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Xavier · Dorison

Les scénaristes – Dorison, Sente, Mariolle et Yann

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Xavier Dorison
Posté le 1 septembre 2014  à 9h20

Xavier Dorison est le nouveau scénariste de Thorgal !

Voici une photo piquée sur le site de Glénat.

Je vous rappelle, si vous n’avez pas suivi la saga de l’été, qu’Yves Sente a quitté la série il y a quelques mois (voir ce sujet ICI).

Dorison avait fait partie des auteurs approchés au moment de la création des Mondes de Thorgal, les séries parallèles. Il avait d’ailleurs proposé un scénario assez abouti sur Pied-d’arbre, pour la série (finalement annulée) qui devait revenir sur certains personnages secondaires, un peu comme XIII Mystery pour ceux qui connaissent.

Cette histoire a finalement été adaptée et est sortie en deux tomes nommés « Asgard », avec Ralph Meyer au dessin. Si vous aimez Thorgal, les Vikings, ou même simplement l’aventure et les belles BD, je vous conseille ces deux albums qui sont excellents.

« Pied-de-fer », paru en mars 2012 chez Dargaud.

« Le serpent-monde », paru en janvier 2013.

Il est d’ailleurs assez amusant de lire ces livres en essayant de transposer chez Thorgal. Le ton des albums est fort, sans concession, cruel. J’aime beaucoup.

Du même auteur, il y a aussi le tome 1 de XIII Mystery (dont je parle plus haut) consacré au tueur « La Mangouste ». Un chouette album aussi.

Il a aussi travaillé sur pas mal d’autres séries, mais je vais éviter pour une fois de parler de livres que je ne connais pas. A vous d’en parler, si vous connaissez.

Evidemment, j’ai comme tout le monde de grandes attentes ! Xavier Dorison écrit donc pour deux séries, Thorgal (avec Rosinski) et Kriss de Valnor (avec De vita). Mais il faudra attendre plus d’un an pour voir ce que ça donne.
Je suis pour ma part, comme d’habitude, particulièrement optimiste.

Posté le 1 septembre 2014  à 12h20

Pour ma part je connais « le sanctuaire » et « West » qui sont d’excellentes Bd.
Bienvenue a Xavier Dorison qui j’espère sera remettre notre « viking » préféré sur la bonne voie .

Posté le 1 septembre 2014  à 16h57

Ce que j’aime avec la saga de Thorgal, c’est qu’elle s’étend à présent à ses auteurs !
Une très belle découverte pour moi : je ne connaissais pas Xavier Dorison, mais après l’avoir écouté dans cette longue interview, je suis impatient de le voir redonner vie à Thorgal !

Posté le 1 septembre 2014  à 22h04

Merci pour le lien ! Je vais aller voir ça, et mettre la vidéo « en dur » sur le forum.

J’ai mis une info en page d’accueil du site, un truc bateau, mais qui présente un peu notre nouveau camarade. Bon par contre je n’ai pas remis la photo avec « Glénat » marqué derrière, on ne va quand même pas parler de Glénat sur un site dédié à une BD du Lombard, allons.

J’ai donc piqué la photo du Lombard (ou plutôt de Dargaud mais c’est la même). Version ténébreux.

Bon ce garçon a à peu près mon âge, un enfant de Goldorak et de Capitaine Flam. C’est bien. J’espère qu’il avait un Atari dans les années 80 et qu’il était fan d’Indochine et Tears for fears.

Je vais essayer de gratter auprès de mes contacts pour pouvoir lui poser quelques questions, sur les sujets qui vous intéressent (comme Atari ou Tears for fears).

Pour ma part je connais « le sanctuaire » et « West » qui sont d’excellentes Bd.

Hé bien, ma bibliothèque va encore s’alourdir.

Posté le 2 septembre 2014  à 13h35

Je suis plus qu’enthousiasmé par l’annonce ! On m’a récemment fait découvrir la série Long John Silver pour laquelle il s’est occupé du scénario (avec Lauffray aux dessins) et j’avais été conquis par l’ambiance, les thèmes, le découpage mais surtout la narration, que j’avais trouvée efficace mais pas simpliste.
Je ne connais donc que très peu son œuvre mais il me semble pouvoir tout à fait écrire en accord avec l’ambiance des mondes de Thorgal qui nous est si chère. J’ai hâte de voir ce que vont donner les associations avec Rosinski et De Vita, même si le défi est de taille pour cette reprise.

Tout ceci va faire de la pub pour la série Asgard que je ne vais pas pouvoir m’empêcher d’acheter. Je vais aussi de ce pas visionner l’interview du bonhomme.

Posté le 2 septembre 2014  à 18h24

Je suis super content que ce soit Dorison! J’ai adoré l’album la mangouste et j’ai « dévoré » Long John Silver! Cher Webmaster, je te recommande vivement cette série de 4 albums! Donc pas mal d’espoir pour la suite de Thorgal!

Posté le 3 septembre 2014  à 15h37

Raah ! Tout mon beau pognon qui va encore partir en BD !

Tout ceci va faire de la pub pour la série Asgard que je ne vais pas pouvoir m’empêcher d’acheter.

Pour ma part, à y réfléchir, je crois que Asgard est sûrement le meilleur album de Thorgal que j’ai lu ces dernières années. C’est curieux de le dire comme ça, mais c’est un peu mon ressenti.

Si vous avez suivi le sujet où je parle de mon projet de livre dont vous êtes le héros (c’est ICI), j’ai choisi un album avec Pied-d’arbre, et en écrivant les passages où il évoque son passé, j’avais Asgard en tête. Pas comme canon de l’histoire, mais comme référence utile et plausible, notamment pour cerner la personnalité d’Arghun.

Posté le 11 septembre 2014  à 23h21

Je ne connais pas très bien Xavier Dorison. De ce qu’il a écrit, je n’ai lu que le premier cycle du Troisième Testament et le XIII Mystery consacré à La Mangouste. Cependant, ce sont deux oeuvres marquantes. Du coup, je suis véritablement curieux de voir comment le scénariste va reprendre en main la franchise Thorgal dans la durée puisqu’à court terme, il va être obligé de composer avec le cycle entamé par son prédécesseur. Bref, j’étais sur le point de laisser tomber la lecture des nouveaux albums de Thorgal ou tout du moins, ceux des séries des Mondes mais désormais, cette annonce me redonne envie de poursuivre la découverte de cet univers qui me fascine depuis que je suis gamin.

Oh et vos posts m’ont donné une envie irrépressible envie de mettre la main sur Asgard ! ^^

Anonymous
Posté le 16 septembre 2014  à 0h14

Je ne veux pas paraître optimiste mais…je sens que ça va être bien

Posté le 19 septembre 2014  à 15h31

Concernant Dorison, j’ai un ami qui ne jure que par le Troisième Testament (une véritable BDphilie!), que j’ai également bien apprécié.
J’ai lu les West mais moins apprécié le dessin et le côté occulte.
J’ai bien aimé la Mangouste et j’ai prévu de démarrer le Sanctuaire prochainement! (Je viens de finir le dernier tome paru de Prométhée de Christophe Bec également).
Bref, assez content de ce changement et je souhaite qu’il apporte la même vigueur que Sente a amené dans XIII!

Posté le 19 septembre 2014  à 22h57

Je n’ai pas lu Le Troisième testament, mais je vous avoue que je n’en ai vraiiiiiiment pas envie du tout.

Faut dire que pour moi, les complots religieux avec des manuscrits antiques et convoités, des tortures sinistres avec du sang partout et des inquisiteurs et des archevêques tous vilains et pas bô, ça m’ennuie et m’agace au plus au point . Je sais pas si c’est de cela qu’il retourne, mais en lisant le synopsis ça m’a tellement paru du Da Vinci Code moyenâgeux que bon…

Voilà, bon, tout ça pour dire que je suis vraiment pas emballée si c’est cette série qui est le top de ce scénariste . Après, je répète que je ne l’ai pas lue. Peut être qu’elle est géniale et pas aussi stéréotypée qu’elle en a l’air. Mais il me faudra d’autres preuves pour que je m’emballe .

Posté le 22 septembre 2014  à 21h02

Tu ne peux pas juger sur un thème, quand même ? Allons allons.
En plus, je pense que la référence au Da Vinci Code ne passe pas, Le troisième testament date d’avant l’écriture du livre, il me semble. La BD a près de 20 ans, le livre doit avoir 10 ans à peine. On ne va pas taper sur toutes les histoires antérieures à ce bouquin.

Du coup tu m’as donné envie de lire la BD, chipie, rien que pour t’embêter. Tu n’as pas pitié de mes sous.

Et je vais encore t’embêter un peu avec la couverture d’un album qui sort dans deux jours, une nouvelle série, « Red skin ».

Les premières planches peuvent être lues sur la bédéthèque, ICI.

Voilà une couverture qui fait du bien au moment où l’automne débarque. L’histoire, une espionne russe qui arrive aux USA et combat un tueur en série bien crado. Ca a l’air drôle et rythmé, et le dessin me semble rond et ferme, ce qui n’est pas à négliger.

Posté le 23 septembre 2014  à 19h50

Dan Brown n’a rien inventé hein .

Mais non, je ne juge pas sur un thème. J’attend juste que quelqu’un me donne des avis sur d’autres œuvres de ce monsieur. Ou me rassure en me disant que le Troisième testament a quand même des bons trucs originaux malgré son synopsis.

Mais je t’encourage à le lire, comme ça tu pourras me dire si le type est suffisamment bon pour s’attaquer à Thorgal.

Pour la BD que tu me montres… tu as raison, ça me produit également des … Et j’aime pas du tout les supermans/supergirls.

J’aime rien en fait .

EDIT: Plus sérieusement, c’est juste que je vois rien dans la biblio de ce garçon qui me semble intéressant . Pour moi bien sûr. Donc je peux pas trop partager l’engouement général.

Posté le 23 septembre 2014  à 21h48

Et Asgard, une histoire de Vikings plus ou moins dérivée de Thorgal ? Mmh ? Même pas ?

Bon, pour ma part j’ai lu le 1er tome de Long John Silver.

Je lis rarement des histoires de pirates, mais il faut reconnaître que c’est pas mal. Le dessin est parfois un peu « embrouillé » pour moi, j’aime bien quand c’est plus net, mais il faut reconnaître qu’il colle bien à l’histoire et qu’il est très efficace. Les couleurs aussi, la couverture est top.
J’attends avec impatience comment le dessinateur va réaliser les scènes en mer, dans le prochain tome.

L’histoire est sympa, rythmée, avec des personnages qui ont de la personnalité.
C’est tiré de « L’île au trésor », de Stevenson, que je n’ai jamais lu. J’ai (vaguement) honte mais c’est ainsi. Je viens de télécharger l’ebook, ce sera lu avant la fin de la semaine.
Je pense que c’est presque indispensable pour bien entrer dans l’histoire, puisqu’on retrouve dans l’album les mêmes personnages que dans le livre.
Je trouve intéressant de voir comment Dorison a géré la suite d’une œuvre, après tout il va faire la même chose pour Thorgal.

Une remarque au passage, beaucoup d’albums qu’il a écrits ont été réalisés avec un partenaire. C’est un homme qui aime travailler en équipe.

Posté le 24 septembre 2014  à 21h50

Je suis surtout inquiète parce que Le Troisième testament semble être son Magnum Opus.

Mais oui, Asgard semble un bon commencement, c’est vrai .

Une autre chose qui m’inquiète un peu c’est dans le dosage de la violence. Même si il y a certaine scène hardcore dans Thorgal, elle sont quand même rare. Asgard, c’est comment à ce niveau?

Posté le 24 septembre 2014  à 22h08

Je dirais que, niveau violence, le double album est du niveau du diptyque « La galère noire » et « La chute de Brek Zarith ». Deux albums très durs, mais on est donc dans les standards de la série.

Et comme je vois ce dont tu veux parler, il n’y a pas de meurtres gratuits ou de violence banalisée, pas d’érotisme exagéré ou de scènes bizarres. On est dans un monde rude et dangereux, où une bête rôde et répand le malheur. Voilà. Tout le monde ne s’en sort pas.

Posté le 24 septembre 2014  à 23h18

Bon, me voilà un peu plus rassurée du coup .

Posté le 3 octobre 2014  à 9h15

Et ben, changement de scénariste, de coloriste.
Ca bouge.

Le temps nous dira si c’est une bonne chose ou si ça ne change rien (je ne veux pas imaginer une troisième voie).

J’ai aussi vu que le scénariste de Lady S. Changeait.

Pff, ça bouge, ça bouge…

Posté le 5 octobre 2014  à 13h12

le troisième testament, c’est à l’époque de la sortie une des premières BD de la vague catholique fantasy qui a déferlé par la suite (triangle secret, etc..). c’est très bon surtout les deux premiers tomes avec des planches en contre plongée sous le trait d’Alice.

Long John Silver est une suite improbable à l’île au trésor, le chef d’œuvre de Stevenson (Honte sur toi ThorgalBD, c’est peut être le meilleur récit d’aventure de l’histoire du livre). Le style un peu bâclé de Lauffray sert fidèlement le scénario.

Le monsieur, il sait faire de la bonne BD d’aventure grand public même s’il a un peu de mal à terminer ses histoires. Donc pour Thorgal, cela peut donner un second souffle à la série. De toute façon, ce ne peut pas être pire que le marasme dans lequel est tombé Thorgal, qui était très prévisible il suffisait de lire les commentaires émis ici il y a qqs années.

Posté le 7 novembre 2014  à 12h16

je suis le fils de xavier dorison je répondrai a toute vos question si vous voulez

Posté le 7 novembre 2014  à 12h18

une autre série vaut le coup c est HSE toujours de mon père et c’est archi bien

Posté le 7 novembre 2014  à 20h54

HSE, j’en ai entendu parler, un monde où les hommes peuvent être cotés en bourse, pour leur valeur réelle ou supposée. Je serais assez curieux de feuilleter, voir le dessin.

Pour ma part j’ai lu le tome 2 de Long John Silver.

Mon avis, encore meilleur que le premier ! Superbe ambiance, personnages costauds, et puis en fait j’ai envie de lire la suite, là, et c’est toujours pour moi le signe qu’un album est réussi.

La couverture est juste magnifique.

Posté le 14 novembre 2014  à 13h48

Bon, pour ma part j’ai lu le 1er tome de Long John Silver.

Je lis rarement des histoires de pirates, mais il faut reconnaître que c’est pas mal. Le dessin est parfois un peu « embrouillé » pour moi, j’aime bien quand c’est plus net, mais il faut reconnaître qu’il colle bien à l’histoire et qu’il est très efficace.


Pour ma part, j’ai commencé à lire le 1er tome mais j’ai arrêté au bout de 10 pages, le dessin (amplifié par les couleurs) m’a trop rebuté, j’ai bien essayé de m’accrocher mais je n’ai malheureusement pas réussi…

Posté le 15 novembre 2014  à 6h27

Je vous signale la parution d’Asgard en intégrale, à 30 euros.
La couverture rouge est très sympa.

Le prix est un peu trop élevé, plus cher que les albums individuels. Mais l’album est accompagné d’un cahier graphique, pour 128 pages au total.

Posté le 19 janvier 2015  à 20h01

Que ce soit avec Asgard, Long John Silver ou le tout nouveau Ulysse 1781, Xavier Dorison déchaîne l’enthousiasme! Pour preuve, voilà ce qu’on dit de lui sur BDzoom cette semaine, suite à sa collaboration avec Éric Hérenguel : Tome 1 d’Ulysse 1781.

Undertaker, qui sortira fin du mois avec Ralph Meyer au dessin, fait de son côté la couverture du supplément de Casemate de janvier-février : Casemate 77. Mais le pire dans cette longue interview, c’est que Dorison n’y donne aucun détail sur le prochain album de Thorgal, c’est insupportable !

Posté le 22 janvier 2015  à 20h21

Merci pour les infos et les liens.

Undertaker m’attire particulièrement, notamment pour le dessin de Meyer, dont j’ai la plupart des albums, à part la série IAN.

L’interview est intéressante mais ne livre effectivement rien sur les projets en cours chez Thorgal.

Je n’ai pas encore lu la suite de Long John Silver, par contre j’ai lu les 4 albums du Troisième testament.
Pas mal, avec de belles balades à travers l’Europe. Le thème des écritures bibliques n’est pas ce que je préfère, du coup je ne me suis pas passionné pour la quête (très documentée, presque trop parfois, d’ailleurs). Par contre il y avait de belles images et l’histoire est très bien construite. Et puis il y a une gestion du destin qui me plaît beaucoup, le bout de la route étant pour chaque personnage fortement inattendu.

Les couvertures sont superbes.

Posez vos questions à Xavier Dorison
Posté le 24 janvier 2015  à 8h03

Xavier Dorison sera au festival d’Angoulême le semaine prochaine.

Je vous propose de lui poser vos questions ! Certaines d’entre elles seront sélectionnées, ce qui fera de vous des journalistes amateurs non payés, vous pourrez l’inscrire sur votre CV.

De mon côté je prépare une batterie de questions, mais si les vôtres sont bonnes, je pourrai vous les piquer pour passer pour un héros.

Posté le 24 janvier 2015  à 19h56

Super, moi qui rêvais d’ajouter une ligne à mon CV !

Alors j’ai plein de questions pour lui !
– Pourquoi est-ce qu’il ne parle jamais dans la presse de la suite des albums de Thorgal dont il a très certainement écrit le prochain album ?
– Va-t-il rendre à Thorgal son statut de héros, plutôt que celui de suiveur ? Et tant qu’on y est, lui rendra-t-il aussi ses autres qualités du héros qu’on adorait pour tout ce qu’il avait d’extraordinaire ?
– La famille de Thorgal était un grand intérêt de la série. A-t-elle encore un avenir à ses yeux ?
– Jolan va-t-il développer sa propre personnalité ? Restera-t-il dans le monde de Kriss ?
– La fusion des différents mondes de Thorgal est-elle toujours au programme ? Comme dans le schéma prévu par Sente ?

Posté le 25 janvier 2015  à 14h33

– Sente lui a-t-il laissé des pistes sur la façon dont il contait résoudre le cycle en cours ? Si oui, Xavier s’est-il basé sur ces pistes pour le scénario du prochain Thorgal ? Ou a-t-il fait un scénario complètement personnel ?
– Dans un cas comme dans l’autre, il part d’une intrigue déjà lancée qui n’est pas de lui. Lui a-t-il été difficile de s’approprier l’histoire pour définir son propre scénario ?

Et un grand merci à Stef pour cette occaz’ .

Posté le 25 janvier 2015  à 17h30

-est-ce qu’il dort la nuit en sachant que des milliers de fans déçus depuis plusieurs albums l’attendent en attendant le miracle ?
-à priori il était prévu 1 ou 2 album de Thorgal pour finir la série, est-ce que ce n’est pas un peu frustrant ou difficile de prendre le relais et clôturer la série (très ouverte- ou plutôt trop) en si peu d’albums ? (je suis sûr que si tu as compris ma question tu seras mieux la formuler, ô fantastique webmestre)

Posté le 26 janvier 2015  à 23h17

Dernière ligne droite pour vos questions, vous avez jusqu’à mercredi midi pour poster vos idées.
C’est, je crois, la première fois que Dorison va s’exprimer à propos de Thorgal, profitez-en !

Posté le 27 janvier 2015  à 15h41

Vu le départ de De Vita, j’ai de nouvelles questions à poser à Xavier Dorison :
– Comment vit-il ce départ ? S’y attendait-il ?
– Envisage-t-on juste de remplacer De Vita pour les futurs albums de Kriss, ou bien cela va-t-il accélérer le rassemblement des 3 séries ?
(Mon espoir est qu’on ne relance pas Kriss pour 2-3 albums avec un nouveau dessinateur, mais plutôt que Jolan et Kriss puissent rapidement rejoindre Thorgal dans la série mère)
– Rosinski a-t-il déjà planifié la fin de son travail dans Thorgal, ou cela n’est-il pas à l’ordre du jour ?
(Je dis ça parce que les fans doivent se préparer à l’éventualité de son départ, et je ne voudrais pas que ça nous tombe du ciel du jour au lendemain comme le départ de De Vita. Mais si Rosinski veut continuer l’aventure à vie avec Thorgal, nous sommes prêts à le suivre au-delà des ombres !)

Posté le 28 janvier 2015  à 19h48

Voici mes questions. Vous comprendrez que je n’ai pas pu utiliser toutes vos questions (la plupart sont là quand même), je ne veux pas piéger le nouvel auteur, juste nous permettre de le rencontrer. Je crois qu’il a plus besoin de sérénité que de pression.
J’ajoute que l’auteur ne peut pas communiquer sur les choix éditoriaux. Pas encore. Mais les questions portant sur l’avenir des personnages ou de la série pourront remonter à la surface quand le projet sera plus avancé, peut-être après la sortie du nouvel album.

J’ai quand même glissé des mots entre les mots. On ne se refait pas.

Xavier Dorison

1/ Bonjour Xavier, c’est un plaisir de vous rencontrer pour parler du personnage dont vous reprenez les aventures, Thorgal. Quelques mots sur le festival d’Angoulême, tout d’abord, êtes-vous un habitué ?

2/ Vous travaillez actuellement sur le 35ème album de Thorgal et le 6ème album de Kriss de Valnor. Comment avez-vous été contacté pour devenir auteur de la série ?

3/ Etes-vous lecteur de la série, a-t-elle une place dans votre bibliothèque, dans vos lectures de jeunesse ou d’aujourd’hui ?

4/ Y a-t-il un album, des personnages, une scène, qui vous ont particulièrement marqué?

5/ Justement, du lecteur au scénariste, comment êtes-vous devenu auteur de BD ?

6/ Avez-vous des modèles, des auteurs qui vous ont donné envie de faire de la BD ?

7/ Vous avez déjà scénarisé de nombreux albums, dans des univers très variés. Pour vous, en quoi Thorgal et son monde sont-ils particuliers ?

8/ Avez-vous une approche différente, notamment parce qu’il s’agit d’une reprise dont l’histoire est en cours ?

9/ Le 34ème album de Thorgal et le 5ème album de Kriss, scénarisés par Yves Sente, se terminent tous deux sur un cliffhanger assez fort, des personnages en danger. Mais les deux fins d’albums sont aussi relativement ouvertes. Aviez-vous déjà des pistes à suivre, au moment de la reprise ?

10/ Vous travaillez simultanément sur deux séries, « Thorgal » et « Kriss de Valnor », dont l’action est elle aussi actuellement simultanée. Quels sont les avantages et les difficultés de l’exercice ?

10b/ (pour compléter éventuellement le propos) Le fils de Thorgal, Jolan, a une place à part dans les albums récents. Ses aventures ont navigué d’une série à l’autre. Si on ajoute Louve, ce sont quatre aventures qui se déroulent en parallèle.

11/ Etes-vous en contact avec Yann, scénariste de « Louve » et « La jeunesse de Thorgal », les deux autres séries des Mondes de Thorgal ?

12/ Dans Thorgal, la famille a une valeur particulière, d’autant plus avec les Mondes de Thorgal, qui mettent en valeur plusieurs personnages secondaires. Les lecteurs sont très attachés à ces personnages. Comment gère-t-on cela dans un scénario, est-ce une pression, un moteur ?

13/ Avant cette reprise, aviez-vous rencontré Jean Van Hamme, Grzegorz Rosinski, Yves Sente ?

14/ Comment travaillez-vous généralement avec les dessinateurs ?

15/ Est-ce différent avec Rosinski ?

16/ Giulio de Vita, dessinateur de « Kriss de Valnor », vient d’annoncer qu’il cesse de dessiner la série. La nouvelle a surpris les lecteurs.
(là je le laisse éventuellement donner son avis sur la question)

17/ Est-ce que cela modifie le calendrier de la série ?

18/ Thorgal ou Kriss, quel est votre personnage préféré ?

19/ Comment travaillez-vous, quel est la journée type d’un scénariste ?

20/ Quelles sont vos lectures, vos sources d’inspiration ?

21/ Avez-vous d’autres projets ?

22/ Merci Xavier, d’avoir pris le temps de répondre à nos questions.

Posté le 22 février 2015  à 8h37

A noter que l’entretien proposé ci-dessus n’a pas pu avoir lieu, Xavier Dorison avait un planning de feu à Angoulême. Un bide.
Mais je le remets dans ma culotte pour une prochaine fois.

Voici deux vidéos, la première présente joliment la série « Long John Silver » et la seconde est un long entretien réalisé par Sceneario.com au moment de la sortie de « Red skin ». C’était l’an dernier, à Quai des bulles, à Saint-Malo.

Anonymous
Posté le 24 février 2015  à 8h39

Un entretien avec Xavier Dorison sur ses dernières sorties, plus un soupçon de Kriss: Lien vers www.bdgest.com

A fortiori devant une assemblée accablée…

X.D. : Oui. Dans HSE (Dargaud), je fais prononcer au mentor, Simon Sax, homme à côté duquel Margaret Thatcher serait passée pour une communiste, des discours horribles, vraiment horribles… et c’est génial à faire. En ce moment, j’écris un Kriss de Valnor et je lui fais aussi dire des horreurs, parce que j’avais envie de retrouver en Kriss une belle ordure. Elle a des bons côtés mais elle est quelqu’un de très dure, blessante, très violente.

Vous savez que la vision de ce personnage par Yves Sente a déçu de nombreux lecteurs…

X.D. : Elle a beaucoup souffert, elle est devenue méchante. Tout être humain, à part s’il est malade, a un vrai fond positif. Kriss, pour très méchante qu’elle soit, garde néanmoins une petite flamme au fond d’elle qui la rend parfois moins pire que ceux qu’elle affronte et qui fait qu’au final on se range dans son camp. Vous découvrirez cela dans quelques mois.

Posté le 24 février 2015  à 22h32

Merci RAJ pour l’info !

Au passage, bravo aux gars de BDgest, l’entretien est bien mené avec une ambiance agréable et de bonnes questions.

Moi j’ai surtout retenu ceci :

Dans l’Odyssée, Télémaque n’est pas présent. En revanche, il l’est dans Ulysse 31 (Série d’animation diffusée quotidiennement à partir de l’automne 1981, NDLR) ce j’ai trouvé très intéressant. Pour mon Ulysse, j’ai décidé de trahir moi aussi le texte original – parce que je fais ce que je veux (sourire) – et j’ai voulu créer une relation père-fils qui dévoile une forme de faiblesse derrière une force physique évidente.

Un fan d’Ulysse 31 ! Mais il me plaît ce garçon-là !
Mes vieux vieux lecteurs, ceux qui m’accompagnent depuis suffisamment longtemps pour avoir fait un tour dans tous mes délires, ont peut-être visité la célèbre page Badaboum! consacrée à ce merveilleux jeu de société auquel Dorison a certainement beaucoup joué, j’en suis désormais persuadé.
L’une des pages de Badaboum! est consacrée à Ulysse 31, dans les « Animés en scène ».

Maintenant je suis sûr que Xavier a eu un Atari ST et qu’il écoute Tears for fears. Peut-être même qu’il joue à Warhammer et qu’il essaie désespérément de convaincre sa femme que l’épée d’Aragorn rendrait vachement bien sur le mur du salon.

Les brigades du tigre
Posté le 26 février 2015  à 19h42

C’est un peu tard pour en parler mais je viens de voir que le film « Les brigades du tigre » passe ce soir sur Chérie 25 (chaîne 25 de la TNT).

Je vous en parle ici parce que ce film de 2006 a été scénarisé par Xavier Dorison.

Je ne connais pas le film, mais « Les brigades du tigre » est une des séries télévisées préférées de mon enfance. J’en garde des souvenirs géniaux. Le commissaire Valentin, le petit Pujol et le costaud Terrasson.
Les reconstitutions étaient immersives, avec une musique géniale. Et puis des affaires marquantes, la bande à Bonnot, Sacco et Vanzetti (épisode bien flippant), des meurtres de coureurs sur le Tour de France naissant, la confrérie des loups…
Je me souviens d’un village où tout meurt, les gens disparaissent…
Les courses poursuites en voiture d’époque, les vieux flingues, les moustaches, les séances d’auto-défense dans la salle de gym. Et puis les progrès scientifiques de la police.

Bref, si vous avez vu le film et/ou la série, je vous invite à donner votre avis si vous le souhaitez.
Voilà le générique d’époque, qui devrait réveiller quelques souvenirs chez certains d’entre vous.

Salon du livre de Paris
Posté le 23 mars 2015  à 22h39

Xavier Dorison était ce week-end au Salon du livre de Paris. Il en a profité pour discuter longuement avec Grzegorz Rosinski.

Voici quelques photos de la rencontre.




Article plus complet ICI.

Posté le 24 mars 2015  à 20h51

Les deux auteurs ont profité du salon pour discuter de leur nouvelle collaboration. Qu’y a-t-il dans ce carnet ?

Je pense que Xavier Dorison conseille Grzegorz Rosinski sur le choix du nouveau papier peint qui décorera les murs de son atelier

Les brigades du tigre
Posté le 27 mars 2015  à 13h13

Je ne connais pas le film, mais « Les brigades du tigre » est une des séries télévisées préférées de mon enfance. J’en garde des souvenirs géniaux. Le commissaire Valentin, le petit Pujol et le costaud Terrasson…..

…Bref, si vous avez vu le film et/ou la série, je vous invite à donner votre avis si vous le souhaitez.


En effet, la série était vraiment géniale, à dimension humaine, du suspens à gogo et le début de la police scientifique comme les empreintes digitales…etc

Mais le film par contre…Clovis Cornillac et Edouard Baer en font des tonnes et surjouent à mort…(pourtant 2 acteurs que j’apprécie d’habitude).

Le siège de la maison, où s’est retranché Bonnot, dure trois plombes, on en vient même à souhaiter que Bonnot sorte un lance roquette pour s’en sortir et passer à autre chose. Et pour ce qui est de sa bande, on la cherche encore (à part au début du film).

Enfin bref, j’ai trouvé le film trop long, soporifique…un récit trop sérieux et sombre qui entre 2 scènes d’actions s’enlise dans des dialogues ennuyeux que la réalisation peine a dynamiser…Je me suis même un peu endormi. , mais c’était peut être du à la prise de son qui était à ch… (j’ai horreur de devoir tendre l’oreille à essayer d’éliminer les bruits de fond pour comprendre les dialogues).

Un peu déçu d’apprendre que Xavier Dorison ait participé au scénario.
Je préfère rester sur les bons souvenirs de la séries et la musique du générique qui va avec.

Je pense que Xavier Dorison conseille Grzegorz Rosinski sur le choix du nouveau papier peint qui décorera les murs de son atelier

A mon avis, vu les traits sombres qu’on peut apercevoir dans le carnet, dans le prochain album, Thorgal sort de son cauchemar que, par maléfice, lui a fait subir Manthor pendant plusieurs années et se réveille pépère dans le village viking au côté de son aimée avec une grosse gueule de bois..

Les brigades du tigre
Posté le 27 mars 2015  à 13h13

Je ne connais pas le film, mais « Les brigades du tigre » est une des séries télévisées préférées de mon enfance. J’en garde des souvenirs géniaux. Le commissaire Valentin, le petit Pujol et le costaud Terrasson…..

…Bref, si vous avez vu le film et/ou la série, je vous invite à donner votre avis si vous le souhaitez.


En effet, la série était vraiment géniale, à dimension humaine, du suspens à gogo et le début de la police scientifique comme les empreintes digitales…etc

Mais le film par contre…Clovis Cornillac et Edouard Baer en font des tonnes et surjouent à mort…(pourtant 2 acteurs que j’apprécie d’habitude).

Le siège de la maison, où s’est retranché Bonnot, dure trois plombes, on en vient même à souhaiter que Bonnot sorte un lance roquette pour s’en sortir et passer à autre chose. Et pour ce qui est de sa bande, on la cherche encore (à part au début du film).

Enfin bref, j’ai trouvé le film trop long, soporifique…un récit trop sérieux et sombre qui entre 2 scènes d’actions s’enlise dans des dialogues ennuyeux que la réalisation peine a dynamiser…Je me suis même un peu endormi. , mais c’était peut être du à la prise de son qui était à ch… (j’ai horreur de devoir tendre l’oreille à essayer d’éliminer les bruits de fond pour comprendre les dialogues).

Un peu déçu d’apprendre que Xavier Dorison ait participé au scénario.
Je préfère rester sur les bons souvenirs de la séries et la musique du générique qui va avec.

Je pense que Xavier Dorison conseille Grzegorz Rosinski sur le choix du nouveau papier peint qui décorera les murs de son atelier

A mon avis, vu les traits sombres qu’on peut apercevoir dans le carnet, dans le prochain album, Thorgal sort de son cauchemar que, par maléfice, lui a fait subir Manthor pendant plusieurs années et se réveille pépère dans le village viking au côté de son aimée avec une grosse gueule de bois..

Le maître d'armes
Posté le 5 juin 2015  à 5h24

Un nouvel album attendu pour septembre, « Le maître d’armes » avec Joël Parnotte au dessin (chez Dargaud).
Le nom de Parnotte avait été évoqué un temps, parmi les auteurs susceptibles de reprendre Thorgal. Il travaille aussi avec Yann sur la série « Le sang des Porphyre ».

Les deux auteurs présentent « Le maître d’armes » en vidéo sur le blog de Dargaud ICI. Un roman graphique complet, à paraître en septembre. La présentation donne envie, c’est bien fait.

Pour ma part je viens de lire le tome 4 de Long John Silver, dernier de la série.
Excellent bouquin, je suis content d’avoir découvert cette série. 4 albums c’est bien, ni trop long ni trop court, avec une vraie fin.

Maintenant je suis bien tenté par WEST. Je vais tester en bibliothèque, et si ça me plaît, c’est ma propre bibliothèque qui va encore couiner sous le poids de tout ce papier.

Posté le 30 septembre 2015  à 15h18

Finalement « Le maître d’armes » sort ce vendredi.

A part ça, l’actu de l’auteur c’est la parution de « Comment faire fortune en juin 1940 », avec Laurent Astier au dessin et Fabien Nury en camarade au scénario.
Un bon vieux titre de bon vieux policier des années 50, voici ce qu’en dit l’éditeur :

Juin 1940. La France est en guerre depuis dix mois, et vient de s’en apercevoir. Après moins d’une semaine de « Blitzkrieg », les Nazis sont aux portes de Paris. Depuis 1939, la Banque de France, anticipant sans doute une brillante victoire de l’armée nationale, a prudemment évacué l’intégralité de ses réserves d’or loin de la capitale. A Paris, tous les coffres sont vides… Ou presque. Deux tonnes qu’un fourgon blindé doit transférer en urgence de Paris à Bordeaux. Sauf que Franck Popp et Ange Sambionetti ont un autre plan pour la tirelire.
Deux tonnes d’or sur les routes, au milieu du bordel ambiant, un complice dans le fourgon, deux autres dehors avec eux. C’est parti ! A eux cinq, ils vont braquer la Banque de France.

Je trouve la période intéressante, déjà, j’ai l’impression en discutant que beaucoup de gens n’ont plus conscience de la bizarrerie de cette année 39-40, cette longue attente, et cette incroyable défaite éclair.

J’aime bien Astier, aussi, dont j’ai lu « Cellule poison » et « Aven ».

La couverture, avec la grappe de personnages accrochés au camion sous une pluie de bombes, me fait beaucoup penser à une scène de l’excellent, du superbe jeu vidéo « Soldats inconnus, mémoires de la grande guerre« , qui est à mon avis un des meilleurs jeux de la PS4, avec une super BO en plus.

Concours pour gagner des albums
Posté le 3 octobre 2015  à 8h46

En voulant lire quelques infos sur ces deux nouveaux albums, je découvre qu’il y a différents concours pour les gagner.

Comment faire fortune en juin 40
– Sur le site Culture BD, où il faut s’inscrire pour participer :
Lien vers culturebd.com
(clôturé demain)

Le maître d’armes
– Sur le site BD Gest, où il faut aussi s’incrire pour participer :
Lien vers www.bdgest.com
(clôturé également demain)
– Sur Facebook, où les réponses sont déjà données, pour gagner un album dédicacé :
Lien vers www.facebook.com
(clôturé le 09/10)

Undertaker - Tome 2 - La danse des vautours
Posté le 2 novembre 2015  à 23h56

Undertaker – Tome 2 – La danse des vautours, avec Ralph Meyer au dessin :


J’ai bien apprécié le tome 1, alors vivement le 27 novembre pour la suite

Entretien pour BBD
Posté le 5 décembre 2015  à 21h37

Chouette interview de Xavier Dorison réalisée par BBD, le blog BD de Nice Matin, et diffusée le 29/11.
Lien vers leblogbd.nicematin.com
Xavier y parle notamment du dernier album de Kriss et du prochain album de Thorgal (attention, spoiler !). Je vais en copier le contenu dans les sujets qui se rapportent à ces albums, parce qu’on y apprend des choses intéressantes

Interview sur Age-BD pour Undertaker
Posté le 14 décembre 2015  à 17h54

[c=brown:c5c50b4b77]J’espère bientôt recevoir le dernier Undertaker sous le sapin
En attendant, voici une interview de Dorison et Meyer publiée sur Age-BD :[/c:c5c50b4b77] Lien vers age-bd.com
[c=brown:c5c50b4b77]Je reprends la fin de l’entretien, où Dorison explique quelle relation de travail il préfère mettre en place avec son dessinateur. Pas simple dans les cas de Rosinski et Surzhenko…[/c:c5c50b4b77]

Comment travaillez-vous ensemble?

Dorison : On discute beaucoup, en partant du principe que deux cerveaux sont forcément plus efficaces qu’un seul. Pour qu’une BD soit bonne, je crois qu’il faut une véritable osmose d’objectifs et d’envies entre le dessinateur et le scénariste. Je ne vois pas comment on peut faire une bonne BD si on ne se parle pas, si on ne se connait pas et si on est à 1.000 kilomètres l’un de l’autre. Goscinny et Uderzo, par exemple, étaient des super potes. En plus, la bande dessinée est un métier très solitaire. C’est donc vachement plus sympa d’avoir un copain à qui on peut raconter ce qu’on fait ou montrer ses pages.

Est-ce que vous avez un lien aussi fort avec tous vos dessinateurs?

Dorison : Franchement, non. Ralph et moi, ça fait presque 10 ans qu’on travaille ensemble, c’est donc clair qu’on a un lien très fort. Il y a d’autres dessinateurs avec qui c’est très différent. Je travaille avec Rosinski sur le nouveau Thorgal, par exemple, et là, c’est plus rock’n roll, ne fut-ce que parce qu’on n’est ni de la même génération ni du même pays. Mais ça se passe bien, parce que Rosinski est un des grands maîtres de la BD franco-belge.

Posté le 12 janvier 2016  à 22h03

La nouvelle année reprend comme elle avait fini pour Dorison, avec déjà un nouvel album très attendu :

Le Chant du Cygne Tome 2 Qu’un seul nous entende
Le lieutenant Katz et ses soldats ne sont pas des lâches. Combattants aguerris, ils ont souvent surgi de leur tranchée pour charger sous la mitraille. Mais aujourd’hui, ils en ont assez. Ils décident de déserter pour se rendre ensemble à Paris et déposer une pétition au parlement au nom de leurs frères de bataille. Commence alors le plus beau et le plus désespéré des périples…


Voici une interview des auteurs lors de la sortie du tome 1 du Chant du Cygne.

Posté le 30 janvier 2016  à 19h06

Je reviens d’Angoulême où j’ai rencontré Xavier Dorison. Alors déjà j’ai eu l’infime honneur d’être le 1er à qui il dédicaçait le tome de Kriss de Valnor.
Ensuite j’ai eu droit à quelques confidences sur le futur de Thorgal.

Alors il m’a dit que les 2 prochains tomes de Kriss allaient clôturer la guerre, que Kriss et Jolan auraient une histoire liée dans la BD, on verrait les 2 personnages.
Que le prochain Thorgal allait sortir en novembre et qu’il conclurait l’histoire à Bagdad. Par la suite il se concentrera sur des histoires plus simples.

Il m’a dit aussi que Mathieu Mariolle serait le scénariste de Kriss mais qu’il (Dorison) superviserait la série.

Voilà. Vraiment un gars très sympa avec qui j’ai discuté pendant un bon moment. Il était ravi de signer son Kriss. J’ai cru comprendre qu’il n’était pas fan de ce qu’était devenu Thorgal et qu’il souhaitait le ramener dans le droit chemin. ^^ Et j’avoue que ce qu’il m’a dit m’a fait bien plaisir.

Bon je suppose que je débarque pas avec des scoops mais je voulais vous partager ma rencontre avec Dorison.

[c=green:cf21ce22ba]EDIT du webmestre : j’ai retouché et ajouté ton image ici.[/c:cf21ce22ba]

Posté le 30 janvier 2016  à 19h45

Sa première dédicace de Kriss ? Félicitations !

Et merci pour les infos. Je ne pensais pas que Kriss se retrouverait encore embarquée dans la guerre avec Magnus, vu qu’elle avait l’intention de partir à la recherche de son fils.

Autre surprise, le choix de Mathieu Mariolle comme scénariste principal de KDV. Si, si, c’est du scoop tout ça !

Comment voulais-tu montrer ta photo ? Tu l’as chargée sur un site d’hébergement d’images ?

Je t’explique la procédure pour afficher une image :
1/ Tu vas sur un site gratuit d’hébergement d’images, comme celui-ci : Lien vers www.hostingpics.net
2/ Tu cliques sur « Choisissez un fichier »
3/ Tu cherches ton fichier dans ton ordi, tu le sélectionnes et tu valides en cliquant sur « Ouvrir »
4/ Dans « Redimensionnement de l’image », tu choisis par exemple 640 x 480 (taille à voir en fonction du document, moi je le redimensionne directement sur mon ordi avec mon programme de gestion d’images)
5/ Tu cliques sur « Envoyer »
6/ Sur la ligne « Lien forum (1) », tu copies le lien proposé
7/ Tu colles ce lien ici
8/ Tu vérifies si la taille te convient en cliquant sur « Prévisualiser ». Si ça ne convient pas, tu choisis un autre redimensionnement de l’image (étape 4).
9/ Tu cliques sur « Envoyer » et tu nous fais profiter de ta dédicace !

Edit : Ah ok, le temps que je rédige tout ça, tu avais déjà chargé ta photo !

Pour la remettre droite, il faut le faire avant de la charger sur le site d’hébergement. Moi je le fais à l’aide de la visionneuse Windows. Quand tu cliques pour ouvrir la photo, le programme te propose en bas de page de pouvoir la faire pivoter vers la gauche ou la droite.

Sympa la dédicace, Xavier dessine bien l’arc à flèche !

Posté le 30 janvier 2016  à 20h07

Ah ben je crois que j’ai réussi. Vous pouvez la voir sur le post ou je parle de la rencontre. Par contre elle se met de travers… ^^

Merci quand même Tjahzi.

Par contre je comprend pas mais elle est parfaitement droite sur mon ordi. Bon bref tant pis, l’essentiel c’est que vous arriviez a la voir. ^^

Mais j’ai compris si vous cliquez sur la photo, elle se remet droite.

Posté le 31 janvier 2016  à 11h57

Ne vous inquiétez pas si vos photos ne sont pas très bonnes, postez-les, la magie thorgalienne fera le nécessaire.

Bravo pour cette rencontre, bien placé dans la file, bien joué. La signature de Dorison est énigmatique, on dirait presque un personnage de BD.

Ensuite j’ai eu droit à quelques confidences sur le futur de Thorgal.

Alors il m’a dit que les 2 prochains tomes de Kriss allaient clôturer la guerre, que Kriss et Jolan auraient une histoire liée dans la BD, on verrait les 2 personnages.
Que le prochain Thorgal allait sortir en novembre et qu’il conclurait l’histoire à Bagdad. Par la suite il se concentrera sur des histoires plus simples.


Ca peut éventuellement s’interpréter de diverses manières, non ?
Peut-être que ça signifie que l’histoire des deux personnages va se poursuivre, en parallèle ? Mais sans se rejoindre ? C’est la méthode suivie par Yves Sente dans les tomes précédents de Thorgal.

Il m’a dit aussi que Mathieu Mariolle serait le scénariste de Kriss mais qu’il (Dorison) superviserait la série.

Oh, ça c’est plus surprenant, dis donc. Je n’en ai pas entendu parler, mais il est tout à fait imaginable que Mathieu devienne le scénariste numéro 1, tout en échangeant activement avec son camarade. Une collaboration peut avoir toutes sortes de formes.

Posté le 31 janvier 2016  à 13h42

Alors oui en effet c’est ça.
En gros on verra Kriss et Jolan mais pas ensemble. Si j’ai bien compris ce qu’il m’a dit chacun aura son aventure, mais les scénaristes, avec Jolan, mettront un terme a la guerre en 2 albums. Ils veulent se débarrasser de tout cet arc scénaristique le plus vite possible (au même titre que Thorgal et Bagdad) mais ils veulent le faire bien. Donc voila…

Pour ce qui est de Mariolle, il m’a dit que comme il (Dorison) avait beaucoup de travail, il ne scénariserait donc pas Kriss, sans m’en dire plus.
Je lui ai donc tout simplement demandé si ce serait Mariolle et il m’a répondu « oui ce sera Mathieu ».
Par contre Dorison supervise derrière.

Il m’a aussi dit que dans le futur les histoires seraient moins compliquées, dans le sens où toutes les série seraient moins liées entre elles.

Ce qu’il y a de très drôle, c’est que c’est lui qui m’a posé la 1ère question. Il m’a demandé si j’étais fan de Thorgal.
Et je pense qu’il voulait tout simplement connaitre mon ressenti par rapport à ce qu’il me disait.
Je pense qu’il a compris que personnellement ça m’a fait très plaisir.

De toutes les rencontres de dessinateur ou d’auteur, ça a vraiment était ma préférée. Un mec vraiment sympa…

Posté le 15 avril 2016  à 17h04

Tiens, aujourd’hui sort le troisième (et dernier, apparemment) tome de HSE (Human Stock Exchange).
Par Dorison, Allart et Chagnaud, chez Dargaud, 14 €.

N’ayant pas encore lu cette série de l’auteur, je ne peux guère vous en dire plus, mais si certains d’entre vous connaissent, n’hésitez pas.

Emission Entrecase
Posté le 2 juin 2016  à 19h58

Nouvelle interview en vidéo de Xavier Dorison dans Entrecase, le magazine de la BD sur Ouatch TV. Il est invité pour la sortie de HSE, mais une belle séquence revient de 17’15 » à 33′ sur sa déjà longue carrière. Pour cette fois, rien sur Thorgal, mais ça reste très plaisant d’écouter Xavier

W.E.S.T
Posté le 11 juin 2016  à 17h08

Je viens de lire les 6 tomes de la série W.E.S.T écrite par Xavier Dorison et Fabien Nury. C’est du grand art

Sur fond d’histoire américaine, ce surprenant mélange de western et de fantastique apporte un souffle nouveau à la bande dessinée. Christian Rossi, le dessinateur, est pour beaucoup dans les ambiances qui nous plongent dans une histoire passionnante, même si elle est parfois ardue à suivre. Je recommande vivement cette série qui s’est déjà terminée en 2011.

Posté le 12 juin 2016  à 7h04

Mmh… Quand j’ai voulu découvrir le Dorison illustré, j’ai failli commencer par cette série, avant de me laisser tenter par Undertaker et Long John Silver.
Cette intégrale m’intéresse, du coup.

EDIT : Bon par contre, on est quand même chez les fous, cette intégrale qui a paru il y a deux ans et demi est introuvable, sauf à tarif idiot. Hé bien, on va voir avec les albums individuels du coup.
C’est dommage, rien que pour la couverture, elle m’aurait plu (mais à 50 euros, pas 150).

W.E.S.T
Posté le 13 juin 2016  à 12h10

Je me suis fait la série il y a 1 ou 2 ans et j’avoue que ça ne m’avait pas laissé un souvenir impérissable.
De mémoire, c’était un peu perché et assez sanglant à la fin je crois…

Red Skin
Posté le 22 juin 2016  à 15h22

La suite de Red Skin arrive, le 29 juin, avec Terry Dodson au dessin.
C’est l’histoire d’une espionne russe infiltrée aux Etats-Unis, ça a l’air d’être punchy et sexy. Chez Glénat.

Red Skin
Posté le 24 juin 2016  à 8h26

La suite de Red Skin arrive, le 29 juin, avec Terry Dodson au dessin.
C’est l’histoire d’une espionne russe infiltrée aux Etats-Unis, ça a l’air d’être punchy et sexy. Chez Glénat.

Sexy car Dodson, le dessinateur, vient de l’héroïc fantasy. Ceci explique cela.
Au niveau du scénario, j’avais feuilleté quelques pages du tome 1 et j’avais trouvé ça moyen. Et les critiques des lecteurs sont très moyennes en général.
Quelqu’un a aimé?

Par contre, c’est vrai que le dessin de Dodson est généralement bien apprécié du lectorat masculin!
Dodson a aussi dessiné (au rayon BD « traditionnel » j’entends) la série Songes

Posté le 29 juillet 2016  à 15h25

Pas lu, mais il faut dire que je lis peu de BD en ce moment.

Par contre j’essaie d’être à l’affut des parutions, mais j’en ai raté une, importante pourtant, la suite et fin d’Ulysse 1781 (ou de son premier cycle), avec Eric Hérenguel au dessin. L’album est disponible depuis le 25 mai 2016 (chez Delcourt).

Le principe a l’air sympa, l’histoire d’Ulysse transposée au XVIIIème siècle pendant la guerre d’indépendance en Amérique.
Voici les deux tomes.


Dorison
Posté le 20 août 2016  à 12h15

Bon ben je vais jouer les rabats-joie, désolé !
Pour ceux qui kiffent Dorison, passez votre chemin!
Voilà, j’ai lu et relu plusieurs fois 2 de ses séries, Le Troisième Testament et Le Prophète il y a plusieurs années.

Voilà ce que j’en pense, avec du recul: Le point positif est que leurs univers sont originaux…
Une ambiance de fin moyen-âge teinté de fantastique pour la première, et un futur proche post-apocalyptique pour la seconde. Des décors magnifiques (mais ça c’est plus du au dessinateur …), comme les beaux paysages médiévaux de Bretagne, de Paris, Tolède, Ecosse, Bavière (ou Bohème je sais plus!). On a même droit à l’Arctique à la fin!… et pour Prophet on a droit à des paysages que je trouve très réussi de New York en ruines!… Dorison soigne ses ambiances, sait nous immerger dedans…

Ce que je n’aime pas par contre, c’est la religion omniprésente dans les 2 univers! Difficilement compatible avec Thorgal (on a vu ce que ça a donné avec les derniers albums!…)
Une atmosphère très (trop) sombre, très peu de joie, de gaieté, de légèreté…. Alors que pour moi, Thorgal est un savant dosage d’émotions, aussi bien négatives que positives.
Dans les 2 séries on assiste à beaucoup de violence, de sang, de torture,…
Alors vous me direz, Thorgal ce n’est pas pour les fillettes (regardez Louve, la fin de La Galère noire, Mayaxatl dans La Cité du dieu perdu,…) Certes, mais comme je le disais c’est quand même rare, savamment dosé. La plupart du temps la violence n’y est pas montrée, plutôt suggérée…

Bref je ne suis pas sûr que Dorison soit le messie, que dis-je le PROPHET tant attendu pour la série Thorgal!
Ce TROISIEME scénariste TESTé MENnuie un peu!…

…Et ses derniers propos sur « il na faut pas hésiter à montrer de la violence dans les BD, les films, etc…puisque la société actuelle baigne quotidiennement dans la violence!… » n’arrangent rien…

Non mais c’est vrai quoi! Zut à la fin!

Posté le 20 août 2016  à 13h36

Parfois les scenaristes peuvent changer un peu de style. Il est possible qu’il soit capable de s’adapter.

Les premiers entretiens me semblaient encourageants (cf l’interview avec notre Stef, où Dorison semblait comprendre très bien l’esprit de la serie) mais le dernier entretien de Casemate semble plutôt dans le sens que tu nous décris, sylveyrier

Après… bon… pour l’instant son premier album sur Kriss est plutôt correct non ?

Peut-être que cela va être un peu comme Yann, qui d’un coté a fait Louve que je trouve lamentable, mais d’un autre à réalisé les meilleurs albums de la dernière génération, à savoir La Jeunesse…

Posté le 20 août 2016  à 17h42

Les premiers entretiens me semblaient encourageants (cf l’interview avec notre Stef, où Dorison semblait comprendre très bien l’esprit de la serie)

C’est vrai!… j’avais oublié cette interview!… C’était plutôt bon signe, à l’époque…

Parfois les scenaristes peuvent changer un peu de style. Il est possible qu’il soit capable de s’adapter.

Je l’espère moi aussi…

Après… bon… pour l’instant son premier album sur Kriss est plutôt correct non ?

…Je suis désolé, mais je n’ai toujours pas réussi à le lire en entier, je n’arrive pas à m' »immerger » dans le récit… Désolé, je sais que vous l’avez tous bien apprécié!…

Ce qui m’embête aussi Allez, j’en rajoute une couche c’est que les fins de ses séries sont un peu bâclées, les réponses aux questions que l’on se pose durant les albums sont assez décevantes…
Après, j’avoue franchement que le choix de ce nouveau scénariste me plait bien mieux que le précédent!… Les intrigues de ses séries sont assez « immersives ».

Posté le 20 août 2016  à 20h09


Les premiers entretiens me semblaient encourageants (cf l’interview avec notre Stef, où Dorison semblait comprendre très bien l’esprit de la serie) mais le dernier entretien de Casemate semble plutôt dans le sens que tu nous décris, sylveyrier

Il ne faut quand même pas que réduire son dernier interview avec Casemate à cette question sur la Violence dans les BD. Effectivement je ne partage pas son propos mais pour le reste je le trouve très cohérent et très proche de l’avis général de ce forum : C’est à dire qu’un Thorgal (mère ou parallèle) doit être de l’évasion, de l’aventure et un esprit de famille (ce qui ne veut pas dire enfantin).

Sur le plan religion, là, il ne peut pas faire sans pour les prochains albums, Sente ayant déjà mis les pieds dans le plat. Et quand le journaliste essaye de la torpiller en disant qu’il pourrait donner une mauvaise image des chrétiens contre les musulmans, il donne la bonne réponse ! – « Oui mais de quels chrétiens ? Ceux des croisades des XIe ou XIIe siècles, qui feraient passer les pires bourreaux de Daech pour des enfants de chœurs… »

Pratiquement toutes les histoires pseudo religieuses se réfèrent à cette époque, ou la religion était le co-pouvoir du politique donc faussée, dangereuse ou justement il n’y avait pas de spiritualité… « d’émotions » ; le terme plus juste serait de l’empathie.

Les guerres de religions n’existent pas, c’est un terme attrape-nigaud pour embrouiller le peuple. La véritable nomination de ces tragédies serait  » les guerres de pouvoirs » qui sévissent malheureusement encore aujourd’hui.

Et ‘est bien l’intérêt des cycles Thorgal qui justement dans un « monde parallèle » du nôtre, démontrent et démontent ces guerres de pouvoirs avec des dictateurs plus réels que cruels !

Donc pour moi Dorison n’est ni prophète , ni messie, ni politicien mais un auteur qui va essayer d’accomplir sa mission du Lombard avec son style et (je crois) à l’écoute des lecteurs.

Posté le 20 août 2016  à 20h32

Ce que je voulais juste dire, Stridorn, c’est que je trouve l’esprit des séries de Dorison assez éloigné de celui de Thorgal, donc je n’étais pas convaincu par le choix de ce scénariste.

Mais honnêtement, quel scénariste pourrait succéder à Van Hamme, auteur de très grand talent, que j’admire(ais)?

Après, je suis bien conscient que tout auteur peut très bien s’adapter à l’univers de la série qu’il reprend, comme l’a dit Isis…
…Mais les images des suppliciés sur leur croix, de Kahaniel au milieu d’un bain de sang,…ne m’ont pas donné cette impression…

De toutes façons, en m’attaquant à Dorison, je savais que j’allais me faire déglinguer…

Posté le 21 août 2016  à 7h46

Tu as tout à fait le droit (et même le devoir ) de donner ton avis sur la question. L’enthousiasme autour de l’arrivée de Dorison est dû à la longue attente, à l’envie de passer à autre chose, et au fait qu’il a fait ses preuves auprès du grand public avec plusieurs séries qui me semblent très réussies.

Je suis comme toi, je n’ai pas trop apprécié Le troisième testament. Par contre, Long John Silver, Asgard et Undertaker, c’est cool.

Est-ce qu’il saura faire du Thorgal ? Seuls les albums permettront de juger. L’entretien de Casemate est globalement rassurant, mais montre aussi un auteur qui veut beaucoup « moderniser » la série. Si l’histoire est bonne et les personnages respectés, ça peut être bien. J’espère juste qu’il n’y aura pas un changement de ton trop marqué.

Les 17 pages publiées dans Casemate, pour moi, c’est une erreur. Il y en a trop, et en même temps pas assez. C’est potentiellement perturbant. Je les ai fuies, pas question de lire. En observant juste les numéros de bas de page, on va jusqu’à la 27ème planche de l’album, en sautant des pans de l’histoire.
Il ne faut pas se focaliser là-dessus. L’album entier, c’est tout ce qui compte, plus que les entretiens et les prépublications. On peut faire dire ce qu’on veut à un extrait.

Essaie de finir Kriss 6, quand même, et va donner ton avis dans son sujet et/ou dans l’Althing. C’est un album avec du bon et du moins bon, mais en dehors des engueulades un peu trop appuyées entre les personnages et d’un petit point du scénario qui me chiffonne, je trouve que c’est un album très agréable.
Allez, un effort ! Tu t’installes dans le hamac. Les enfants, chez les grands-parents. Un verre, trois glaçons, et le bouquin.

Posté le 21 août 2016  à 10h19

Ce que je voulais juste dire, Stridorn, c’est que je trouve l’esprit des séries de Dorison assez éloigné de celui de Thorgal, donc je n’étais pas convaincu par le choix de ce scénariste.

Ses premières BD baignaient dans une atmosphère religieuse qu’on ne retrouve pas nécessairement dans ses scénarios plus récents, comme Undertaker que j’apprécie. Une des forces de Dorison est de donner vie à des héros avec une sacrée personnalité, dans des lieux et des époques très variés. Il a le sens du bon mot, du cadrage, du suspense, et il arrive à faire vivre de grandes aventures à ses personnages.

Mais Thorgal, ce sont aussi des sentiments forts, de belles valeurs, des moments merveilleux, des récits qui font miroir à notre société actuelle, sans toutefois s’y complaire. Comme les grandes épopées antiques ou les contes traditionnels, les aventures de Thorgal et de sa famille donnent à la vie du sens et de l’espoir. C’est cet espoir-là, cette recherche de bonheur tant voulue par Thorgal pour les siens que j’espère retrouver sous la plume de Dorison.

Posté le 21 août 2016  à 21h11

…Merci pour vos réponses

L’enthousiasme autour de l’arrivée de Dorison est dû à la longue attente, à l’envie de passer à autre chose, et au fait qu’il a fait ses preuves auprès du grand public avec plusieurs séries qui me semblent très réussies.

…Et je t’avoue que j’étais le premier à m’enthousiasmer! Le ton que prenais la série me dérangeait beaucoup, et ce changement était le bienvenu!…
Par contre, Long John Silver, Asgard et Undertaker, c’est cool.

Bon alors je vais les tester !…
L’album entier, c’est tout ce qui compte, plus que les entretiens et les prépublications.

…Je suis tout à fait d’accord avec toi. De toutes façons, je pense que le niveau de l’album sera quand même bien au dessus des précédents…
Essaie de finir Kriss 6, quand même, et va donner ton avis dans son sujet et/ou dans l’Althing. C’est un album avec du bon et du moins bon, mais en dehors des engueulades un peu trop appuyées entre les personnages et d’un petit point du scénario qui me chiffonne, je trouve que c’est un album très agréable.
Allez, un effort ! Tu t’installes dans le hamac. Les enfants, chez les grands-parents. Un verre, trois glaçons, et le bouquin.

J’essaierai, je te le promets!

Ses premières BD baignaient dans une atmosphère religieuse qu’on ne retrouve pas nécessairement dans ses scénarios plus récents, comme Undertaker que j’apprécie.

Dac!… Je suis un peu rassuré .
Mais Thorgal, ce sont aussi des sentiments forts, de belles valeurs, des moments merveilleux, des récits qui font miroir à notre société actuelle, sans toutefois s’y complaire. Comme les grandes épopées antiques ou les contes traditionnels, les aventures de Thorgal et de sa famille donnent à la vie du sens et de l’espoir. C’est cet espoir-là, cette recherche de bonheur tant voulue par Thorgal pour les siens que j’espère retrouver sous la plume de Dorison.

C’est bein dit !… Et je te rejoins à 100% !…

Posté le 22 août 2016  à 19h16

De toutes façons, en m’attaquant à Dorison, je savais que j’allais me faire déglinguer.

Je n’ai pas l’impression que tu as attaqué Dorison, tu as juste donné ton avis.

Je n’ai pas l’impression que je t’ai déglingué, j’ai juste donné mon avis.

De plus, Je n’ai pas l’impression que nos regards soient si différents.

D’ailleurs ça ne m’amuse pas de passer du temps à descendre une personne ou un propos, mais j’aime beaucoup en discuter, blablater même si c’est inutile (comme de s’inscrire au un forum de ce type) …. c’est peut-être mon côté féminin… ou mon côté Thorgal !

Pour mémoire un de mes profs de français répétait souvent : « La sagesse vient en faisant des choses inutiles, apprenez à faire des choses pour rien ! »

Alors apprenons à refaire le monde de Thorgal sans avoir l’utilité de se déglinguer !

Posté le 22 août 2016  à 20h05

Je n’ai pas l’impression que tu as attaqué Dorison, tu as juste donné ton avis.

Je n’ai pas l’impression que je t’es déglingué, j’ai juste donné mon avis.


Non mais t’inquiète !… C’était du second degré !…

Posté le 22 août 2016  à 20h19

Posté le 6 septembre 2016  à 18h55

Voici quelques images du prochain tome d'Undertaker prévu pour le mois de janvier. Dans l’ordre, on découvre la couverture du 3ème album peinte à l’acrylique par Ralph Meyer, une vignette avec Jonas Crow en danger, et son profil pour un projet de jeu de cartes « western ».



Source : Undertaker sur Facebook

Posté le 16 octobre 2016  à 7h37

J’ai enfin lu cet album :

Acheté dès sa parution, et stocké dans la pile à lire. Pourtant, entre le thème, la période historique, Astier et Dorison, il y avait tout ce qu’il faut pour me plaire.
L’album en lui-même est un bel objet, avec un beau papier cartonné très mat. Plus de 100 pages, une histoire en un seul tome, c’est bien. Le dessin de Laurent Astier est, comme toujours, excellent, très vivant.
J’ai bien aimé le parallèle entre l’opération montée par le groupe de crapules (le vol d’un chargement d’or) et l’ambiance de fin du monde de ce mois de mai-juin 40. Le petit groupe de voleurs travaille dans l’amateurisme complet, avec maladresse et précipitation. Ça les rend attachants, d’autant qu’ils accompagnent dans leur périple la débandade de l’armée et de la population françaises, et qu’ils doivent faire avec, malgré tout.
L’album aurait pu se terminer de bien des façons, mais la fin choisie par les auteurs est excellente, absurdement décalée, comme le sont les personnages.
Bref, c’était bien.

A part ça, j’ai travaillé ! Je viens de mettre en ligne une biographie et une bibliographie de l’auteur.

La bio c’est ICI, la biblio c’est LA.

Pour la bio, bon, vous remarquerez peut-être qu’elle est beaucoup plus courte et moins croustillante que ce que je vous propose d’habitude. Pour diverses raisons, j’ai fait le choix d’utiliser la bio officielle (de Dargaud), légèrement retouchée, illustrée et mise à jour.
Ne tapez pas, non, ne tapez pas ! Je ne m’interdis pas de vous proposer un jour quelque chose de plus sympa, mais pour l’instant on va faire comme ça.

Pour la photo, j’en ai piqué une en couleurs sur le site ActuaBD, parce qu’une photo en noir et blanc dans un site gris, c’est triste comme une pelouse en hiver.

C’est donc sur la bibliographie que j’ai surtout travaillé. Mine de rien, il y a du boulot. J’espère ne pas m’être trompé (notamment dans les dates), je connais moins l’œuvre de cet auteur que celles de papy GR et pépé VH.
Mais ça m’a permis de bien découvrir le parcours BD de Xavier Dorison, et de vous en proposer un aperçu facilement consultable.

Posté le 17 octobre 2016  à 8h39

Merci !

Pour moi, Dorison reste l’auteur du Troisième Testament, dont les (ex-)forumeurs du forum non-officiel de XIII (bdxiii.com qui a connu ses heures de gloire, comparables à TBD sur XIII pendant une petite dizaines d’années jusqu’en 2008 en gros) ne juraient que par leurs « montres sacrés » déclarés : Jacobs (B&M), Dorison (Troisième Testament), JVH (XIII, Thorgal, …) et ….. Audiard et les Tontons flingueurs en référence à la scène de la cuisine et celle du bunker de Rouge Total (mais comment ils en sont sortis sans que ça explose?).

Posté le 17 octobre 2016  à 9h25

A part ça, j’ai travaillé ! Je viens de mettre en ligne une biographie et une bibliographie de l’auteur.

Pour la bio, bon, vous remarquerez peut-être qu’elle est beaucoup plus courte et moins croustillante que ce que je vous propose d’habitude. Pour diverses raisons, j’ai fait le choix d’utiliser la bio officielle (de Dargaud), légèrement retouchée, illustrée et mise à jour.
Ne tapez pas, non, ne tapez pas ! Je ne m’interdis pas de vous proposer un jour quelque chose de plus sympa, mais pour l’instant on va faire comme ça.

Pour la photo, j’en ai piqué une en couleurs sur le site ActuaBD, parce qu’une photo en noir et blanc dans un site gris, c’est triste comme une pelouse en hiver.


Et on appelle ça du travail ? Piquer la bio chez Dargaud et la photo chez ActuaBD ! En plus pour le site officiel !

Allez, tu es pardonné avec ta biblio, je vois qu’il me reste plein de bouquins de Dorison à découvrir. Mais on attend quand même une vraie bio croustillante par la suite

Prix Saint-Michel meilleur scénario
Posté le 18 octobre 2016  à 20h55

J’ai enfin lu cet album :

Comment faire fortune en juin 40 a reçu le Prix Saint-Michel du meilleur scénario lors du festival BD de Bruxelles le mois dernier.

Posté le 20 octobre 2016  à 6h03

Et on appelle ça du travail ? Piquer la bio chez Dargaud et la photo chez ActuaBD ! En plus pour le site officiel !

Allez, tu es pardonné avec ta biblio, je vois qu’il me reste plein de bouquins de Dorison à découvrir. Mais on attend quand même une vraie bio croustillante par la suite

Mais justement, c’est parce qu’on est sur le site officiel ! C’est le monde des grands maintenant !
Non mais oui, oui mais non, je ferai une vraie bio à un moment ou un autre. Mais je prendrai d’abord contact avec l’auteur, pour voir ce qu’il en pense.

A part ça, je continue à chercher l’intégrale de W.E.S.T. (celle avec toute la série). Je l’ai vue à différents endroits sur Internet, il y en a qui n’hésitent pas à la proposer à 250 euros, par exemple.
Je sais qu’il y en a qui parleront de loi du marché, mais pour moi c’est juste malhonnête.
Par contre, bon, en faisant mon shopping virtuel frustrant, j’ai vu qu’il existait aussi une intégrale des aventures de Long John Silver. Je les ai lues l’an dernier, mais voilà, c’est la loi du clic frénétique, j’ai trouvé l’album à un prix normal (46€ avec port), neuf, et me le suis commandé.
La couverture déchire.

Interview dans La Grande Parade
Posté le 27 novembre 2016  à 20h21


Extrait d’une belle interview de Xavier Dorison qui nous parle de sa manière de travailler sur Undertaker dans La Grande Parade :

Julie Cadillac : Quelle est votre méthode de travail ?

Xavier Dorison : La première étape est d’avoir une « idée générale » pour l’épisode. Du genre « Tiens, là, il va devoir enterrer un cadavre plein d’or ». Deuxième cycle : «  Tiens là, il va devoir poursuivre un chirurgien itinérant qui sauve plein de gens mais en tue d’autres. » Une situation compliquée. Une première idée donc, on appelle un novline aux Etats-Unis, c’est votre « hypothèse » initiale. A partir de là, moi je développe sur mon petit écran des tas de fichiers, l’un sur des idées de scène, l’autre sur des idées de dialogues, des idées de personnages, des idées en vrac. Je me documente évidemment. Le prochain épisode se passe en Oregon; la géographie, la météo, les villes de l’Oregon, c’est pas les mêmes que celles de la Californie par exemple. Donc documentation et puis gros travail de développement horizontal. Ensuite arrive un moment où il faut quand même faire une synthèse et là, moi je travaille avec de tout petits post-its ( de 3 ou 4 cm), j’écris avec un marqueur le titre de la scène ou l’évènement majeur de scène et puis j’écris – alors vraiment en tout petit – les sous-évènements et les détails qui vont dans la scène…Ensuite je prends un grand cahier à spirales et je mets toutes les scènes – évidemment dans un premier ordre- devant moi. Et l’avantage des post-it, c’est qu’on peut les mettre les uns sur les autres, facilement les déplacer, les réécrire, les remplacer et, au fur et à mesure, apparaît l’histoire sous mes yeux. Alors bien sûr, j’ai oublié de dire que je fais beaucoup d’allers-retours avec Ralph Meyer, on en parle et je lui raconte chaque étape. Il y a une sorte de checkpoint à chaque étape; d’abord sur le sujet, puis à chaque fois que j’ai un peu avancé…et ce checkpoint se matérialise aussi par une visite très dure à Barcelone parce que Ralph y habite et donc je me force à aller passer une semaine chez Ralph et Caroline, son épouse, c’est l’Enfer(rires), ils habitent près des Ramblas, c’est généralement au mois de mai, vous imaginez… Là, je lui raconte tout, il me fait des remarques et des retours et une fois qu’on est bien d’accord sur l’histoire, je passe à ce qu’on appelle  » la continuité dialoguée », c’est à dire que je réalise un document où figure chaque case, chaque dialogue et éventuellement je fais beaucoup de petits gribouillis, des petits dessins, des petits plans pour que vraiment tout soit clair et, là, j’envoie tout à Ralph..et ensuite lui m’envoie ses pages et moi je vérifie qu’il ne manque rien, qu’on ne peut pas changer quelque chose, qu’on ne peut pas modifier une attitude de personnage, qu’on voit bien tous les éléments.

 

Crédit-photo : Rita Scaglia

Interview dans la grande parade
Posté le 28 novembre 2016  à 13h44

Petit à petit je lis les sujets qui m’intéressent, parce que pour tout lire je n’aurai pas assez d’une seule vie !

Xavier Dorison, je connais plusieurs de ses séries ( WEST, le troisième testament, Long John Silver et Undertaker )

J’aime bien sa façon d’écrire même si je trouve que la fin de ses séries est un peu décevante par rapport aux premiers tomes.

Je vais aller voir la suite  de l’interview .

Pour Thorgal je pense que son empreinte ne pourra se voir qu’ avec un nouveau cycle

Posté le 28 novembre 2016  à 14h53

Pour Long John Silver ou Le Troisième Testament, je trouve quand même que la fin de ces séries est grandiose, non ?

L’interview en vaut la peine. On en apprend pas mal sur la manière dont Xavier Dorison travaille, même si ici il parle principalement d’Undertaker. C’est une des rares séries que j’ai décidé de suivre par la suite, je pense qu’il y a la matière pour des histoires surprenantes avec un croque-mort pareil.

Posté le 28 novembre 2016  à 14h53

Pour Long John Silver ou Le Troisième Testament, je trouve quand même que la fin de ces séries est grandiose, non ?

L’interview en vaut la peine. On en apprend pas mal sur la manière dont Xavier Dorison travaille, même si ici il parle principalement d’Undertaker. C’est une des rares séries que j’ai décidé de suivre par la suite, je pense qu’il y a la matière pour des histoires surprenantes avec un croque-mort pareil.

Interview sur Ligne Claire
Posté le 11 décembre 2016  à 13h48

Sur Ligne Claire, Xavier Dorison fait le point après la sortie du dernier tome de Thorgal. Voici des extraits de l’interview :

Comment avez-vous élaboré ce scénario ?

Assez différemment de ce que je fais habituellement. Généralement je pars de la fin pour ensuite écrire le début. Mais il y avait cette fois un objectif et un but, une mission même si le mot peut paraître fort, avec le tome 35 qui était de terminer le cycle en Orient en un tome avec des contraintes liées aux albums précédents. Et envisager pour la suite un croisement de la série mère avec les séries parallèles. Donc le tome 36 sera le retour dans les brumes nordiques comme prévu à la fin du 35, un voyage plein de rebondissements sur lequel je travaille actuellement. Pour l’album 37 les séries se retrouveront et enfin à partir du 38 on reviendra à des one-shot.

Avec ce Thorgal vous avez pu donner l’impression de faire un curieux mélange. Dans Le Feu écarlate, Aniel est une sorte de messie revenu sur Terre et qui se retrouve dans un univers où s’affrontent magiciens, politiques sur fond de conflit spirituel. Le rapprochement avec islamisme, embrigadement et fanatisme est possible ?

Ah bon ? Sérieusement… Cet album parle avant tout de l’affrontement entre un père et un fils à qui une secte a lavé le cerveau. Et pour une fois Thorgal doit sauver un personnage. Qui ne veut pas l’être ! Et en plus, Aniel sait parfaitement où appuyer pour faire mal à son père. Pour le reste, le contexte est juste un mélange que j’ai créé en associant mes connaissances liées au siège de Jérusalem pendant les Croisades et les grandes étapes de la révolution de 1979 en Iran. Les Mages Rouges sont dans Thorgal depuis des années. Alors y voir un raccourci avec ce que l’on connait aujourd’hui au Moyen Orient, Daesh ou autre, il y a un monde.

On a pu aussi entendre des rumeurs sur l’abandon du dessin de Thorgal par Rosinski ?

Rosinski dessinera bien le prochain album, je peux vous le confirmer. Et son dessin, plus baroque en particulier dans Le Feu écarlate, affirme pleinement mon récit.

Vous avez touché à presque tous les genres. Et maintenant ?

Pas tous les genres, loin de là ! Par exemple, je n’ai jamais fait de « pure comédie ». J’adore en lire ou en voir, mais en écrire ? C’est une dramaturgie trop différente de celles que je connais un peu et je me sentirais bien incapable d’en réussir une. Après, j’aimerais encore aborder de nouveaux genres. J’ai fini d’écrire le scénario d’un conte animalier pour adulte ; « Le Château des animaux », et d’une comédie dramatique (en co-écriture avec Antoine Cristau), « Ulysse & Cyrano ». Pour la télévision, je travaille sur l’adaptation en série de H.S.E (« Human Stock Exchange ») et sur un huis-clos politique autour d’un sommet du G20. Mais, autant les genres et les sujets varient, autant je crois que ma façon d’écrire et mon style de scénario restent – pour le meilleur et pour le pire – dans la même ligne. Le prochain exemple sera dans le tome 3 d’Undertaker qui sortira en janvier pour Angoulême.

J-L. Truc

Posté le 11 décembre 2016  à 16h42

Xavier Dorison a dit  « Donc le tome 36 sera le retour dans les brumes nordiques comme prévu à la fin du 35, un voyage plein de rebondissements sur lequel je travaille actuellement. Pour l’album 37 les séries se retrouveront et enfin à partir du 38 on reviendra à des one-shot. »

Vous avez bien lu comme moi  :

Ce n’est pas au tome 36 que les différentes séries de Thorgal se retrouveront, mais au tome 37  

C’est pas possible, c’est trop loin ! 

Posté le 11 décembre 2016  à 20h09

J’avoue que ça fait loin !!! Et pire attendre le 38 pour retrouver une certaine « normalité ». Si c’est entre 2 et 3 ans d’attente entre chaque tome, on part sur du 6 ans minimum, 9 ans maximum !!!!

Posté le 11 décembre 2016  à 20h51

Mmmh ils exagèrent. Pourquoi avoir évincé Yves Sente dans ce cas ? Si Xavier Dorison a été choisi c’était justement pour finir cet arbre.

Et la on nous le rallonge, arf  A croire qu’on en verra jamais le bout 

Et moi qui me disait chouette plus que un tome avant de revenir a des one shot 

Posté le 11 décembre 2016  à 23h19

Mmh… c’est vrai que, tout dépend comment on lit l’arbre…

Du coup, peut-être que la réunion n’aura lieu qu’en toute fin d’album 36, et que Dorison a prévu d’en faire une histoire à part entière au 37.
Je pensais comme vous que le 36 allait clore tout cela.

Bon, après, il ne faut pas s’emballer ce ne sont que quelques mots non développés. Affaire à suivre.

Undertaker 3
Posté le 19 décembre 2016  à 20h28

Le tome 3 d’Undertaker, L’Ogre de Sutter Camp, dont la sortie est prévue le 27 janvier, est imprimé. Valérie Beniest, éditrice chez Dargaud, nous l’annonce sur sa page Twitter.

Voici le résumé de l’album présenté sur le site de Dargaud :

Dans ce troisième tome d’« Undertaker », Jonas Crow n’est plus ce pauvre croque-mort solitaire… même si, lui, aurait bien voulu le rester ! Dorison et Meyer lui ont associé mademoiselle Lin et Rose, la belle Anglaise. De la douceur dans son monde de brutes ? Pas pour très longtemps… Un ancien colonel lui apprend que « l’Ogre de Sutter Camp est vivant » ! Son passé trouble pendant la guerre de Sécession resurgit, et Jonas engage alors sa « troupe » dans une chasse à l’homme et à ses propres regrets…

Le maître d'armes primé au Japon
Posté le 27 décembre 2016  à 21h12

Thorgal-BD a écrit
Un nouvel album attendu pour septembre, « Le maître d’armes » avec Joël Parnotte au dessin (chez Dargaud). Le nom de Parnotte avait été évoqué un temps, parmi les auteurs susceptibles de reprendre Thorgal. Il travaille aussi avec Yann sur la série « Le sang des Porphyre ». Les deux auteurs présentent « Le maître d’armes » en vidéo sur le blog de Dargaud ICI. Un roman graphique complet, à paraître en septembre. La présentation donne envie, c’est bien fait.

La bande dessinée « Le maître d’armes » primée au Japon

La bande dessinée « Le maître d’armes » des Français Xavier Dorison et Joël Parnotte a été désignée lauréate de la plus haute distinction du 10e Prix du manga international, a annoncé le gouvernement japonais ce 27 décembre 2016.

Distinguée parmi 296 concurrents. Cette BD, publiée par la maison d’édition Dargaud, qui met en scène de façon inattendue l’ex-maître d’armes de François 1er, a été récompensée parmi une sélection initiale de 296 oeuvres provenant de 55 pays ou régions. Trois autres titres suivent, Scavengers, du Chinois Zuzheng Han, The heart of darkness des Italiens Laura Iorio, Roberto Ricci et Marco Cosimo, et Gateway to Underworld de la Vietnamienne Can Tieu Hy.

Trois dessinateurs japonais de manga et deux éditeurs ont effectué le choix final récompensant au total 14 oeuvres. La remise de ces distinctions doit avoir lieu début février à Tokyo.

Infos complètes sur le site d’Europe 1.

Interview "L'Actu"
Posté le 18 janvier 2017  à 13h41

L’Actu, premier et seul quotidien européen pour ados, a, dans son numéro d’hier, interviewé Dorison a propos de son nouvel ouvrage :

(par ma grande flemmardise, je ne recopie rien, juste des photos… Cliquez sur l’image pour la voir en plus grand.)

Posté le 18 janvier 2017  à 14h07

Merci pour ce montage tout pourri ! Et bravo à l’auteur pour ce prix.

Bon, ça m’a décidé, je vais m’offrir «Undertaker 3 » et « Le maître d’armes ».

Modifié le 28 février 2017  à 9h06
Xavier Dorison présente… RED SKIN !
Posté le 19 janvier 2017  à 21h07

Je viens de tomber sur cette vidéo mise en ligne par Glénat. On y découvre Xavier Dorison qui fait la promotion de Red Skin en anglais. Délirant ! 

Arme fatale le jour. Bombe atomique la nuit.
Le plus grand super-héros américain… est une espionne russe !

Modifié le 28 février 2017  à 9h07
Ulysse 1781
Posté le 5 février 2017  à 20h56

Lire « Ulysse 1781 », c’est retrouver l’Odyssée d’Homère transposée durant la guerre d’indépendance des Etats-Unis. Le capitaine Ulysse MC Hendricks est un aventurier, son fils Mack (pour Télémaque) un artiste et son épouse Penn (pour Pénélope) une femme de caractère. Xavier Dorison a fait de son Ulysse un héros bagarreur, obstiné, courageux, mais parfois trop cynique pour qu’on éprouve de la sympathie pour lui.

Dans ce premier diptyque, le Cyclope d’Ulysse est un wendigo, créature fantastique issue de la mythologie amérindienne. Le héros devra puiser au plus profond de ses ressources pour tirer sa joyeuse troupe d’une mauvaise passe, avant de repartir pour la suite de leur périple dans un bateau emmené de manière assez surprenante par des chevaux.

Cette aventure, qui rappelle dans son style Long John Silver, permet à Éric Herenguel de croquer les portraits de fameux personnages. Il reste à trouver la petite touche qui pourrait nous rendre accros à cette nouvelle série. Peut-être la petite fille muette sera-t-elle l’élément attachant lors du prochain diptyque ? Je suis curieux de découvrir la suite de cet Ulysse dorisonien.

 

Modifié le 28 février 2017  à 9h11
Les sentinelles
Posté le 22 février 2017  à 16h41

Autre série de Xavier Dorison parue chez Delcourt, Les Sentinelles est sortie en intégrale en novembre dernier. On retrouve dans cette BD des thématiques chères à Dorison : l’inutilité de la grande guerre comme dans Le chant du cygne, le super-héros comme dans Red Skin, les valeurs morales comme dans Le maître d’armes, le groupe composé de personnages variés à la poursuite d’un but commun comme dans Comment faire fortune en juin 40, le mélange de réel et de fantastique comme dans W.E.S.T, la violence comme dans Le troisième testament, le combat du héros contre plus fort que lui comme dans Ulysse 1781, … et encore, après la découverte de cette série, je ne la compare qu’aux BD de Dorison que j’ai déjà lues. 

Alors c’est vrai, le scénariste reprend régulièrement les mêmes recettes, mais il arrive à chaque fois à surprendre. Ici, c’est le dessin de l’argentin Enrique Breccia qui est particulièrement différent de ce que l’on connait. J’ai eu quelques difficultés à m’y faire, avec un style plutôt vieillot, et une mise en page où cases et bulles semblent désorganisés, surtout dans le premier album. Mais le héros principal, Taillefer, réussit à nous toucher malgré toutes les horreurs traversées. C’est en effet un anti-super-héros qui nous est présenté là, plein de doutes et de failles, bien loin des super-héros américains. Une bonne BD de Xavier Dorison à découvrir, à défaut d’être réellement passionnante.

Modifié le 28 février 2017  à 9h10
Posté le 22 février 2017  à 18h33

« Les sentinelles » va aussi être adaptée en série télé pour l’année prochaine apparemment, y aura de quoi faire avec la série Thorgal en admettant que les deux projets se concrétisent.

Modifié le 28 juin 2017  à 17h35
Aristophania Bolt
Posté le 12 mai 2017  à 19h41

Dargaud annonce sur sa page FB l’arrivée en 2018 d’Aristophania Bolt, la nouvelle série de Xavier Dorison et Joël Parnotte après leur collaboration pour Le Maître d’Armes. Intrigante mise en bouche…

Ateliers d'écriture
Posté le 23 juin 2017  à 15h43

La Nouvelle Revue Française organise des ateliers d’écriture intitulés « Le scénario du roman« . Le formateur de ces Master Class est Xavier Dorison. Voici un aperçu du programme :

Et si un scénariste se mettait au service des romanciers ?

Curieuse idée, à priori. La littérature est l’art des mots alors que le scénario est un outil au service d’images et de dialogues. Roman, théâtre, cinéma, grands mythes et bande dessinée n’ont en commun ni le style, ni le décor, ni la mise en scène ou le dessin. Alors, à quoi bon ?

La réponse est simple, tous ont un impératif absolu : une histoire forte.

L’intrigue est la condition indispensable à un bon roman. Vous le savez. Seulement voilà, malgré vos réécritures, certains passages restent des ventres mous, des dialogues remaniés dix fois sont toujours sans saveur ; tel personnage manque de dimension, votre récit est sans tension et vous vous perdez dans vos sous-intrigues. Ce n’est pas un problème d’idée. Et encore moins de style. Le problème, c’est l’histoire.

Véritable colonne vertébrale du récit, elle est la charpente sur laquelle les scénaristes construisent les personnages, les dialogues et le sens. Comment ? Par le travail, l’expérience, l’observation – bien entendu – mais rien de tout cela ne fonctionnerait sans une connaissance intime des mécanismes de la dramaturgie.

Connus depuis « La poétique » d’Aristote, ils sont enseignés aujourd’hui par les plus grands dramaturges anglo-saxons. Il ne s’agit ni de clichés ou de « règles » de prêt-à-penser pour dire « ce qu’il faut faire » et encore moins d’une « prison créative », mais de principes simples et pragmatiques qui analysent « comment ça marche ».

Comprendre les éléments fondamentaux d’une scène pour la dramatiser et renforcer son émotion, apprendre à cerner son sujet pour éviter les digressions inutiles et ne pas se perdre dans le développement, renforcer l’empathie et l’évolution de vos protagonistes, cerner les grandes étapes d’une histoire, pratiquer la dynamique du retournement et du fossé émotionnel, créer et maîtriser le sens, autant de sujets qui constituent le cœur de l’enseignement de ce stage.

Ah, si j’étais romancier…   Tous les détails se trouvent ici : www.ateliersdelanrf.fr/xavier-dorison/

Posté le 28 juin 2017  à 15h33

C’est quelqu’un qui me semble avoir beaucoup théorisé l’écriture. Il a dû énormément lire, disséquer, s’imprégner, comparer et choisir. Je l’imagine dépiautant des albums qui lui ont plu pour tenter de comprendre pourquoi ils lui ont plu. Et l’inverse.

Au final, on a là un auteur qui écrit en ayant en tête toutes sortes de « mécanismes » permettant de rendre une case, une bande, une page, et au final un album, fluides et efficaces.

C’est intéressant parce qu’en plaquant de bonnes histoires et de bons personnages sur cette « trame idéale », ça peut donner, ça donne, de bons albums.

La présentation de l’atelier est alléchante, d’autant que le cours a l’air d’être dans le concret.

 

Ce que je remarque en lisant du Dorison, c’est qu’il a une qualité que n’ont pas tous les auteurs, celle de capter le lecteur d’un bout à l’autre du livre. Quand un album me prend en main, m’embarque, je déteste quand d’un coup il m’expulse à cause d’une bricole inattendue qui me sort de la rêverie. Une scène illisible, une émotion qui tombe à plat, une référence incongrue, une sur-utilisation de l’anglais, des fautes d’orthographe… c’est varié mais agaçant.
Van Hamme avait cette force, une telle qualité d’écriture qu’il pouvait se permettre d’y mettre l’inattendu (genre un viking qui prend d’assaut un vaisseau spatial). Dorison me semble maîtriser aussi, notamment avec les dessinateurs avec qui il me semble en osmose (je pense à Meyer ou Lauffray notamment).

Posté le 4 juillet 2017  à 17h25

J’avoue qu’avec les album de Kriss et Thorgal scénarisés par Dorison, moi, il m’a convaincue. Comme j’aime à le hurler partout sur le forum, j’admire son tour de force de reprendre des trames qui ne plaisaient à personnes pour les rediriger efficacement. Ce n’est pas n’importe qui qui peut faire ça. Il faut du talent et de l’expérience pour savoir identifier les problèmes et leur apporter des solutions.

L’atelier m’attire vachement, j’écris parfois des trucs à mes heures perdues. Mais qu’est-ce que c’est cher ! Après, un atelier de 4 jours, c’est pas mal.

Posté le 5 juillet 2017  à 15h53

Ah oui dis donc, ça coûte un paquet ! Je n’avais pas vu.

Le Maître d'armes en édition N&B
Posté le 14 septembre 2017  à 16h37

« Le Maître d’armes » sortira le 24 novembre en version N&B.

Voici le pitch de Dargaud :

Replongez au cœur des conflits religieux avec cette nouvelle édition du Maître d’armes, en grand format et en noir et blanc ! De quoi savourer la qualité graphique de l’ouvrage et apprécier à sa juste valeur le magnifique trait de Joël Parnotte. Enrichie d’une nouvelle couverture ainsi que d’un cahier de croquis, cette belle édition satisfera à la fois ceux qui ont aimé l’album… et ceux qui ne l’ont pas encore découvert.

La page de garde est visible ICI en grand format.

Buste Undertaker
Posté le 17 septembre 2017  à 17h53

Hé, toujours pas lu celui-là !

De mon côté, je viens de voir ce buste qui a la classe, pour les fans d’Undertaker qui ont une épouse/un mari compréhensif.
50 cm, 12 kg, 1000 euros !
Du beau travail, réservé à ceux qui ont pu se payer le stage évoqué ci-dessus. J’adore les teintes et la patine.

Bravo au sculpteur, très talentueux.

Lien vers www.boulesteix-sculpteur.com

Posté le 18 septembre 2017  à 19h17

Waouh ! C’est du lourd !! Enfin, heureusement que c’est en résine et pas en bronze massif, mais l’imitation est splendide !

C’est fou qu’Undertaker ait déjà son buste, on n’en est quand même qu’au troisième tome de la série. 

Posté le 19 septembre 2017  à 5h10

Ça me rappelle le buste Thorgal, commencé et jamais terminé.

Lien vers communaute-thorgal.com

HSE (Human Stock Exchange)
Posté le 22 novembre 2017  à 21h23

HSE

J’avais feuilleté en librairie le tome 2 de cette série au moment de sa sortie, mais je m’étais arrêté là. Je n’étais pas particulièrement attiré par le dessin de Thomas Allart, et le scénario de Xavier Dorison qui abordait les dérives de la bourse ne me touchait guère. De plus, le héros de cette histoire était un personnage pour lequel je n’éprouvais aucune sympathie.

Quelques années plus tard, voilà que je retombe sur les 3 tomes de HSE en bibliothèque, et je me dis que tout de même, relire l’histoire depuis le début pourrait la rendre plus passionnante. Et effectivement, il faut lire les 3 tomes pour apprécier toute la richesse du scénario. Après avoir compris ce qui avait amené le héros à se faire coter en bourse, c’est sa compagne, au demeurant plus sympathique, qui m’a donné envie de mieux connaître le parcours de Félix Fox.

La force de ce triptyque, c’est de flirter adroitement entre la réalité et la fiction, dans un futur proche et d’autant plus effrayant. C’est de temps en temps caricatural, mais beaucoup plus souvent, l’histoire évoque des situations qui font partie de plus en plus de notre quotidien. Notamment avec les réseaux sociaux où la vie de certains s’affiche en permanence, et où le nombres de « likes » est une cote pas si éloignée du Human Stock Exchange. Au final, voilà un très bon récit d’anticipation !

 

 

Voici le synopsis  et la bande-annonce de l’éditeur Dargaud.

Lien vers www.dargaud.com

Avec ce premier tome d’H.$.E (Human $tock Exchange), Xavier Dorison et Thomas Allart nous plongent dans une histoire simple d’un réalisme effrayant : celle d’une société dans laquelle l’être humain est coté en bourse…

Le premier épisode d’H.$.E s’ouvre sur un monde anéanti par une crise financière sans précédent. Pourtant, alors que l’économie des pays industrialisés est ravagée, que les chômeurs et les petits porteurs ruinés se comptent par millions, une valeur financière semble résister : l’être humain. Les représentants de l’élite de la société peuvent se faire coter en bourse et devenir des « Red Eyes ». L’introduction en bourse n’est donc plus le seul privilège de personnes morales, c’est aussi une réalité pour des personnes physiques, qui perçoivent un capital, portent au poignet une « rate watch » indiquant leur cote et répondent à leurs actionnaires dans leurs assemblées générales… Félix Fox a besoin d’argent et ne rêve plus que d’une chose : être coté. Il y parvient à force de persuasion et d’efforts. Soutenu par le créateur du H.$.E, il voit sa cote monter en flèche et atteindre des sommets, mais bien sûr il y a aussi un prix à payer…

Ce volet d’H.$.E, le premier d’une trilogie, annonce une grande bande dessinée d’anticipation.

Angoulême – Portrait
Posté le 26 janvier 2018  à 21h39

Joël Saget, photographe à l’AFP, réalise actuellement des portraits au salon de la BD d’Angoulême.

En voici un superbe de Xavier Dorison.

Source photo : Lien vers twitter.com

Modifié le 13 février 2019  à 21h37
Interview pour Planète BD
Posté le 12 février 2018  à 7h50

Xavier Dorison a été interviewé par Planète BD, probablement au festival d’Angoulême. L’entretien de 10 minutes porte sur la sortie du dernier tome d’Undertaker, ainsi que sur ses différents projets en cours, mais pas sur Thorgal.

Posté le 12 février 2018  à 8h26

Il est très pro, je pense que le sujet « Thorgal » va être soigneusement esquivé pendant « un certain temps ». D’autant que tout le monde doit l’ennuyer avec ça depuis l’annonce du mois dernier.

Quand il écrira ses mémoires et nous livrera le vrai fond de sa pensée, ce sera différent. Soit ce sera apaisé et digéré (car après tout Thorgal et Rosinski sont, à la base, des héros de sa jeunesse), soit l’Undertaker sortira la Gatling ! Méthode Van Hamme, des trous partout !
Blague à part, j’espère qu’il a conservé de bons rapports avec Grzegorz. Ils étaient tellement contents de travailler ensemble, c’est dommage.

EDITION : Et c’est là que je me rends compte que ce sujet ne parle pas de LA nouvelle, alors autant le réannoncer ici pour tous nos lecteurs : Xavier Dorison n’est plus le scénariste de la série Thorgal.
Comme on en a abondamment parlé ailleurs, comme ICI par exemple, je vous propose d’aller visiter les sujets qui ont évoqué l’affaire, si vous le souhaitez.

Posté le 12 février 2018  à 17h55

Au fait, tu sais que tu n’en as pas encore parlé dans les sujets en pages d’accueil du site :

Aristophania Bolt
Posté le 22 février 2018  à 19h32

Tjahzi a écrit
Dargaud annonce sur sa page FB l’arrivée en 2018 d’Aristophania Bolt, la nouvelle série de Xavier Dorison et Joël Parnotte après leur collaboration pour Le Maître d’Armes. Intrigante mise en bouche…

Projet de couverture
Planche 37
Modifié le 13 février 2019  à 21h38
Interview en 2014 dans dBD
Posté le 2 mars 2018  à 20h28

En septembre 2014, Xavier Dorison était interviewé par le magazine dBD. Voici un extrait de l’entretien où il revient sur ses années de jeunesse.

L’ensemble de l’entretien avec Xavier Dorison (15 pages) est visible dans le magazine dBD #86.

Modifié le 13 février 2019  à 21h38
Le Château des animaux avec Félix Delep
Posté le 6 avril 2018  à 8h26

Une nouvelle BD scénarisée par Xavier Dorison sortira en fin d’année : « Le Château des animaux« .

Voici le pitch de l’éditeur Casterman :

Niché au cœur d’une ferme fortifiée, le Château des animaux est dirigé d’un sabot de fer par le président Silvio… Le taureau et sa milice de chiens savourent leur pouvoir, pendant que les autres animaux s’épuisent au travail. En particulier Miss Bangalore, une chatte dont l’obsession unique est de protéger ses petits. Pour le reste, résister à l’injustice, changer le monde, lutter contre les crocs et les griffes, Miss B. ne se sent pas de taille… jusqu’à l’arrivée du mystérieux Azelard, un rat itinérant qui va lui enseigner les secrets de la désobéissance civile.

Félix Delep, le jeune dessinateur de 24 ans sorti de l’école Émile Cohl, en est apparemment à sa première BD.    On retrouve une interview des auteurs dans le dernier Casemate.

En préparation à l’album, Casterman sort au préalable La Gazette du Château (3 numéros). Il s’agit de l’organe de propagande du président Silvio, qui relate la répression sanguinaire menée par la meute de n°1 contre la révolte violente des animaux… Le premier numéro du journal sera publié le 25 avril. Les numéros suivants arriveront le 6 juin et le 22 août. On peut découvrir les premières pages de la gazette ICI chez Casterman.

Modifié le 13 février 2019  à 21h39
Posté le 11 avril 2018  à 8h05

Merci pour toutes ces infos. Les nouveaux projets (Le château des animaux et Aristophania Bolt) ont l’air prometteurs.

Le dessin et le thème du château des animaux me font dire d’emblée que je vais me l’offrir, celui-là !

Tjahzi a écrit
« Xavier Dorison n’est plus le scénariste de la série Thorgal. »

Au fait, tu sais que tu n’en as pas encore parlé dans les sujets en pages d’accueil du site

Je n’ai pas eu le feu vert au moment où c’était une actu qui faisait le tour de la place BD.

Tout ça est bien compliqué. Je n’aime pas m’emm… avec les choses compliquées. Donc j’ai laissé tomber. On verra en temps voulu, quand le nouvel album sera une vraie actu mais, honnêtement, je n’ai aucunement l’intention de m’en mêler.

Quand de premières images seront dispos, je glisserai que Yann en est le scénariste. Les gens que ça surprendra pourront explorer le forum (ou le web) pour comprendre l’affaire.

Couverture du tome 1 d'Aristophania
Posté le 25 mai 2018  à 20h33

Tjahzi a écrit
Dargaud annonce sur sa page FB l’arrivée en 2018 d’Aristophania Bolt, la nouvelle série de Xavier Dorison et Joël Parnotte après leur collaboration pour Le Maître d’Armes. Intrigante mise en bouche…

Toujours pas de date de sortie prévue pour cette nouvelle série de Xavier Dorison. En attendant, voici la couverture de l’album dessiné par Joël Parnotte.

Modifié le 13 février 2019  à 21h40
Le Château des animaux vu sur BD Zoom
Posté le 10 juin 2018  à 20h02

Belle chronique du Château des animaux sur BD Zoom

Il y a bien longtemps, les hommes avaient construit un château qu’ils avaient transformé en ferme. On ne sait plus pourquoi, mais ils en étaient partis. Désormais seuls, les animaux, fous de joie, avaient décidé de redonner vie au château en transformant leur ancienne prison en république. Mais au fil du temps, beaucoup commençaient à penser qu’ils n’avaient peut-être pas gagné au change… Sur les pas de George Orwell et de sa « Ferme des animaux », Xavier Dorison imagine « Le Château des animaux ». Une belle surprise dans un domaine où on ne l’attendait pas.

Gouvernée avec un gant de fer par le puissant président Silvio, un taureau protégé par une féroce troupe de molosses, la République des animaux ne séduit plus du tout la population. Gagner des boutons (la monnaie officielle), en travaillant dur, ne suffit plus pour avoir droit à sa maigre ration quotidienne. La poule Adélaïde, coupable d’avoir volé l’œuf qu’elle venait de pondre, a été exécutée ; Miss B, l’unique chatte du château, a bien du mal à nourrir ses deux chatons ; Marguerite et de nombreux autres animaux sont tués alors qu’ils partent à l’assaut du grenier central… Faire croire à la population que seul Silvio et sa clique peuvent la protéger de loups errants, que personne n’a vu, risque de ne plus suffire pour que les animaux restent dans le droit chemin de l’obéissance.

Après avoir invité ses lecteurs à parcourir des mondes réalistes, historiques ou fantastiques, Xavier Dorison imagine un univers animalier à la fois cocasse et tragique, que n’aurait certainement pas désavoué Orwell.

Il est accompagné dans cette nouvelle aventure éditoriale par un jeune dessinateur de 24 ans dont l’univers graphique n’est pas sans rappeler celui de Ptiluc et de ses rats. Élève de l’école Émile Cohl, Félix Delep débute avec « Red et Blanco », un court récit publié par Spirou. « Le Château des animaux », qui comptera quatre épisodes et près de 350 planches, est son premier album au long cours. Son trait dynamique et vivant est déjà celui d’un pro maîtrisant mise en pages et décors soignés.

Comme pour « Nestor Burma », les éditions Casterman présentent ce récit en avant-première dans une série de trois fascicules de format tabloïd, accompagnés d’un rédactionnel savoureux écrit par Xavier Dorison, avec le concours de la journaliste Catherine Sauvat. Tiré à 10 000 exemplaires numérotés cette Gazette du Château de 24 pages deviendra rapidement un collector. Le second numéro sortira en juin prochain et le troisième fin août.

H. Filippini

Modifié le 13 février 2019  à 21h41
Ligue des auteurs professionnels
Posté le 29 octobre 2018  à 15h05

Le mois dernier, Xavier Dorison a fondé avec d’autres auteurs la Ligue des Auteurs Professionnels. Voici les objectifs de cette association présentés sur leur page Facebook : Lien vers www.facebook.com

« Les auteurs ont le droit et le devoir d’écrire et de dessiner leur avenir »

Ce jeudi 6 septembre 2018 se sont réunis, dans la maison où vécut Balzac, des auteurs de tous les horizons : littérature générale, littérature jeunesse, bande dessinée, polar, romance… Des jeunes auteurs faisant leurs premiers pas dans le monde de l’édition aux auteurs de best-sellers ayant marqué ces dernières décennies, tous ont décidé de s’unir pour prendre leur destin collectif en main.

La Ligue des Auteurs Professionnels est née sous l’impulsion de la Charte des auteurs et illustrateurs jeunesse et des États Généraux de la Bande Dessinée, mais aussi de Joann Sfar, Tatiana de Rosnay, Marie-Aude Murail, Agnès Ledig, Virginie Grimaldi, Erik L’homme, Denis Bajram, Samantha Bailly, Benoit Peeters, Gaëlle Nohant, Maliki, Delphine Bertholon, Cy, Valérie Mangin, Christophe Arleston, Xavier Dorison, Sophie Adriansen, Aurélie Neyret, Mathou, Nicolas Digard, Audrey Alwett, Michel Robert, Léa Frédeval, Marie Spénale, Joris Chamblain, Sophie Dieuaide, Guillaume Nail, Alexis Sentenac, Adrien Tomas, Baptiste Beaulieu ainsi que de tous les auteurs et organisations d’auteurs qui sont en train de les rejoindre.

La Ligue des Auteurs Professionnels est donc le rassemblement inédit d’un collectif d’auteurs et d’une fédération d’organisations. Tous se liguent pour sauvegarder le métier et améliorer les conditions de création de tous les auteurs : protection sociale, rémunération, renforcement du droit d’auteur, encadrement par le code du travail, rééquilibrage du rapport auteur/éditeur…

Depuis plusieurs années, les organisations d’auteurs tirent la sonnette d’alarme : la situation des auteurs du livre se dégrade en France. Les études se multiplient, montrant qu’entre 41%1 et 53%2 des professionnels gagnent moins que le SMIC et que leurs revenus continuent de baisser, en particulier pour les plus jeunes3. Lors des États Généraux du Livre4, les incompréhensions entre les auteurs et les pouvoirs publics sont devenues évidentes. En parallèle, les mouvements #PayeTonAuteur 5 et #AuteursEnColère ont révélé au grand public la crise que traversent les auteurs.

Face à ces inquiétudes, le Ministère de la Culture et le Ministère des solidarités et de la santé ont ouvert de juillet à décembre une concertation sur les réformes sociales et fiscales qui toucheront très bientôt les auteurs et les artistes : AGESSA/MDA, CSG, prélèvement à la source…

Pour la Ligue des Auteurs Professionnels, il est urgent de construire les changements qui permettront de sauver un métier en grand danger. Le livre est un lieu de liberté, d’invention et d’expérimentation. La création d’un livre peut se faire avec des investissements limités, ce qui permet de prendre beaucoup de risques créatifs. Cela fait de l’édition le laboratoire de recherche et de développement de toutes les autres industries culturelles, audiovisuelles et ludiques plus coûteuses. Rien que pour cela, et parce qu’une économie entière repose sur la richesse de la création littéraire, il est essentiel de protéger ceux qui écrivent, dessinent et traduisent les livres.

La Ministre de la Culture s’est engagée cet été au lancement d’une mission prospective sur l’avenir du statut des auteurs. La Ligue des auteurs professionnels a d’ores et déjà entamé un important travail d’analyse et de consultation. Elle proposera très bientôt sur son site 6 un constat de la situation et différentes hypothèses de statut pour les auteurs, explorant les points positifs et négatifs de chacune. Ces hypothèses partent aussi du principe que l’État et les éditeurs seront prêts à s’engager fortement dans une réforme protégeant la création française dans sa diversité.

C’est donc pour réfléchir ensemble et inventer de vraies solutions pour l’avenir que se créé aujourd’hui la Ligue des auteurs professionnels. Et c’est pour ça qu’elle invite tous les auteurs et les organisations d’auteurs à la rejoindre pour enfin créer un statut de l’auteur professionnel. Et ce n’est qu’un début : les auteurs ont le droit et le devoir d’écrire et de dessiner leur avenir.

Comme d’autres de ses collègues, Xavier Dorison explique dans une vidéo pourquoi adhérer à la Ligue des Auteurs Professionnels.

Modifié le 13 février 2019  à 21h42
Aristophania
Posté le 5 novembre 2018  à 18h03

Xavier Dorison et Joël Parnotte à Paris pour présenter leur album « Aristophania ». Sortie prévue début 2019.

Source : Ryun Reuchamps, éditrice chez Dargaud

Modifié le 13 février 2019  à 21h42
Interview sur Ouatch TV
Posté le 8 novembre 2018  à 21h16

Chouette interview de Xavier Dorison et Fred Vignaux diffusée ce soir sur Ouatch TV dans l’émission « Trait pour trait », avant de les voir à nouveau réunis (pour les petits veinards) lors de la première Convention Thorgal.

À une semaine de la convention Thorgal à Paris, Trait pour Trait by OUATCH, le 1er podcast BD qui passe aussi à la télé (le jeudi à 20h) reçoit en exclusivité deux auteurs de la série mythique Thorgal : Xavier Dorison (scénariste) et Fred Vignaux (dessinateur) ! Christophe Vilain et Laurent Turpin (BDzoom, partenaire de Trait pour trait by OUATCH) explorent avec eux les derniers albums parus au Lombard et plus particulièrement le tome 8 de Kriss de Valnor : le maître de justice. C’est aussi l’occasion en cette période de commémorations de la fin de la grande guerre de parler avec Xavier Dorison de l’intégrale qui vient de paraitre : le chant du cygne. Un véritable road movie en pleine première guerre ! Quelques soldats tentent d’atteindre l’Assemblée Nationale pour déposer la pétition de milliers de militaires dénonçant leur misérable vie. Enfin, faisons une halte à Nice dans l’atelier du dessinateur-tatoueur Loic Malnati avec ses pantins magnifiques. Merci à la librairie Album (rue Dante à Paris), du réseau Canal BD, qui nous sert à nouveau de décor !

Lien vers www.ouatch.tv

Posté le 11 novembre 2018  à 14h37

Rappelez-moi déjà ce que pouvait proposer Dorison d’encore moins « orthodoxe » que ce qu’ont proposé Yann ou Sente !?!…

ah non c’est vrai on en a déjà parlé, des heures entières de forum, des jours même…

ggrrrmmbl…

m’en va m’lire un Asgard tiens pour la peine.

Posté le 11 novembre 2018  à 15h43

J’hésitais entre m’offrir « Le chant du cygne » en deux volumes ou en un seul, mais le discours de Xavier Dorison m’a convaincu de prendre plutôt l’intégrale.

Bon c’est sympa de la voir parler de façon si apaisée de son expérience thorgalienne.

Aristophania
Posté le 3 décembre 2018  à 19h53

Xavier Dorison fait la Une de Casemate avec sa nouvelle série « Aristophania » , prévue en 4 tomes chez Dargaud.

Avec “Aristophania”, Xavier Dorison et Joël Parnotte remettent le conte d’actualité avec une fable somptueuse mêlant l’enfer ouvrier de 1910 aux délices d’une Côte d’Azur de rêve.  + d’infos sur Lien vers casemate.fr

Pitch de l’éditeur Dargaud :

L’histoire commence à Marseille en 1899. Clément, un ouvrier, est tué dans des circonstances étranges par un certain Barboza, un colosse dévoreur de rats. Sa vie n’était pas moins insolite et remplie de secrets, à en juger par la drôle de conversation qu’il tenait, quelques minutes avant sa mort, avec une femme aussi élégante que mystérieuse.

Neuf ans plus tard, alors que la veuve de Clément croupit en prison et que ses trois enfants sont en butte à la violence des adultes, la femme mystérieuse revient dans leur vie. Elle s’appelle Aristophania Bolt, comtesse de son état. Afin de protéger les enfants de la menace qui pèse sur eux, elle les installe dans un décor de rêve qu’elle nomme Azur. Poussés par la curiosité, ils ne résistent pas à la tentation d’explorer leur nouveau cadre de vie. Ce qu’ils vont découvrir – à commencer par les pouvoirs d’Aristophania – dépassera de très loin les limites de leur imagination…

Après Le Maître d’armes, Xavier Dorison – le scénariste d’Undertaker – et Joël Parnotte signent avec Aristophania une nouvelle épopée flamboyante et envoûtante, dans laquelle le décor le plus banal sert de paravent à un univers fascinant, truffé de sortilèges et de magie. Entre fantastique échevelé, petites pointes d’humour et réalisme social, cet album inaugure un cycle en quatre tomes qui dessine les contours d’une nouvelle série de « french fantasy », riche en promesses et en rebondissements.

Trailer de l’album :

Pour lire les premières planches de l’album, c’est ICI.

Xavier Dorison et Joël Parnotte travaillent sur le scénario d’Aristophania tomes 3 et 4 pendant l’impression du tome 1 !
Modifié le 13 février 2019  à 21h43
Posté le 9 janvier 2019  à 13h51

Tjahzi a écrit

Thorgal-BD a écrit
Un nouvel album attendu pour septembre, « Le maître d’armes » avec Joël Parnotte au dessin (chez Dargaud). Le nom de Parnotte avait été évoqué un temps, parmi les auteurs susceptibles de reprendre Thorgal. Il travaille aussi avec Yann sur la série « Le sang des Porphyre ». Les deux auteurs présentent « Le maître d’armes » en vidéo sur le blog de Dargaud ICI. Un roman graphique complet, à paraître en septembre. La présentation donne envie, c’est bien fait.

La bande dessinée « Le maître d’armes » primée au Japon

La bande dessinée « Le maître d’armes » des Français Xavier Dorison et Joël Parnotte a été désignée lauréate de la plus haute distinction du 10e Prix du manga international, a annoncé le gouvernement japonais ce 27 décembre 2016.

Distinguée parmi 296 concurrents. Cette BD, publiée par la maison d’édition Dargaud, qui met en scène de façon inattendue l’ex-maître d’armes de François 1er, a été récompensée parmi une sélection initiale de 296 oeuvres provenant de 55 pays ou régions. Trois autres titres suivent, Scavengers, du Chinois Zuzheng Han, The heart of darkness des Italiens Laura Iorio, Roberto Ricci et Marco Cosimo, et Gateway to Underworld de la Vietnamienne Can Tieu Hy.

Trois dessinateurs japonais de manga et deux éditeurs ont effectué le choix final récompensant au total 14 oeuvres. La remise de ces distinctions doit avoir lieu début février à Tokyo.

Infos complètes sur le site d’Europe 1.

Quelqu’un a lu cette BD ? C’est étonnant et on comprend pourquoi c’est édité chez Dargaud et pas chez Glénat alors que c’est une BD historique avec pour cadre une quête la publication d’un manuscrit de la Bible en français au temps de la Réforme. Un cadre qui convient bien aux albums édités par Glénat… Sauf qu’on comprend pourquoi ce livre a été primé au Japon et par des amateurs de manga.

Beaucoup d’hémoglobine bien flashy (la scène de fin du combat au pied de la montagne en est une belle illustration) et des onomatopées sorties de Lanfeust et consorts, à grand renfort de « SPA », « SPO », « SKRÖ », « SHROK », « KROK » et autres (et que je n’apprécie franchement pas, surtout dans un cadre historique bien défini).

En tout cas, ce point mis à part, le scénario est très prenant et bien écrit. Quelqu’un a un autre avis?

Posté le 9 janvier 2019  à 13h51

Tjahzi a écrit

Thorgal-BD a écrit
Un nouvel album attendu pour septembre, « Le maître d’armes » avec Joël Parnotte au dessin (chez Dargaud). Le nom de Parnotte avait été évoqué un temps, parmi les auteurs susceptibles de reprendre Thorgal. Il travaille aussi avec Yann sur la série « Le sang des Porphyre ». Les deux auteurs présentent « Le maître d’armes » en vidéo sur le blog de Dargaud ICI. Un roman graphique complet, à paraître en septembre. La présentation donne envie, c’est bien fait.

La bande dessinée « Le maître d’armes » primée au Japon

La bande dessinée « Le maître d’armes » des Français Xavier Dorison et Joël Parnotte a été désignée lauréate de la plus haute distinction du 10e Prix du manga international, a annoncé le gouvernement japonais ce 27 décembre 2016.

Distinguée parmi 296 concurrents. Cette BD, publiée par la maison d’édition Dargaud, qui met en scène de façon inattendue l’ex-maître d’armes de François 1er, a été récompensée parmi une sélection initiale de 296 oeuvres provenant de 55 pays ou régions. Trois autres titres suivent, Scavengers, du Chinois Zuzheng Han, The heart of darkness des Italiens Laura Iorio, Roberto Ricci et Marco Cosimo, et Gateway to Underworld de la Vietnamienne Can Tieu Hy.

Trois dessinateurs japonais de manga et deux éditeurs ont effectué le choix final récompensant au total 14 oeuvres. La remise de ces distinctions doit avoir lieu début février à Tokyo.

Infos complètes sur le site d’Europe 1.

Quelqu’un a lu cette BD ? C’est étonnant et on comprend pourquoi c’est édité chez Dargaud et pas chez Glénat alors que c’est une BD historique avec pour cadre une quête la publication d’un manuscrit de la Bible en français au temps de la Réforme. Un cadre qui convient bien aux albums édités par Glénat… Sauf qu’on comprend pourquoi ce livre a été primé au Japon et par des amateurs de manga.

Beaucoup d’hémoglobine bien flashy (la scène de fin du combat au pied de la montagne en est une belle illustration) et des onomatopées sorties de Lanfeust et consorts, à grand renfort de « SPA », « SPO », « SKRÖ », « SHROK », « KROK » et autres (et que je n’apprécie franchement pas, surtout dans un cadre historique bien défini).

En tout cas, ce point mis à part, le scénario est très prenant et bien écrit. Quelqu’un a un autre avis?

Posté le 9 janvier 2019  à 14h12

Pennybridge a écrit
Beaucoup d’hémoglobine bien flashy (la scène de fin du combat au pied de la montagne en est une belle illustration) et des onomatopées sorties de Lanfeust et consorts, à grand renfort de « SPA », « SPO », « SKRÖ », « SHROK », « KROK » et autres (et que je n’apprécie franchement pas, surtout dans un cadre historique bien défini).

Pour le coup, que trouve-tu à ces onomatopées en particulier? Lesquelles auraient-tu préféré?

Posté le 9 janvier 2019  à 17h23

Fred r a écrit
Pour le coup, que trouve-tu à ces onomatopées en particulier? Lesquelles auraient-tu préféré?

Ben dans Thorgal par exemple, prenons la Chute de Brek Zarith, au hasard, quel bruit ça fait quand Thorgal met un bon coup de pied en pleine figure du garde qui surveille la muraille ? Et quand Aaricia assomme Thorgal avec un gros coup sur la cafetière, est-ce qu’on entend un « SPO »? Est-ce que c’est choquant de ne rien entendre?

Personnellement, je ne trouve pas que les onomatopées des coups aient une grande utilité et qu’on peut s’en passer mais ce n’est que mon avis.

Posté le 9 janvier 2019  à 19h18

C’est vrai! Ca ne m’avait pas trop marqué.

Posté le 9 janvier 2019  à 20h47

Pennybridge a écrit
En tout cas, ce point mis à part, le scénario est très prenant et bien écrit. Quelqu’un a un autre avis?

Je l’ai lu, mais pas acheté. Notamment parce que le débordement d’hémoglobine m’a saturé. Et pourtant, l’aventure du Maître d’Armes est fameuse, teintée d’histoire, d’ésotérisme, de guerre de religion, et de fantastique, comme dans la grande majorité des œuvres de Xavier Dorison. J’apprécie ses scénarios, tout comme ceux de son complice Fabien Nury, dont les dialogues finement ciselés sont décoiffants. Mais chez les deux scénaristes, je ne supporte plus cet excès de violence, comme on en rencontre d’ailleurs dans beaucoup de séries actuelles. C’est aussi ce qui m’a fortement dérangé dans « Le Feu écarlate » de Thorgal.

Pour autant, Xavier Dorison reste un des meilleurs scénaristes actuels, même si il se consacre de plus en plus à l’enseignement, comme on peut le découvrir dans cette interview qu’il a accordée à Casemate.

Dans Casemate 120, Xavier Dorison et Joël Parnotte présentent Aristophania, conte de fées moderne plongeant à la fois dans le merveilleux et dans la violence crasse du début de l’ère industrielle française. Xavier Dorison explique notamment qu’il pense épuiser toutes ses envies de scénarios dans les quinze ans à venir. Et pourrait ensuite devenir professeur à plein temps, aidant des auteurs à monter leurs projets. Ce job de script doctor, il l’exerce déjà aujourd’hui, en particulier plusieurs fois dans l’année lors d’ateliers à la Nouvelle Revue française (NRF). Pour casemate.fr, il explique comment un scénariste de bande dessinée peut sortir de l’eau des romanciers en difficulté avec leurs propres histoires.

La suite est ici dans Casemate : Lien vers casemate.fr

Aristophania, tome 1
Posté le 17 janvier 2019  à 18h30

Sortie demain du tome 1 d’Aristophania, Le Royaume d’Azur, avec Joël Parnotte au dessin. J’avais parlé de cette nouvelle série ICI. Mais rien de tel que d’écouter Xavier Dorison en parler lui-même, c’est un conteur né ! 

Vous avez entendu ? Le premier album de BD fantastique-bouddhiste ? 

Posté le 18 janvier 2019  à 17h32

Aristophania vient de s’inviter sur ma pile de BD, dans la chambre.

Je vais le lire sous peu (j’ai déjà trois lectures simultanées, je vais d’abord en finir au moins deux). J’espère qu’il n’est pas excellent, parce que sinon ça va encore être difficile de se dire que l’ignoble Xavier nous a abandonnés pour écrire de belles histoires ailleurs.  

Posté le 18 janvier 2019  à 17h47

Moi j’avoue ça m’intrigue. Cet album a été tellement teasé que je veux savoir de quoi il retourne . Dis-nous si ça vaut la peine.

Modifié le 19 janvier 2019  à 7h57
laurent
Posté le 19 janvier 2019  à 1h29

C’est surement hors sujet, mais je trouve cet interview intéressant sur l’investissement des auteurs dans leurs oeuvres

Modifié le 23 janvier 2019  à 11h39
Posté le 22 janvier 2019  à 18h16

Au contraire Laurent, cette vidéo est tout sauf hors sujet. Elle illustre de manière impressionnante la passion qui unit scénariste et dessinateur autour de cette saga qu’est Long John Silver. Je n’avais jamais écouté Mathieu Lauffray en parler, et je te dis merci pour ce partage qui m’a immédiatement donné envie de me replonger dans cette incroyable histoire. Si un jour Mathieu et Xavier devaient se lancer ensemble dans une aventure de Thorgal, je suis convaincu qu’on aurait droit à un des meilleurs tomes de la série !

Un banquet avec les auteurs
Posté le 13 février 2019  à 19h00

Un évènement très particulier est organisé le 1er mars à Paris. Un banquet réunissant Xavier Dorison et Fred Vignaux est ouvert aux fans de Thorgal.

Plus d’infos sur le site de réservation ICI.

Venez dîner avec les auteurs Xavier Dorison et Fred Vignaux pour l’aventure Thorgal !

-Présentation et rencontre-débat avec les auteurs à l’apéro,

-dîner viking (apéro + entrée + plat + dessert + café),

-vente d’albums,

-expo-vente de dessins de Fred Vignaux

Et ex-libris inclus dans le billet !

Posté le 13 février 2019  à 21h21

Mais c’est dingue, comment fais-tu pour trouver tous cs trucs-là ?

Ça a l’air très sympa. En plus je suis en vacances le 1er mars.

Et à part ça j’ai lu « Aristophania ».

Bon, je ne sais pas si le thème est original (des enfants, des pouvoirs, des secrets de familles, un méchant mystérieux) mais il s’agit encore d’un excellent album…

Dorison s’éclate dans les univers qu’il crée.

Et quand on sait que Joël Parnotte a semble-t-il fait partie des auteurs approchés pour faire du Thorgal, et qu’il en a même dessiné un paquet de planches sur lequel j’adorerais jeter un œil, on a là un duo qui aurait pu être en couverture du prochain Thorgal ! Curieuse sensation, à la lecture de cet album très bien écrit et très bien dessiné. Parnotte a un encrage, un travail sur la lumière, magnifique.

Par contre, le ton, l’ambiance générale de l’album, ce n’est pas du tout du Thorgal. Ces deux auteurs sont peut-être plus à l’aise ici dans leur propre monde qu’ils ne l’auraient été chez Thorgal. Je ne sais pas.

Posté le 14 février 2019  à 18h42

Thorgal-BD a écrit
Mais c’est dingue, comment fais-tu pour trouver tous ces trucs-là ?

Héhé ! Voici une petite vidéo sympa de l’évènement au Verre Moutarde à Paris :

Lien vers www.facebook.com

Mais tu n’en croiras pas tes yeux, si après ce banquet BD avec les auteurs de Thorgal, je te propose une croisière fantastique en compagnie du créateur de Thorgal ? 

C’est à voir dans le sujet « La croisière fantastique » !

Aristophania vue par son dessinateur
Posté le 13 mars 2019  à 21h29

Joël Parnotte a répondu à deux interviews consacrées à Aristophania. On y apprend que la série scénarisée par Xavier Dorison se déclinera en 4 albums, dont les prochains tomes sont prévus pour octobre 2019, 2020 et 2021. Joël y dévoile son enthousiasme pour cette série.

  Entretien écrit sur Branchés Culture.

Entretien audio sur RTBF Culture.

Modifié le 29 octobre 2019  à 8h45
Posté le 19 mars 2019  à 22h01

Thorgal-BD a écrit
Et à part ça j’ai lu « Aristophania ». Bon, je ne sais pas si le thème est original (des enfants, des pouvoirs, des secrets de familles, un méchant mystérieux) mais il s’agit encore d’un excellent album… Dorison s’éclate dans les univers qu’il crée. Et quand on sait que Joël Parnotte a semble-t-il fait partie des auteurs approchés pour faire du Thorgal, et qu’il en a même dessiné un paquet de planches sur lequel j’adorerais jeter un œil, on a là un duo qui aurait pu être en couverture du prochain Thorgal ! Curieuse sensation, à la lecture de cet album très bien écrit et très bien dessiné. Parnotte a un encrage, un travail sur la lumière, magnifique. Par contre, le ton, l’ambiance générale de l’album, ce n’est pas du tout du Thorgal. Ces deux auteurs sont peut-être plus à l’aise ici dans leur propre monde qu’ils ne l’auraient été chez Thorgal. Je ne sais pas.

Enfin lu aussi de mon côté, et fort apprécié !    Le contraste entre les différents lieux traversés est surprenant, mais j’aime être surpris de cette manière. Et je sens qu’au fil des épisodes de la série Aristophania, on ira de surprise en surprise ! Même si on reste un peu sur sa faim à la clôture de ce premier tome, Xavier Dorison a le talent pour garder pas mal de suspense pour la suite. Et puis ce dessin de Joël Parnotte, quel plaisir de s’y plonger !

Est-ce que ces deux auteurs auraient pu nous donner un bon Thorgal ? J’en suis convaincu ! La profondeur des personnages rencontrés, la richesse des lieux qui servent de décor, l’intrigue humaine et passionnante, le suspense qui s’installe de page en page, tout cela aurait très bien pu se retrouver dans un album de Thorgal.   

Aristophania, couverture tome 2
Posté le 4 mai 2019  à 10h09

Le second tome d’Aristophania, la série de french fantasy de Xavier Dorison et Joël Parnotte, paraîtra en octobre prochain.

Voici une interview de Joël pour « Un Amour de BD ».

Modifié le 29 octobre 2019  à 8h47
Festival du Livre d’Issy-les-Moulineaux (F)
Posté le 12 juin 2019  à 16h07

Xavier Dorison participe samedi prochain au Festival du Livre d’Issy-les-Moulineaux près de Paris. Il sera présent pour une rencontre-débat avec le public de 13 à 14h à propos de la série Thorgal, puis il participera à une séance de dédicaces.

Infos : Festival du Livre d’Issy-les-Moulineaux

Modifié le 29 octobre 2019  à 8h47
Le Château des Animaux – tome 1
Posté le 12 août 2019  à 20h48

Parution le 18 septembre de la nouvelle BD lancée par Xavier Dorison et Félix Delep : Le Château des Animaux. Présentation de la série par l’éditeur Casterman :

Quelque part dans la France de l’entre-deux guerres, niché au cœur d’une ferme oubliée des hommes, le Château des animaux est dirigé d’un sabot de fer par le président Silvio… Secondé par une milice de chiens, le taureau dictateur exploite les autres animaux, tous contraints à des travaux de peine épuisants pour le bien de la communauté… Miss Bangalore, chatte craintive qui ne cherche qu’à protéger ses deux petits, et César, un lapin gigolo, vont s’allier au sage et mystérieux Azélar, un rat à lunettes pour prôner la résistance à l’injustice, la lutte contre les crocs et les griffes par la désobéissance et le rire… Premier tome d’une série prévue en quatre volumes, Le Château des animaux revisite La Ferme des animaux de George Orwell (1945) et nous invite à une multitude de réflexions parfois très actuelles…

J’avais déjà présenté à la page précédente la Gazette du Château. Voici le visuel du n°2 dont on peut découvrir les premières planches ICI.

Source : Le Château des Animaux chez Casterman

Modifié le 29 octobre 2019  à 8h47
Critique en dessins sur 9ème Art
Posté le 30 août 2019  à 6h51
Modifié le 29 octobre 2019  à 8h47
Pierre
Posté le 30 août 2019  à 15h55

j’aime beaucoup les bd de Dorison… je pense que je vais aussi craquer pour celle-là…

Sortie du Château des Animaux
Posté le 18 septembre 2019  à 19h56

Le 1er tome du Château des Animaux est sorti aujourd’hui en librairie, et au vu des premiers commentaires, c’est le plein succès pour les auteurs.    Ligne Claire fait la part belle à cette sortie avec une présentation de l’album, puis les interviews de Xavier Dorison et Félix Delep.

Le Château des Animaux, faut pas prendre les bêtes du bon dieu pour des canards sauvages

« Après une prépublication en gazette, dont Casterman a fait une habitude très agréable, Le Château des Animaux tome 1 est enfin dans les rayons des libraires. Répéter que c’est un des vrais évènements de cette rentrée finit par être un lieu commun. A craindre presque d’avoir été envoûté par le duo Xavier Dorison, émule de l’enchanteur Merlin, et le jeune Félix Delep, roi Arthur en puissance qui, en quelques traits, a délimité son nouveau royaume. Aller, revenons à cette fable, conte picaresque, animalier, hymne à la liberté pas obligatoirement au bout des fusils. Une dictature dure, pas pure, violente, sanglante, avec des références évidentes que Dorison ne cache pas mais dont l’espoir n’est pas absent. Félix Delep s’y est investi, talent, corps et âme. Le résultat est époustouflant sur tous les plans.

On ne rigole pas au Château des Animaux. Depuis que les humains ont quitté les lieux et abandonné, allez savoir pourquoi, la basse-cour, tout a changé. Le pouvoir était vacant et la nature n’aime pas le vide. Le taureau Silvio a pris les choses du bout des cornes. Avec une milice de clébards dangereux, des croques vite qui ne font pas dans la dentelle si ce n’est sanglante. Silvio veut consolider, reconstruire la ferme, siège de sa nouvelle République dictatoriale. La peur règne sur vaches, poules, cochons, oies et… chat. Car Miss Bengalore est la seule du genre avec sa progéniture. Elle monte les pierres sur les échafaudages. Risqué. La révolte gronde. Faut pas prendre les bêtes du bon dieu pour des canards sauvages. Il y a de la révolte dans l’air. Seul César, le dandy lapin semble être heureux. Mais un rat va venir changer la donne.

Une mère chatte qui défend ses petits, résiste même si elle pense que c’est une erreur, une marguerite comme symbole de liberté, un humain qui trafique, une horreur banalisée, Dorison joue la carte de la non-violence, de l’ironie en règle face au mépris et à la terreur. Delep le suit avec un dessin vivant, beau mais qui sait aussi montrer le pire. Impossible de rester indifférent. Le lecteur est un témoin acteur. On oscille entre envie de voir Silvio cuire à la broche ou prendre une tarte en plein museau. Au choix. On verra bien mais il va sûrement s’en passer des choses au Château, coup d’état, trahisons, comme chez les humains. Pour notre plus grand plaisir. »

 

Interview : Quand Xavier Dorison a bâti Le Château des Animaux, parler de non-violence l’a motivé

En signant le scénario du Château des Animaux (Casterman), Xavier Dorison savait-il qu’il allait créer une série qui ferait date ? Non seulement pour l’histoire, cette dictature animalière troublante, émouvante, violente contre laquelle les victimes vont lutter avec intelligence, mais aussi en donnant à un jeune dessinateur de talent la chance de faire ses premières armes, Félix Delep ?

Xavier Dorison, le héros de votre Château des Animaux, Silvio le taureau, fait penser à un célèbre et discuté homme politique italien ?

On pense à Berlusconi mais c’est surtout une allusion à tous ces dirigeants qui se sentent légitimes parce qu’ils ont de gros muscles.

Pourquoi avoir choisi ce sujet-là, la dictature, l’oppression, sous cette forme animalière ?

D’abord parce qu’il y avait l’envie de rendre hommage à ma façon à un récit qui m’avait marqué, La Ferme des Animaux d’Orwell. L’envie aussi de raconter une histoire qui montre que toutes les révolutions ne se terminent pas aussi mal que celles de la Ferme des Animaux ou d’autres. Enfin le souhait de parler de non-violence et cela était parfait avec un récit animalier.

Vous n’avez pas vraiment fait une adaptation de la Ferme des animaux ?

Absolument pas. Mon scénario est totalement original.

Quand on lit l’album, on pense à la description d’un régime fasciste, totalitaire ?

Bien sûr, il y a le fait que Silvio le taureau justifie ses actions par une menace, il y a toujours un ennemi extérieur qu’on évoque comme prétexte. Le dictateur se place comme sauveur face à elle. Pour les Américains, ce sont les communistes, pour les communistes, les Américains. Donc la force est nécessaire.

Vous prenez le contre-pied. Au lieu de la force, il peut y avoir la dérision, l’humour pour retrouver la liberté ?

C’est tout le fond des mouvements de désobéissance civile initiés entre autres par Gandhi, voire par le Christianisme à ses débuts. La violence est le pire des moyens pour changer les choses.

Et c’est pourtant celui qu’on emploie le plus souvent ?

Si on regarde bien quand la violence a été employée, on s’aperçoit qu’elle a parfois permis de résoudre les problèmes à court terme mais les a aussi reportés à plus tard. Les Allemands battent les Français en 1870 qui eux gagnent en 1918 puis sont battus en 1940. Une guerre mondiale, l’Allemagne capitule en 1945 et le bloc soviétique se met en place avec la Guerre Froide. C’est cyclique.

On est dans un univers très concentrationnaire. Le travail rend libre, ironie, avec des exécutions, des violences permanentes.

Pour monter une libération, il faut dans un premier temps décrire l’oppression que subissent ces animaux, montrer que leur révolution violente n’a aucune chance de marcher. Ce sont les dictateurs qui ont la force avec eux. Jouer sur ce terrain contre eux est illusoire. Il va falloir qu’ils trouvent des solutions dont l’unité, le ridicule. L’injustice triomphe car elle n’est pas exposée au grand jour. Leur travail pour se battre contre Silvio est de la rendre visible, ce qui dans une démocratie est le rôle de la Presse.

Vous êtes sur combien d’albums ?

Quatre pour bien décrire toutes les étapes de cette révolution. J’ai rédigé les quatre albums avec découpage compris. J’ai rarement été aussi porté par une histoire. La non-violence touche beaucoup d’aspects de la vie et me motive.

Les personnages sont très typés, symboliques. Comment les avez-vous choisis ?

Pour créer des personnages, le principe est souvent le même. On se demande quel est le thème de l’histoire, ici la violence et la révolution. Quel sera le personnage qui aura le plus de trajet humain à faire ? Le premier, c’est celui qui pense que baisser la tête est la solution, en l’occurrence Miss B. Après il y a les valeurs positives et négatives. Le taureau, personnage le plus puissant, c’est pour l’oppression. Ceux qui sont dans l’obéissance négative, ce sont les chiens avec des variantes. Ensuite quels sont ceux qui acceptaient la collaboration puis la refuse comme César ? Comment les gens vont se comporter face à une dictature ? Il y a toutes les nuances et je montre leur évolution.

On a un humain qui est dans le jeu, l’homme, pourvoyeur du taureau que ce dernier paye en cadavres d’animaux ou œufs contre champagne et breloques.

Je voulais montrer que les dictatures ne survivent que parce qu’elles trouvent des moyens à l’extérieur de le faire. Les dictatures pétrolières n’existeraient pas sans l’or noir. Il y a en a toujours qui se servent de la dictature pour s’engraisser. Je voulais montrer tout ça pour ça. Toute cette misère pour ces breloques.

C’est une BD militante.

Oui mais elle est optimiste. Je n’avais pas pour objectif de dire la dictature, c’est mal. On est tous d’accord sur cela. A tous les échelons. Comment le dire ? Comment on lutte ? Pas en étant plus violent. C’est l’axe du récit du Château des animaux. On est plus optimiste. Mais ce n’est pas pour autant qu’il n’y a pas de souffrance. La dictature cherche que l’opposition devienne violente. On l’a vu en Syrie avec au départ des manifestations sans violence. Assad est monté d’un cran et la réaction a eu lieu, ce qu’il voulait. En Égypte, ils n’ont pas tenu. En Tunisie oui mais cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas quand même de violence.

La galerie des personnages est très riche en portraits comme celui de Bella la concubine du taureau Silvio.

Au départ elle est bien contente d’avoir épousé Silvio mais elle va finir par comprendre que cela ne peut pas durer. La vraie difficulté sera que les animaux restent encore une fois non violents.

On retrouve dans l’approche graphique des liens avec le monde de Nimh de Don Bluth.

Oui mais ça il faut en parler au dessinateur.

Justement alors. Passons au dessin. Vous connaissiez Félix Delep qui marque totalement cet album par son talent ?

C’est une histoire amusante. J’ai écrit le Château il y a trois ans. Je souhaitais un super dessinateur. On a eu des planches d’essais très bien mais ce n’était pas ce que je voulais. Un jour, je reçois quatre dessins signés par Félix. Je tombe de ma chaise. C’était parfait. Mais qui était ce gars ? On me dit qu’il me connaissait parce que j’avais été son prof à l’école d’art Émile Cohl. Mais c’étaient des cours de scénario et pas de dessin. Donc je n’avais rien vu. Il est jeune et c’est son premier album. Il fait en plus des couleurs dingues. Une partie des planches est en en tradi, le reste sur tablette.

C’est très agréable de travailler avec Félix, il est très exigeant. Je rends un scénario très précis, envahissant pour certains, très découpé. Des croquis, et ensuite on se voit avec Félix pour faire ensemble le storyboard, travailler les expressions des personnages. On invente des choses. On avance main dans la main. On a vraiment fait l’album ensemble. On a mis deux ans.

Delep a un bel avenir.

Un peu dans la ligne de Matthieu Lauffray ou Claire Wending.

Quelques questions peuvent se poser comme où sont passés les humains du Château. On pense aussi à Calvo pour l’ambiance.

Je donne des hypothèses mais les humains ne sont plus là, c’est le constat. Calvo, bien sûr pour la tradition animalière avec l’ennemi extérieur. En Italie, les migrants pour un risque de régime fasciste, en Turquie un pseudo coup d’état, en Russie les Tchétchènes, en Chine le Tibet. Aujourd’hui, les USA sont sur une mauvaise pente en matière de sécurité parce qu’il y a des terroristes, des ennemis désignés. C’est la stratégie du choc. Face à une menace, le réflexe des foules est de revenir à des gens qui représentent la sécurité. C’est très actuel en Europe.

Hormis cette grande basse-cour quoi d’autre en train ?

A la rentrée, j’ai le tome 5 d’Undertaker et Aristophania 2. Rien d’autre car ce n’est déjà pas mal mais je continue à écrire. Le tome 2 du Château est en cours, le scénario est fini. Il sortira dans un peu plus d’un an. L’édition luxe comportera mes storyboards.

Votre Château a aussi sa dose d’humour qui permet des pauses pour souffler. Même si c’est très noir. Vous avez accompli avec Delep un sacré travail et une œuvre importante.

Merci. Oui il y a des scènes terribles. On est dans une réalité très forte même si c’est parfois décalé, mais tant mieux si le but est atteint.

Et pour l’interview du jeune Félix Delep sur Ligne Claire, c’est à lire ICI. Félix qui annonce sur sa page FB qu’il sera en dédicace avec Xavier Dorison jeudi à BDnet Bastille, vendredi et samedi à la librairie Bulle au Mans.

Source : Ligne Claire

Modifié le 29 octobre 2019  à 8h49
Le Château sur ActuaBD
Posté le 28 septembre 2019  à 9h47

Encore un article très élogieux sur « Le Château des Animaux » sur le site ActuaBD. J’ai commandé l’album, je suis vraiment impatient de le découvrir plus en détails.

« Le Château des animaux », la nouvelle référence pour la bande dessinée animalière

L’une des sorties phares de Casterman, le premier tome du « Château des animaux » pour lequel Xavier Dorison s’inspire du célèbre roman d’Orwell, magnifié au dessin par un jeune auteur dont c’est pourtant la première bande dessinée. Attention : révélation(s) !

Vingt mois après l’alléchante avant-première publiée dans leur première Gazette des Animaux, l’attendu Château des animaux arrive enfin en librairie. Cette nouvelle série fait bien entendu référence à l’un des deux romans les plus connus de George Orwell, La Ferme des animaux publié en 1945, une fable animalière, satire de la révolution russe, du régime communiste et du pouvoir dictatorial imposé par Staline. […]

L’article est à lire ICI sur ActuaBD, très fouillé et richement illustré, le tout par C-L Detournay.

Félix Delep & Xavier Dorison : un peu de douceur dans un univers plutôt rude

Félix Delep & Xavier Dorison : un peu de douceur dans un univers plutôt rude

Modifié le 29 octobre 2019  à 8h49
Posté le 3 octobre 2019  à 12h58

Au fait, est-ce que quelqu’un avait relevé que Xavier Dorison est dans le tome 3 de Abymes de Valérie Mangin (qui date de 2013)? Elle le croise dans la cour de l’école des Chartes (le pauvre voit ses feuilles s’envoler par un coup de vent!).

Dorison a également fait l’école d’histoire des Chartes, comme Mangin? Ils sont de la même époque (né en 72 contre 73) donc ce serait possible.

Ou alors ce serait encore un coup de Valérie Mangin de faire de la pub dans ce tome 3 pour tous ces amis (Lauffray, Griffo, Malnati, Arleston, Bocquet, il y a même Mourad Boudjellal) et ses bouquins.

Interview sur BFM TV
Posté le 14 octobre 2019  à 18h23

Entretien fort intéressant avec Xavier Dorison sur BFM TV. Il y parle de ses projets, de l’influence de Jean Van Hamme, de son expérience avec Thorgal, …

BD : qui est Xavier Dorison, le scénariste aux 3 millions d’albums vendus ?

Le Troisième testament, Long John Silver, Undertaker… Depuis ses débuts, il y a une vingtaine d’années, le scénariste Xavier Dorison a vendu plus de trois millions d’albums (dans une vingtaine de langues). Cet héritier de Jean Van Hamme revient en octobre avec la suite d’Undertaker et d’Aristophania et une nouvelle série, Le Château des animaux. Qu’il s’attaque au western, au récit fantastique ou à la fable animalière, son ambition reste la même : « créer ou reprendre des mythologies purement françaises. »

Xavier Dorison s’y est appliqué dans Le Chant du Cygne, sur les mutineries de 17, Aristophania, sorte de Harry Potter en Provence, ou encore Comment faire fortune en juin 40, un Ocean’s Eleven durant la drôle de guerre. « La France a dans son histoire beaucoup de mythologies dans lesquelles on pourrait puiser – le Moyen-Âge, le récit de cape et d’épée, la révolution, 14-18… – et on ne le fait plus. On a laissé à nos amis anglo-saxons le monopole des mythologies », déplore le scénariste, qui cite notamment l’exemple des Misérables adaptés en comédie musicale à Broadway puis au cinéma. Il poursuit :

« Je m’inscris dans une sorte de sursaut français pour dire que nous possédons aussi des mythologies qui peuvent parler au monde entier. En audiovisuel, on les a complètement abandonnés depuis longtemps. Il reste la bande dessinée pour défendre ces genres typiquement français. On a une approche spécifiquement française sur un certain nombre de sujets et il est temps de raconter nos histoires. Je pense que dans le siècle qui vient, avoir des mythologies aura une valeur et un impact énormes. Je n’ai pas envie de vivre uniquement dans un monde où on me raconte des histoires de super-héros qui gagnent parce qu’ils sont américains et ont des gros muscles »

Une ambition qu’il applique dans Le Château des animaux, sa nouvelle série. Xavier Dorison y rend hommage à un des romans anglo-saxons les plus célèbres, La Ferme des animaux de George Orwell, pour évoquer à travers une basse-cour la désobéissance civile. Ses personnages – des chats, des poulets et des rats – s’allient pour faire tomber leur tyran, le taureau Silvio. Cette thématique universelle s’inscrit dans une tradition historique dont les origines remontent à la Bible. « Jésus y pratique une forme de désobéissance civile et de non-violence, reprise ensuite par Thoreau, Gandhi », souligne le scénariste.

Des méthodes utilisées depuis en Afrique du sud, en Pologne, en Serbie, en Tunisie…« Ce qui est frappant, c’est que ça a marché. Simplement, il y a des fois où on a voulu le faire, comme en Syrie, et Bachar Al Assad s’est arrangé pour que ce mouvement ne tienne pas », explique-t-il, en précisant pourquoi il a choisi des animaux pour porter son propos : « Paradoxalement, plus on s’éloigne des humains dans la représentation, plus on arrive à quelque chose d’universel. On comprend bien que c’est une vérité intemporelle puisqu’elle n’est pas attachée à une réalité. »

L’ambition de Xavier Dorison n’est pas simplement de dire que la désobéissance civile peut fonctionner, « mais de le prouver sur quatre tomes » : « L’histoire a beau l’avoir prouvé un certain nombre de fois, quand vous parlez de désobéissance ou de non-violence, ça continue à susciter un certain nombre de ricanements. » Et c’est aussi beaucoup plus complexe à réussir : « C’est beaucoup plus dur de résister à sa propre violence que d’aller l’exprimer. »

Cette dimension politique est présente dans les autres séries de Xavier Dorison. Il y a eu HSE, « sur notre rapport au capitalisme et plus précisément au consumérisme. » Plus récemment, le western Undertaker, grand succès de librairie, est tout aussi politique, mais « de façon moins évidente ».

Le premier cycle, qui porte sur « la tension entre le moral et le légal », fait ainsi écho aux fameux 1% qui détiennent 99% des richesses de la planète. « Dans le deuxième cycle, on parle de l’utilitarisme et dans le nouveau, on s’intéresse aux personnes dont les valeurs ne s’adaptent pas au monde dans lequel ils sont. » En cela, Xavier Dorison est le digne successeur de Jean Van Hamme, capable comme lui au temps de XIII et Largo Winch de diluer dans des divertissements grand public des problématiques actuelles.

« C’est quelqu’un qui par son travail et sa personnalité a énormément compté pour moi. J’ai commencé mon apprentissage de scénariste avec et en regardant Jean Van Hamme. Quand j’ai commencé à apprendre mon métier, une des méthodes que j’ai employées a été de prendre ses albums, un papier et un crayon et de regarder comment chaque page était construite, des dialogues à la mise en scène. »

Comme Van Hamme, la comédie pure n’est pas son fort. « J’ai besoin d’évasion, d’une forme de fougue romanesque. » Comme Van Hamme, il écrit des scénarios très précis et a une appétence pour le dessin réaliste – « avec des nuances: certains sont plus dans la douceur, d’autres plus dans la force, certaines narrations sont très sur-découpées, d’autres plutôt classiques. » Comme Van Hamme, il lui incombe cette  » énorme responsabilité » de choisir le bon dessinateur pour la bonne histoire. « C’est très dur. J’ai mis plus d’un an à trouver Félix [Delep], avec qui j’ai fait Le Château des animaux. En ce moment, j’ai un scénario sous le coude depuis janvier et je n’ai toujours pas trouvé de dessinateur. »

L’élève s’est dissocié du maître sur un seul point : Dorison connaît, lui, toute son histoire lorsqu’il débute une série. Un point fort pour mener à bien un projet, sauf lorsqu’on doit l’abandonner à contre-cœur. Un des rêves de Xavier Dorison était de travailler sur Thorgal, un des personnages cultes de Jean Van Hamme. Le rêve est devenu réalité en 2016. Malgré un album très réussi, truffé de références au mythique cycle de Qâ, il a rapidement quitté l’aventure, faute de pouvoir s’entendre avec le dessinateur de la série, Rosinski :

« Je suis un peu triste de ne pas avoir pu mener jusqu’au bout la vision que j’avais de l’évolution de ce personnage », déplore-t-il.  » J’avais écrit la suite du Feu écarlate, qui chez moi s’appelait Les Naufragés du ciel. J’avais même écrit le synopsis du tome suivant. La vision que j’en avais allait être de plus en plus adulte, de plus en plus réaliste et ce n’était pas le désir de Rosinski. J’étais là pour servir Rosinski. Ce que je lui proposais ne pouvait plus le servir comme il l’entendait et j’ai préféré partir. Yann est beaucoup plus dans l’esprit de ce que voulait Rosinski. »

Dorison, au contraire, veut se diriger vers des récits de plus en plus violents – et malgré son plaidoyer pour la désobéissance civique. « Montrer la violence n’est pas soutenir la violence, c’est reconnaître le monde tel qu’il est », précise-t-il. Il partage cette vision avec Fabien Nury, lui aussi scénariste à succès de polars brutaux et de fresques politiques sur les événements polémiques de notre histoire, comme l’Occupation et la colonisation.

« La question à se poser est dans quelle mesure la violence est-elle la solution des problèmes », poursuit Xavier Dorison. « On peut croire que dans certaines histoires de guerre la violence est une solution. Ce que j’essaie de montrer en général, c’est que ce qui fait la victoire, c’est que le personnage a remporté une victoire non sur les autres mais sur lui-même. J’essaie de plus en plus – selon les genres – de ne pas confondre la violence et l’action. La violence, c’est court et horrible. Si on veut vraiment en parler, il faut en montrer les conséquences. L’action, c’est long et c’est presque un spectacle et c’est assez jubilatoire. Plus les années vont passer, plus je vais faire de récits violents et moins d’action. »

Source : BFM TV

Modifié le 29 octobre 2019  à 8h49
Prépublication chez dBD
Posté le 28 octobre 2019  à 21h02

Après Le Château des Animaux, Xavier Dorison continue sur sa lancée avec une sortie simultanée chez Dargaud d’Undertaker tome 5 et Aristophania tome 2 ce 31 octobre. De quoi faire la une des 2 publications de dBD !   

Source: dBD Magazine

Posté le 29 octobre 2019  à 7h43

Merci, comme toujours, pour tous ces partages.

J’ai lu avec attention les divers entretiens. Et je suis comme souvent partagé. D’un côté, je me dis « bon sang, on avait Dorison, et on l’a perdu ! Les boules ! ». Ben oui, son départ est une catastrophe. Regardez les albums qui paraissent : Aristophania, Undertaker, le château des animaux… Ils vont cartonner, je vais tous les acheter, ils seront tous excellents, aux p’tits oignons.

Et pourtant je reste partagé, quand je lis que Xavier souhaitait une série plus violente, plus dure, plus noire (c’est comme cela que je traduis, peut-être à tort, « plus adulte et plus réaliste »). Thorgal a toujours su l’être, tout en gardant un certain optimisme, un romantisme, une touche de rêve d’enfance.

J’en reviens à la question qui me brûle sans cesse depuis 10 ans : pourquoi aucun repreneur, que ce soit chez les dessinateurs ou les scénaristes, n’essaie de faire du Rosinski et du Van Hamme ?
Mais c’est peut-être moi qui ai une vision altérée de ce qu’est le Rosinski-Van Hamme.  

Allez, je vais me relire le premier tome d’Aristophania avant d’aller chercher la suite.  

Entretien dans Le Figaro
Posté le 2 novembre 2019  à 21h33

Nouvel entretien avec Xavier Dorison dans Le Figaro à l’occasion de la sortie cet automne de 3 excellents albums.

Xavier Dorison, le scénariste aux mains d’or de la bande dessinée

Porté aux nues dès sa première bande dessinée – Le Troisième Testament – Xavier Dorison a vendu plus de trois millions d’albums en vingt ans. Le tycoon du 9e Art transporte les lecteurs dans ses nombreux univers à chaque fois avec succès. Aujourd’hui 80% des créations de son catalogue ont été achetées pour des adaptations au cinéma ou à la télévision. Guillaume Lemans développe pour Canal+ Les Sentinelles, HSE est en projet à Londres. Le Troisième Testament est en développement en série télé également. Cet automne, il revient avec non pas une BD mais trois : Aristophania tome 2, Undertaker tome 5 et une nouvelle série Le Château des animaux.

LE FIGARO – Vous souvenez-vous de votre première rencontre avec Jean Van Hamme ?

Xavier Dorison – Je participais à l’organisation du festival BD des grandes écoles. Il était invité et mon rôle était de le guider et l’assister pendant toute une journée. J’étais béat d’admiration. J’avais mal aux joues à force de sourire sans discontinuer. Il m’a abreuvé de conseils. Je me souviens d’un en particulier. Un personnage qui a des emmerdes en permanence c’est le départ d’une série. Largo Winch est milliardaire. XIII a perdu la mémoire et est soupçonné d’avoir assassiné le président des États-Unis. Ils ont des emmerdes en permanence.

Qu’est-ce qui vous différencie de lui aujourd’hui dans votre travail de scénariste ?

Selon lui, j’ai une écriture plus complexe, plus compliquée. C’est positif et négatif à la fois. C’est en écrivant un récit dans son univers, La Mangouste, que j’ai compris nos différences. La chose qui m’intéresse le plus est d’écrire des paraboles, donner du sens, même caché dans un western, un contexte politique… Van Hamme lui préfère le romanesque. Le retournement de situation l’emporte sur le sens (même si ses histoires ont aussi du sens). À un moment, nous avons imaginé écrire un scénario à quatre mains : la suite de SOS Bonheur. Le projet n’a pas abouti, nos visions du monde divergeaient trop.

De quels autres auteurs vous sentez-vous l’héritier ?

Serge Letendre pour sa capacité d’écrire de belles paraboles et des récits d’aventures. Patrick Cothias pour sa maestria sur les grands récits historiques, fougueux et romanesques des plus passionnants. Chris Claremont, aussi ! Ses X-Men sont mon premier vrai «contact» avec le monde de la bande dessinée. J’ai vénéré ses paraboles, son sens du réalisme humain. Cette capacité à décrire la réalité humaine au sein d’une grande aventure. John Byrne dans la continuité de Chris Claremont, avec la capacité de faire du divertissement empreint de réalisme. Et Frank Miller. Quand je découvre son Daredevil dans Strange, je suis bouleversé en tant que lecteur. Il a révolutionné le genre avec son réalisme et l’utilisation du texte en voix off. Ils ont amené à chaque fois un nouveau niveau de réalisme Comme Sergio Leone pour le cinéma quand il a introduit ses cow-boys barbus et sales. Le Bon, la Brute et le Truand est tout sauf réaliste, mais c’est perçu comme un nouveau niveau de réalisme et ça fait avancer le genre. Aujourd’hui, celui qui me bluffe, c’est Mark Millar. Il amène un niveau de réalisme plus poussé dans les comics.

Qui vous impressionne dans la nouvelle garde ?

Félix Delep, qui n’a que 26 ans. Je n’ai jamais vu, en dehors de Claire Wendling, un niveau comme le sien aussi jeune. C’est rarissime. J’aurais pu le supplier de pouvoir faire Le Château des animaux avec lui, tellement il est bon.

Undertaker semble installé comme une série régulière. D’où est venue cette envie ?

L’idée du personnage est venue de mon dessinateur qui voulait une série avec un croque-mort. C’est la seconde fois que je réalise une série régulière. Il y a eu West auparavant écrit avec Fabien Nury.

Est-ce que vous avez une approche différente pour une série ?

On n’écrit pas du tout de la même façon une série récurrente et feuilletonnante comme Undertaker. Tous les deux albums, le héros a résolu un problème et il doit aussi évoluer à mesure que le lecteur découvre son passé. Il faut donc trouver un sujet qui se conclut tous les deux albums et avoir préparé, dans le même temps, une arche pour l’évolution du personnage et ses révélations de façon à nourrir dix albums.

Combien avez-vous d’albums en stock pour Undertaker ?

Avant de lancer la série, Dargaud m’a demandé une dizaine de cycles. On est actuellement dans le troisième cycle ; j’en ai encore sept en stock. Je pourrais en trouver d’autres si nécessaire.

Un de vos titres n’a-t-il pas rencontré le succès escompté et mérite-t-il une seconde chance selon vous ?

Le Chant du cygne. C’est une histoire que j’ai écrite avec Emmanuel Herzet, sur un groupe de soldat en 1917, dans la Bataille du Chemin des Dames. Ils décident de porter une pétition à l’assemblée nationale, pour faire connaître la réalité des offensives inutilement meurtrières… En chemin ils reprennent peu à peu goût à la vie mais l’armée est bien décidée à les arrêter. C’est une belle histoire qui mérite une seconde chance.

Est-ce que vous rêvez d’adapter une nouvelle licence après XIII et Thorgal ?

Rendez-vous à Noël 2020 avec un one shot d’après la licence qui me tenait le plus à cœur quand j’étais enfant. Et ce sera ma dernière adaptation de licence.

Comment naissent des personnages comme le lapin «gigolo» dans Le Château des animaux ou l’ogre de Sutter Camp ?

L’ogre est le personnage qui porte la thématique de l’arc narratif. « Est-ce que pour le bonheur d’un certain nombre on peut accepter le sacrifice de quelques-uns ?» Ce type a fait des choses atroces et il doit avoir l’air particulièrement sympathique. Ralph Meyer a sublimé la réalisation, il a pensé tout de suite à Bud Spencer. Les personnages les plus intéressants sont ceux où il y a un énorme écart entre leur caractère et leur apparence physique.

Dans le cas de César le lapin gigolo, j’avais peur d’être trop lyrique ou trop emphatique dans Le Châteaux des animaux. Pour ne pas dire pompeux. César est le personnage totalement réfractaire à toute forme de grandiloquence. C’est mon garde-fou, inspiré d’un de mes meilleurs amis : Fabien Nury. Je voulais qu’il soit un peu provocateur, un peu iconoclaste.

Votre dernier coup de cœur ?

Je suis en train de lire The Lucifer Effect du psychologue Philip Zimbardo. C’est lui qui avait dirigé l’expérience de Stanford en 1971 sur l’autorité et l’obéissance pour laquelle une vingtaine d’étudiants se partageaient des rôles de gardiens et de prisonniers. L’expérience a été interrompue au bout de six jours. Il parle aussi du procès sur les tortures d’Abou Ghraib en Irak, pour lequel il a été consulté. Il montre comment la désagrégation morale peut arriver très rapidement. C’est à la fois angoissant et passionnant.

Source : Le Figaro

Modifié le 12 décembre 2020  à 5h53
Posté le 3 novembre 2019  à 9h12

Très intéressant comme toujours et, pour la partie qui nous concerne plus particulièrement, il est intéressant de voir qu’il a réfléchi aux différences entre ses travaux et ceux de Jean Van Hamme.
Je suis curieux de savoir quelle série « patrimoniale » il va reprendre l’an prochain.

Nils
Posté le 3 novembre 2019  à 17h46

Spirou vu par Dorison ? ce serait surprenant !

Aristophania tome 2 – Progredientes
Posté le 18 décembre 2019  à 21h28

Chronique sur Ligne Claire du second tome d’Aristophania dessiné par Joël Parnotte et scénarisé par Xavier Dorison.

Aristophania T2, la pression monte dans l’Azur

« La suite d’un conte fantastique qui joue à Mary Poppins – en plus hard – et à Peter Pan réunis. Xavier Dorison et Joël Parnotte au dessin ont reconstitué le duo du flamboyant Maître d’armes. Le récit d’Aristophania, qui en est à son second opus, a l’Azur pour roi. Des enfants en mal de destin hors du commun, un Roi banni dangereux et une vieille comtesse, Aristophania, qui vole à grand chapeau. Il y a dans cette saga beaucoup de recherche, de mystère, de combats des forces du bien contre celles du mal. On avait parlé de fantaisie pour le premier tome, mais de plus en plus dramatique, violente, et romantique aussi. Un beau mélange des genres bien mené par Dorison.

Monsieur Cayenne soigne la mère des enfants qui a été interceptée par le Roi banni puis recouverte de Calamyrhs, catalyseur puissant empêchant l’énergie de regagner son corps. Cayenne leur raconte comment les membres de la cour Sombre, en manque d’Azur, le volent aux autres qui deviennent leurs esclaves. Seule la comtesse et ceux de la cour d’Azur peuvent attirer l’Azur qui est dans la nature. De retour, la Comtesse précise aux enfants que la femme qui est leur mère ne montre que sa part sombre à cause de la Calamyrhs et seule la source Aurore peut la soigner. Ses enfants peuvent la trouver. Mais la Comtesse Aristophania est en conflit avec la reine qui veut qu’elle renvoie les enfants chez eux, hors de l’Azur. Pas question d’en faire des disciples à moins qu’en sept jours l’un d’eux attire l’Azur à lui. Les expériences et les leçons peuvent commencer.

Une drôle d’école, avec des énigmes, des épreuves, des pièges et l’histoire de l’Azur. Des pouvoirs magiques sont en jeu. Parnotte fait vivre avec brio cette histoire qui a maintenant bien pris ses marques. On sait où on va désormais et des personnages diaboliques envahissent la scène, la violence aussi, redoutable et impitoyable. On gravit un échelon et les enfants ont des caractères différents. La pression monte et la face noire prend la main. »

Source: Ligne Claire et Dargaud

 

Yves Schlirf partage déjà une planche du tome 3 parvenue chez Dargaud :

Modifié le 12 décembre 2020  à 5h54
Interview pour "Entrez sans frapper"
Posté le 7 janvier 2020  à 19h30

Rencontre avec Xavier Dorison pour l’émission radio « Entrez sans frapper » de la RTBF belge, où il parle avec passion de son métier de scénariste. Durée : 8 minutes.

Lien vers www.rtbf.be

Intégrale de Long John Silver
Posté le 20 janvier 2020  à 21h44

Une nouvelle intégrale en 2 tomes de Long John Silver est sortie aux éditions Dargaud.

Réalisé par Xavier Dorison et Mathieu Lauffray, « Long John Silver » est inspiré du fameux et redoutable pirate créé par Stevenson dans « L’Île au trésor ». En quatre albums, la série s’est installée comme un grand classique qui illustre à merveille la grande aventure. Ces deux intégrales sont complétées d’une interview des auteurs et enrichies de couvertures inédites.

Source : Dargaud

Modifié le 12 décembre 2020  à 5h54
Article sur Branchés Culture
Posté le 30 janvier 2020  à 18h40

Le webzine Branchés Culture revient sur les derniers albums de Xavier Dorison.

Aristophania et Undertaker: Xavier Dorison en limousine tout-terrain, Ralph Meyer et Joël Parnotte en pilotes vertigineux

Roi d’Azur mais également du désert, Xavier Dorison s’est forgé au fil du temps et des parutions une sérieuse réputation. Alignant les séries bien construites, spectaculaires sans jamais aller au-delà des limites du raisonnable, le scénariste ne néglige jamais le fond et s’appuie, pour la forme, sur les compétences de dessinateurs d’exception. Après vous avoir parlé de Delep, parlons de Ralph Meyer et Joël Parnotte.

L’article est à retrouver ICI sur Branchés Culture.

Modifié le 12 décembre 2020  à 5h55
Goldorak
Posté le 3 février 2020  à 18h48

Fulguropoings   Rien n’arrête Xavier Dorison !    

« Incroyable ! Le plus mythique des robots va faire son come-back dans une aventure inédite avec à ses commandes Denis Bajram et Xavier Dorison ! » C’est à découvrir sur Génération BD.

« C’est sans doute l’une des annonces les plus chocs d’Angoulême 2020 :

Connue juste par un cercle d’initiés sous l’intitulé « Projet G », les éditions Kana viennent de dévoiler cette Bande Dessinée inédite, en format BD, qui devra sortir dans quelques mois dans la collection « Kana Classic ».

C’est dans cette nouvelle collection que sort actuellement le triptyque « Albator » de Jérôme Alquié.

Et si donc Denis Bajram & Xavier Dorison officieront de concert au scénario, ce sera Brice Cossu et Alexis Sentenac qui referont vivre en images Actarus et son robot (avec Yoann Guillo à la colorisation).

A GénérationBD, on n’a encore rien vu de ce projet phénoménal, mais on est complètement emballé !

Imaginez seulement que ces grands malades de chez Kana assurent la promo de cet album comme ils l’ont fait pour Albator…  Go Nagai (l’auteur de Goldorak pour les incultes !) qui serait invité chez nous…  Le rêve !

Attention : les photos ci-dessus sont toutes issues de la version de travail…. Pas d’emballements sur la forme donc, ce one-shot ne sortira que dans quelques mois !

N’empêche…. On savait que Dorison et Bajram étaient des fans absolus de Goldorak, mais de là à se lancer dans un tel projet, avec en plus Cossu, Sentenac et Guillo….

C’est sûr : on tient là « La nouvelle patrouille des Aigles » !

Source : Génération BD

Goldorak
Posté le 12 décembre 2020  à 5h03

Eh bien, j’étais passé à côté de l’actu Goldorak, quelle histoire ! Il faut décidément s’attendre à tout avec Dorison.

En tout cas l’album est bien sur les rails, avec une parution prévue l’an prochain, en octobre. 180 pages quand même, dont un dossier de 50 pages, pour 25 euros.

Si vous avez le temps et l’envie, voici en bonus un live d’une heure avec les principaux acteurs du projet, histoire de faire le point sur ce retour de notre robot géant adoré.

Lien journal Sud-Ouest

Et le synopsis, pour les plus impatients.

La guerre entre les forces de Véga et Goldorak est un lointain souvenir. Actarus et sa sœur sont repartis sur Euphor tandis qu’Alcor et Vénusia tentent de mener une vie normale. Jusqu’au jour où, issu des confins de l’espace, surgit le plus puissant des golgoths de la division ruine : Hydragon. Face à lui, les armées terriennes sont balayées et les exigences de la dernière division de Véga sidèrent la planète ; sous peine d’annihilation totale, tous les habitants du Japon ont sept jours pour quitter leur pays et laisser les forces de Véga coloniser l’archipel. Face à cet ultimatum impossible, il ne reste qu’un dernier espoir, le plus grand des géants… Goldorak.

La Bibliothèque de Xavier Dorison
Posté le 18 septembre 2021  à 5h55

Je voulais partager cet article depuis bien longtemps, il était resté dans son coin sagement. Vous pouvez le retrouver sur le site des éditions Dargaud en cliquant ICI.

Xavier Dorison a su s’imposer comme l’un des scénaristes les plus imaginatifs du 9e art, passant du western (Undertaker ou encore W.E.S.T., co-scénarisé avec Fabien Nury) à la grande aventure (Long John Silver) ou à la « French fantasy » (Aristophania). Il a bien voulu nous dévoiler une partie de sa bibliothèque !

Avec Aristophania, Xavier Dorison inaugure une saga de French fantasy en quatre tomes, qui navigue entre fantastique flamboyant et réalisme social, entre merveilleux et romantisme noir. Bienvenue en Azur, mais attention à ses dangers… Dans un décor à la Pagnol, Xavier Dorison et Joël Parnotte transforment la rencontre d’une « Mary Poppins » – en un peu plus sombre – et d’enfants tout droit sortis de Dickens en un récit unique, riche en rebondissements et en surprises…

Quelle est la première bande dessinée que vous avez lue ?

Xavier Dorison : C’est l’album N°7 des gags de Boule & Bill, une des rares bandes dessinées du « coin lecture » de ma classe de CP. Pour autant que je me souvienne, m’installer dans cet espace « en marge », à part, était déjà pour moi un moyen d’allier plaisir, imagination et une forme de retrait d’un univers scolaire que j’appréciais peu.

Quel livre vous a le plus marqué ? Quelle bande dessinée vous a le plus inspiré ?

X. D. : Il y a les œuvres lues étant enfant qui marquent parce que, par naïveté ou par ouverture d’esprit, on est plus accueillant aux émotions générées par ces œuvres, et là je pense immanquablement à La Ferme Des Animaux d’Orwell ou à L’Ile Au Trésor de Stevenson. En BD, ce sont d’abord les comics qui me marquent le plus, les X-Men par Byrne & Claremont, Spider-Man par Ross Andru ou encore Iron-Man à l’ère John Romita Jr. Adulte, ce sont les textes de Thich Nhat Hanh qui m’ont le plus marqué, tout simplement parce qu’ils ont changé ma façon de voir le monde.

De sa lecture de L’Île au Trésor de Stevenson, est née la série Long John Silver avec Mathieu Lauffray.

Dans quelle bande dessinée auriez-vous aimé vivre ?

X. D. : Dans le garde manger du tome 1 du Vent dans les Saules de Michel Plessix… Ou la cuisine du docteur Kilikil de QRN sur Bretzelburg ou encore le banquet d’une fin d’Astérix. On y retrouve l’aventure, les amis et… un bon gueuleton !

La dernière bande dessinée que vous avez lue ?

L’homme qui tua Chris Kyle de Nury et Brüno. Chaque case, chaque découpage, chaque dessin fait mouche. L’épure et l’inventivité de l’album m’ont bluffé. Et si on y ajoute la puissance de cette relecture et sa capacité à symboliser le grand mensonge narratif de spectacle violent dans lequel vit l’Occident, on obtient un album exceptionnel.

La bande dessinée que vous offririez ?

À un néophyte, n’importe quel album de Calvin & Hobbes. Waterson est un Mozart de la bande dessinée. À un amateur plus pointu, le premier Dark Knight Returns de Miller, parce que cet album a tout simplement été une claque et une révolution.

Undertaker - Tome 6
Posté le 18 septembre 2021  à 5h55

Le nouveau tome d’Undertaker vient de paraître ! C’est le tome 6, c’est « Salvaje ».

Je l’ai commandé dans la foulée, il vient d’arriver à la maison, tout frais tout beau. J’ai hâte de le lire mais avant je dois relire le tome précédent pour me replonger dans l’histoire.

Si vous ne connaissez pas, écoutez, « Undertaker » c’est juste énorme, avec deux auteurs qui se complètent et savent parfaitement jouer du talent de l’un et de l’autre. Bon j’ai hâte alors je vous laisse.

Posté le 16 octobre 2021  à 14h17

Il sort cette semaine   

Go go Goldorak, et l'aventure continue
Posté le 16 octobre 2021  à 14h39

Non, mais je te jure Hirondl, j’étais en train de poster dans un sujet à côté sur les enfants de Thorgal et je m’apprêtais à rejoindre direct celui-ci.

Regarde, j’ai même les images !

Je l’attendais trop celui-là ! Tellement, d’ailleurs, que je l’ai précommandé, ce qui est rarissime pour moi. Je le voulais le jour de la parution.

Je l’ai pris chez BD Fugue en ligne, notamment parce qu’ils le proposent avec cet incroyable ex-libris qui déchire tout :

Je l’ai reçu tout à l’heure, juste avant midi, avec quelques autres albums. Il est là à côté de moi. Un gros album ! J’ai feuilleté les premières pages en ligne, et j’ai bien hâte d’aller lire la suite.

Les dessins sont trop beaux, très différents de ceux d’origine, avec la douceur surannée en moins bien sûr. Ça m’a donné envie de ressortir mon vieux jeu de 7 familles Goldorak, il est conservé avec soin depuis 35 ans. J’ai aussi des jouets d’époque en plastique hyper moche, et une jolie statuette soucoupe dans la vitrine dans l’entrée (à côté d’Esteban, Tao et Zia).

Allez j’y vais de ce pas, en vous laissant en bonne compagnie. D’abord avec la bande-annonce, dont la première partie est top, pipi-culotte tellement c’est bien, mais la seconde un poil trop spoiler (je ne suis pas allé au bout).

Et puis surtout, il y a ça évidemment. Je sais que chacun a son avis sur la question, mais pour ma part c’est le générique de Lionel Leroy qui les bat tous, c’est mon chouchou dans la bande.

Posté le 16 octobre 2021  à 19h31

Bah moi je l’ai commandé aujourd’hui. J’avais un Blacksad Tome 6 à commander, et un Thorgal Tome quarantedouze à précommander, du coup ça tombait bien.

Moi aussi j’ai une petite musique pour fêter ça :

Avec mon fiston on s’est regardé quelques épisodes ce soir. Trop bien. 

Posté le 16 octobre 2021  à 19h56

Comme c’est chapitré, j’ai lu les trois premiers chapitres, et je garde la suite pour demain.

C’est conçu pour être la suite assez directe de la série télé, et il y a d’ailleurs un résumé d’ensemble des 860 épisodes en début d’album. Je l’ai lu et je suis entré ensuite dans l’histoire comme si je venais de revoir une petite centaine d’épisodes pour m’y remettre ! C’est bien vu pour l’immersion.

Comme Vénusia semble avoir gagné en charme et en maturité, j’essaie de l’imaginer avec une voix différente de la série télé (ce n’était pas son point fort selon moi).
Alcor est toujours Alcor, si vous voyez ce que je veux dire…

Hâte de voir la suite.

Posté le 16 octobre 2021  à 19h56

Comme c’est chapitré, j’ai lu les trois premiers chapitres, et je garde la suite pour demain.

C’est conçu pour être la suite assez directe de la série télé, et il y a d’ailleurs un résumé d’ensemble des 860 épisodes en début d’album. Je l’ai lu et je suis entré ensuite dans l’histoire comme si je venais de revoir une petite centaine d’épisodes pour m’y remettre ! C’est bien vu pour l’immersion.

Comme Vénusia semble avoir gagné en charme et en maturité, j’essaie de l’imaginer avec une voix différente de la série télé (ce n’était pas son point fort selon moi).
Alcor est toujours Alcor, si vous voyez ce que je veux dire…

Hâte de voir la suite.

Posté le 23 octobre 2021  à 8h29

Je l’ai lu. je n’ai qu’une chose à dire : Jetez-vous dessus !   

Le Château des Animaux, Undertaker, maintenant Goldorak. Bon ben je crois que j’ai élu Dorison meilleur scénariste moi. J’ai vraiment l’impression de remuer le couteau dans la plaie Thorgal à chaque fois que je vais lire un scénario Dorison. Il a de la classe ce scénariste.

Je ne me souvenais pas de la chute finale de la série (le départ de la Terre), en revanche j’avais un souvenir assez net des personnages, et un souvenir assez net du fonctionnement  global du Centre, et de sa bête à corne. En plus, j’avais revu le début de la série (c’est que je préfère en fait) avec mon fils.

Pour moi il est parfait. Je me posais beaucoup de questions scénaristiques : inducteur, psychologie des personnages, les choix dans chaque étape du schéma narratif (qui étaient répétitifs dans la série), nouvelles relations entre les 4 membres du quatuor, etc…. Je pourrais vous en parler mais ça va spoiler. Disons que Dorison sait  nous embarquer dans son histoire, même si au départ on ne voyait pas les choses comme lui….  (si ça branche des lecteurs on ouvre un sujet Goldorak pour en parler)

J’avais aussi beaucoup d’attentes concernant le fait de reconnaître les personnages dessinés, ce qui tout de même me parait important (mais si).

C’est une réussite, tout colle bien. Je me suis régalée. Je n’ai pas pu  le lâcher pour le lire en plusieurs chapitres  . Chapeau pour tout le boulot réalisé par les 5 auteurs, comme une pièce musicale : un très beau quintette !  Je ressens exactement ce qui me manque avec notre nouveau Thorgal : l’envie de me jeter dessus pour le relire.

Gourmande, j’en voudrais bien un autre   

et comme Actarus est une figure littéraire du héros qui a 2 ou 3 points communs avec notre Thorgal, je me suis amusée :

 

Modifié le 24 octobre 2021  à 11h25
Posté le 24 octobre 2021  à 6h44

Très beau dessin et une belle idée, bravo Hirondl !

Je n’avais jamais osé le parallèle entre Thorgal et Actarus, alors qu’au fond il y a une parfaite évidence, à la fois dans le profil, le physique, les origines… C’est bien vu.

J’ai lu, moi aussi, et j’en suis dingue de cet album. Ça faisait un moment que je n’avais pas refeuilleté une BD après l’avoir lue, pour y chercher les temps forts ou les beaux dessins (à part Jérémiah que je décortique ces temps-ci, à cause de mon Hermannia). C’est trop bien. C’est mitonné. C’est passionnant.

Ils ont travaillé à plusieurs dessus et finalement ça a servi le livre, je pense, en équilibrant leurs approches et en les poussant dans leurs derniers retranchements (comme disait Mamie Traillette pendant la Première guerre mondiale).

Le cahier graphique à la fin est bien plus qu’un cahier graphique. Il est ce que je rêve de pouvoir faire au travers des multiples ateliers que j’essaime un peu partout dans le site. Réalisé par et pour les créateurs avec l’envie de reconquérir une seconde fois le lecteur déjà conquis.

Je vais encore dévier vers mon obsession thorgalienne, mais comme tu as ouvert avec malice et justesse le robinet à comparaison, je suis bien obligé de glisser dans la baignoire et d’en renverser plein la salle de bain. Cette reprise de Goldorak, cet hommage, c’est ultime. C’est mon rêve de Thorgal 4.0 avec tout dedans.

J’y retrouve mes ingrédients rêvés. Une histoire construite avec un profond respect de l’originelle, à la fois dans les thèmes, la saveur, la mise en scène des personnages et les dialogues ; mais aussi une histoire qui sait moderniser le propos en cherchant de la valeur ajoutée. Ici la valeur ajoutée c’est notamment le rôle magnifiquement décentré offert à Actarus, et le traitement global choisi pour les troupes de Véga, qui est pour moi la vraie grande et belle idée de cet album.

Cette valeur ajoutée n’est pas forcée, elle s’installe naturellement. Parce les personnages et l’univers ne sont pas dévoyés à son service, bien au contraire. C’est pour ça que ça marche. Ce respect mérite le respect.

Et l’autre idée qui en fait selon moi une reprise idéale se trouve du côté du dessin. C’est évidemment bien plus moderne mais on les reconnaît, tous ces personnages, ils ressemblent à eux-mêmes. Seul Rigel a été beaucoup retouché, parce que dans le dessin animé il n’avait pas une morphologie réaliste. Les soucoupes, les lieux, tout a été recréé sans être repensé. Goldorak est très beau, Actarus est classe, hyper classe, Phénicia est sexy à tomber, etc.

Mon Thorgal idéal se trouvait cette semaine chez Actarus, et ça m’a conforté en fait, dans l’idée de la reprise de Thorgal que j’attends. Grand merci à l’équipe Goldorak et bien sûr à Xavier Dorison.

Posté le 24 octobre 2021  à 19h41

waw, très beau texte ! Très juste. 

Voici quelques phrases issues de Goldorak (la série) qui parlent à un Thorgalien :

Se battre sans raison n’est pas une preuve de vaillance.

Mon Dieu, pourquoi ne puis-je vivre comme n’importe quel être humain ? Pourquoi mon destin est-il de ne pouvoir cesser de me battre ?  …. Je hais la guerre.

C’est très dur de tuer un rêve.

Je partage ceci à propos de la conception de la BD de D. Bajram :

«Nous n’avons pas voulu rendre un hommage distancié à ce héros de notre enfance, conclut Denis Bajram. Cet album doit se lire au premier degré. Nous y avons cru tout au long de la fabrication de l’album. Nous en sommes sortis épuisés émotionnellement. Moi, je voulais tellement me montrer à la hauteur des objectifs! Je sais que c’est un moment fort dans ma vie d’auteur. À l’âge de dix ans , j’ai conçu ma toute première BD. Elle racontait les aventures de Goldorak sur une vingtaine de pages. Je souhaite à n’importe quel auteur d’avoir la chance de connaître le même cycle d’accomplissement que j’ai connu avec ce personnage!»

Cat
Posté le 21 novembre 2021  à 17h38

       

Trop top bien. Si en bd, mon chouchou d’enfance (et de maintenant, en tout cas les éternels JVH) c’est Thorgal, en dessins animés, on a Candy et… Goldorak. Faut se remettre dans le contexte. On est en 78, j’ai une dizaine d’années, à la télévision, le mieux qu’on nous propose, on va dire que c’est Barbapapa. Alors, c’est déjà mieux que presque tout le reste, mais soyons honnête, c’est quand gentil de chez gentil. Et voilà que débarque un gaillard superbe (comparé à Barbapapa ou à Calimero, faut dire que c’est pas difficile) et son gigantesque robot. L’impensable en fait. Réaliste (on se comprend), avec de la violence, des combats, de l’émotion. Bref, c’est comme si je n’avais jamais connu de sucreries et que tout d’un coup, je les découvrait. Le Graal. 

Donc, moi, accro direct et pour toujours. Donc, j’ai acheté cette suite dès que j’ai pu, le mois passé, et je l’ai lue dans la foulée (sur le stand où j’attendais vainement le lecteur avide de se jeter sur ma prose sombre et sanglante).

Avis bref : ??????????

Avis un poil plus détaillé : j’ai kiffé ma race. Les auteurs offrent un très bon récit où action, émotion et psychologie s’entremêlent parfaitement. Mais surtout, une histoire très respectueuse du matériau de base qui prend en compte le vécu des personnages dans la série originelle. Dix ans plus tard, ceux-ci ont évolué, ils ont fait leur vie, mais pas comme si rien ne s’était passé.

En fait, j’avais un peu peur de cette reprise (appelons ça le syndrome Thorgal), peur d’être déçue, de ne pas reconnaître ma série d’enfance, de ne pas retrouver sa magie, de faire face aux erreurs ou aux incohérences. Mais je n’avais pas fait attention aux auteurs. C’est Dorison à la barre, le Dorison qui est le seul à avoir réussi à me convaincre sur Thorgal, un auteur qui a compris ce que veut dire reprendre l’œuvre d’un autre.

Pourtant, ce n’est pas un copier-coller, il y met sa patte, cette bd est la sienne, et en même temps, une suite cohérente et réussie.

L’histoire est parsemée de clins d’œil à l’œuvre d’origine et on se prend à sourire devant telle case qui fait remonter les souvenirs. Une vraie Madeleine de Proust. 

Quant au dessin, je m’y retrouve suffisamment, on reconnaît bien les personnages.

Conclusion : vous avez aimé Goldorak, vous aimerez cette suite hommage. Vous ne connaissez pas Goldorak, vous pouvez quand même aimer, il me semble que le récit peut se lire pour lui-même.

                 

Et voir un tel respect dans la reprise d’une œuvre me fait regretter encore plus le départ de Dorison sur Thorgal. Je pense que j’aurais préféré mille fois (et plus) un Thorgal tirant vers plus sombre, mais cohérent que les cata successives que nous propose Yann. 

Posté le 21 novembre 2021  à 21h37

Je rebondis sur ton commentaire (« boiing boiing » dirait Gaston) pour émettre une p’tite critique sur le scénario de Goldorak en BD : le choix des auteurs a été fait d’offrir aux lecteurs une suite à la version FRANÇAISE. J’insiste là dessus par ce que la version française, doublée, est très discutable du point de vue de sa traduction. En effet, j’ai toujours été génée par les remarques sexistes dans Goldorak (pas vous ?)  Le hasard m’a fait découvrir récemment qu’il y avait des contresens dans la traduction française, et que les paroles sexistes n’existent pas dans la version japonaise (le Japon a cette période est conservateur certes, mais il n’y a pas dans la version originale de paroles aussi sexistes que dans la version française). 

Du coup j’ai acheté le coffret Goldorak non censuré avec la version japonaise sous-titrée (mais si). Je la regarde intégralement petit à petit avec mon  fils et c’est un régal.

Et c’est alors qu’il m’apparait flagrant qu’ il y a un point qui ne colle pas du tout (attention spoiler de la bd) :

 

il est impossible que Hikaru (Vénusia) ait une Love story avec Koji Kabuto (Alcor, personnage principal à l’origine de la trilogie Maizinger).  Dans la BD elle dit qu' »elle a longtemps hésité » …. et ça c’est mort. Hikaru n’a jamais hésité, elle est absolument amoureuse totalement et irrémédiablement de Daisuke, et pour lui ça relève de l’amour impossible. C’est un personnage sombre qui ne s’autorise pas vraiment le bonheur, surtout avec une Terrienne… et pourtant… la version japonaise met en lumière ses contradictions. Il veut toujours protéger tout le monde, se protéger lui-même, des autres, de lui-même, et il finit par ne pas y arriver.

Voilà c’est dit. Il faut repenser complètement la relation Daisuke (Actarus) / Hikaru (Vénusia) non plus à travers le prisme de notre vision de latin macho, mais celui du japonais traditionnel où le respect pour une très jeune fille est absolu (pas question de se rouler une pelle à l’écran). En 1 mot, là où en France nous voyons une nunuche enamourée et un bel indifférent, le japonais y voit une jeune fille déterminée et moderne, et un jeune homme en proie à ses contradictions. Et la relation Daisuke/Hikaru est vraiment sympa, le sous-titrage en français bien moins phallocrate. Un exemple flagrant : en Français il est dit que si Vénusia a des capacités physiques incroyables c’est grâce au sang d’Actarus issu de la transfusion… Cela n’existe pas dans la version originale, où il est dit qu’Hikaru est une fille absolument extraordinaire et point barre.  J’ai des tas d’autres exemples. Daisuke ne dit jamais à Hikaru qu’une fille ne peut pas se battre, il lui dit qu’il ne veut pas qu’elle risque sa peau. C’est très différent. Il faut comprendre qu’au japon l’évolution du personnage d’Hikaru est mal passée (pas de remarque sexiste certes, mais quand même une fille reste une fille) c’est donc un vrai contresens de voir en elle une nunuche là où au contraire est crée un personnage féminin résolument moderne qui se bat pour devenir l’alter-ego de Daisuke (ce qu’elle devient, il faut interpréter les codes vestimentaires, Ah le Japon et les codes…… ).

Les Italiens sont fans de Goldorak aussi, et il parait qu’eux au moins ont eu une version bien plus proche de l’originale dès le départ. 

Autre chose, mais qui n’a pas d’incidence dans la BD : en français l’aristocratie est toujours valorisée et … Prince d’Euphor, c’est un nom ça ? Certaines répliques n’ont carrément plus rien à voir. Pareil Pour les « que Dieu vous protège » à tout va, la version sous-titrée est allégée des bondieuseries. L’Histoire du Japon a été évacuée, censurée dans la version française aussi…. et ça c’est bien dommage. Surtout par rapport à toutes ces références américaines et western.

Non, vraiment il faut voir la version sous-titrée. On se rend compte que cette série n’est pas que pour les enfants, et il faut un peu s’immerger dans la mentalité et la culture japonaise pour tout bien comprendre et « lire » entre les lignes.

En dehors de ce couac, parce que moi je n’imagine pas du tout la relation Alcor/Venusia pérenne, la bd est géniale et le personnage d’Actarus est de mon point de vue très réussi. Et même si le choix dans les relations ne me convient pas, il est parfaitement assumé dans la Bd, parce qu’après tout, comme dit Stéphane, Dorison lui aussi « il a tout compris », et il a bien raison.

Cat
Posté le 21 novembre 2021  à 23h31

Je sais qu’il y a des « erreurs » de traduction dans la série que j’ai vu enfant. Objectivement, je trouve ça dommage, mais subjectivement, ça m’est égal, c’est un pur souvenir d’enfance. Bien sûr, je trouvais Venusia nunuche (moins quand elle rejoint l’équipe), mais j’étais trop jeune pour m’interroger sur les raisons de sa personnalité. J’ai peu revu la série depuis mon adolescence (un épisode perdu par-ci par-là), c’est donc la vieille version mal traduite (ce qui a été le cas pour des tas de Mangas) qui s’est gravée dans mon cerveau.

La relation Alcor Venusia, je ne m’y attendais pas, mais pourquoi pas. Dix ans ont passé, Actarus et Phenicia sont loin, Venusia à évolué, mûri. L’amour qu’elle éprouvait pour Actarus était un amour impossible et, au fond, on pourrait le considérer comme de l’admiration, une fascination ou un fantasme. Un truc pas réel alors qu’Alcor, lui, est réel, peut-être pas aussi top qu’Actarus, mais quelqu’un de bien, que Venusia peut aimer. Le retour d’Actarus lui permet de le comprendre et de pouvoir enfin vivre.

C’est sûr, ça aurait été moi, je n’aurais pas choisi cette option, je n’y aurais même pas pensé, mais étonnamment, ce choix ne m’a pas gênée. Il m’a surprise et déroutée au début, mais je l’ai finalement accepté sans réel problème. 

Posté le 23 novembre 2021  à 16h56

Hé hé Hirondl, voilà une approche de la cause goldorakienne très engagée ! Et il y a du thème : féminisme, lutte des classes, occidentalisation…

Après, comme pour tout sujet militant, on peut toujours trouver des contre-exemples ou des interprétations différentes, notamment en fonction du prisme par lequel on observe un sujet. J’ai envie de le faire, juste pour te taquiner et pour le jeu intellectuel.

Féminisme : Effectivement la malheureuse Vénusia n’était pas toujours franchement bien servie dans la série. Mais quand on observe les personnages masculins, on voit qu’ils s’en prennent plein la poire aussi : Alcor, Rigel, Banta… Peut-être même Actarus d’ailleurs, par certains côtés. Mais au final j’y vois surtout l’envie de montrer un héros principal entouré de personnages secondaires dont il n’était pas prévu de faire des alter ego. D’ailleurs, Dorison&co se sont amusés à retourner le principe, au point de n’introduire Actarus que tardivement et peu à peu pour donner de l’espace aux autres.

Lutte des classes : On peut quand même voir que le prince d’Euphor est devenu garçon de ferme et que sa sœur vend des glaces dans un food truck. L’idée me semble être qu’ils se mettent au service des autres, d’une façon ou d’une autre et que leur titre renvoie aussi à une forme de majesté de l’âme (si si). En plus c’est classe. Les monarchies constitutionnelles européennes me paraissent plutôt stables, établies, appréciées, peut-être notamment parce qu’il y a un rapport affectif intergénérationnel avec ces familles monarchiques. Ça peut leur donner une forme de légitimité du cœur. Pis de toute façon, l’être humain a besoin d’être guidé, sauf si on pratique l’anarchie bien sûr (et encore, même là-dedans y a des leaders).

Occidentalisation : Même s’il faudrait remonter aux années d’après-guerre pour avoir une vision plus claire de l’influence de l’Occident sur la production artistique au Japon, on voit quand même que les personnages ont des fringues « à l’américaine » et des visages « à l’européenne ». Ça me donne le sentiment que la série évolue dans une sphère culturelle bien plus large que celle des îles japonaises, dès la genèse. Je pense notamment aux noms des personnages, pour ma part j’ai énormément de mal à me rappeler des noms des héros des mangas que je lis aujourd’hui. Impossible pour moi de lire ou regarder la suite de « Olive et Tom » par exemple, ça me saoule en deux minutes, et pour la plupart des mangas modernes je ne connais le nom des personnages que le temps de la lecture, pour vite les oublier. Pas que pour le japonais d’ailleurs : je ne peux pas m’habituer à l’idée d’appeler la Veuve noire « Black widow » (j’ai tout le temps l’impression qu’on me parle d’une fenêtre au lieu de la splendide Scarlett).

Bon je précise que je viens d’écrire tout ça avec une fièvre carabinée parce que j’ai la Covid ! Pas sûr d’être d’accord avec moi-même quand je relirai, si je survis. Ce sont des idées jetées pour causer avant de retourner au lit.

Je suis aussi d’accord avec Cat, Alcor/Vénusia ça m’a surpris mais pas désorienté. N’ayant pas vu les derniers épisodes de la série, j’ai pensé qu’il s’y passait des cochonneries entre eux, je ne sais pas. Tu pourras nous le dire quand tu seras arrivée au bout du marathon. 😉

Mais enfin et surtout, mon argument final vient de cette citation :

Hirondl a écrit
Daisuke ne dit jamais à Hikaru qu’une fille ne peut pas se battre

En fait ici je ne sais pas du tout de qui tu me parles. Ça me fait revenir à ce que disait Cat. Regarder tous ces épisodes de Goldorak en japonais sous-titré avec une histoire et des noms différents, ça relève d’une démarche très personnelle, que je salue, mais je sais que si j’avais feuilleté les premières pages de cet album de Goldorak et que j’y avais lu Daisuke et Hikaru, je ne l’aurais pas acheté et pas lu.

Déjà que j’ai du mal quand je vois Crystal Boy et Lady à la place de l’homme de verre et Armanoïde…

Posté le 24 novembre 2021  à 14h41

En fait il faut voir aussi que Goldo c’est la nouvelle passion de mon fils, et que du coup le lui faire regarder en VO sous-titrée était pour moi important. (ça l’oblige à lire vite, à comprendre vite ce qu’il lit, et on en parle après)  De façon générale je préfère toujours les VO en fait. J’adore les langues étrangères, et moi je n’ai pas trop de mal en effet à retenir des noms, des mots, des sons et tout. Au contraire même j’adore ça.

D’ailleurs pour info au passage les cornofulgurs et autres fulguropoings ne sont pas criés en japonais mais en anglais dans la version originale ! 

Sinon tout ce que tu dis est peut-être fiévreux mais c’est intéressant, mais moi c’est le fait d’avoir volontairement mal traduit qui me gène. Je n’aime pas qu’on déforme une oeuvre originale, quelque soit cette oeuvre. C’est comme si les Américains traduisaient n’importe comment Thorgal pour faire passer certaines idées.

Thorgal-BD a écrit
Bon je précise que je viens d’écrire tout ça avec une fièvre carabinée parce que j’ai la Covid !

mais bon courage ! un gros Doliprane et au lit ! 

Après Aristophania, voici Cauchon
Posté le 24 juillet 2022  à 14h57

La sortie de Goldorak a un peu éclipsé l’arrivée du dernier tome d’Aristophania, La Montagne rouge, qui clôture la série.

Et déjà, Xavier Dorison et Joël Parnotte ont repris leur collaboration, cette fois pour un one shot intitulé Cauchon. Pierre Cauchon, l’évêque de Beauvais, a en 1431 présidé le tribunal qui jugera et condamnera Jeanne d’Arc. Les auteurs nous préparent cette fois un roman graphique à orientation historique. En voici de premières planches :

Source : Twitter d’Yves Schlirf

Modifié le 22 août 2025  à 9h06
1629
Posté le 29 janvier 2023  à 18h02

« 1629, ou l’effrayante histoire des naufragés du Jakarta » , tel est le titre de ce diptyque dont le premier volume est paru fin 2022. Avec Thimothée Montaigne au dessin, Xavier Dorison a sorti le grand jeu, déjà dans la finition luxueuse de cet album qui compte 136 pages ! Les premières planches sont à découvrir chez Glénat, mais mieux encore, dans la vidéo où l’on retrouve Xavier, un fabuleux raconteur d’histoires !   

Inspiré d’une histoire vraie…

Seuls les désespérés prennent le risque de s’embarquer sur le Jakarta. À son bord, un équipage issu des bas-fonds d’Amsterdam et assez d’or et de diamants pour exciter les plus folles convoitises. Un baril de poudre sur un enfer flottant. Invitée improbable dans cette traversée vers le cauchemar, Lucrétia Hans devient la seule à pouvoir empêcher Jéronimus Cornélius, apothicaire hérétique et ruiné, d’allumer la mèche… Bon voyage.

Premier tome d’un diptyque consacré à l’une des pages les plus sanglantes de l’histoire maritime, ce thriller psychologique revient sur un récit effroyable où se sont mêlés mutinerie, naufrage, massacre et survie. En se focalisant sur ce microcosme sordide, Xavier Dorison signe autant un récit d’aventure magistral qu’une galerie de portraits sur la noirceur de l’âme humaine, magnifiquement illustré par un Thimothée Montaigne au sommet de son art.

Source : Glénat

Modifié le 22 août 2025  à 9h07
Posté le 29 janvier 2023  à 18h36

1629 est vraiment trop pessimiste   

Je partage les avis émis sur Undertaker, quelle truculence, que d’émotions et puis la BD est positive avec des fins heureuses ! De plus, le graphisme de Meyer est extraordinaire de relief et de détails.

Intégrale Long John Silver
Posté le 27 septembre 2023  à 22h17

Voilà une nouvelle qui va chambouler les cœurs : Long John Silver va sortir en intégrale noir et et blanc chez Niffle !  Ceux qui ont acheté la série consacrée à Thorgal connaissent bien la qualité de cette collection. Voici la description et quelques planches extraites de cette intégrale disponible à partir du 8 décembre 2023 au prix de 49 €.

Inspirée par le célèbre et redoutable pirate crée par Stevenson, la série Long John Silver fait honneur à ce mythe de la piraterie, grâce aux auteurs Xavier Dorison et Mathieu Lauffray.
Nous vous présentons ici l’intégrale des 4 albums, un succès commercial avec près de 530 000 ex vendus.
Les éditions Niffle vous proposent une édition luxe en N&B des 4 tomes réunis, afin de mettre en valeur le graphisme et le scénario des auteurs.
Grand format : 26,2 x 34 cm.
Tirage limité à 4 000 exemplaires et livrés avec un ex-libris exclusif. 

Source : Collector BD

Modifié le 22 août 2025  à 9h08
Posté le 2 octobre 2023  à 9h59

Ah oui j’ai adoré Long John Silver, je serais même assez tenté de relire la série d’une traite en noir et blanc.
A voir, je le mets dans la pile des « attendus » (pile infâme quand approche la fin de l’année, c’est terrible les sorties en octobre/novembre).

Xavier Dorison, fulgurant scénariste
Posté le 15 décembre 2023  à 10h15

L’équipe Dargaud dresse le portrait de Xavier Dorison, un auteur contemporain aux multiples facettes :

Xavier Dorison, fulgurant scénariste

« Après un diplôme d’école de commerce et un début de carrière dans la finance, Xavier Dorison décide en 1997 de changer d’horizon.

Emporté par sa passion pour la bande dessinée et son goût de l’écriture, il fait une entrée remarquée dans le neuvième art en signant le scénario du Troisième TestamentL’univers de la bande dessinée vient de gagner un scénariste de talent.

Depuis ses premiers pas dans le 9e Art, Xavier Dorison s’est imposé comme l’une des principales figures de la bande dessinée contemporaine. Il a bâti une œuvre inspirée autant par le récit de genre que par l’Histoire ou le monde de demain.

En octobre 2021, cet auteur qui travaille aussi pour le cinéma et la télévision se lance un nouveau défi : redonner vie à l’un de ses héros de jeunesse, un certain Goldorak.

Pirates, western, fantasy et Cie

Sa bibliographie témoigne de sa curiosité et révèle son aptitude à se frotter à tous les univers. Xavier Dorison excelle dans les différentes facettes du récit de genre, qu’il s’agisse de western teinté de surnaturel, d’histoires de super-héros, de grande aventure, d’épopée de pirates, de récit historique ou de fantastique mêlé de romantisme.

Mais la palette de Dorison ne se résume pas au seul récit de genre, qu’il réussit à magnifier par son inspiration foisonnante. Et si l’histoire, l’aventure ou le fantastique restent des sources privilégiées, le scénariste sait tourner son regard vers le futur et le récit d’anticipation.

Paraboles et politique

Xavier Dorison aime donner naissance à des univers originaux, mais il sait aussi se glisser dans un cadre façonné par d’autres.

Il l’a prouvé avec La Mangouste, un épisode de la série XIII Mystery, dérivée de la saga de XIII écrite par Jean Van Hamme, son idole de jeunesse. Cependant, les deux scénaristes ne conçoivent pas leur métier exactement de la même manière.

« Avec Jean, nous avions envisagé d’écrire un scénario à quatre mains qui aurait donné une suite à l’une de ses histoires, S.O.S. Bonheur. Mais le projet n’a pas abouti, car nos deux visions du monde étaient trop éloignées », regrette Dorison.

À la différence de son illustre confrère, il ne privilégie pas la dimension romanesque de l’intrigue et les rebondissements.

« Ce qui m’intéresse avant tout, c’est d’écrire des paraboles, de mettre en scène un contexte politique et de donner du sens », explique le scénariste.

Parmi les auteurs qui l’ont inspiré, il cite volontiers Serge Le Tendre (La Quête de l’Oiseau du Temps) « pour sa capacité d’écrire de belles paraboles et des récits d’aventure », Patrick Cothias (Les 7 vies de l’Épervier) « et sa maestria des grands récits historiques », ou encore Chris Claremont (X-Men) dont il loue « le sens du réalisme humain ». Sans oublier un autre Américain, Frank Miller et son Daredevil, qui a, selon lui, « révolutionné le genre avec l’utilisation du texte en voix off ».

Le western réinventé

Undertaker est aujourd’hui la série emblématique de Xavier Dorison. Dessinée par Ralph Meyer, elle met en scène Jonas Crow, un… croque-mort.

Undertaker, c’est en quelque sorte la tragédie grecque transposée dans l’Ouest américain. « La série utilise le décorum et la mythologie du genre, mais à travers une forme de récit très pure, proche du théâtre et de la tragédie », analyse le scénariste, qui a mis du temps avant d’oser s’attaquer au western.

« Pendant longtemps, j’ai eu peur de m’y confronter, tout comme Ralph Meyer avait peur de se confronter à Jean Giraud, le dessinateur de Blueberry. Le jour où il a eu l’énergie de passer le cap, il est venu me voir en me disant : “Je voudrais que l’on fasse un western dont le héros serait un croque-mort !“ » Xavier Dorison

L’éditeur avait demandé au scénariste de dérouler les intrigues sur une dizaine de cycles. Nous en sommes à trois. Dorison, qui affirme en détenir sept dans ses tiroirs, ne manque donc pas de matière pour les années à venir. Les aficionados de la saga peuvent dormir tranquilles. Ce n’est pas le cas du héros, qui croise sur sa route des types assez peu recommandables…

Une écriture romantique

Jonas Crow est un misanthrope. Un homme en colère, tiraillé entre cynisme et second degré, tout au long d’aventures qui doivent autant aux frères Coen qu’au jeu vidéo Red Dead Redemption.

Pour autant, Xavier Dorison ne peut se résoudre à brosser un portrait sombre et désespéré de Jonas.

Même s’il apprécie les westerns crépusculaires des années 1960 et 1970, peuplés de figures à la morale ambiguë, il garde en lui un vieux fond d’optimisme.

Son tempérament le pousse vers une écriture qu’il qualifie de “romantique“, qui cherche la lumière dans les situations et les personnages les plus sombres.

« Depuis les années 2000, la majorité des héros de BD et de séries sont des antihéros. L’idéalisme n’est plus à la mode, et ils se révèlent être des salauds. Ce n’est pas forcément le message que j’ai envie de faire passer…  » Xavier Dorison

Il n’y a pas que la BD dans la vie

En près de vingt-cinq ans d’un parcours jalonné de succès publics et de reconnaissance critique, Xavier Dorison ne s’est pas contenté d’écrire pour la bande dessinée. En 2006, il a signé le scénario du film Les Brigades du Tigre, en compagnie de son complice Fabien Nury.

Ensemble, ils préparent la suite de Paris Police 1900, une fiction historique diffusée sur Canal + dont la première saison avait été écrite par Fabien Nury. Par ailleurs, les droits de la majorité des séries de Xavier Dorison ont été achetés par des producteurs en vue d’une adaptation.

De son côté, le ministère des Armées a fait appel à lui, en 2020, ainsi qu’à neuf autres auteurs de science-fiction. Leur mission : se livrer à un exercice de prospective au sein d’une « Red Team », en imaginant les crises géopolitiques et les innovations technologiques de demain susceptibles d’impliquer les militaires.

Go, Go, Goldorak !

Mais le neuvième art reste son terrain de jeu privilégié. Il mène aujourd’hui de front plusieurs séries, d’Undertaker au Château des animaux, une épopée animalière inspirée par La Ferme des animaux de George Orwell.

En octobre 2021, il réalise son rêve le plus fou : écrire une nouvelle histoire de Goldorak. En compagnie de Denis Bajram, Brice Cossu, Alexis Sentenac et Yoann Guillo, Xavier Dorison va donc succéder à Gō Nagai, qui dessina le premier manga chargé d’accompagner la saga télévisée.

Le petit garçon qui se dépêchait, en cette lointaine année 1978, de rentrer chez lui après l’école pour ne pas louper son dessin animé favori, a encore du mal à y croire…

« Go, Go, Goldorak / Et l’aventure continue ! », chantait le générique de la version française. On serait presque tenté d’écrire : « Do, Do, Dorison / Et l’aventure continue ! »

Source : Dargaud

Modifié le 22 août 2025  à 9h12
Masterclasses à Sèvres
Posté le 26 février 2024  à 9h08

Xavier Dorison organise des masterclasses avec des auteurs réputés le 2 mars à Sèvres. Entrée gratuite !

Le samedi 2 mars, les éditions Glénat organisent une rencontre-événement – « Glénat Masters » – où elle accorde une carte blanche à l’auteur Xavier Dorison. Au programme, des signatures mais surtout des masterclasses avec des auteurs célèbres qui viendront parler de leur métier aux petits chanceux qui obtiendront une place, car l’entrée est libre mais le nombre de sièges est limité.

Le tout se tiendra au EPCC (Etablissement Public de Coopération Culturelle) Sel de Sèvres, qui se situe au 46 Grande rue à Sèvres, de 10h à 18h10.

Une idée originale du scénariste de renom Xavier Dorison (Le Troisième Testament, Prophet, Long John Silver, Undertaker, Le Château des animaux…) qui rêvait d’un moment plus privilégié avec les auteurs qu’il admire. Une opportunité qu’il n’a jamais trouvée jusqu’ici.

Les thèmes abordés sont variés et intéresseront tant les jeunes auteurs que les passionnés du 9e art : « Une méthode narrative », « Humaniser les animaux », « Quand tient-on son sujet ? » ou encore « Les sources de la créativité ». Large programme…

Surtout, ces masterclasses seront accompagnées par des créateurs dont la réputation n’est plus à faire : Nicolas Petrimaux, Juanjo Guarnido, Alex Alice, mais aussi Aurélie Neyret.

Parallèlement à ces cours, les participants vernis pourront en profiter pour faire signer leurs albums de 12h à 12h30 et de 18h30 à 19h. Ça change des festivals avec leurs dédicaces en batterie…

Source : ActuaBD

Modifié le 22 août 2025  à 9h13
Posté le 28 février 2024  à 14h10

WAW ! je kiffe la rencontre entre Dorison et Juanjo Guarnido sur le thème Humaniser les animaux ! J’adore Blacksad ET le Château des animaux !

Posté le 29 février 2024  à 21h43

Pour la peine j’ai relu Le Château des animaux et Goldorak cette semaine.

Ça m’a donné envie de rêver à un Thorgal Saga avec Dorison aux commandes, Thorgal Saga a l’avantage de nous permettre de rêver encore, ce que la série mère ne me permet plus. 

Il a l’art de faire des scénarios très sombres (au sens propre dans Long John, il faut la lire à la lampe frontale cette BD là),  il aurait fait un super Thorgal Saga période Shaïgan …. 

Retour en 2024
Posté le 27 mars 2025  à 13h39

2024 a été pour Xavier Dorison l’année de parution du second tome de « 1629, ou l’effrayante histoire des naufragés du Jakarta« . 

« La traversée sanglante du Jakarta a pris fin sur les récifs des îles Abrolhos, un archipel perdu au large des côtes de l’Australie où les naufragés ont pu trouver refuge. Mais le naufrage est loin d’être la fin du cauchemar… Alors que le subrécargue, Pelsaert, est parti sur la grande chaloupe du Jakarta chercher de l’aide à Java, plus de 260 survivants se retrouvent sous l’autorité absolue de son second, Jéronimus Cornélius. En charge de l’organisation de la survie des naufragés, lui et les quelques mutins qui lui sont restés fidèles, ne vont en réalité s’atteler qu’à un objectif et un seul : faire disparaître ou massacrer tous les autres survivants afin, le jour dit, de pouvoir s’emparer du navire de secours et emporter avec eux les richesses du Jakarta restées sur l’île. L’archipel du bout du monde devient un enfer sur terre. Seuls Lucrétia Hans et une poignée de rescapés menés par Hayes vont avoir le courage de s’opposer à l’un des pires psychopathes de l’Histoire.

À travers ce thriller haletant, une des sagas les plus époustouflantes de l’histoire maritime, Xavier Dorison et Thimothée Montaigne dressent un portrait à l’acide des mécanismes psychologiques et relationnels qui conduisent à la soumission des individus et des foules pour les conduire jusqu’au tréfonds de l’horreur. Le premier tome a obtenu le prix BD de l’ACORAM Marine Bravo Zulu 2023. »

Chronique bien détaillée sur cet album ICI dans BDZoom.

Toujours en 2024, un album en un volume avec Servain au dessin « Ulysse & Cyrano« .

« Ulysse Ducerf va passer le bac. Les maths ne le passionnent guère, mais impossible de se défiler quand on est promis à un brillant avenir : l’École polytechnique puis la reprise, un jour, des cimenteries familiales. Telle est la volonté du père d’Ulysse, mais ce dernier est rattrapé par de graves accusations : 10 ans plus tôt, son entreprise aurait participé à l’effort de guerre allemand. La famille s’installe en Bourgogne, où Ulysse fait la connaissance d’un homme bourru et secret. Le choc est immédiat : Cyrano et la grande cuisine vont bouleverser à jamais la vie d’Ulysse…  
Ce récit culinaire dans la France des Trente Glorieuses mettra en appétit ses lecteurs tout en posant des questions aussi nécessaires qu’universelles : qu’est-ce que le plaisir ? Où se trouve l’épanouissement… et comment l’atteindre ? »

Chronique sur cet album ICI dans ActuaBD.

Sources : GlénatCasterman

Modifié le 22 août 2025  à 9h14
Rencontre à Cognac
Posté le 27 mars 2025  à 13h48

Une soirée de rencontre avec Xavier Dorison est organisée à la Médiathèque de Cognac ce vendredi 28 mars.

« Nous vous invitons à une soirée inédite pour une rencontre exceptionnelle avec Xavier Dorison, l’un des scénaristes de bande dessinée les plus talentueux de sa génération.
Connu pour ses récits à la fois intenses et captivants, Dorison a signé de grands succès tels que Le Troisième Testament, Undertaker, Long John Silver ou encore Aristophania.
Cette soirée sera une occasion privilégiée de découvrir les coulisses de son travail, ses inspirations, ses méthodes de création et sa vision du 9e art.
Durant cette rencontre, il reviendra sur son parcours, ses collaborations avec des dessinateurs de renom, et partagera quelques anecdotes sur la conception de ses scénarios qui ont marqué le public.
Cette soirée sera suivie d’un moment d’échanges où vous pourrez poser vos questions, ainsi que d’une séance de dédicaces. »
 
Modifié le 22 août 2025  à 9h15
Posté le 27 mars 2025  à 16h58

Hé, ce sera certainement très intéressant !

Je ne sais pas comment tu fais pour glaner toutes ces infos.

De mon côté j’ai lu récemment le très bel album Ulysse et Cyrano. Une longue et agréable histoire, extrêmement bien éditée par Casterman. C’est un joli hommage à la cuisine française, qu’elle soit dans les belles assiettes ou surtout du terroir. Les personnages sont attachants et complexes, doucement dépeints au fil d’une histoire qui s’appuie sur celle de son temps (l’après-guerre).

Je vous le conseille, évidemment.

1629 m’intéresse moins, j’imagine que c’est particulièrement sanglant et rude. En ce moment j’ai plus envie de câlins ou de bons p’tits plats.

Le Château des animaux - série en 4 tomes
Posté le 5 janvier 2026  à 17h01

La série en 4 tomes du Château des animaux par Dorison et Delep restera pour moi parmi les meilleures BD de ces dernières années. J’ai reçu le dernier tome pour les fêtes, et chose incroyable, c’est la première fois que je lis deux fois d’affiliée une BD – je veux dire sans une seule pause, j’ai terminé la seconde lecture à 1h du mat’ !    Première lecture, j’étais happé par le récit, et seconde lecture, je ne voulais manquer aucun détail du dessin. Les deux sont exceptionnels !

L’histoire basée sur la lutte non-violente est racontée de manière intelligente et avec beaucoup de finesse, alors que les visages et mimiques des animaux nous les rendent très humains. Et dire que cette BD est la première publiée par Félix Delep, c’est tout bonnement incroyable ! J’attends déjà avec impatience son prochain album, qui sera à nouveau écrit par Xavier Dorison. C’est quand même grâce à Thorgal que j’ai découvert ce scénariste, et que je continue à le lire avec passion dans tout ce qu’il publie.

Je vous propose la lecture d’un entretien avec Delep paru sur BDGest. Il y aborde notamment l’évolution de son travail au fil des 4 tomes.  

Fin de règne au Château des animaux

« Avec le T4 du Château des Animaux, Félix Delep et Xavier Dorison concluent l’une des sagas les plus marquantes de la bande dessinée contemporaine. Inspirée de La Ferme des animaux d’Orwell, cette fable politique et poétique interroge depuis six ans la résistance, le pouvoir et l’espoir collectif à travers un bestiaire d’une richesse rare. Rencontré à l’occasion de la sortie de ce dernier tome, Félix Delep revient sur cette aventure au long cours, son évolution graphique, sa complicité avec Dorison et l’émotion de quitter ses personnages.

Il y a six ans, en 2019, vous avez reçu le BDGest’Art du meilleur premier album à Angoulême. Six ans plus tard, la série s’achève. Que retenez-vous de cette aventure ?

F.D. : Beaucoup d’apprentissage. Sur le plan graphique, j’ai affiné ma méthode et trouvé des codes visuels qui me permettent d’aller plus vite tout en gardant la richesse du dessin. J’ai eu l’impression d’arriver, avec le tome 4, à une forme de maturité. Quitter ces personnages a un goût doux-amer ; je les ai accompagnés longtemps.

Avez-vous abordé ce dernier tome différemment, sachant que c’était le dernier ?

F.D. : Oui, je voulais vraiment conclure la série dignement. J’ai donc fait un storyboard complet et détaillé, du début à la fin, ce que je n’avais jamais fait auparavant. Cela a demandé du temps, mais c’était nécessaire pour donner à l’album toute sa cohérence émotionnelle.

Votre collaboration avec Xavier Dorison a-t-elle évoluée au fil des tomes ?

F.D. : Oui, un peu. Sur la mise en scène surtout. Xavier reste le scénariste principal, mais nous échangeons beaucoup. Il a d’ailleurs entièrement réécrit les deux derniers tomes après le deuxième, changeant profondément la trajectoire. À l’origine, Silvio faisait un pacte avec les loups et finissait dévoré !

Vous formez un duo très complémentaire avec Xavier Dorison…

F.D. : C’est quelqu’un d’extraordinaire, humainement et artistiquement. Il raconte des histoires d’une grande profondeur, sans manichéisme. Travailler avec lui est une chance.

Le final du tome 4 est très émouvant. Était-ce difficile à dessiner ?

F.D. : Oui, vraiment. J’étais ému en dessinant les adieux. C’est une conclusion forte, et j’attendais les premiers retours avec appréhension.

L’ambiance lumineuse du tome 4 est très différente, plus estivale. Était-ce un plaisir de changer de palette ?

F.D. : Complètement. Après les tons froids et neigeux des précédents, travailler la lumière de l’été était rafraîchissant. J’ai cherché à synthétiser davantage les décors sans perdre en richesse visuelle. C’est une évolution de mon dessin.

Vos personnages ont aussi évolué, non ?

F.D. : Oui, les chatons ont grandi, Miss B a vieilli. Mon trait a évolué avec eux ; j’ai cherché plus de subtilité dans les expressions, moins de caricature. Les émotions passent mieux aujourd’hui.

Quel personnage avez-vous pris le plus de plaisir à dessiner ?

F.D. : Les chatons ! Ils sont expressifs, mignons et agréables à dessiner. César aussi, même si sa houppette m’a longtemps posé problème !

Vous ne vous êtes pas lassé de dessiner des animaux ?

F.D. : Pas du tout. J’adore ça. Les animaux me manqueront même ! Mon prochain projet mettra en scène des humains, mais je garde une tendresse pour ces bêtes.

Pouvez-vous en dire un mot ?

F.D. : Très brièvement. Ce sera une fable, dans un univers un peu fantastique, proche d’un Ghibli. L’histoire mêle politique, romance et réflexion sur la technologie. Et oui, c’est encore un scénario de Xavier Dorison ! »

Source : BDGest

Les Gorilles du Général
Posté le 25 janvier 2026  à 14h51

Une nouvelle série scénarisée par Xavier Dorison a débuté en 2025 : Les Gorilles du Général. Avec Julien Telo au dessin et Gaétan Georges aux couleurs, cette nouvelle BD a déjà rencontré un beau succès dès son premier tome. En voici la présentation chez Casterman :

Le Général de Gaulle n’avait que 4 gardes du corps : voici leur histoire…
1959. Alors que les cercueils de jeunes appelés arrivent en nombre d’Algérie, les attentats se multiplient en métropole sous l’égide du FLN. Dans ce contexte politique délétère, le Général de Gaulle est rappelé au pouvoir afin de résoudre « la crise algérienne ». Il devient alors l’un des dirigeants les plus menacés de la planète. Pour sa protection, il compte sur quatre hommes, qui resteront tout au long de son mandat ses seuls gardes du corps. On les surnomme les gorilles du Général.
Mêlant l’intime à la grande Histoire, Xavier Dorison dresse ici le portrait de ces hommes, prêts à tout pour le garder en sécurité, qui forment aussi une bande de potes, unie, dans une France qui a bien du mal à accepter un grand tournant historique : la décolonisation.
Un premier volume époustouflant, imaginé par le maestro du scénario Xavier Dorison et sublimé par le dessin virtuose de Julien Telo.
Source : Casterman
 
 
Voici un article du Figaro présentant la nouvelle série :
« Les Gorilles du Général » de Julien Telo et Xavier Dorison : de Gaulle et ses Tontons flingueurs

« Au départ, ils sont quatre, comme Les Trois Mousquetaires d’Alexandre Dumas. Voilà qui n’aura pas échappé au scénariste Xavier Dorison. Le scénariste de la saga Le Château des animaux, ou du romanesque Ulysse et Cyrano, s’est lancé un sacré défi : raconter la vie d’un quatuor de gardes du corps dédié à la protection du général de Gaulle.

Grâce à son trait puissant et virtuose d’un réalisme minutieux, le dessinateur Julien Telo magnifie ce projet aussi délicat qu’ambitieux. Le premier tome des Gorilles du Général débute en septembre 1959 alors que de nombreux cercueils de jeunes appelés reviennent d’Algérie, et que les attentats se multiplient sous l’égide du FLN. Dans ce contexte politique explosif, le général de Gaulle est rappelé au pouvoir afin de résoudre « la crise algérienne ». Il devient alors l’un des dirigeants les plus menacés de la planète. Quatre hommes vont assurer sa protection, qui resteront tout au long de son mandat ses seuls gardes du corps. On les surnomme les « Gorilles du Général ».

À l’époque, le terme « gorille » désigne des gros bras capables de « prendre une balle » pour la personnalité dont ils assurent la protection. « L’idée de cette histoire m’est venue du documentaire de Tony Comiti De Gaulle et ses gorilles, découvert sur Arte il y a une dizaine d’années, se souvient Dorison. J’ai commencé à me renseigner sur les quatre véritables personnages, j’ai même rencontré Raymond Sasia. Deux d’entre eux ont publié des livres de souvenirs. Mais comme ce sont des gens de leur époque, par pudeur, ils n’ont pas évoqué leur vie personnelle, ni leurs failles, leurs échecs, ou leurs états d’âme. Or, c’est avec tout cela que travaille un raconteur d’histoires. »

Mêlant l’intime à la grande histoire, Les Gorilles du Général dresse le portrait intime de ces « Tontons flingueurs » prêts à tout pour le Général, mais qui forment aussi une bande de copains unie dans une France ayant du mal à accepter le grand tournant de la décolonisation. Dorison compte bien feuilletonner son récit jusqu’à la disparition du Général le 9 novembre 1970.

« Ce premier tome convoque l’iconographie des années 1950-1960, des nappes à carreaux jusqu’au ballon de rouge, en passant par la blanquette de veau et le phrasé bien trempé des films de l’époque, rappelle Dorison. Je veux montrer la grande histoire à travers la lorgnette de quatre personnages de second rang. Au début de l’album, lorsque de Gaulle rencontre l’un d’entre eux, il lui dit : “Il n’y a rien de plus absurde qu’une obstination qui ignore les faits”. La conversation porte sur le football. Pourtant, cette phrase gaullienne est selon moi le pivot de tout l’album. Elle s’applique à l’échelle humaine comme à l’échelle historique. De Gaulle avait une hauteur de vue incroyable… » L’album en fait la démonstration avec maestria. »

Source : Le Figaro

Les auteurs ont participé à une interview organisée par la librairie Mollat :

Posté le 16 février 2026  à 18h10

Je viens de finir le tome 8 de Undertaker après avoir relu le cycle de Salvaje. Cette bd est exceptionnelle, certains pourront peut-être trouver ça violent, ou trop cynique, mais en relisant ce matin des passages de Thorgal, je me disais que ce que j’aimais justement dans Thorgal c’est l’humanité d’un personnage dans cet océan de boue qu’est l’Humanité. Le tout dans un écrin de dessins magnifiques avec des regards, des émotions fortes, des paysages à couper le souffle.

Bref, bravo à Dorison pour cette écriture incisive, et pour nous tenir en haleine avec un scénario riche, dense et limpide à la fois.  Et les dessins de Ralf Meyer sont magnifiques, d’une régularité exemplaire. 

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