LA · COMMUNAUTÉ

SE CONNECTER





S'inscrire - Mot de passe oublié

Les dieux ont mis un homme à l’épreuve
Se connecter
ADIEU · AARICIA
Robin Recht
Gaétan Georges
Seul sur la berge, un vieil homme regarde la barque dans laquelle il vient de coucher sa bien-aimée. L’eau noire emporte l’embarcation, et c’est toute sa vie qui s’échappe avec elle.
Février 2023
Tome · 1

Ma collection

Se connecter

Althing

45 avis

Mon Althing

Se connecter

Sur le forum

772 messages

Assis dans sa barque, un vieil homme remonte le fjord avec lenteur.

Il s’applique à manœuvrer, sans même y penser, pour enfermer dans sa voile un vent faible et hésitant. Le geste est mécanique. Le bras agit. L’esprit est ailleurs. La barque écarte les eaux sombres en abandonnant derrière elle un maigre sillage.

Thorgal est vieux. Les années ont emporté une partie de sa fougue, et bon nombre de compagnons. Les côtes brumeuses lui rappellent de vieux souvenirs, pas tous bons, alors il les évoque à voix haute. Il s’adresse à sa femme, allongée près de lui. Mais elle ne peut plus lui répondre.

Aaricia est partie. Aaricia n’est plus là. Elle ne lui parlera plus, elle ne partagera plus ses jours et ses nuits. Alors Thorgal parle, pour occuper ce vide qui commence à s’ouvrir face à lui. Son esprit est cerné par les brumes, tout comme les rochers du fjord. Le froid de l’eau, le brouillard du fjord, les pointes saillantes des rochers.

Thorgal parle à Aaricia et, alors que la nuit l’absorbe et l’envahit, il a le sentiment qu’il ne lui reste plus que ça.

Dans moins d'une heure, le froid t'aura paralysé. Dans moins de deux heures, tu seras mort. Mort en vain. Moi, je t'offre la vie. Et de cette vie, je ne te demande qu'une année. Qu'as-tu à perdre, Thorgal ?

Ma fierté !

Retrouvez ici les premières pages de l’album « Adieu Aaricia » ainsi qu’une planche en noir et blanc, sélectionnée au cœur de l’album.

Prostré, anéanti par l’épreuve qu’il est en train de vivre, Thorgal voit apparaître un vieil ennemi qui lui propose son aide. La tentation est immense et bouscule les valeurs établies tout au long d'une vie.

Entre · les · cases

Et si ?…

Et si Thorgal était un vieil homme ?
Et si son épouse, sa bien aimée Aaricia, venait à disparaître avant lui, emportée par l’âge, la maladie, les épreuves ?
Et si l’auteur de cette terrible proposition ressentait le besoin, l’envie, l’espoir, de nous proposer ses réponses sur environ 110 planches, l’équivalent de près de trois albums traditionnels ?

Ouvrir la série Thorgal à de nouveaux auteurs, c’est leur permettre de faire bouger les lignes et de réinventer la série avec leurs idées, leurs sensibilités et leurs talents. La collection Thorgal Saga est née de cette envie.

Réinventer Thorgal

Thorgal Saga est une nouvelle collection d’albums qui a pour vocation d’enrichir l’univers de Thorgal et de proposer des approches, des idées et des images différentes, originales, peut-être inattendues.

Ainsi, des auteurs sont invités à proposer aux lecteurs et lectrices de Thorgal leur vision de la série et de ses personnages. Les histoires pourront s’inscrire dans le présent ou le passé de nos héros, voire même dans leur futur, comme c’est le cas pour ce premier album réalisé par Robin Recht.

Thorgal est un monument de la BD franco-belge, avec plus de 40 années d’existence et de succès. C’est aussi une série polymorphe, étonnante, multiple, qui se réinvente au gré des aventures extraordinaires de ses héros. La collection Thorgal Saga nous rappelle que l’univers de Thorgal est riche et inspirant. Elle nous montre que de nombreux auteurs, de toutes les générations, ont eu en main les aventures du Viking de Van Hamme et Rosinski. Qu’elles aient été sources d’inspiration, de vocation, ou qu’elles aient participé simplement à animer l’imagination de ces auteurs, ces histoires vont trouver ici de nouveaux chemins qui devraient nous surprendre au cours des années à venir.

Le premier invité à cette table d’honneur est Robin Recht, un auteur complet puisqu’il est à la fois le dessinateur et le scénariste de ce premier album au titre choc, « Adieu Aaricia ». L’album a paru le 3 février 2023, en deux versions aux couvertures contrastées et saisissantes.

Édition classiqueÉdition augmentée

Amour et contrepied : l'auteur ne fait pas ce qui est attendu, mais il le fait en aimant si fort et si bien Thorgal et son univers qu'il fait tout accepter. L'iconoclasme, la mise en danger des fondamentaux, la réécriture de ce qui fut au profit de ce qui est. mélancolique un dessin qui ne cherche pas à copier celui de Rosinski mais à mettre en scène au mieux les personnages, avec des traits et contours qui les rendent facilement reconnaissables mais une mise en oeuvre intime, particulière. réalisé avec talent et respect paradoxe temporel : classique en soi, notamment au sein d'une série qui revisite régulièrement le thème de diverses façons histoire d'un jeune Thorgal qu'on ne connaît pas : malgré les contours familiers, son univers et ses repères ne sont pas ceux que la série nous avait présentés jusqu'ici

Premier récit

La toute première image de la série nous propose un pied, une jupe, et un dos balafré ! La mer, la violence des éléments et des hommes, le froid, la haine et l'amour... Un condensé de la série est réuni dans les deux premières planches, autour du cultissime échange verbal entre Thorgal et Gandalf. Le colérique roi viking marque le visage de Thorgal d'un cruel coup d'épée, lui offrant ainsi le signe distinctif qui lui aurait manqué, la marque du héros.
Voici d'ailleurs la première et dernière fois de sa vie d'adulte où Thorgal apparaît dans un album sans sa cicatrice emblématique.

ThorgalAccompagnée d'un titre en léger décalage avec son contenu, la première histoire de Thorgal ne dispose que de 30 planches pour permettre à Thorgal, Slive, Gandalf et Aaricia de s'affronter, s'aimer ou se haïr. Elle donne le ton que conservera la série tout au long des aventures du fils des étoiles : des vikings rugueux, cernés de mythes et de magie, et un héros à la grandeur d'âme proportionnelle à son courage.

On peut remarquer le très net découpage de l'histoire en chapitres composés de six planches. En 1977, comme pour beaucoup de séries à l'époque, l'habitude était de prépublier les planches de BD dans des revues spécialisées. L'une des plus célèbres était la revue Tintin, qui présentait les futures publications du Lombard. L'accueil réservé aux nouveaux personnages pouvait être déterminant avant une éventuelle parution en album.

Le découpage de ce premier tome a entièrement été pensé en vue de cette prépublication dans Tintin, afin de rendre l'histoire compréhensible pour tous. C'était d'autant plus nécessaire que la prépublication s'est étalée sur plusieurs mois en Belgique (de mars à octobre 77), puis autant en France (de septembre 77 à février 78, chaque pays ayant son propre « Tintin » avec des rythmes de publication différents). Voici ces cinq chapitres de six planches chacune, avec leur titre respectif :

Le fils des orages (p.3-8)
Les anneaux de Freyr (p.9-14)
La fête du Jøll (p.15-20)
Les Baalds (p.21-26)
Un drakkar de glace (p.27-32)

Ce découpage donne d'ailleurs un rythme particulier et plaisant à cette histoire, peut-être un peu plus naïve que les suivantes, mais qui laisse tellement de questions en suspens qu'elle ne peut qu'inciter à découvrir la suite !
Voici les premières couvertures de Tintin ayant mis Thorgal et « La magicienne trahie » à l'honneur.

Tintin édition belge - 22 mars 1977Tintin édition française - 28 février 1978

La première est celle du Tintin belge du 22 mars 1977, contenant les premières planches de l'album. Thorgal partage la vedette avec Olivier Rameau, Comanche et Bernard Prince, des héros bien plus célèbres que lui. Vous remarquerez que l'image a été inclinée et retouchée et que, pour tenir dans la case, Thorgal se retrouve affublé d'un incroyable falzar, semblable au froc de Bruce Banner après une transformation en Hulk. Quant à Gandalf, sa superbe tunique rose est remplacée par un torse nu et une jupette grise, avec la cape rouge qui va bien. La classe, les mecs.
La deuxième couverture marque la première apparition de Thorgal en tête d'affiche du Tintin français, le 28 février 1978. La revue en était au 4ème épisode de six planches, « Les Baalds », et la scène était fort bien choisie.

Une saga familiale, déjà

La magicienne trahie

Les quatre principaux acteurs de ce premier tome forment une drôle de famille ! Le père haï, brutal et puissant, le gendre indomptable et mal-aimé, la fille convoitée au mépris des traditions, la belle-mère désirée, implorée, à la vie sacrifiée.

Emprisonnée dans la pierre pendant 10 ans, Slive est désormais prisonnière de sa haine. Elle est, un peu, la première mère de Thorgal dans la série ; il en aura d'autres. Pour assouvir sa vengeance, elle s'adjoint un fils de circonstances, un jeune homme qu'elle sait rejeté par son clan et qu'elle soumet grâce à un serment d'allégeance et à des promesses de vengeance et de liberté. Elle croit à tort qu'il est comme elle, qu'ils ont un but commun, et qu'il restera à ses côtés pour toujours.

Finalement, Slive reçoit une leçon. Une leçon d'amour et de courage, venue du jeune homme qu'elle souhaitait manipuler. Et c'est à ce moment que commence véritablement l'histoire de Thorgal, lorsqu'il parvient à toucher le cœur de ceux qui l'entourent par des paroles et des actes qui vont bien au-delà de ses talents guerriers.

Impressionnée, séduite, Slive s'en va. Mais elle reviendra, et cette fois ce ne sera pas pour se venger de Gandalf-le-fou et de son clan viking. Ce sera pour Thorgal.

La magicienne trahie

Histoire de noms

Les personnages principaux de « La magicienne trahie » ont tous une histoire, leur nom également.

Son héros principal, Thorgal, n'a pas été choisi par hasard. Les auteurs et éditeurs recherchaient un nouveau personnage pour le journal Tintin, hebdomadaire qui paraissait en France et en Belgique et publiait les séries du Lombard. Des cow-boys et aventuriers de toutes sortes s'y côtoyaient déjà. Alors, pourquoi pas un viking ?

Pour choisir les noms de ses personnages, Jean Van Hamme travailla par assonance, à partir de noms scandinaves. Pour son personnage principal, il choisit un nom de guerrier, Ragnar, du nom d'un pirate danois qui participa notamment au pillage de Paris en 845, sous le règne de Charles le Chauve. Un nom qui évoque également le Ragnarök, crépuscule des dieux, la bataille de la fin des temps qui est au cœur des mythes vikings (voir l'album « Géants », 22ème tome de Thorgal).
Un nom de famille lui fut rapidement choisi : ce sera Aegirsson, « fils d'Aegir », le puissant géant des mythes, le maître des océans.

Les premières planches ont donc été écrites et dessinées pour Ragnar, pas pour Thorgal ! Mais très vite, un problème se pose. Ragnar, le viking, existe déjà.
Une série dont le personnage principal porte le même nom a été publiée de 1955 à 1969 dans les revues Vaillant et Pif Gadget (par Eduardo Coelho et Jean Ollivier, réédité au début des années 2000 par Glénat). Il fallut donc changer le nom du héros. Van Hamme reprit ses assonances et décida cette fois de façonner lui-même un nom, en se basant sur celui du dieu scandinave le plus connu, le puissant Thor. Le héros s'appellera donc Thorgal Aegirsson, nom traduit dans la série par « Envoyé de Thor, fils d'Aegir » ou, de façon plus symbolique, « Envoyé des orages, fils des océans ». Un nom qui prendra toute sa valeur dans la première histoire du tome 7 « L'enfant des étoiles ».

Voici une jolie curiosité, un extrait de l'une des premières planches de « La magicienne trahie », avant les retouches qui donneront à Thorgal son nom définitif. En observant les premières planches du premier chapitre, on voit d'ailleurs que le nom de Thorgal est tracé dans les bulles avec moins de rondeur et d'efficacité que le reste du texte, certainement par une autre main que celle de Grzegorz Rosinski. Découvrez donc les aventures du valeureux Ragnar !

Ragnar Thorgal

Le nom d'Aaricia sonne moins viking, et pour cause, il ne l'est pas ! Pour ce personnage féminin qui reste secondaire dans cette première histoire, Jean Van Hamme a repris le nom d'un autre personnage secondaire qu'il avait créé pour un autre de ses héros, le richissime aventurier Largo Winch (voir la biographie de l'auteur).

AariciaAlors que les contours de sa nouvelle série BD — Ragnar ! — se dessinaient, Van Hamme travaillait en 1976 sur l'adaptation en roman des aventures d'un autre héros, le milliardaire Largo Winch, inventé pour la BD en 1973 mais jamais publié. Dans « Le groupe W », roman qui paraîtra presque jour pour jour au moment de la première publication de Thorgal dans Tintin, le beau Largo rencontre Aricia Del Ferril, jolie argentine aux cheveux bruns et aux yeux gris.

Le scénariste donna donc le même nom à ses deux héroïnes, n'imaginant pas que les deux séries deviendraient des best-sellers vendus à des millions d'exemplaires. Le double A, au début d'Aaricia, donna à son nom une petite touche ethnique bienvenue.

Dernière anecdote sur ce nom, Largo Winch fut finalement adapté en BD bien plus tard, en 1990 (avec Philippe Francq, chez Dupuis). Thorgal et Aaricia étant devenus des stars de la galaxie Van Hamme, le scénariste choisit de ne pas réutiliser le nom de sa jolie héroïne, qui fut renommée Charity Atkinson dans les albums et devint anglaise.

Gandalf-le-fouLe nom de Gandalf-le-fou est lié à une anecdote bien connue.
Pour beaucoup de lecteurs de fantasy, Gandalf est surtout le puissant mage gris de l'épopée du seigneur des anneaux, œuvre majeure de l'auteur anglais J.R.R. Tolkien. Très célèbre aujourd'hui, notamment grâce à l'adaptation au cinéma par Peter Jackson au début des années 2000, la saga de Tolkien était beaucoup moins connue du grand public dans les années 70. Elle venait tout juste d'être traduite en français.

Van Hamme choisit donc ce nom qui sonnait bien — Tolkien a beaucoup pioché dans les mythes scandinaves pour choisir les noms dans ses romans. Comment imaginer que ce nom deviendrait doublement célèbre ? C'est peut-être un nom porte-bonheur.

Le regard, chargé d’émotions contradictoires, échangé par deux ennemis mortels.

Scène de l'album
Deux · éditions · complémentaires

Deux éditions sont proposées pour ce premier album de la collection Thorgal Saga. Et il ne sera pas facile de choisir entre les deux ! Pour vous aider à définir l’album qui sera le plus adapté à votre bibliothèque et à votre porte-monnaie, voici une présentation complète et comparative de ces deux belles éditions que, selon les standards habituels de la série, on peut toutes deux qualifier d’édition « de luxe ».
Les voici d’ailleurs sous blister, l’une contre l’autre, elles ne se quittent plus.

Deux éditions complémentaires

Le premier élément de comparaison est la couverture. Le rouge de l’édition augmentée se confronte au bleu de l’édition traditionnelle. Sur la bleue, un Thorgal aux cheveux blanchis et aux épaules voûtées fait face à un bateau en flammes, qui s’éloigne dans le fjord. Le visage enfantin d’Aaricia apparaît dans les volutes de fumée. Du côté rouge, l’ambiance est différente mais tout aussi inquiétante. Dans un lieu aux contours infernaux, un être étrange et flippant, armé d’un large couteau, se penche sur une fillette terrifiée. Brrr.
La taille de l’album est l’autre différence qui saute aux yeux. L’album bleu mesure 24 par 32 cm, le rouge est nettement plus grand, 27 par 35. Il porte aussi un autocollant précisant qu’il a quelques particularités !

Deux éditions complémentaires

La quatrième de couverture est superbe, mise en valeur par l’un des plus beaux dessins du début de l’album. La maquette est la même pour les deux albums.

Deux éditions complémentaires

Les inscriptions au dos attirent l’œil et la lumière, grâce à une superbe encre cuivrée, la même qui orne différents éléments de la couverture. On y retrouve le nouveau logo créé spécifiquement pour la collection. A-t-il vocation à apparaître demain dans les albums de la série originelle ? L’avenir le dira.
Ce qui saute aux yeux, également, c’est l’épaisseur de l’album rouge. Il propose quelques pages supplémentaires, mais il est surtout imprimé sur un papier plus épais. On en reparle tout à l’heure.

Deux éditions complémentaires

Si vous réfléchissez déjà au meilleur emplacement pour votre album dans la bibliothèque, il va falloir lui choisir un nouveau coin. Qu’il soit bleu ou rouge, « Adieu Aaricia » propose un grand format luxueux, bien supérieur à celui de l’édition traditionnelle que nous connaissons tous. Le format, la couverture, le papier : Thorgal Saga présente ici une approche inédite.

Deux éditions complémentaires

Avant de poursuivre, prenons le temps de jouer avec la lumière et avec cette superbe encre cuivrée. C’est beau, c’est beau, c’est beau.

Deux éditions complémentaires

En retournant l’album, on reste dans ces mêmes standards élevés. L’aspect mat du reste de la couverture participe au plaisir des yeux et des doigts.

Deux éditions complémentaires

L’album rouge n’est pas jaloux. Avec son format et son poids élevés, il est même particulièrement impressionnant.

Deux éditions complémentaires

On reconnaît avec plaisir la frise originelle qui décore nos albums depuis 40 ans. Amputée et raccourcie, elle reste belle et bien mise en valeur. Elle permet aussi à la maquette de conserver un lien avec son aînée. On en a un peu besoin pour ne pas être trop déstabilisé. Des choix forts ont été faits pour réinventer un objet dont les contours deviennent modernes, valorisés.

Deux éditions complémentaires

Un superbe dessin inédit donne le ton à l’ouverture. Là aussi, plutôt bleu ou plutôt rouge selon la version.

Deux éditions complémentaires

C’est parti ! Vous le ressentez, ce petit frisson ? Une nouvelle ère pour notre vieux Viking ?

Deux éditions complémentaires

Les couleurs ont été réalisées par Gaétan Georges, le talentueux coloriste de la plupart des albums récents, responsable aussi de la nouvelle mise en couleurs des trois premiers tomes de la série — à voir dans l’atelier de « La magicienne trahie », si la nouvelle vous avait échappé.

Deux éditions complémentaires

Et c’est parti pour plus de 100 pages de lecture. On retrouve la traditionnelle mise en page thorgalienne, en trois bandes et six à dix cases. On retrouve aussi des personnages bien connus.
Plus lisse, plus satiné et apparemment plus épais que dans un album habituel de Thorgal, le papier est agréable et facilite le jeu des doigts sur les pages. Ça tombe bien, parce qu’elles s’enchaînent rapidement, avec des dialogues courts et ciselés.

Deux éditions complémentaires

L’auteur Robin Recht salue les lecteurs en fin d’ouvrage, en leur livrant quelques clés de son parcours thorgalien. Presque un mot d’amour, placé au bon endroit, après la lecture.

Deux éditions complémentaires

La dernière page évoque le prochain tome et nous invite déjà à rejoindre l’année 2024. Pas trop vite ! On va déjà profiter de cet album-là.

Deux éditions complémentaires

Vous le voyez, l’album bleu, celui qu’on désigne comme étant l’édition classique, est déjà dans des standards très élevés. Il est temps de voir ce que propose en plus la fameuse édition rouge augmentée.
Elle s’ouvre sur une sacrée surprise : un ex libris superbe, en pleine page, sur papier cartonné gaufré. Signé par l’auteur, avant d’être inséré directement au sein de la pagination. Mais oui, l’ex libris fait ici pleinement partie de l’album ! D’où l’appellation de « frontispice » qui se trouvait sur le macaron collé en couverture. Les amis, ça commence fort.

Deux éditions complémentaires

Pas de noir et blanc dans cette version grand format, il a été choisi de proposer ici un album susceptible de plaire peut-être plus largement au grand public. Par contre, la promesse du grand format est tenue. Pas de marges élargies, le dessin s’étend pour occuper l’espace en version cinéma. C’est grand et c’est beau.

Deux éditions complémentaires

On ne le voit pas bien sur ces malheureuses photographies, mais le papier n’est pas du tout le même. Plus épais, il a ici un rendu mat très différent, sans aucun reflet. Les amoureux du beau papier vont apprécier. Le toucher est aussi très différent, il accroche le doigt et retient le geste. De toutes façons, on y va doucement, le bouquin vaut quand même 40 balles. À ne pas mettre entre toutes les petites mains, il faudra le récupérer en PDF sur le darknet si vous voulez le faire lire à vos gamins.

Deux éditions complémentaires

Pour justifier son appellation, l’édition augmentée reçoit un cahier graphique de neuf pages, pour la plupart en noir et blanc.

Deux éditions complémentaires

Les esquisses et travaux divers autour des personnages sont accompagnés de commentaires de l’auteur, qui permettent de suivre en partie ces étapes de création. On sent Robin Recht impliqué et désireux de nous accompagner jusqu’au bout.

Deux éditions complémentaires

Qu’ils soient nouveaux au casting ou anciennes gloires de la série, les héros nous sont présentés avec soin.

Deux éditions complémentaires

Dans un format qui vous rappellera certains des somptueux ateliers du mirifique site communaute-thorgal.com, quelques pages invitent à accompagner Robin Recht dans ses crayonnés et ses mises en pages. Il est très agréable de pouvoir flâner auprès de lui, notamment grâce aux textes qui invitent à prendre un peu de temps avant de refermer le livre.

Deux éditions complémentaires

Et pour les déçus, tombés amoureux de la couverture bleue, pas de panique, c’est même elle qui vient clore ce cahier graphique.

Deux éditions complémentaires

Bon, vous voilà arrivés ici et vous vous demandez peut-être quelle version vous allez choisir…
On ne vous a pas aidés, en vous suggérant qu’elles sont toutes les deux superbes.

Voici quelques éléments pour vous guider un peu, éventuellement :
L’édition bleue est la moins chère — 23€50 — et propose cette belle couverture mélancolique et poignante. Elle est en grand format mat avec encre cuivrée. Elle a les dimensions qu’auront les futurs tomes de la collection Thorgal Saga. Son papier est satiné. La couverture rouge n’est pas incluse.
L’édition rouge est plus chère, presque le double — 40 € — mais dans un format bien supérieur, avec un beau papier mat de très belle qualité. La couverture bleue est incluse. Elle a un cahier graphique, et un frontispice signé par l’auteur. Elle est limitée à 3160 exemplaires, ce qui signifie qu’elle ne sera plus disponible dans quelques mois ou années. Mais il n’est pas certain que les futurs tomes de Thorgal Saga seront tous proposés dans ce format.

À vous de jouer. Bonne lecture !

Les · sagas · Thorgal
«

Adieu Aaricia

»

Seul sur la berge, un vieil homme regarde la barque dans laquelle il vient de coucher sa bien-aimée. L’eau noire emporte l’embarcation, et c’est toute sa vie qui s’échappe avec elle.

Un album dessiné et scénarisé par Robin Recht, mis en couleurs par Gaétan Georges.

«

Wendigo

»

Aaricia se meurt, affaiblie par un poison inconnu. Émergeant de la brume, d’étranges hommes proposent un remède à Thorgal, mais il ne l’obtiendra que s’il accepte d’affronter leur plus terrible ennemi. Car pour eux, il est le héros annoncé par une antique prophétie !

Un album dessiné par Corentin Rouge, scénarisé par Fred Duval, mis en couleurs par Walter et Corentin Rouge.

«

Shaïgan

»

Assassin et esclavagiste, Shaïgan est redouté de tous. Mais il ne se reconnaît pas dans la vie sauvage que lui propose Kriss de Valnor. Le vide de sa mémoire le hante et l’obsède, alimenté par le doute, alors le pirate va tout tenter pour retrouver les traces de son passé.

Un album dessiné et mis en couleurs par Roman Surzhenko, scénarisé par Yann.

«

De givre et de feu

»

Une tempête mène Thorgal sur une terre gelée où l’attend une femme qui ne semble pas craindre le froid. Sur ces plaines de givre, la fin des temps semble proche et l’espoir s’amenuise chaque jour. Thorgal sera-t-il capable d’empêcher la venue du grand hiver ?

Dessiné par David Etien, mis en couleurs par Bruno Tatti, scénarisé par Olivier Legrand et Jean-Blaise Djian.

«

La cité mouvante

»

Après avoir quitté les siens, Thorgal se réfugie dans une étrange cité, réputée pour la protection qu’elle offre à ses visiteurs. Loin de là, un être puissant et déterminé semble suivre son parcours avec un intérêt malsain…

Dessiné par Mohamed Aouamri, mis en couleurs par Bruno Tatti, scénarisé par Antoine Ozanam.

«

La déesse d'ambre

»

Pour avoir défendu une jeune femme menacée de mort, Thorgal reçoit un bijou orné d’une pierre ambrée dont Jolan s’empare discrètement pour l’observer. Ce geste anodin va mettre l’enfant en danger et mener Thorgal au-delà des mers, vers un lieu où les hommes comme lui sont craints et haïs.

Un album dessiné par Christophe Bec, scénarisé par Valérie Mangin et Christophe Bec, mis en couleurs par Gaétan Georges.