bande dessinée parue voici plus d’un an, comme « la bande dessinée la plus raciste de l’année 2024 » pointant les représentations des Noirs qui seraient problématiques, parce que « ressemblant à des singes ».

Interrogé, le dessinateur Dany -le seul désigné responsable de cette publication- invoque une caricature qui serait appliquée à part égale entre noirs et blancs ; une représentation qui est celle de grands auteurs comme Franquin, l’un des meilleurs dessinateurs de Spirou, dont il s’inscrit dans la tradition. Une tradition qui, apparemment, ne passe plus aujourd’hui auprès de certaines catégories de lecteurs.

Nous ne sommes pas étonnés par cette polémique à propos d’un album, scénarisé par Yann, dont la publication avait été décidée huit ans avant sa parution par Sergio Honorez, l’éditeur précédent de Stéphane Beaujean, l’éditeur actuel.

Tout en faisant l’interview d’un auteur, Dany, 81 ans à ce jour, figure marquante dans l’âge d’or de la bande dessinée belge, qui réalisait là son premier Spirou, voici ce que nous avions écrit à propos de cet album sur ActuaBD au moment de sa parution : « Quel étrange album que le Spirou dessiné par Dany ! Déjà, il y a quelque chose de transgressif dans le choix du dessinateur : Dany, pilier historique de chez « Jules-de-chez-Smith-en-face », le Journal Tintin, opérant sur Spirou, c’est un événement ! Avec le scénariste Yann au scénario, lequel adore jouer avec les codes, les citations, les concepts pour mieux les déconstruire, les « sensitive readers » de chez Dupuis ont dû être chauffés à blanc : écologie, féminisme, minorités… Dans cet album, c’est clairement le discours « woke » qui est la vedette du récit et qui en prend plein la figure. Au casting, un clone de Donald Trump, le député français Aymeric Caron, une chaîne de fast-food de style McDonald, Jones, la comparse de XIII, et le 7e continent, celui des déchets plastiques accumulés au milieu de l’océan. Tout cela est brassé avec un joyeux esprit foutraque qui se fiche des conventions. »

Nous n’en avions pas fait l’album de l’année mais nous avions déjà perçu en raison de son propos, tout le potentiel polémique de l’ouvrage. Lequel n’a pas manqué à se manifester… un an après… Pourquoi un an après ?

Que cet album ait pu interloquer, du fait de sa critique certaines cibles : éco-terroristes, féministes, etc., cela ne nous a donc pas étonnés. La critique de la représentation des Noirs, en revanche, nous a surpris. C’est l’époque qui veut cela : certaines représentations ne passent plus de nos jours. Ce débat mérite d’être ouvert. Après tout, Moulinsart a bien fini par concéder une notice signalant les préjugés racistes dans Tintin au Congo.

Ce qui est plus étonnant, c’est la décision de Dupuis, de « canceller » une œuvre qu’elle a elle-même publiée il y a un an. La charge est lourde contre les auteurs comme contre le précédent éditeur : « erreur d’appréciation », représentation problématique des « personnes noires et des femmes », il n’y avait personne en septembre 2023 chez Dupuis pour s’en apercevoir, du PDG Julien Papelier jusqu’aux commerciaux, aux libraires ? Ce n’est pas la première fois que nous posons cette question : Y-a-t’il un Pilote dans l’avion ?

Reste une question plus fondamentale. Dans les années 1960, un ecclésiastique était consulté par Monsieur Dupuis qui signalait les bandes dessinées problématiques à l’éditeur. Les auteurs à l’époque (Franquin, Morris, Goscinny…) avaient lutté contre cette pratique encouragée par commission de la Loi de 1949 pour la protection de la jeunesse qui avait fait des remontrances à l’encontre de Lucky Luke, Gil Jourdan, Alix, le Marsupilami ou encore Blake & Mortimer. Aujourd’hui, les bons pères semblent avoir été remplacés par des « sensitives readers ». Est-ce là une bonne évolution ? »

Source : ActuaBD

Posté le 4 novembre 2024  à 21h22

Oh, quelle histoire compliquée ! Que c’est dur !

C’est dur pour les auteurs, c’est dur pour l’éditeur, et manifestement c’est aussi dur pour les lecteurs…
Comment tout cela a-t-il pu arriver ?

Yann et Dany doivent être vraiment sidérés, profondément touchés par la méthode, le timing. Parce qu’au final ils sont un peu seuls face à la foule (ou plutôt face à « une » foule). L’album avait déjà vécu sa vie, après un an les ventes doivent devenir anecdotiques pour un album s’il n’a pas particulièrement cartonné. Le retrait aurait presque pu être assez discret, s’il semblait nécessaire.

Je n’ai pas suivi tout ça. Combien de personnes ont réagi et se sont plaintes ? Est-ce que c’est 15, est-ce que c’est 1000 ? Combien ont lu l’album avant d’en parler ?

Au niveau de l’album de Yann et Dany, j’ai bien du mal à donner un avis. Il est important d’écouter les personnes qui pourraient se sentir choquées. Il est aussi important de préserver un espace de caricature, d’humour trash, d’idées libres. Je ne sais pas si la gorgone entre dans ces cases, je ne sais pas quel est le public visé et quels sont les thèmes abordés.
Les réseaux sociaux disent du mal de tout et de tout le monde, parce qu’ils sont justement un espace de caricature, d’humour trash et d’idées libres. C’est presque paradoxal de les écouter, ils ne sont pas faits pour ça. Ce n’est pas non plus une usine à gros cons. Ce sont juste des espaces de liberté sauvage, dont l’importance ne devrait pas dépasser le temps du clic mis pour les rejoindre. S’ils se mettent à dominer la pensée humaine, où va-t-on ? Skynet ne va pas aimer, quand on va le démarrer.

Posté le 5 novembre 2024  à 7h31

Je sais pas, il n’y a pas besoin d’être spécialement « woke » (je hais ce terme fourre-tout) pour s’offusquer de ce qu’on voit dans ce Spirou. Le lien suivant donne une idée assez claire avec de nombreux extraits de planches : 

Lien vers threadreaderapp.com

L’humour « Banania » avec des noirs encore plus caricaturaux que dans Tintin au Congo, ça passait dans les années 80, mais là on est en 2024.

Pareil pour la représentation des femmes. Le côté sexy avec fesses et seins rebondis, je m’en tape, c’est presque une habitude depuis notamment la reprise par Tome et Janry (y compris dans Le Petit Spirou), Luna Fatale a fait transpirer plus d’un pré-ado.

Mais les idées véhiculées par le scénario de cet album sont quand même au ras des pâquerettes, tendance nauséabond. Trouver ça dans un bac de BDs seconde main du siècle dernier ne m’aurait pas choqué, certaines planches bien drôles du grands Gotlib feraient hurler si ça sortait aujourd’hui (n’est-ce pas, Hamster Jovial et Pervère Pépère ?).

Mais sans s’auto-censurer, il faut savoir s’adapter à son époque. Sortir ce truc bien moche et datées aujourd’hui chez Dupuis me parait plus que limite, même sous l’excuse un peu facile du  « boah, c’est de l’humouuur ». Allez, Dany a 80 ans passés et donc un vécu et ressenti de son époque. Je suis bien plus surpris par le scénario de Yann, qui a quand même vachement forcé le trait.

Un film comme « Une année difficile » s’amuse aussi à caricaturer un poil les mouvements écolo-gauchistes comme Les Soulèvements de la Terre, mais de manière intelligente et avec un vrai humour. Là, c’est la grosse tartinade avec triple couche de gras comme on le voit plutôt dans des BDs de Marsault et autre trublions d’extrême droite.

A la limite en album full caricature tendance pastiche chez un éditeur comme Les Requin Marteau, pourquoi pas (et j’aurais quand même trouvé ça nase). Mais en tant qu’album classique de la série « Spirou vu pas… », pour moi c’est trop limite.

Posté le 5 novembre 2024  à 8h55

Je viens de regarder la vidéo de Dany un peu plus haut, le projet semble avoir été mouvementé.

Je ne savais pas que Yann avait eu de graves problèmes de santé (c’est évoqué par Dany), j’espère qu’il s’en est bien remis.

Pour le reste, j’ai bien du mal à me positionner. On vit dans un monde où le racisme et le complotisme ont pignon sur rue et se promènent allègrement dans tous les médias, invités et réinvités à commenter notre époque et à exiger leur légitimité. Tout le monde parle très fort sur les plateaux télé et ressort des débats avec les mêmes idées qu’en entrant. C’est d’une violence, c’est tellement impactant. Et à côté de ça on censure des p’tites BD. Qu’on a bien sûr le droit de ne pas aimer, de ne pas vouloir. Je ne sais pas bien quoi en penser.

Posté le 5 novembre 2024  à 10h04

Je n’ai pas lu l’album.

J’ai bien l’impression qu’on est face à un effet Streisand. Cet album, personne n’en avait entendu parler, il me semble. Finalement, les personnes contre l’album ont braqué les projecteurs sur celui-ci, et ce n’est probablement pas ce qu’ils voulaient.

J’ai vu récemment une vidéo qui suggérait que toutes ces polémiques ne servent absolument à rien d’autre qu’augmenter les tensions et les extrémismes. Si ça vous intéresse : Il a créé un hit international … et ça a DÉTRUIT sa carrière

Modifié le 6 novembre 2024  à 13h27
Posté le 5 novembre 2024  à 20h44

Rien de surprenant dans cette BD : Yann a fait sa yannitude habituelle, et Dany sa danytude. Qu’est-ce que Dupuis aurait pu attendre d’autre de leur part ? J’ai lu le début de l’album et l’ai reposé bien tranquillement dans son rayon, à destination des fans de la complétude spirouyenne. 

Posté le 5 novembre 2024  à 22h20

Je ne connaissais pas l’expression « effet Streisand ».

Je suis allé lire/regarder diverses choses ici ou là ce soir, sur ce sujet. J’ai essayé de remonter le sujet sur BDgest mais c’est assez illisible, les propos se mélangent, ça va trop vite et en plus les gens s’engueulent. Ça m’a fait fuir.

Au final il me semble que personne ne ressort gagnant de cette affaire. J’ai aussi l’impression que certains propos chez l’éditeur expriment l’idée que les auteurs seraient vieux, d’une autre époque. On ne devrait pas dire ça de ses auteurs. Et le livre a été fait, validé, paru. Je ne comprends rien à tout ça.

Je ne sais pas si Yann aura envie de s’exprimer sur la question.

Posté le 6 novembre 2024  à 6h52

C’est bien triste. Sur le fond je peux comprendre, sans être d’accord, mais sur la forme de comment, par qui et en 3 jours là, non.
On ne devrait pas détruire des livres.
Je n’ai plus envie de m’exprimer sur le sujet, je me force juste à écrire ici pour dire une chose :

Si vous les croisez : Soutien aux auteurs !

Posté le 6 novembre 2024  à 7h10

Thorgal-BD a écrit

Je ne connaissais pas l’expression « effet Streisand ».

J’ai aussi l’impression que certains propos chez l’éditeur expriment l’idée que les auteurs seraient vieux, d’une autre époque. On ne devrait pas dire ça de ses auteurs. Et le livre a été fait, validé, paru.

Effectivement, on est complètement dans l’effet Streisand ici. A l’heure de l’immédiateté d’internet et de la prévalence de l’émotion face à la réflexion, la réaction de Dupuis de supprimer l’album du circuit mets ce dernier complètement sous le feu des projecteurs… On pourra ajouter cet évènement à la liste des exemples sur Wikipedia

Pour le reste, je te suis complètement : l’éditeur se dédouane un peu sur les auteurs, alors que l’album a été relu et lancé à l’impression chez Dupuis par un tas de gens qui ont, de fait, validé son contenu. Un peu facile de dire « ahlala, désolé, c’est la faute des vieux ».

Thorgal-BD a écrit

Au final il me semble que personne ne ressort gagnant de cette affaire.

Alors c’est aussi risible que peu surprenant : les scalpers et spéculateurs de tout poil en profitent pour tenter, eux, d’en être les gagnants : 

Posté le 8 novembre 2024  à 11h17

Cette histoire a déclenché un sacré remue-ménage dans le monde de la BD, et même entre auteurs de Dupuis. On assiste à un affrontement entre ancienne et nouvelle génération d’auteurs sur les réseaux sociaux. Tout ça laissera des traces…

Dany s’est pour la première fois exprimé dans cette vidéo du journal L’Avenir :

Lien vers www.lavenir.net

PS : Je n’arrive pas à vous afficher la vidéo hébergée sur Dailymotion, vous la trouverez via le lien sur le journal en ligne.

Ajout du webmestre : J’ai intégré la vidéo.

Modifié le 17 novembre 2024  à 15h12
Posté le 10 novembre 2024  à 17h38

C’est bien ici, on parle avec un peu de doutes et de raisonnement.

Je me suis dit 2 choses :

d’un côté je ne suis vraiment pas fan des lynchages publics et de l’impact de la haine déployée sur les réseaux sociaux sur la censure ….. et sur la société en général.

D’un autre côté, à force de faire des reprises de tout et n’importe quoi (pour faire du flouze, parce que bon, le côté créatif tout ça … je ne suis pas sûre), les éditeurs et les auteurs se prennent les pieds dans le tapis. Ils n’avaient peut-être pas besoin d’aller réveiller cet humour Banania en effet. 

Bref je ne remercie pas les éditions Dupuis de provoquer 2 évènements désagréables.

Moi je ne soutiens pas pour soutenir, l’art comme l’humour ont besoin d’un peu d’intelligence, là … je ne suis pas sûre …

Dans l’ensemble je suis assez d’accord avec Znokiss. Et ce n’est pas parce que des auteurs sont des hommes, vieux, blancs et connus, qu’ils ont forcément raison.

Posté le 10 novembre 2024  à 18h24

Moi ce qui me gêne surtout, c’est la méthode. Que moins de 48h après un message sur TikTok, l’éditeur fasse retirer de la vente un album qu’il vend depuis 1 an, le tout sans aucun contact avec les auteurs, c’est assez malhonnête. Sur le fond, ce n’est pas mon genre de BD, complètement dépassée, alors qu’elle est sortie en 2023. Dans le dernier entretien avec Dany dont je vous ai mis le lien, le dessinateur serait d’accord de modifier ses dessins. Mais je ne pense pas que ça se fera, parce que c’est tout l’album qui est à revoir…

Posté le 11 novembre 2024  à 8h51

Tjahzi a écrit
Moi ce qui me gêne surtout, c’est la méthode. Que moins de 48h après un message sur TikTok, l’éditeur fasse retirer de la vente un album qu’il vend depuis 1 an, le tout sans aucun contact avec les auteurs, c’est assez malhonnête.

Bienvenue à l’ère d’Internet, de Tik Tok, de Twitter et de la déshumanisation de l’autre qui n’est plus qu’un texte qui s’affiche sur l’écran.

Je pars loin, mais tout ça, ça vient d’Internet et de comment ça a tordu notre rapport à l’autre.

Je n’ai pas été voir le débat su BDGest, mais je peux très bien imaginer le ton de certains messages. Je suis souvent ébahie de la colère, de la rage des échanges sur les réseaux sociaux. Ébahie et très mal à l’aise.

Posté le 17 novembre 2024  à 17h34

Je viens d’intégrer la vidéo de Dany un peu plus haut.
Elle est curieuse cette vidéo. J’ai le sentiment que l’auteur est touché, je le trouve sincère. Le plus étonnant, quand même, c’est que le problème des caricatures a été soulevé, discuté, les dessins ont été refaits et le résultat n’a pas fonctionné. La retouche ne me semble pas améliorer le dessin initial qu’on voit dans la vidéo.
Il en reste une situation ubuesque avec un album qui avait globalement déjà fait une bonne partie de son parcours et qui est propulsé sous les projecteurs pour de mauvaises raisons.

Après, que des gens le revendent en gagnant plein d’argent, ça regarde les gogos et les spéculateurs. C’est le marché parallèle des idiots.

A mon très très modeste niveau, cette censure me rappelle un petit épisode personnel. Lorsque j’ai écrit mon bouquin « La chute de l’étoile mourante » et que je l’ai envoyé à l’éditrice qui m’accompagnait, elle m’a retourné le manuscrit avec des retouches de partout. Des dizaines de retouches. Elle avait retiré toutes les mentions qui touchaient à l’aspect des femmes ou aux rapports de séduction, même légers. Par exemple, selon elle, je pouvais mettre « vieil homme » mais pas « jeune femme ». Je ne pouvais pas mettre une fille en short ou lui dénuder les épaules. Pas question de noter qu’une fille était « jolie » ou d’insister sur la séduction qui pouvait s’installer entre deux personnages, qu’ils soient fille ou garçon. Etc. Les coupes étaient assez violentes parce que je n’avais pas le sentiment d’avoir écrit quelque chose d’incorrect, et parce que ça avait été fait sans même me consulter.
Et donc j’en viens à mon sujet : cette censure m’a fait m’interroger. J’ai lu et relu. Étais-je dans le faux ? Est-ce que j’avais, sans m’en rendre compte, une attitude misogyne dont je n’avais pas conscience ? On peut passer à côté de ses propres carences. Un œil extérieur est toujours bon.
Alors j’ai fait relire le texte à diverses personnes qui n’y ont rien, mais alors rien vu de bizarre ou gênant. J’ai fini par y voir chez l’éditrice une forme de militantisme poussé à l’absurde et surtout une retouche réalisée sans mon accord. J’ai repris le texte en m’efforçant de trouver l’équilibre entre ses attentes et les miennes. Pas par conviction mais parce que j’ai pensé que c’était peut-être une ligne éditoriale radicale défendue par Mango. Je n’en sais rien.

Posté le 17 novembre 2024  à 20h52

Je suis choqué de ce que tu racontes. J’avais compris qu’on vivait une époque de censures stupides mais pas à ce point. Encore que ça fait un bon moment que Tex Avery est censuré. Récemment même Carl Barks a eut des épisodes de La jeunesse de Picsou retirés des rééditions aux USA. Mais les exemples que tu donnes de ton texte, purée c’est fou.

le monde est fou
Posté le 18 novembre 2024  à 7h12

est-ce parce que Mango vise un public très jeune ?

c’est vraiment exagéré, et ça nous rend dingue : j’ai lu ton commentaire hier soir avant de lire un Boule et Bill (merci mon fils de me faire revenir à la médiathèque) et bien j’y ai vu de la séduction entre enfants et j’ai donc repensé à Mango… dans Boule et Bill !! Je parle même pas du Petit Spirou… on nous déforme le cerveau, on voit le mal partout alors que c’est juste la vie… triste

Posté le 18 novembre 2024  à 17h12

Thorgal-BD a écrit
Je viens d’intégrer la vidéo de Dany un peu plus haut.

Merci ! Effectivement, Dany est incrédule de ce qui arrive à son album. Mais je comprends encore moins ce qui t’est arrivé avec ton jeu. Le monde que les censeurs nous proposent est bien triste, et surtout très fade. Je pense que c’est temporaire, l’humanité vit en permanence des cycles alternant périodes de liberté et de contrainte. Vivement que ça passe !   

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