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Les dieux ont mis un homme à l’épreuve
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Véronar

Vikings, dieux et autres…

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13 août 2026Tome 13 « Entre terre et lumière »La bouche du soleil
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Véronar
Posté le 5 avril 2008  à 12h57

Bon, maintenant Isis et Thorgal_BD, vous n’avez pas d’autre choix que d’en parler. Que vous inspire ce « fils à papa » (ou cet « enfant gâté ») ?

Posté le 5 avril 2008  à 13h23

Physiquement, le personnage est intéressant et n’a pas d’équivalent dans la série.
On sent que c’est quelqu’un qui s’est bâti tout un univers. Tout un folklore entoure ses faits et gestes : une cour, des rituels…

C’est aussi quelqu’un qui ne se respecte pas, qui se laisse aller, et qui n’est pas respecté.
Au fond de lui, il sait qu’il n’est pas à la hauteur, il se réfugie du coup derrière une cruauté malsaine, alimentée par son ignorance, qu’il entretient depuis l’enfance.
Son père se passionne pour les sciences, alors Véronar se complait à ne rien y connaître et ne rien y comprendre. Cet effort pour se démarquer de l’image paternelle montre, là encore, à quel point il ne se sent pas à la hauteur face à son brillant procréateur.

Efféminé, il s’entoure de femmes pour le plaisir de les rabaisser. Je lui imagine des préférences sexuelles masculines.

Il n’a pas de descendance, alors qu’il n’est plus tout jeune. Il ne participe pas, du coup, à l’effort dynastique auquel doit se plier tout prince.

Enfin, c’est quelqu’un de profondément malheureux.

Voilà disons déjà un premier jet d’idées rapide.

Posté le 5 avril 2008  à 17h05

Je pense aussi que Véronar avait des attirances pour les hommes autant que pour les femmes.
Je crois qu’il préférait vivre de vins, de banquets et de plaisirs plutôt que de gouverner comme son père.

A part ca…que rajouter de plus à ce que tu as déjà dit Thorgal.BD?
Je laisse la parole à Isis qui a surement beaucoup de choses a dire.

Posté le 5 avril 2008  à 17h44

Y a peut-être quand même un personnage qui lui ressemble un peu, physiquement, Saxegaard, le maître des montagnes.

Disons que leur décrépitude physique est liée pour l’un comme pour l’autre aux excès quotifiens d’une vie devenue trop facile.

Par contre, pour le reste, l’ambition et la détermination sauvages de Torric/Saxegaard ne sont pas comparables à la misérable non-vie de Véronar.

Posté le 10 avril 2008  à 13h15

Véronar est clairement stupide. C’est comme le dit Thorgal.BD. Ecrasé par la supériorité de son père, et convaincu qu’il ne peut pas être à la hauteur, il s’enfonce de plus en plus dans son propre désespoir. Il n’a pas de but, il ne voit pas de sens à sa vie. Il est convaincu qu’il n’a aucune valeur. il est courant dans ces cas-là, de sombrer dans l’oisiveté la plus complète, qui n’apporte guère de plaisir.
Je suppose que la faute est surtout à son père. Il voulait un fils comme lui, brillament intelligent…et il a obtenu un fils stupide. Je le vois très bien montrant à son fils a quel point il était déçu. L’influence d’un père est toujours capitale…et Shardar n’a pas essayé de chercher un autre talent à son rejeton.

Posté le 15 août 2008  à 7h35

Pour comparer avec Star Wars Véronar c’est une véritable limace alors que Torric/Saxegaard c’est un peu Jabba le Hutt. Mais il faut se méfier de l’eau qui dort La grosse limace aurait pu dans sa rage faire un vilain trou dans la tête de Thorgal si Jorund n’était pas intervenu !

Posté le 1 octobre 2008  à 20h33

Veronar me fait penser à ces centurions ou sénateurs décadents que l’on voit dans certains albums d’Asterix, je trouve! Rosinski l’a en tout cas fait « magnifiquement laid » (hum, hum)…

Posté le 30 mai 2009  à 20h52

Heureusement qu’il est mort celui là!

Posté le 22 juillet 2013  à 17h34

heu… c’est qui Veronar déjà ???

Posté le 22 juillet 2013  à 17h47

Le fils de Shardar, dans « La galère noire ».
ThorgalLa galère noireTome 4Mai 1982
J’ai édité mon message plus haut pour mettre une image de lui.

Posté le 22 juillet 2013  à 19h38

Quoi vous avez fait un dossier sur Véronar ! pff il n’ en vaut pas la peine !

Posté le 22 juillet 2013  à 21h35

Au contraire, c’est un personnage complexe, très intéressant. Alors qu’on le voit très peu, seulement dans quelques pages d’un album. Ca a toujours été une des forces de Van Hamme, créer des personnages passionnants juste avec quelques phrases, quelques attitudes, avec les options qu’ils choisissent dans l’histoire.

Je te propose, pourquoi pas, de relire « La galère noire » en focalisant sur ce personnage, en imaginant sa vie, ce qui se passe dans sa tête.

J’ai parlé plus haut (il y a longtemps !) de ses rapports avec Shardar, mais ses rapports avec Ewing sont aussi très intéressants.
Ewing n’est-il pas, peut-être, à l’image de ce que Véronar aurait voulu être ? Beau, influent, fort, charismatique… Est-ce pour cela qu’il le hait tant ?
Il peut aussi en être amoureux…

Posté le 23 juillet 2013  à 14h23

Intéressant ce tas de graisse excuse-moi mais je ne partage pas ton point de vue !

Alienor.M
Posté le 23 juillet 2013  à 15h19

Ha oui d’accord, merci pour la photo Thorgal.BD.

Posté le 12 mai 2019  à 9h34

La technique expliquée par Van Hamme consistant à utiliser des clichés pour ne pas avoir à se lancer dans des grandes explications et créer peu de personnages très marquants est vraiment excellente. Créer les personnages de cette façon permet cependant la nuance et  la complexité, il faut  notamment imaginer leurs relations. Nous imaginons bien l’enfance et l’adolescence de Véronar avec un père comme Shardar puisque nous découvrons Brek Zarith 2 albums plus tard. C’est ce que doit reprocher Van Hamme avec les « 25 000 personnages qui s’entrechoquent » et le fait de ne pas avoir compris l’esprit de Thorgal dans les récents albums.

Modifié le 12 mai 2019  à 17h28
Posté le 12 mai 2019  à 10h38

Un des intérêts c’est que pour nous, lecteur, on se dit à l’arrivée du personnage « c’est bon je connais, c’est le gros lard gâté, ou c’est le preux chevalier ». Cela convoque tout un tas d’autres histoires que l’on lie avec celle du nouveau personnage. Cela donne l’impression de tout en connaître. Et là, Bim! L’astuce de Van Hamme est de le détourner ou le mettre dans une situation inhabituelle.

Modifié le 12 mai 2019  à 17h29
Posté le 12 mai 2019  à 11h21

Les rôles du dessinateur et de la coloriste sont essentiels. Une définition claire par le scénariste puis une représentation efficace par les artistes graphiques : cela donne une lisibilité parfaite au lecteur, le personnage est prêt à être utilisé dans l’histoire

Van Hamme place les autres personnages dans des situations inhabituelles grâce à Thorgal qui ne réagit pas souvent comme un personnage normal. Il n’accepte aucun maître, refuse de se soumettre et provoque Véronar alors qu’il est enchaîné et à sa merci. Ewing le souligne bien dans la Galère Noire tout comme Tjall dans les Archers. Tjall est une tête folle, Pied d’Arbre un vieux sage et pourtant c’est bien Tjall qui a raison ! Thorgal n’est pas un homme « tout simplement », c’est un sacré numéro.

Modifié le 12 mai 2019  à 17h29
Posté le 12 mai 2019  à 15h38

Oui, Thorgal dans cet album est un héros fabuleux !

Il domine les hommes d’Ewing sur la plage, alors on l’emmène jusqu’au bateau. Il domine le pont de la galère noire, alors on le colle aux rames. Il prend le contrôle des rameurs…
On le met dans la cale, il retourne Ewing et s’en fait un allié. On le condamne à mort, il offre la galère à ses compagnons vikings.

Il rebondit sans cesse d’une situation extrême à l’autre. Action, émotion, encore et encore, sans temps mort.

Posté le 13 mai 2019  à 11h31

Véronar est mort mais il se suicidait à petit feu. Malgré tout, il s’est révélé être un excellent antagoniste. Par contraste, il permet à Thorgal de briller particulièrement.

La tête qu’il fait quand Thorgal ose l’apostropher au sujet de sa digestion, sa colère indignée lorsqu’il qualifie le héros de sous-homme alors que lui-même n’est pas un homme mais un gros garçon décadent, Thorgal qui reste indomptable et lance l’une des tirades les plus méprisantes de la série, le combat cruel contre la panthère : le choc entre ces deux personnages qui ne peuvent pas être plus éloignés donne une scène extraordinaire.