Profil · de · Roi Barbichette
Roi Barbichette
Membre inactif depuis longtemps
Dernière connexion le 10 décembre 2016 à 00:03 (il y a 9 ans)
Date d'inscription : 9 décembre 2016
Ancienneté : 9 ans et 8 mois
Aucune présentation pour le moment.
Collection
Roi Barbichette n'a pas encore présenté sa collection.
Althing
Pas de commentaire posté dans l'Althing.
Activité sur le forum
Aucun sujet créé
2 messages publiés
Derniers messages postés
Posté le 10 décembre 2016 dans Concours – #MyThorgalMoment – Thorgal 35
Salutations amis vikings. Je suis désolé, j'ai posté ma contribution de façon un peu abrupte, juste au dessus. J'ai découvert ce concours il y a deux heures et j'ai essayé d'écrire un texte à toute vitesse... Mais du coup, je n'ai pas eu tout le temps que je souhaitais pour y réfléchir et il n'est pas exclu que je sois légèrement hors sujet.
Qu'importe, tant pis pour moi :p.
Quoi qu'il en soit, félicitations et merci pour l'organisation de ce concours. Longue vie aux Aergisson.
Posté le 9 décembre 2016 dans Concours – #MyThorgalMoment – Thorgal 35
Je suis tranquillement installé à la table d’une auberge, perdu dans mes pensées tandis que je sirote un verre de vin chaud. J’observe du coin de l’œil un jeune garçon qui va de tablée en tablée, semblant à chaque fois poser une question aux clients.
Je cesse de me préoccuper de cet énergumène et me replonge dans mes réflexions… quand soudain, l’enfant s’approche de moi pour me poser une question :
_« Dites, Monsieur, quel est le moment que vous préférez dans les aventures de Thorgal Aergisson ? »
Je lui jette un regard interloqué.
_« Tu me demandes de choisir un seul et unique moment ? » lui lancé-je. « Parmi ses trente-cinq aventures, toutes plus épiques les unes que les autres et qui se terminent à chaque fois par une petite morale… ? Tu n’es pas sérieux, gamin… ».
Nous nous toisons un instant et je comprends qu’il ne plaisante pas. Je capitule face à ses yeux pleins de malice.
_« Qu’est-ce qui fait le sel de Thorgal ? », reprends-je. « Je pourrais te dire que c’est le souffle épique du nord, la perfide Kriss de Valnor qui ne cesse de nous surprendre, ou encore la droiture de Thorgal qui demeure malgré toutes les épreuves qu’il traverse… Mais à mes yeux, il y a une chose qui les surpasse tous… Le Maître de la montagne ».
Je marque une pause pour appuyer mon effet.
_« Le maître de la montagne, c’est le nom d’un individu, qui fut tantôt un parfait étranger pour Thorgal, tantôt un ennemi et tantôt un allié… Et tout cela en l’espace d’une seule et même journée. Le Maître de la montagne, c’est aussi le nom de la dix-neuvième aventure de Thorgal.
Tout débute quand l’héroïque viking traverse le flanc d’une montagne, en pleine tempête hivernale. Très vite, son attention est attirée par une silhouette carmine, tranchant avec le blanc de la neige, qui se dresse au sommet d’une montagne. L’inconnu rougeâtre tient dans sa main un cor, et pour une raison totalement inexpliquée, souffle dedans. La puissance de la vibration provoque une avalanche à laquelle notre héros échappe cependant. Il ignore qu’à ce moment-là, il a aperçu pour la première fois Saxegaard, le maître de la montagne.
Thorgal ne se laisse pas davantage perturber et part en quête d’un abri, qu’il finit par trouver sous la forme d’une cabane abandonnée. A l’intérieur, il y découvre un jeune homme apeuré, du nom de Torric. Après une brève discussion, il apprend que Torric est un ancien esclave qui fuit un despote cruel… du nom de Saxegaard. Egal à lui-même, Thorgal soigne les blessures de son infortuné compagnon et le nourrit. Il ne sait pas encore qu’il a affaire à une vermine, un petit ingrat sans foi ni loi… Dans le cas contraire, peut-être ne lui serait-il pas venu en aide ; encore que… Aergisson est connu pour sa trop grande compassion. Mais passons.
Dans cet abri, il y fait également une découverte intéressante : un anneau en forme de serpent se mordant la queue, dans une matière inconnue.
Soudain, une poutre manque de s’écrouler sur Thorgal, Torric plonge pour le secourir… Et l’instant d’après, par un étrange prodige, les deux comparses se retrouvent projetés dans le passé, en plein été. Une jeune femme pointe une arbalète dans leur direction ; il s’agit du quatrième et dernier personnage crucial de ce récit : Vlana.
Thorgal et l’amazone échangent quelques mots et cette dernière finit par se calmer. De toute évidence, elle éprouve des sentiments pour le noble viking. Les trois compagnons s’installent dans la demeure de Vlana et commencent à faire connaissance, quand brusquement, Thorgal revient dans le présent, dans le refuge de fortune, au cœur de l’hiver. Il en vient à se demander s’il a rêvé… Hélas non.
Les hommes de Saxegaard débarquent et le somment de les suivre jusqu’à leur maître. Notre héros est bien contraint d’obtempérer et découvre pour la première fois le fameux Saxegaard… qui n’est autre que Torric, mais avec trente-sept années de plus. Torric lui explique que le jour où ils ont rencontré Vlana pour la première fois, en plein été, remonte à trente-sept ans.
Thorgal a effectivement disparu comme par miracle, mais Torric lui, est resté avec Vlana l’a aimée et a vécu avec elle, jusqu’à ce qu’une bande de pillards attaque leur demeure, tue la jeune femme et laisse le jeune homme pour mort. Désormais animé par la haine, l’ancien esclave a rattrapé les meurtriers et abattu certains d’entre eux ; les autres, de peur, se sont mis à son service. Et c’est ainsi que Torric s’est donné un nouveau nom, Saxegaard.
Et il a maintenant une requête à adresser à Thorgal : revenir dans le passé, sauver Vlana, et la ramener dans le présent. A défaut, il promet mille souffrances à la famille du viking. Un conflit éclate entre les hommes de Saxegaard et Thorgal, et ce dernier est à nouveau projeté dans le passé, sans en comprendre la raison.
Il retrouve Vlana et Torric, tous deux jeunes, aux prises avec des pillards. Notre héros intervient, les sauve et empêche ainsi la mort de la jeune femme. Il conte alors sa rencontre avec Saxegaard et ses voyages dans le temps. Vlana comprend et lui explique que c’est l’anneau serpent trouvé dans la cabane qui lui permet ses voyages dans le temps.
Torric pour sa part, apprend qu’il va devenir Saxegaard ; ce qui lui convient très bien. Il souhaite s’en tenir au plan et contraindre Thogal à retourner dans le présent avec la jeune Vlana. Le viking et l’amazone n’ont d’autre option que d’utiliser à nouveau l’anneau. Les revoilà en hiver, face au vieux Saxegaard.
Mais Vlana sait qu’une fois aux côtés de Saxegaard, celui-ci ordonnera l’exécution de Thorgal. Elle décide de s’enfuir avec l’anneau, retourne dans le passé et tente de convaincre Torric de renoncer à ses projets. Le jeune homme ne l’entend pas de cette oreille, lui dérobe le bijou temporel et voyage trente-sept ans dans le futur. Il souhaite tuer Thorgal.
Il n’y parviendra jamais. Une silhouette rougeâtre souffle dans un cor et l’ensevelit dans la neige. Et tandis que Torric trépasse, ses projets d’incarner Saxegaard meurent avec lui.
Les évènements ont été entièrement modifiés par ces divers voyages dans le temps, et ainsi, Thorgal peut poursuivre sa route sans encombre.
Ce qu’il ne sait pas, c’est que la silhouette rouge qui vient de tuer Torric n’est autre que Vlana. Quand l’ancien esclave s’est enfui avec l’anneau, il y a trente-sept ans, l’amazone a pris une décision ferme : devenir elle-même Saxegaard et empêcher de tuer Thorgal dans le futur. Ce qu’elle a fait, en ensevelissant le scélérat.
Mais il subsiste un mystère dans cette histoire… Qui était le tout premier Saxegaard, celui qui poursuivait Torric, qui a soufflé dans le cor pour la première fois… Ce ne pouvait pas être ni Torric, ni Vlana, puisqu’à cet instant précis, le cours du temps n’avait pas encore été modifié.
Ce qui signifie qu’un premier Saxegaard a existé… puis a disparu au gré des paradoxes temporels.
Son identité m’a toujours intrigué… A tel point que j’ai moi-même réfléchi à la possibilité de voyager dans le temps, à revenir loin en arrière pour rétablir la courbe temporelle et déceler la nature du Saxegaard originel. »
_ « Et alors », me demande le gamin ? « Vous y êtes arrivé ? »
_ « Alors j’y ai renoncé… » rétorqué-je. « Je me suis rappelé l’ultime phrase de Vlana, alors devenue Saxegaarde, tenant lieu de conclusion : Le temps est l’affaire des dieux. C’est mieux ainsi ».
_« Et vous savez quelle est l’affaire des hommes ? »
« L’alcool, gamin », réponds-je en finissant mon verre de vin. « L’alcool est l’affaire des hommes ».
