Assis dans sa barque, un vieil homme remonte le fjord avec lenteur.
Il s’applique à manœuvrer, sans même y penser, pour enfermer dans sa voile un vent faible et hésitant. Le geste est mécanique. Le bras agit. L’esprit est ailleurs. La barque écarte les eaux sombres en abandonnant derrière elle un maigre sillage.
Thorgal est vieux. Les années ont emporté une partie de sa fougue, et bon nombre de compagnons. Les côtes brumeuses lui rappellent de vieux souvenirs, pas tous bons, alors il les évoque à voix haute. Il s’adresse à sa femme, allongée près de lui. Mais elle ne peut plus lui répondre.
Aaricia est partie. Aaricia n’est plus là. Elle ne lui parlera plus, elle ne partagera plus ses jours et ses nuits. Alors Thorgal parle, pour occuper ce vide qui commence à s’ouvrir face à lui. Son esprit est cerné par les brumes, tout comme les rochers du fjord. Le froid de l’eau, le brouillard du fjord, les pointes saillantes des rochers.
Thorgal parle à Aaricia et, alors que la nuit l’absorbe et l’envahit, il a le sentiment qu’il ne lui reste plus que ça.
Dans moins d'une heure, le froid t'aura paralysé. Dans moins de deux heures, tu seras mort. Mort en vain. Moi, je t'offre la vie. Et de cette vie, je ne te demande qu'une année. Qu'as-tu à perdre, Thorgal ?
Ma fierté !
Retrouvez ici les premières pages de l’album « Adieu Aaricia » ainsi qu’une planche en noir et blanc, sélectionnée au cœur de l’album.
Prostré, anéanti par l’épreuve qu’il est en train de vivre, Thorgal voit apparaître un vieil ennemi qui lui propose son aide. La tentation est immense et bouscule les valeurs établies tout au long d'une vie.














Wendigo
Aaricia se meurt, affaiblie par un poison inconnu. Émergeant de la brume, d’étranges hommes proposent un remède à Thorgal, mais il ne l’obtiendra que s’il accepte d’affronter leur plus terrible ennemi. Car pour eux, il est le héros annoncé par une antique prophétie !
Un album dessiné par Corentin Rouge, scénarisé par Fred Duval, mis en couleurs par Walter et Corentin Rouge.
Shaïgan
Assassin et esclavagiste, Shaïgan est redouté de tous. Mais il ne se reconnaît pas dans la vie sauvage que lui propose Kriss de Valnor. Le vide de sa mémoire le hante et l’obsède, alimenté par le doute, alors le pirate va tout tenter pour retrouver les traces de son passé.
Un album dessiné et mis en couleurs par Roman Surzhenko, scénarisé par Yann.
De givre et de feu
Une tempête mène Thorgal sur une terre gelée où l’attend une femme qui ne semble pas craindre le froid. Sur ces plaines de givre, la fin des temps semble proche et l’espoir s’amenuise chaque jour. Thorgal sera-t-il capable d’empêcher la venue du grand hiver ?
Dessiné par David Etien, mis en couleurs par Bruno Tatti, scénarisé par Olivier Legrand et Jean-Blaise Djian.
La cité mouvante
Après avoir quitté les siens, Thorgal se réfugie dans une étrange cité, réputée pour la protection qu’elle offre à ses visiteurs. Loin de là, un être puissant et déterminé semble suivre son parcours avec un intérêt malsain…
Dessiné par Mohamed Aouamri, mis en couleurs par Bruno Tatti, scénarisé par Antoine Ozanam.
La déesse d'ambre
Pour avoir défendu une jeune femme menacée de mort, Thorgal reçoit un bijou orné d’une pierre ambrée dont Jolan s’empare discrètement pour l’observer. Ce geste anodin va mettre l’enfant en danger et mener Thorgal au-delà des mers, vers un lieu où les hommes comme lui sont craints et haïs.
Un album dessiné par Christophe Bec, scénarisé par Valérie Mangin et Christophe Bec, mis en couleurs par Gaétan Georges.


Accompagnée d'un titre en léger décalage avec son contenu, la première histoire de Thorgal ne dispose que de 30 planches pour permettre à Thorgal, Slive, Gandalf et Aaricia de s'affronter, s'aimer ou se haïr. Elle donne le ton que conservera la série tout au long des aventures du fils des étoiles : des vikings rugueux, cernés de mythes et de magie, et un héros à la grandeur d'âme proportionnelle à son courage.
Le fils des orages (p.3-8)

Son héros principal, Thorgal, n'a pas été choisi par hasard. Les auteurs et éditeurs recherchaient un nouveau personnage pour le journal Tintin, hebdomadaire qui paraissait en France et en Belgique et publiait les séries du Lombard. Des cow-boys et aventuriers de toutes sortes s'y côtoyaient déjà. Alors, pourquoi pas un viking ?
Alors que les contours de sa nouvelle série BD — Ragnar ! — se dessinaient, Van Hamme travaillait en 1976 sur l'adaptation en roman des aventures d'un autre héros, le milliardaire Largo Winch, inventé pour la BD en 1973 mais jamais publié. Dans « Le groupe W », roman qui paraîtra presque jour pour jour au moment de la première publication de Thorgal dans Tintin, le beau Largo rencontre Aricia Del Ferril, jolie argentine aux cheveux bruns et aux yeux gris.
Le nom de Gandalf-le-fou est lié à une anecdote bien connue.




































