Relecture · en · commun
Forum et communauté
Hello!
Petite idée pour les fêtes: relire chaque jour des vacances un album défini, par exemple le tome 1 à partir de demain, et en discuter avec l’album bien en tête. Qu’en pensez-vous?
Eh bien j’en pense que le tome 1 c’est un bon point de départ !
ThorgalLa magicienne trahieTome 1Février 1980
Et voici la couverture de l’édition originale.

J’adore cet album, auquel je mets 5 étoiles dans l’Althing sans hésiter. J’entends parfois dire que le dessin est moins bon que dans la suite. Je ne suis pas d’accord ! Il est juste différent. Rosinski était déjà un dessinateur hors-pair, chevronné, mais aussi héritier d’une BD des années 60-70 un peu rondouillarde.
Le style Rosinski commence ici, notamment dans les décors et les cadrages. Oui, il manque un peu quelque chose. Chez le dessinateur comme chez le scénariste, les héros sont débutants, le thème pas encore complètement défini, les dialogues pas encore dans le ton qu’ils auront par la suite.
Mais l’album est pour moi considérablement renforcé par le second récit, « Presque le paradis… » qui est d’une justesse parfaite, avec la première vraie belle émotion de la série. Il propose la magie que je préfère dans la série, une magie primitive, liée à la terre, au temps, à quelque chose qui ne s’explique et ne se voit pas.
5 étoiles, oui m’ssieurs-dames !

Et au fait Fred, qu’est-ce qu’on lit pour demain ?
J’aime La Magicienne Trahie. Dès la première page et même la première case, je suis accroché. Le héros en fâcheuse posture, les yeux fous de Gandalf, le marché offert par la mystérieuse magicienne au style si particulier protégée par un loup, l’objet magique à récupérer etc. Tout est simple mais chaque page donne envie de découvrir ce qui se passe ensuite et c’est remarquablement dessiné, notamment au niveau des scènes d’action (le duel contre le géant par exemple)
Bien sûr, les couleurs sont un peu flashy, bien sûr les meilleurs albums sont à venir mais quel plaisir de relire une histoire simple, bien construite, une histoire complète qui introduit de nombreux éléments qui seront habilement développés par la suite.
Presque le Paradis est aussi une histoire que j’aime bien, une des spécialités de Van Hamme est de jouer avec le temps et c’est une petite esquisse de ce qu’il fera par la suite. Et puis à l’âge où je l’avais lu, l’image de Skadia morte de vieillesse était saisissante.
Thorgal-BD a écrit Il propose la magie que je préfère dans la série, une magie primitive, liée à la terre, au temps, à quelque chose qui ne s’explique et ne se voit pas.
Absolument. La magie tellurique des forces de la nature, c’est la magie la plus adaptée à Thorgal. Je place cet album parmi mes préférés.
Et je vous rejoins pour Presque le paradis, un récit poignant qui nous offre un avant goût d’Au-delà des ombres. J’ai toujours trouvé que Skadia était un prototype de Shaniah.
Hop, je viens de faire ma relecture!
Un album simple, pas encore au point en terme d’originalité et de dessin, mais plutôt efficace. En trois planches, Van Hamme nous raconte qui est Thorgal, son histoire mystérieuse et les personnages principaux.
J’aime beaucoup la première partie au rocher des sacrifiés, où il y a une véritable tension. J’aime moins la seconde avec les nains, qui fait vraiment très héroïc fantasy, avec son trésor à la clé. La suite de l’histoire me plaît mieux, notamment le combat côte à côte entre Gandalf et Thorgal.
Côté dessin, On sent que Rosinski a plein d’idées, mais pas encore son style, sans doute influencé par la BD semi-réaliste des années 60.
Je vous rejoins sur la deuxième histoire, pour moi vraiment thorgalienne dans le ton et le dessin. Et déjà la mort du cheval de Thorgal, fallait oser!
Pour demain, je vous propose en toute logique de nous relire l’île des mers gelées!
Si j’avais découvert Thorgal au début de la série, j’aurais été inquiet en lisant l’Ile des Mers Gelées. Je trouve l’album agréable mais un peu moins bon au niveau de l’action que La Magicienne Trahie. Partir dans l’espace ou introduire des extraterrestres est souvent le signe d’une série à bout de souffle. Astérix, 666 et surtout Lanfeust, il y a beaucoup de mauvais exemples ! Heureusement, pour Thoral, ce ne sera pas le cas. Les origines de Thorgal seront au contraire habilement utilisées par la suite.
Parmi les points notables :
– Thorgal aura bien du mal à s’installer quelque part. A peine marié, il doit quitter le village avec Aaricia. Cela rend déjà cette dernière nostalgique.
– Thorgal n’agit pas pour libérer un peuple ou pour conquérir un territoire mais pour Aaricia puis sa famille. Lorsqu’il est en extrême difficulté, ici en train de mourir de froid, c’est à Aaricia qu’il rêve. Mais le rêve se change en cauchemar. « Tout gèle autour de toi, tout meurt ». Cette idée déjà dans son inconscient. Bien des années plus tard, il quittera sa famille avec cette idée de s’éloigner pour la protéger. Il sent déjà qu’il n’est pas un être humain ordinaire, Slive va lui confirmer et ce n’est qu’un début.
– Thorgal n’est pas cruel et n’est (pour l’instant) pas rancunier
– Thorgal est un grand guerrier en général mais surtout un archer aux capacités surhumaines
– Thorgal veut rester libre. Il n’est pas capable d’imposer ses vues à un groupe et, de toute façon, ne le souhaite pas
– Des personnages prometteurs peuvent être aussitôt sacrifiés mais Van Hamme leur offre une « belle » mort. Les dernières paroles de la fille de Slive (le Seigneur aux Trois Aigles), sont énigmatiques et poignantes. Celle de Bjorn est à l’image du personnage…
Le personnage d’Aaricia n’est pas encore mûr, c’est la demoiselle en détresse à sauver. Le personnage de Thorgal commence en revanche à être bien posé. Il est prêt pour la grande aventure 
Fitir a écrit
Si j’avais découvert Thorgal au début de la série, j’aurais été inquiet en lisant l’Ile des Mers Gelées. Je trouve l’album agréable mais un peu moins bon au niveau de l’action que La Magicienne Trahie. Partir dans l’espace ou introduire des extraterrestres est souvent le signe d’une série à bout de souffle. Astérix, 666 et surtout Lanfeust, il y a beaucoup de mauvais exemples ! Heureusement, pour Thoral, ce ne sera pas le cas. Les origines de Thorgal seront au contraire habilement utilisées par la suite.
Marrant, moi j’ai trouvé l’histoire mieux construite que La Magicienne Trahie, moins facile, plus originale. Elle n’échappe cependant pas à certaines facilités, comme le fait que Thorgal tombe par hasard sur les Slugs qui l’attendaient… D’ailleurs ce n’est pas très clair. Les dominants l’ont attiré ici, mais laissé presque mourir de froid à la dérive?? Et ls slugs, ils l’attendent sous les ordres du seigneur aux trois aigles? Mais pourquoi? Bref j’ai un petit bémol sur cette partie de l’histoire.
Pour l’ambiance j’ai eu froid avec Thorgal, j’ai ressenti la tension au début. Le twist de la fin est probablement dingue à la première lecture, car il m’a encore fait forte impression.
J’ai le sentiment que de nos jours, on aurait fait l’histoire sur deux tomes, ce qui n’aurait pas été plus mal pour décrire l’histoire des dominants, qui sera cependant décrite quelques albums plus tard… avec une cohérence toute relative!
Côté dessin, ça se précise, le style de Rosinski n’est pas encore acquis, mais il est plus à l’aise que dans le tome précédent.
On notera également que Slive n’est pas morte à la fin de l’album! Une piste pour les prochains albums?
Allez, à demain pour Les trois vieillards du pays d’Aran!

Fred r a écrit
J’ai le sentiment que de nos jours, on aurait fait l’histoire sur deux tomes, ce qui n’aurait pas été plus mal pour décrire l’histoire des dominants, qui sera cependant décrite quelques albums plus tard… avec une cohérence toute relative!
Brr, tu fais peur ! Deux tomes pour une histoire qui fonctionne parfaitement en un seul ? C’est le syndrome des Mondes de Thorgal, ça ! 
Si une bonne histoire fait 46 planches, alors il ne faut surtout pas la diluer en 92. Imagine un peu le paquet de planches de pur remplissage auxquelles on aurait eu droit…
ThorgalL'île des mers geléesTome 2Février 1980J’adore cet album, qui commence avec l’une de mes scènes préférées, celle où Thorgal libère l’aigle et où le pauvre Bjorn met 20 secondes à comprendre l’affaire.
Il y a un rythme fou dans cette histoire. Et les rôles de Slive et de sa fille sont à la fois si légers et si forts.
Je trouve que c’est un album fondateur, pas seulement pour le côté SF qui apparaît sans qu’on s’y attende, mais surtout pour le personnage de Thorgal, qui nous fait tout, là. Il est bien mieux défini que dans le tome 1. Je trouve qu’on sent que Van Hamme a vraiment établi ce qu’il veut faire de ce personnage.
Bim, encore 5 étoiles.

Et je salive déjà en pensant au prochain album…
Thorgal-BD a écrit
Brr, tu fais peur ! Deux tomes pour une histoire qui fonctionne parfaitement en un seul ? C’est le syndrome des Mondes de Thorgal, ça !
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Si une bonne histoire fait 46 planches, alors il ne faut surtout pas la diluer en 92. Imagine un peu le paquet de planches de pur remplissage auxquelles on aurait eu droit…
Ha mais je suis tout à fait d’accord avec toi! Mais je crois que c’est ce qui se serait passé si cette historie avait dû sortir de nos jours…
Concernant la lecture du jour, les 3 vieillards du pays d’Aran. Je me rend compte que je n’avais pas lu cet album depuis longtemps! Ce qui m’a frappé, c’est l’ambiance opressante et mystérieuse du début d’histoire. Le collier, les habitants-pantins, l’horrible nain… brrrr. Dommage que l’on ne comprenne pas plus l’état des habitants, dommage…
Le milieu de l’histoire est plus classique: une série d’épreuves pour élire le champion. Pourquoi pas. En revanche la fin…. wah! L’arrivée de la gardienne des clés, le voyage dans le temps… Dingue!
Deux remarques concernant la cohérence: dans cet album, la gardienne des clés est montrée comme étant au service des Bienveillants, alors que ce n’est plus le cas ensuite. Egalement, Thjazi, y est la reine des elfes. Cela ne manque pas de paradoxe quand on a lu « la reine des alfes noirs ».
Je retrouve cette fameuse ambiance à la Van Hamme. Des idées suffisament mystérieuses pour nous faire rêver!
Au niveau du dessin, cela s’affine encore, Rosinski se lâche sur certains personnages, comme le nain et Volsung, les décors deviennent plus merveilleux.
Cet album n’est cependant pas encore suffisament mûr à mon goût pour entrer dans mes préférés de la saga.
A demain pour La galère noire!
Pour moi , « les trois vieillards du pays d’aran » est le premier grand Thorgal : tout y est !
Des ambiances oppressantes , des changements d’univers inattendus, des personnages stéréotypés certes, (le bon , la brute et le truand) mais bien campés. Au niveau du scénario, on est à la fois surpris mais sans jamais se sentir complètement perdu.
Mais c’est surtout au niveau du dessin que la série change de dimension. Que se soit dans la composition des planches, les cadrages, la composition, autant que dans le style de dessin proprement dit , Rosinski montre ses ambitions et ses qualités graphiques, et c’est magnifique.
Le travail sur le clair obscur, purée, l’album n’aurait rien perdu à être publié en noir et blanc!
Vraiment un trés bon album.
Et qui laissait présager que le meilleur restait encore à venir…
Ah oui, les Trois Vieillards du Pays d’Aran…
Rosinski propose un travail encore plus abouti, la planche proposée par Hirondl est un bon exemple mais tout l’album est de très haut niveau. Le village, le château des bienveillants, l’île aux tourbillons, tout est juste et parfait. Le dessin est au service de l’histoire, Van Hamme lui fournit de quoi donner sa pleine mesure : le scénario est un bijou, sans longueur ni fausse note.
Quelques éléments au hasard:
– Jadawin, le sinistre bouffon
– le pays d’Aran, le village digne d’un Lovecraft hors du temps et de l’espace avec son ambiance glauque et oppressante (les yeux des habitants !)
– Aaricia est très naïve, elle sera encore la demoiselle à sauver mais elle a tout de même montré sa finesse et envoie une petite pique à Thorgal
– les gigantesques gardes aux allures d’ogre
– l’infiltration de Thorgal dans le château qui confirme ses capacités physiques hors normes avec le saut dans le lac sans fond pour conclure
– la quête des épées et l’alliance éphémère avec Sigurd. Van Hamme sacrifie un héros potentiel et un nom mythique. Cela peut paraître une erreur mais cela donne au contraire du poids au personnage de Volsung. Pas d’ambiguïté, nous avons bien là un méchant d’envergure…
– la Gardienne sur l’île des tourbillons ! Mystérieuse, belle, moqueuse, très puissante mais aussi naïve et fragile, son personnage est entièrement posé dès la première rencontre
– le choix des portes et le Deuxième Monde
– « il y a deux manières de vaincre », pas de combat final contre les Bienveillants mais une fin originale dans laquelle Van Hamme joue une nouvelle fois avec le temps
– la mort de Jadawin, la destruction symbolique du château et la fuite…
Les Trois Vieillards du Pays d’Aran est tout simplement le premier album d’une longue série d’albums cultes.
Quelle bonne idée cette relecture
!!!!!!!!!!! La Galère Noire est un chef d’œuvre. Van Hamme montre à quel point il peut varier les styles et se renouveler à l’intérieur de la même série sans perdre la cohérence. Mais c’est par contraste terrible pour les scénaristes qui lui ont succédé.
Thorgal passe ici d’un monde hors du temps et de l’espace au monde « normal » sans que cela paraisse décalé. Pas de magie, pas de créatures mythologiques, pas de deuxième monde, pas d’allusion au peuple des étoiles dans cet album.
Quelques éléments :
– La vie paysanne au village, trop tranquille pour Thorgal. Caleb le sent. Aaricia demande, déjà inquiète, s’ils resteront longtemps. Thorgal répond « Autant que TU le désireras ».
– La chevauchée nocturne de Thorgal avec une planche magnifique de Rosinski mais tout l’album est remarquablement dessiné
– Thorgal plaît aux filles et aux femmes. Dans cet album, pas pour son bien ! La petite Shaniah, la gamine jalouse qui lui propose l’aventure est par certains aspects un avant-goût de Kriss
– Galathorn, l’évadé mystérieux, il prend le risque de ne pas tuer Shaniah parce qu’elle est « trop jolie », une bonne action qui aura des conséquences
– le Iarl Ewing, un seigneur guerrier et viril qui contrastera avec les « barons » domestiqués de Brek Zarith
– le prince Véronar et son apparence grotesque, un homme cruel, borné mais aussi pitoyable et complexé par Ewing, Thorgal ou son père
– le caractère indomptable de Thorgal qui s’affirme encore et encore
– les deux esclaves et notamment la jeune esclave blonde qui va sauver Thorgal et dont le sort reste inconnu
– le terrible combat contre la panthère Kheela qui m’avait beaucoup marqué à l’époque
– les cadences infernales BOM BOM BOM BOM, les gardes-chiourmes, le contraste entre la vie des galériens et la vie de Véronar sur le pont mais en fait personne n’est heureux sur ce bateau…
– l’exécution interrompue par l’attaque des Vikings, l’alliance de Thorgal et Ewing pour arrêter le bateau
– le retour au village avec la découverte du cadavre de Caleb, le duel avec Ewing, ce « méchant » admire Thorgal mais n’aurait pas pu devenir ami avec lui contrairement à ce qu’il dit en mourant, la fin très lourde
Une telle succession de scènes marquantes dans UN album c’est proprement incroyable ! Bien sûr, il y a une incohérence déjà soulignée de nombreuses fois. Comment Ewing a-t-il pu rejoindre le rivage à la nage, embaucher des mercenaires et ravager le village après avoir cherché Aaricia pendant « des heures ». Il manque une planche décrivant ce qui a bien pu retenir Thorgal. Mais ce n’est pas très grave et laisse la place à l’imagination et aux fanfics 
« La galère noire »
Dans cet album apparait un personnage très charismatique que j’aime beaucoup : Galathorn (oui il y en a qui ont des fixettes sur Syrane, moi c’est plutôt le frérot Galathorn). Galathorn et ses paradoxes, l’homme qui aurait voulu être Thorgal mais qui jamais ne se le révélera vraiment à lui-même. C’est un personnage que je verrais réapparaitre avec plaisir.

Tu as tort, Syrane est un personnage extraordinaire ! Chaque personnage de la famille de Brek Zarith est intéressant et plein de potentiel, Shardar et Véronar ne sont pas en reste ! Galathorn est un excellent personnage. Il est humain et ancré dans la réalité, tout comme sa sœur d’ailleurs.
Galathorn apparaît comme un mystérieux prince rebelle évadé. Il sait se battre sans avoir les capacités surhumaines de Thorgal. Il est courageux mais n’aurait pas pu se jeter par la porte du feu
Mais il a un autre rôle, c’est lui qui sauve par deux fois Thorgal lorsqu’il s’était perdu.
Il sait qu’il qu’il marche sur un fil, que son pouvoir est fragile. Thorgal ne lui apprend rien en lui disant qu’il n’est maître de rien, pas même de lui-même et qu’il ne régnera jamais vraiment. En revanche, Thorgal ne comprend pas vraiment que sa fuite en avant perpétuelle pour rester libre est tout aussi illusoire.
Je ne sais pas s’il aurait voulu être Thorgal, il dit bien qu’il l’admire mais qu’il ne l’envie pas. Il aurait voulu avoir UN ami, UNE personne de confiance à ses côtés. Mais le héros avait raison, il n’avait pas sa place à Brek Zarith. Thorgal n’est pas fait pour dénouer des intrigues à commencer par celles de Syrane, qu’est-ce que cela aurait donné avec Aaricia
?
« La galère noire » a été mon premier Thorgal et j’étais encore enfant. Je le relis toujours avec autant de plaisir. Le réalisme de l’album est saisissant, même s’il y a ce petit dérapage scénaristique p43-44.
L’album nous expose une large palette de sentiments humains : le courage évidemment (et pas seulement celui de Thorgal), la persévérance, le jalousie, la cruauté, la bonté, l’amitié… et tout ceci soutenu par un dessin et une mise en scène très abouties.
Bref : génial !
Comme quoi les bugs de scénarios ne datent pas d’hier :S.
Dans cet album, je trouve que tout s’affine: le scénario est simple, mais présente des sentiments humains plus complexe: jalousie, honneur, lâcheté…
Le détail qui tue dans La galère noire: la présence de la clé du deuxième monde tout le long de l’album, jamais citée, et qui aura tant d’importance dans Au delà des Ombres. A demain!
Pas facile de suivre le rythme en tentant de survivre aux réveillons !
ThorgalLes trois vieillards du pays d'AranTome 3Octobre 1981 »Les trois vieillards du pays d’Aran », déjà, à la base, c’est un titre qui m’a fait rêver. J’ai lu les 15 premiers albums dans un désordre lié aux disponibilités en bibliothèques municipales, et en n’ayant pas encore l’habitude de séries qui se lisent dans l’ordre, alors cet album ne m’est pas arrivé entre les mains tout de suite. Mais je me rappelle que ce titre, au dos des albums, me semblait complètement effarant, tellement il était trop trop long et trop trop bizarre.
L’autre chose qui m’a profondément marqué et que je ne regrette pas du tout, c’est que l’album est découpé en chapitres, comme tous ceux de l’époque. On multiplie les ambiances, les lieux et les quêtes, mais avec un fil toujours très clair et sans jamais perdre de vue le principal, c’est à dire le héros.
Et puis il y a cette façon d’introduire le personnage de Volsung, par un meurtre odieux qui fait entrer Sigurd dans la légende. Cette cruauté-là fait aussi partie de l’ADN de la série.
Tous ces personnages secondaires sont parfaits.
Bah je lui ai mis 5 étoiles à cet album.

Eh mais j’ai un album de retard ! Ça en fait deux pour demain ? Chouette.
Fitir a écrit
Je ne sais pas s’il aurait voulu être Thorgal, il dit bien qu’il l’admire mais qu’il ne l’envie pas.
Moi je dis qu’il ne se l’avoue pas à lui-même, Galathorn a des qualités humaines indéniables mais il n’a pas le courage de renoncer à sa place dans le royaume. Car être Thorgal c’est renoncer à beaucoup de choses.
Oui, possible, on peut souhaiter être admirable et ne pas être envié après tout.
Mais c’est peut-être aussi une forme de courage de ne pas renoncer à sa place dans le royaume, il assume ce qu’il pense être les responsabilités liées à sa naissance. Être le prince de Brek Zarith est très risqué, Thorgal le souligne d’ailleurs (intrigues, complots… )
Il sait bien qu’être un maître n’est jamais juste, il sait aussi qu’il ne contrôle pas grand chose mais il ne veut peut-être pas laisser la place à un baron qui serait pire que lui.
C’est pour cela que je le trouve tellement beau, seul et triste dans sa tenue pathétique pleine de fanfreluches à la fin de « La chute de Brek Zarith ».

Thorgal à côté est magnifique, solaire, tellement droit dans ses bottes, avec Aaricia, plus belle que jamais, accrochée au bras, l’image est belle, l’entrevue est pleine de justesse, J’aime beaucoup ces 2 planches de fin.

Mais je sais on en est pas encore à cet album.
mais j’ai tant de choses à dire sur cet album-là.
j’attends.
Galathorn ne semble pas à l’aise dans cette tenue. Nous pouvons constater qu’il ne la porte plus dans La Cage ! Syrane ne porte pas non plus une robe compliquée et elle n’est pas peinturlurée 
Galathorn est un prince évadé, rebelle mais à ce moment il n’est plus libre, au contraire de Thorgal. Il ne sera jamais plus libre, il doit sans doute en passer par là pour marquer son pouvoir. Ce n’est sans doute pas son obligation la plus terrible mais elle est symbolique.
Personne pour parler de Au delà des Ombres?
Pour moi, le premier chef d’oeuvre de la série. Un bijou d’équilibre, enchaînant les scènes d’émotion et d’aventure pur jus. Dans celui-là, Van Hamme montre sa pleine capacité à nouer les différents éléments de sa mythologie, à nous embarquer dans l’incroyable.
Toute cette première partie où l’on retrouve notre héros en pleine dépression, puis le voir se relever petite à petit jusqu’à braver la mort elle même. Et surtout le dernier arc, dans le royaume des morts, avec les papillons, la rédemption de Shannah… Wouuuuuh!
A demain pour La Chute de Brek Zarith!
Ah si bien sûr ! Au-delà des Ombres…album culte
!!!!! Après un album dans le monde réel, c’est un dépaysement complet que propose Van Hamme aux lecteurs et à Rosinski…(il a dû se régaler !)
C’est dans cet album que Thorgal va se hisser au niveau des plus grands héros mythologiques. Il va arracher Aaricia aux griffes de la Mort, la vraie. Galathorn et Thorgal se complètent. Galathorn est un homme du « réel », il ramène deux fois Thorgal à la réalité. Mais pour accomplir des exploits impossibles, il a besoin du héros…même s’il n’y croit pas vraiment (merci Wargan !)
– L’ambiance pluvieuse dans la ville hostile, la surprise de découvrir l’épave de Thorgal guidé par Shaniah, la mort du soudard éparpillé façon puzzle par le pouvoir de la clé
– Wargan et Galathorn, le mystérieux domaine, le monument mégalithique, le puits
– Shaniah, la petite mortelle « trop possessive » qui veut conserver Thorgal, qui comprend qu’il ne lui appartiendra jamais et qui va malgré tout l’accompagner jusqu’au bout
– La fin du domaine des hommes, l’évocation du Ragnarök
– le périple incroyable, avec tout autre auteur que Van Hamme on crierait au n’importe quoi et pourtant tout est parfait dans ce voyage dans le temps : la fleur rouge, le serpent, le crocodile, la forêt, les dinosaures…le néant et l’arc-en-ciel !
– quel bonheur de retrouver la Gardienne
!!!!!!!!!…et ses avertissements
– aïe, Thorgal va finalement craquer, il ne faut pas lui en vouloir : Orphée avait fait une erreur du même style…
– la rencontre avec la Mort, la toile, les faucheurs aveugles, le jeu cruel de la Mort, le choix et le sacrifice de Shaniah qui a une mort et des dernières paroles légendaires à la hauteur du personnage, adieu petit papillon…
– le pénible retour à la réalité
Oh oui cette planche 44 « Je t’aimais… à en mourir ».
Tiens, comme je prend un peu d’avance, je me demande si je n’ai pas une version colorisée (édition de 1996). Quelqu’un aurait un scan de l’EO pour le confirmer?
Ce qui est fort avec cet album c’est qu’il est une suite directe du tome 4 (Galathorn, la disparition d’Aaricia, Shaniah) ET du tome 3 (la clé de plomb, la gardienne des clés) qui sont pourtant totalement dissociés!
« Au-delà des ombres » est significatif d’une part pour son scénario, mais en plus le dessin magnifie les personnages. La couverture montre un Thorgal plus déterminé, fort, et plus beau que jamais. L’image d’Aaricia est digne d’un conte, ceux dont les princesses sont restées à jamais éternelles. Voilà une Blanche-Neige, ou une Belle-au-bois-dormant moderne. dont le prince prend tout de même une autre dimension.
Mythes et contes, ce sont les fondations littéraires du psycho-drame réécrit par VH pour notre plus grand bonheur. Et la magie de la BD c’est de mettre en mouvement des images belles comme un Gustave Moreau. Là où la peinture nous montrait chichement une seule scène, pour nous faire prendre toute la mesure de la tragédie, « Au-delà des ombres » nous abreuve jusqu’à plus-soif de la beauté du Drame (au sens premier comme au sens tragique).
Cette histoire mérite d’entrer au panthéon des grands mythes, aux côtés d’Antigone, Orphée et Eurydice , Prométhée et toute la clique.
La mythologie. c’est vraiment indémodable.
« Pour le plaisir » et avec la participation aimable d’Herbert Léonard, redécouvrons une vieille conversation sur le forum au sujet d’ « Au-delà des ombres ».
En fait pour illustrer mon propos précédent qui n’est peut-être pas clair :
Quand Shakespeare écrit Hamlet, c’est déjà en soi un coup de génie, mais il n’a pas en plus à ses côtés un illustrateur génial pour dessiner et mettre en image son admirable histoire.
Hirondl a écrit
En fait pour illustrer mon propos précédent qui n’est peut-être pas clair :Quand Shakespeare écrit Hamlet, c’est déjà en soi un coup de génie, mais il n’a pas en plus à ses côtés un illustrateur génial pour dessiner et mettre en image son admirable histoire.
On peut dire que tu l’aime cet album 😉
Moi je n’y trouve rien à redire, tout l’album est parfait.
La Chute de Brek Zarith, je vais me concentrer sur Shardar. Véronar, Syrane ou Galathorn c’est bien mais le meilleur personnage c’est peut-être tout de même Shardar dans cette famille
Quel souverain étrange ! Il est encore bien plus marquant que les trois vieillards identiques du pays d’Aran qui ne pensaient qu’à accumuler, prisonniers de leur cycle sans fin.
Shardar a un visage taillé à la serpe, il est vieux mais physiquement pas décati et surtout c’est un scientifique curieux de tout. Je me suis longtemps demandé pourquoi il avait accepté que Véronar devienne un gros pourceau avachi ou pourquoi il n’avait pas misé sur Galathorn pour lui succéder. Le pouvoir et sa transmission ou encore l’or ne sont pas ses centre d’intérêt principaux. Il avait bien assez d’or pour défendre son royaume s’il le souhaitait vraiment mais il montre qu’il s’en moque complètement. Il a domestiqué les barons pour qu’ils ne lui cassent pas les pieds mais ils ne sont rien du tout à ses yeux.
Brek Zarith c’était une expérience, il considère qu’elle a échoué ou au moins qu’elle est terminée. A son âge, il est prêt à revêtir une défroque et à repartir à zéro en misant sur un élément nouveau, Jolan. Quel méchant atypique…
Fitir a écrit
Quel méchant atypique…
J’ai d’abord lu cette phrase en faisant de « atypique » le nom et « méchant » l’adjectif, c’est rigolo…
J’ai d’abord lu cette phrase en faisant de « atypique » le nom et « méchant » l’adjectif, c’est rigolo…
Ah il est méchamment original ce personnage
Un de mes préférés ! Les épisodes avec Zorn et autres barons par exemple, il est bien différent des autres méchants comme Volsung ou Kriss !
…et sinon bien sûr LA question après les albums 4/5/6 : où était Syrane et que faisait-elle pendant le cycle de Brek Zarith ? C’est pas un mystère ça
? Le gars Galathorn a une petite soeur, il ne le sait pas encore vu que Van Hamme ne le savait pas non plus à ce moment…mais elle était tout de même née il me semble 
Fred r a écrit
Ce qui est fort avec cet album c’est qu’il est une suite directe du tome 4 (Galathorn, la disparition d’Aaricia, Shaniah) ET du tome 3 (la clé de plomb, la gardienne des clés) qui sont pourtant totalement dissociés!
Ça m’avait interpellé aussi en lisant l’intégrale Noir et Blanc. Les Trois Vieillard du pays d’Aran est presque un « Les Archers » du cycle de Brek Zarith.
Fitir a écrit
…et sinon bien sûr LA question après les albums 4/5/6 : où était Syrane et que faisait-elle pendant le cycle de Brek Zarith ? C’est pas un mystère ça ? Le gars Galathorn a une petite soeur, il ne le sait pas encore vu que Van Hamme ne le savait pas non plus à ce moment…mais elle était tout de même née il me semble
Bonne question, surtout que comme Shardar s’était bien employé à tuer tout le monde…
Trois hypothèses :
– Syrane se trouvait à la court d’un autre seigneur, en tant qu’invitée ou quelque chose du genre. Mais cela me semble très improbable, étant donné son statut très dangereux pour Shardar. Je l’imagine plutôt la gardant près de lui sous étroite surveillance et essayant de lui laver le cerveau
– Syrane vivait à Brek Zarith et Shardar a voulu épargner les membres de sa famille et/ou les enfants. S’il s’agit des enfants, on peut supposer que Syrane avait entre 8 et 14 ans au moment des faits. N’empêche que si c’est le cas, la pauvre Syrane a du se manger un joli traumatisme
avec presque tout le monde mort.
– Syrane avait réussit à s’enfuir au moment du coup d’état de Shardar et vivait cachée quelque part.
Sinon, j’arrive en retard, je pense que l’album d’aujourd’hui est « L’Enfant des Etoiles ».
EDIT, je posterai mon texte sur cet album demain.
Ah non au contraire là tu es en avance Isis
!!! Hier Fred a mis « A demain pour La Chute de Brek Zarith! ». Déjà que c’est difficile de suivre 
– Syrane …
Pas simple comme mystère non ? Galathorn s’est évadé mais il était prisonnier et il a été TRES activement recherché. Si Shardar avait Syrane à disposition, elle aurait pu être une otage et un moyen de pression évident.
En tant que menace proprement dite, je ne pense pas que Shardar se serait préoccupé d’une Syrane ayant autour de 10 ans. Il aurait été bien temps de la « domestiquer » par la suite comme les barons…même si je pense qu’elle aurait été moins docile et finalement bien plus efficace que Falster & Co non ?
.
Ah oui, zut, j’avais mal compris.
Bon c’est pas grave, j’édite le sujet et je garde le reste pour demain.
J’ai découvert ton avis sur l’Enfant des Étoiles en avant-première alors et je suis assez d’accord
! Je vais encore relire la Chute de Brek Zarith ce soir pour faire la liste de tout ce que Van Hamme a encore réussi à placer en UN album.
Fitir a écrit
Ah non au contraire là tu es en avance Isis" /> !!! Hier Fred a mis « A demain pour La Chute de Brek Zarith! ». Déjà que c’est difficile de suivre
" />
– Syrane …
Pas simple comme mystère non ? Galathorn s’est évadé mais il était prisonnier et il a été TRES activement recherché. Si Shardar avait Syrane à disposition, elle aurait pu être une otage et un moyen de pression évident.
En tant que menace proprement dite, je ne pense pas que Shardar se serait préoccupé d’une Syrane ayant autour de 10 ans. Il aurait été bien temps de la « domestiquer » par la suite comme les barons…même si je pense qu’elle aurait été moins docile et finalement bien plus efficace que Falster & Co non ?
.
Syrane était une menace potentielle, du coup je ne vois pas Shardar l’envoyant dans la court d’un autre seigneur qui aurait pu l’utiliser. Ce pourquoi je pense qu’il l’aurait gardée. Et effectivement, il l’aurait probablement utilisée comme moyen de pression contre Galathorn.
Et du coup, je pense que Syrane avait réussit à fuir, peut-être grâce à des serviteurs fidèle, un truc du genre.
Oui, ça semble bien vu. Des trois « jeunes » (Galathorn, Véronar et Syrane), la plus capable de succéder à Shardar en tant que « méchante » de Brek Zarith est en tous cas mademoiselle Syrane. Moins scientifique que Shardar mais plus sexy ! Son jeu du naufragé solitaire était tout de même une belle expérience. Je dis méchante car elle est ennemie de Thorgal, pas dans l’absolu bien sûr
" /> J’espère que le scénariste va y penser…ou pas !
L’album est de manière générale toujours aussi bien construit, c’est simple il n’y a que des temps forts :
– Le vol du gros cobaye Zorn, il avait raison il n’était pas le bon candidat même si de toute façon ça n’aurait pas marché… Brek Zarith, les plaisirs sans joie de la cour décadente, le souverain scientifique : dès les premières pages nous sommes dans l’ambiance.
– Science mais aussi forces occultes et présages avec Helgith, Shardar est un souverain curieux de tout. Dès le début de l’album, si nous en doutions, nous savons que ce sera Thorgal qui provoquera la Chute de Brek Zarith mais comment ?
– Aaricia, l’attaque naïve des Vikings et la riposte solaire de Shardar
Comme annoncé par Helgith, ce n’est pas Jorund qui fera tomber Brek Zarith
– Thorgal n’a rien perdu de ses talents d’infiltration de château déjà démontrés dans les Trois Vieillards du Pays d’Aran
– l’ambiance fumeuse, l’échec lamentables des barons
– Aaricia est une mère, plus juste une demoiselle en détresse qui suit sans discuter
– la fête empoisonnée, la mort poignante de la demoiselle peinturlurée
– la mort spectaculaire de Jorund
– l’avertissement de Shardar à Galathorn, le prince va-t-il échapper de ce destin ?
– Ce n’est pas Galathorn qui en finira avec Shardar. Pour les exploits, place à Thorgal…le labyrinthe, l’ogre en slip, les pièges…
– Jolan, le petit garçon mystérieux. Son personnage prend forme, il aura des pouvoirs hors norme et sera lié à son père.
– La fin de Shardar, le dialogue final avec Galathorn déjà évoqué…
Quatre albums culte d’affilée 
ThorgalLa galère noireTome 4Mai 1982Rah mais arrêtez d’aller trop vite, j’en suis encore à « La galère noire » ! 
Pour ma part, j’en profite pour raconter une anecdote que je n’ai jamais livrée, je crois. Cet album, « La galère noire », je l’ai lu la première fois sous une forme complètement inédite (pour moi), en format bouquin de poche.
Alors tant qu’à faire, j’ai ressorti l’album-livre de l’armoire pour la première fois depuis… peut-être 15 ans. J’ai même pris 2-3 photos il y a 5 minutes.

A l’époque j’étais total fauché, et les BD d’occasion ou pas chères me convenaient parfaitement. Mais alors là on est sur une lecture très particulière, avec des planches découpées, amputées, taillées, parfois même réutilisées en divers endroits pour reconstruire des images en format poche. Les bulles sont également découpées et réinsérées, parfois de façon acrobatique.
Et le mieux, c’est que sous cette forme, l’album est ÉNORME. Il y a bien des endroits où ça pique un peu quand on connaît par cœur chaque recoin (comme moi) ou quand on est en quête de dessins de Rosinski en mode trop beau (comme nous tous), mais ça fonctionne très bien, ça se lit et s’apprécie.
Même le texte au dos est sympa (alerte spoiler).

Pour info, il existe 4 tomes sous ce format. Et je ne sais pas si ça se voit sur la photo, mais ils sont comme neufs. Les trois premiers, je les ai achetés plus tard, mais je les ai lus pour la première fois en bibliothèque sous une forme plus classique.

Si ça vous tente, je peux prendre de meilleures photos, notamment de l’intérieur (mais sans garantie de parfaititude, hors de question de marquer le dos du livre en l’ouvrant bien large). Je peux même éventuellement vous écrire un article pour la partie Collection du site, qui n’a pas connu de nouveauté depuis un moment.
Et n’oublions pas le « character design ». Je suis toujours aussi étonné de la créativité des personnages de la cour. Ces personnages peints de toutes les couleurs, déguisés en cerfs ou en insectes. J’ai toujours trouvé cela très original.
La chute de Brek Zarith est aussi un jeu de mot, mis en forme au début de l’album par le baron qui chute littéralement de Brek Zarith.
On voit avec cet alum ce qu’est un cycle selon Van Hamme. Plusieurs albums liés par des éléments communs, mais tous totalement indépendants.
Comme je vois que tout le monde n’a pas le temps de suivre le rythme, je vous propose une pause demain, pour finir de débattre de Brek Zarith, et nous reprendrons samedi pour la suite de la saga!
Thorgal-BD a écritSi ça vous tente, je peux prendre de meilleures photos, notamment de l’intérieur
Je suis très curieux de voir ça, si c’est possible.
L’arrière-plan de la couverture semble totalement blanc sur ce format poche, on dirait que le ciel a été supprimé. Le découpage est convenable ? Même avec l’outil plume de Photoshop, ça me semble un peu ambitieux comme choix (en particulier les moustaches du tigre et les cheveux de Thorgal).
La couverture des Trois vieillards a aussi été bien blanchie, probablement pour que le titre soit plus lisible.
En ce qui concerne la relecture, j’avoue que j’ai sauté le cycle de Brek Zarith, je ne pense pas être suffisamment réceptif en cette période et je préfère garder égoïstement ma prochaine lecture pour plus tard.
Thorgal-BD a écritSi ça vous tente, je peux prendre de meilleures photos, notamment de l’intérieur
Je suis très curieux de voir ça, si c’est possible.
L’arrière-plan de la couverture semble totalement blanc sur ce format poche, on dirait que le ciel a été supprimé. Le découpage est convenable ? Même avec l’outil plume de Photoshop, ça me semble un peu ambitieux comme choix (en particulier les moustaches du tigre et les cheveux de Thorgal).
La couverture des Trois vieillards a aussi été bien blanchie, probablement pour que le titre soit plus lisible.
En ce qui concerne la relecture, j’avoue que j’ai sauté le cycle de Brek Zarith, je ne pense pas être suffisamment réceptif en cette période et je préfère garder égoïstement ma prochaine lecture pour plus tard.
Pour moi « La chute de Brek Zarith » c’est :
– on ouvre l’album et PAF ! on a direct le vertige, moi le grand saut façon Red Bull Cliff Diving J’ADORE !
– Aaricia … Aah Aaricia. Toutes les planches où se trouve Aaricia dans cet album sont éclairées de sa beauté lumineuse. La maternité l’embellit en lui donnant la maturité de la féminité. Dommage, ce personnage n’a pas gardé de constance dans sa représentation. Oui vraiment c’est dommage.
J’aime l’image que d’ailleurs Thorgal-BD a choisie pour Aaricia-La mère :
– Aaricia est un poil contrariante avec Thorgal, ça aussi j’aime bien, c’est nouveau.
– Thorgal et Aaricia sont … une famille ! Nous découvrons et on adore très vite ce petit Jolan adorable.
– Les scènes psychédéliques de fêtes au royaume sont poétiques et pathétiques, j’y ai toujours vu du Moebius … ce doit être les couleurs qui me font ça. En tous les cas c’est dépaysant, et ça change de l’Entremonde.
– Thorgal adore escalader les murailles, les ponts-levis et les châteaux, ça tombe bien nous aussi on adore qu’il le fasse. cet album est une vraie aventure de Thorgal bien-sûr.
– Les personnages secondaires sont tellement extras : Shardar, Galathorn, Jorund …. Ils ont tous une planche, ou quelques cases, à la hauteur de leur personnage…. bref ils sont indispensables. En tous les cas moi j’ai été bizarrement plus horrifiée de la mort de Shardar, que de celle de Jorond ( que je tiens nettement pour responsable de son sort en fait), mourir grillé sur place comme ça brrr quelle horreur.
– Le mystère autour de l’intérêt de Shardar pour l’enfant et les suspicions de pouvoirs étranges venus des étoiles apparaissent, c’est génial, on est tellement en attente d’en savoir plus. Le déni de Aaricia à la fin, est très beau aussi. (Thorgal y est tout griffonné, mais à côté de lui Aaricia et Jolan sont dessinés avec beaucoup d’amour).
– La volonté du couple de n’être ni maître ni esclave s’affirme avec classe, et on commence à entrevoir que les difficultés pour y parvenir seront là. Mais voilà le ciment du couple c’est la paix, la sérénité et la famille, alors on monte avec eux sur la petite barque pour un long voyage.
– Thorgal tenu en échec par Shardar, seul et emmuré, c’est une image forte. L’apparition du petit Jolan aussi.
– Et à la fin on a encore le vertige ! La planche où se balance Aaricia au bout d’une corde est super bien montée, superbe. Il faut dire que dans cet album, Rosinski manie les angles de vue de façon magistrale (plongée, grand-angle, zoom …. c’est du grand art)
– raaah je sui sure que j’oublie des trucs…
Loin des hommes
Un choix qui aura des conséquences terribles. Couper un enfant des autres enfants peut être dangereux…surtout s’il a le pouvoir de créer l’ ami qui lui manque.
J’aurai bien aimé en savoir plus sur Shardar. C’est ce qui me frustre un peu dans ce cycle. On en sait si peu sur ce qu’a fait Aaricia à Brek Zarith!
Oui je suis d’accord, Shaniah explique ce que Thorgal a fait -rien- mais pour Aaricia, Shardar…???? Même si comme je l’ai indiqué j’aurais préféré savoir ce que faisait Syrane. Mais j’y pense au fait, Syrane ne connait PAS la paysanne Aaricia dans La Cage, cela signifie donc qu’elles ne se sont pas croisées à Brek Zarith 
Fred r a écrit
J’aurai bien aimé en savoir plus sur Shardar. C’est ce qui me frustre un peu dans ce cycle. On en sait si peu sur ce qu’a fait Aaricia à Brek Zarith!
Mais c’est justement là une des forces prodigieuse de Van Hamme : la part d’ombre. Il nous montre seulement une partie de l’histoire. Et l’autre partie, c’est à nous de l’imaginer. Pour ma part, je suis ravie que Shardar, Véronar ou Ewing ne soient pas plus détaillés. Ce sont des personnages marquants qui se posent là, avec leurs personnalités définies, nous ignorons d’où ils viennent mais ils nous fascinent. On les voit et on se pose d’office mille questions. Mais personne ne viendra y répondre car ils ne sont, en définitive, que des personnages secondaires. Secondaires, mais vivants. Vivants, car ils on clairement une histoire derrière eux.
C’est d’ailleurs en cela que réside aussi l’intérêt d’un one-shot. Je pourrais sans problème offrir à un ami qui ne connaît pas Thorgal presque n’importe quel album de la période Van Hamme, et cet album en resterait tout aussi fascinant. Si on lit Les Trois Vieillard, Le Maître des Montagnes, Louve,… on ne saisit peut-être pas toute la profondeur de certains dialogues, mais on comprend et à ce moment, on voit bien que chaque membre de la famille Aergisson a un passé qui le définit.
EDIT, j’en profite pour parler de l’album d’aujourd’hui : « L’Enfant des Étoiles« .
ThorgalL'enfant des étoilesTome 7Septembre 1984
Dans cet album, une des choses qui m’a le plus subjugué c’est Thorgal a 7 ans. Voir Thorgal en tant qu’enfant pour la première fois, c’est une expérience. D’ailleurs, je crois bien que c’était la première fois que je voyais une BD faire un flash-back. Et j’avais été émerveillée de la justesse des trais de Thorgal enfant par rapport à l’adulte.
… Et il est tellement mignon…

Et je trouve la déesse Frigg tellement belle et tellement juste aussi. ÇA c’est de la déesse !!! En tant que fan de Tolkien, elle est exactement l’idée que je me fais de la Varda Elentari, la Dame des Etoiles (les fans comprendront).
Et je trouve la déesse Frigg tellement belle et tellement juste aussi. ÇA c’est de la déesse !!! En tant que fan de Tolkien, elle est exactement l’idée que je me fais de la Varda Elentari, la Dame des Etoiles (les fans comprendront).
Je crois que tu va me détester, mais comme certains avaient un peu de retard, aujourd’hui est un jour « pause » pour finir de discuter du cycle de Brek Zarith. L’enfant des étoiles, c’est demain.
Fred r a écrit
Je crois que tu va me détester, mais comme certains avaient un peu de retard, aujourd’hui est un jour « pause » pour finir de discuter du cycle de Brek Zarith. L’enfant des étoiles, c’est demain.
Je te souhaite une chute à la Jorund-le-Taureau…


ThorgalL'enfant des étoilesTome 7Septembre 1984
Bébé Thorgal
La scène rappelle celle de l’île des mers gelées. Le père adoptif de Thorgal était un grand Viking et Gandalf n’était pas si fou que ça.
Le métal qui n’existe pas, ma partie préférée. Déjà la partie de dames et son enjeu, le nom du perdant, j’aime l’idée. Ensuite la quête de Tjajzi, petit Thorgal parfaitement dessiné qui donne le bijou pour lequel Tjakzi était prêt à offrir une fortune et qui choisit de l’accompagner. Thorgal, ici, est un vrai petit héros. Hjalmgunnar, les chats ailés de Frigg, tout est bien vu. Et la fin est parfaite avec le duel contre Nidhogg , intervention de la déesse Frigg et la naissance d’Aaricia. Le couple Thorgal-Aaricia a les bases les plus solides qu’on puisse imaginer.
Le talisman donne toute l’explication sur les origines de Thorgal et les deux premiers albums. La confrontation puis le duel dans l’espace sont bien menés et le tout pose les bases du cycle suivant, Varth veut se faire passer pour un dieu. Xargos va échouer dans son but de permettre à Thorgal de mener une existence ordinaire mais ça restera le but du héros. Et j’aime la phrase de Leif sur les vrais talismans d’un homme.
Ah mais attendez on a encore perdu Stéphane !
Le petit Stéphane est attendu par ses membres au rayon des souvenirs.
J’adore cet album! Je l’ai toujours trouvé super inventif, valsant de la SF au conte de fée avec virtuosité.
Le dessin est au top dans cet album.
Par contre une première incohérence dans la saga? Dans La magicienne trahie, Silve nous dit que le vaisseau est là depuis 120 et que des générations se sont succédées. Mais Dans L’enfant des étoiles, ce sont bien les membres de la famille de Thorgal qui viennent des étoiles. Dur de cadrer tout ça…
Au niveau du rythme de parution, j’ai l’impression que les histoires ont été réalisées à des moments différents. Quelqu’un en sait-il plus?
Demain on lit Alinoe!
Un album qui tutoie la perfection pour moi, sur tous les plans.
Dans la chronologie, L’enfant des Etoiles pourrait apparaître comme une pause après Brek Zarith, mais la mise en scène est tellement haletante, qu’il n’y aura pas de pause
mais trois voyages spatio-temporels. Le choix de trois histoires courtes à différents âges de Thorgal enfant et adolescent est vraiment pertinente et elle donne un vrai dynamisme à l’album. La tristesse de Tjahzi et la première résurrection de Thorgal sont très émouvantes.
Graphiquement, comme l’a souligné Fred-R, les personnages resplendissent de justesse et de beauté, en particulier le jeune Thorgal. Et que dire de la couverture… c’est une de mes préférées.
J’aime beaucoup le fait d’avoir intégré le boulon atlante à la mythologie nordique. Deux univers imaginaires qui s’entrecroisent et se soutiennent ainsi, et c’est chacun d’eux qui s’enrichit et qui du coup devient plus réel.
Je trouve que le vaisseau atlante a un petit air de :

Hé le p’tit Stéphane est de retour, et à 5h du matin en plus.
ThorgalLa chute de Brek ZarithTome 6Juin 1984Mais je ne m’occupe pas de vos histoires (à part l’excellente découverte de Nikko, qui pointe effectivement la possibilité d’un lien fort entre les Atlantes et le Capitaine Flam) car pour ma part j’en suis à mon album préféré, « La chute de Brek Zarith ».
J’ai déjà exposé à de nombreuses reprises, notamment en cette période revival, les raisons de mes préférences. J’en ai même parlé à la Convention Thorgal avec un journaliste. Je vous copie-colle ce que j’en disais :
Ah ben, me voilà dans le Parisien !
Et on y parle de ma maîtresse d’école !
Elle le mérite, en fait, parce que sans elle ce site n’existerait pas et je n’aurais pas passé la moitié de ma vie à naviguer auprès de Thorgal. Et au lieu de passer les meilleurs moments de votre vie sur ce site formidable à mater des filles en cosplay et des Vikings musclés, vous seriez peut-être en train de faire des confitures.
Roh mince, mauvais exemple, la confiture c’est trop bon.Effectivement, comme le raconte le journaliste dans cette anecdote qui lui a apparemment bien plu, j’ai failli mourir à 8 ans, et deux maîtresses de mon école sont venues m’encourager à l’hôpital. L’une d’entre elles m’a offert le tome 3 de la géniale série « Brunelle et Colin » du trio Génin-Convard-Bourgeon, que j’ai adoré, « La nuit de la bête », et l’autre est venue avec « La chute de Brek Zarith ». J’ai trouvé l’album très beau, avec des personnages énormes, mais alors quelle flippe… Des gens habillés en animaux et peints en bleu, qu’on balance dans le vide. Des Vikings qui se font brûler, massacrer. Tous les occupants d’un château, empoisonnés. Et tant qu’à faire, la scène la plus flippante de l’histoire de l’humanité, quand Jorund est précipité dans le vide avec le trésor. Rah mais bon sang, il l’a presque attrapée cette corde ! Régulièrement, j’ouvre le bouquin pour voir si Jorund va enfin réussir à attraper la corde.
" />
Pendant quelques années, j’ai sorti le livre régulièrement, sans parvenir à l’appréhender complètement. Et puis vers 12-13 ans j’ai décidé d’emprunter les autres albums en bibliothèque. Je vous laisse imaginer la claque. Le dernier album paru, c’était « La cité du dieu perdu ». Je vous laisse imaginer la claque !
Et alors, quoi à la relecture ? Hé bien il y a et il y aura toujours un « truc » supplémentaire, celui qui m’envoie chercher Brunelle et Colin dans la bibliothèque ou ressortir des revues Tintin. « La chute de Brek Zarith, c’est mon album culte, mon doudou thorgalien. Aaricia y est plus belle que jamais, Shardar est le meilleur méchant de la série.
Thorgal est trop fort dans cet album, il est le héros d’une enfance. Son seul moment de faiblesse, lorsqu’il projette d’abandonner l’enfant pour sauver l’épouse aimée plus que tout. Il est puni, il est même vaincu physiquement par sa femme, elle peut s’enorgueillir d’être l’une des seules à avoir réussi à le mettre à terre (et pas en lui lâchant une branche dans la figure).
La partie de donjons et dragons de la fin de l’album est un modèle du genre, rythmée notamment par l’épisode avec Helgith et l’apparition de l’enfant Jolan, qui donnent au passage l’intensité dramatique qu’il fallait.
Bref, c’est ma perle personnelle. Combien il a d’étoiles celui-là ? Quoi, on peut pas dépasser 5 ? Escrocs !

Le Capitaine Flam
, Actarus
et Albator
ont peuplé d’étoiles ma vie enfantine pré-thorgalienne. J’adore le rapprochement !
Je vois que nous sommes plusieurs thorgaliens(ennes) à avoir sucé du fulguro-poing au berceau 
Reste à savoir qui a l’antériorité de la forme du vaisseau « bi-boule »… Ce vaisseau n’apparaît pas dans L’île des mers gelées (il est simplement mentionné, mais on ne le voit pas), c’est donc dans Le talisman qu’il est dessiné pour la première fois (histoire parue en septembre 1982 d’après Wikipédia).
Capitaine Flam est une adaptation japonaise de 1978 d’une nouvelle américaine des années 50, mais dans la nouvelle, le vaisseau du Capitaine est simplement une fusée. La forme « bi-boule » est une invention pour la série TV.
Capitaine Flam est diffusé d’abord en Belgique en 1980 (tiens, tiens…), puis en France en 1981. Par contre il n’a pas été diffusé en Pologne.
ThorgalAlinoëTome 8Février 1985
L’album du jour: Alinoe.
Attention chef d’oeuvre! Quelle bonne idée que d’explorer cette fois-ci l’histoire d’horreur, rappelant par exemple shinning.
Pas d’effet gore, pas de nuit, et pourtant qu’est-ce qu’elle est flippante cette île en automne! Et que sont mystérieux les pouvoirs de Jolan.
Je trouve que le dessin de cet album est particulièrement léché. Rosinski maîtrise à ce moment tout son style.
A demain pour Les archers
ThorgalAlinoëTome 8Février 1985 Alinoë…album indépendant mais encore une fois très habilement basé sur des éléments des albums précédents.
Aaricia préfère ignorer le fait que Jolan a des pouvoirs.
Thorgal veut une vie « loin des hommes ».
Le petit Jolan va donc s’inventer un ami et lui faire prendre vie.
J’ai énormément été impressionné par cet album à l’âge où je l’ai lu : la case d’Aaricia avec ses yeux blancs est saisissante ! Les dessins de Rosinski sont parfaits et contribuent à l’ambiance de terreur.
Encore un excellent album, un album culte qui montre à quel point Van Hamme était capable de varier les styles tout en gardant la cohérence de son histoire.
ThorgalLes archersTome 9Septembre 1985 Les Archers. Un chef d’œuvre basé sur une idée simple. Le tournoi est un grand classique. Pour qu’il soit intéressant, il faut que les participants le soient. Et là c’est parfait, en fait c’est le meilleur que j’ai lu. La couverture dit tout : Thorgal, Kriss, Tjall, Pied d’Arbre.
L’introduction des personnages de Kriss et Sigwald avec ce vol nocturne et cette terrible sortie est excellente. Celle de Tjall le fougueux, insouciant et trop confiant, est tout aussi bonne. En moins de dix pages, deux personnages essentiels sont posés et bien posés ! « Ouais sauf qu’un petit quelque chose me dit qu’avec toi les vrais problèmes ne font que commencer ». Bien vu Thorgal !
Ensuite Pied d’Arbre et son armurerie si bien dessinée, l’arrivée de Sigwald et Kriss avec… »la beauté d’un chat sauvage, méfie-toi de ses griffes ». Encore une fois bien vu, Thorgal
!
La capture de Kriss « Ce n’est pas notre affaire, que les loups se dévorent entre eux. » Un avis sage mais Thorgal participe néanmoins au sauvetage de Kriss. La scène qui suit même si elle suggérée est très difficile, la vengeance de Kriss finit de poser le personnage. La claque donnée par Thorgal aura des conséquences…
Les qualifications du tournoi ! Thorgal n’aurait pas dû y participer…c’était à coup sûr s’attirer des ennuis et il y avait d’autres moyens de se payer un bateau ! Mais il reste humain et cela devait le démanger de montrer ce dont il est capable. Encore un code classique d’un autre genre qui plaît énormément aux lecteurs, l’attitude « badass ». Ici la phrase qui tue est « Le matériel de ton oncle n’est pas mauvais en effet. » prononcée calmement après avoir fait mieux que tous les autres ET l’avoir fait facilement en gardant de la marge. Tjall et Kriss c’est pas mal mais QUI est le boss dans cette histoire ?
Ensuite le tournoi, la planche des premières épreuves est magnifique. L’agression et l’intervention de Kriss et Sigwald, l’avertissement de Kriss dans une case signée superbe.
L’ultime épreuve « un peu cruelle, mon ami ? », le suspense, les doutes de Pied d’Arbre, la mort d’un des participant puis d’un des jumeaux et enfin la décision sage (un peu tardive ?) de Thorgal. C’est vraiment du grand art.
Enfin, la mort de Sigwald, l’homme capable de modérer Kriss, son seul ami. La traque finale est terrible. Kriss, enragée, manque deux fois de le tuer à l’arc puis au couteau mais deux fois Tjall sauve la vie du héros. La solution trouvée par Thorgal, son saut dans la rivière, le baiser de Kriss à Tjall…avant de l’assommer. La conclusion est réussie et même légère après un album tout de même très dur.
Bon je me lâche, même si je n’établis pas de hiérarchie formelle « Les Archers » est tout de même mon album préféré !
ThorgalL'enfant des étoilesTome 7Septembre 1984Boarf j’en suis encore au tome 7… 
Trois histoires fabuleuses. La première est pour moi une introduction parfaite à la série, avec tout ce qu’on veut de suspense et de mystère. Et ces mystères sont résolus dans la troisième, qui offre l’essentiel des clés des origines de Thorgal.
L’histoire centrale, avec ce titre extraordinaire « Le métal qui n’existait pas », je trouve qu’on y trouve l’histoire magie-dieux la plus équilibrée de la série. C’est peut-être grâce au rythme du format court, qui fonctionne si bien.
A l’heure où les histoires de Thorgal ont tendance à s’étendre sur 3-4 albums ou plus, ça fait bien plaisir de retrouver des récits denses, mythiques, qui n’occupent pourtant que quelques planches mais en optimisant chaque case et chaque bulle.
En plus de son talent, je pense que Van Hamme était quelqu’un qui travaillait beaucoup. C’est ce que je ressens en relisant ses récits.
Ah et puis, au fait, 5 étoiles !

Thorgal-BD a écrit
Boarf j’en suis encore au tome 7…
Le concept de départ est bien 1 album par jour, et le sujet a été posté le 21 décembre, mais c’est vrai que c’est hyper chaud du coup.
Il faut prendre le train en route pas le choix, nous sommes le 31, et logiquement on devrait même parler du n°11.
7, 8, 9 …. ouh la je n’ai pas le courage … Si ! dans « Alinoë » il y a les fameuses scènes de calme que j’aime TANT sur la plage au début de l’album, avec ce moment touchant ou humblement Thorgal dit qu’il ne sait pas lire.

et il y a aussi THE baiser entre Thorgal et Aaricia, le plus beau de la série, un rare moment de sensualité en fait.
et moi je suis trop romantique … 
« Les archers » alors … bizarrement ce n’est pas mon number one, qui est Brek Zarith on l’a bien compris. Par contre, c’est certain il y a la Kriss que je préfère dans cet album, une Kriss très féline. Des portraits qui devraient pour moi rester une référence en terme de physionomie et d’expression, fine et ronde à la fois. Elle n’a pas un regard méchant, elle a regard perçant, je n’ai pas retrouvé ça chez les autres dessinateurs, ce qui ne m’a pas permis d’apprécier suffisamment la série des Mondes de Kriss.

Comme le dit Thorgal-BD pour le n°7, dans tous ces albums VH et Rosinski « optimisent » dans le bon sens du terme.
En plus de son talent, je pense que Van Hamme était quelqu’un qui travaillait beaucoup. C’est ce que je ressens en relisant ses récits.
C’est certain, il y a plein de petits détails bien vus. Un exemple dans les archers après la démonstration initiale de Kriss et sa déclaration satisfaite « L’arc au poing, il n’existe pas un homme capable de me battre »…et bien la case puis la planche d’après…Thorgal, en fâcheuse posture mais sans avoir besoin d’insister nous comprenons déjà que c’est lui cet homme 
Tout coule de source, les styles varient et des éléments d’albums précédents sont utilisés mais il y a une continuité parfaite. Les petites incohérences passent bien et nous en comprenons l’intérêt scénaristique, elles ne sont pas fortuites. La force de Van Hamme est qu’on ne sent pas le travail : travail de documentation, travail dans les enchaînements etc. Tout le contraire malheureusement d’albums aux dialogues et au découpage laborieux.
ThorgalLes archersTome 9Septembre 1985
Les archers! Notre duo d’auteurs continue sa fameuse série d’albums parfaits. Je sais que beaucoup le considèrent comme le meilleur, et je l’adore également. Mais pour moi le meilleur ne sortira que 2 ou 3 albums après 😉 Pourquoi? Tout simplement parce qu’il n’y a aucun élément fantastique dans cet album, et qu’il manque donc à mon goût un des ingrédients pour avoir l’album parfait.
Là où je vous rejoins, c’est que c’est parfaitement maîtrisé, même s’il y a plein d’éléments et de personnages à introduire. On sent que Van Hamme a eu à coeur de compléter la saga avec de vrais personnages secondaires développés.
A demain pour Le pays Qâ!
ThorgalLe pays QâTome 10Avril 1986 Le Pays Qâ. Tout d’abord la couverture, avec les yeux de Kriss, en premier plan tandis que Tjall, Aaricia et Thorgal sont au second. Au vu du contenu de l’album, Aaricia aurait pu être mise au premier plan mais enfin cette couverture est tout de même magnifique.
L’histoire commence par une leçon de tir à l’arc de Pied D’Arbre et l’enlèvement de ce dernier et de Jolan. Kriss et sa nouvelle coiffure proposent un marché et narguent la petite paysanne Aaricia. Thorgal va accepter le marché, se rendre dans un pays lointain pour une mission impossible. Tjall va bien sûr suivre. Mais c’est Aaricia qui se révèle à ce moment. La damoiselle en détresse c’est définitivement terminé. La princesse Viking va sa sacrifier sa chevelure et se battre. La lutte Kriss-Aaricia ne fait que commencer.
Ensuite tout est bien vu, la description de la mission avec les trajectoires d’Ogotaï et Tanatloc (petit détail, j’aime bien ces choix de noms !), l’arrivée de Jolan et Pied d’Arbre chez les Xinjins, le village troglodyte, la bataille dans le ciel avec le courage puis le dégoût d’Aaricia, les premiers pas dans la jungle, la statue d’Haynée et la réaction de Thorgal dont la mémoire revient…
Nous avons là un nouvel album culte, la série semblait interminable 
ThorgalLes yeux de TanatlocTome 11Octobre 1986
Les Yeux de Tanatloc. Pied d’Arbre est un sage pas si sage. Dans les Archers il indique bien qu’il a été fougueux dans sa jeunesse. Il a apparemment de beaux restes : cette évasion dans le désert avec Jolan était très dangereuse. Le petit côté capitaine Haddock de Pied d’Arbre est ici bien plaisant mais son humeur va s’améliorer grâce à Be-Ki et Man-Ge.
Dans la jungle, la progression est bien rendue : Tjall geint et l’ambiance est excellente entre Aaricia et Kriss « fière guerrière amazone au rabais qui s’admire dans son petit miroir ». C’est Aaricia qui provoque Kriss et petit détail Thorgal dit « Vous trouvez qu’on n’a pas assez de problème comme ça. » Il ne prend pas parti, il est le héros et se concentre sur l’objectif qui est de sortir de là « Il y a toujours une chance ». Les tensions grandissantes dans un groupe aussi peu soudé et un difficulté (chaleur, humidité, fourmis rouges, crocodiles etc.) sont très bien vues. Thorgal est blessé, malade mais c’est lui qui va imaginer d’allumer un feu pour attirer une patrouille. Kriss va séduire Tjall et l’amener à trahir son ami, chose facile puisque Tjall est amoureux d’elle depuis le premier jour et qu’il était venu pour elle.
De l’autre côté, c’est tout aussi passionnant avec la rencontre entre Jolan et Tanatloc. Le petit Jolan va comprendre la nature de ses pouvoirs. Il va apprendre à VOIR et sauver Thorgal dont les souvenirs s’échappent (quelle planche !)
Un personnage que j’aime beaucoup est Variay. Un homme qui veut le bien de son peuple et qui sera déchiré par l’amitié pour son « dieu » et ce peuple. Il fera son choix dans une scène poignante.
Enfin, Aaricia qui résiste à la tentation de tuer Kriss, la reprise en main du groupe par Thorgal et surtout le remords de Tjall. Thorgal ne pardonne pas à son ami et scelle ainsi son destin.
Les Yeux de Tanatloc est encore meilleur à mon sens que le Pays Qâ. On ne compte plus les albums culte successifs 
On y est, Les yeux de Tanatloc est moins album préféré de toute la saga.
VanHamme y a fait un travail vertigineux en reprenant des tas d’éléments disséminés dans les albums précédents (la connaissance cachée à Thorgal dans l’Enfant des étoiles, le naufrage des parents de Thorgal dans le même album, les pouvoirs supposés de Jolan dans La chute de Brek Zarith et Alinoe, l’amour de Tjall pour Kriss vu dans Les archers….) Tous ces éléments, il les reprend pour les agencer de manière logique et démultiplier l’histoire.
Il y a bien peu d’albums, toutes séries confondues où autant de personnages ont leur vraie histoire : Thorgal, Jolan, Kriss, Aaricia, Tjall, Argun, Viaray, Tanatloc… Chacun y a son moment, sa case, sa punchline. C’est tellement bien équilibré.
En le relisant, j’en ai encore eu des frissons et presque des larmes pour les passages les plus émouvants, le summum étant l’abandon de Tjall, ce pauvre compagnon manipulé.
Le dessin n’est pas en reste, accumulant les environnements, nous faisant littéralement ressentir la jungle ou le désert. Mention spéciale pour le visage de Jolan dans la scène du bûcher de Tanatloc.
Seul détail à me titiller à chaque fois : ne trouvez-vous pas que Kriss a l’air poilue dans la scène sous la cascade ? Mais c’est vraiment rien du tout.
En le relisant je me suis fait une réflexion. Le livre étant sorti dans les années 80, pensez-vous qu’il y a une influence de Star Wars, avec le destin du père de Thorgal ?
A demain pour LA cité du Dieu perdu!
ThorgalLa cité du dieu perduTome 12Octobre 1987
La cité du Dieu perdu. Un album encore plus intense que le précédent, mais avec moins de personnages. On laisse de côté ce qui se passe chez les Xinjin pour se concentrer sur Mayaxatl, que l’on découvre vraiment après l’avoir eu suggérée durant 2 albums.
Violente, impitoyable… Le ton est donné dès la première planche, rappelant celle de Brek Zarith. Quelle bonne idée d’introduire les méchants secondaires avec leur portrait lors de la cérémonie!
Tout s’enchaîne si vite, la capture de Thorgal et ses amis; le sacrifice, la tour d’Ogotaï, jusqu’au duel final.
Pour moi ce duel est le plus intense de la série. Ogotaï est un VRAI méchant total. Sans pitié, aux pouvoirs illimités, il est prêt à mettre la Terre entière à sang. Et là notre Thoral l’arrête avec cette réplique culte « le chemin de toute une vie ».
Thorgal sait qu’Ogotaï est son père, mais il ne cherche pas à le faire basculer, juste à l’arrêter. Ogotaï refuse de le croire jusqu’à la fin. Sauf à la toute dernière seconde.
Vous l’aurez compris. J’adore cet album. Je le classe juste un poil derrière le précédent, car il y a moins de personnages importants impliqués, mais je le préfère.
A demain pour « entre terre et lumière«
ThorgalLa cité du dieu perduTome 12Octobre 1987 La Cité du Dieu Perdu. La scène initiale frappe d’entrée, garde noire, prêtre, guerrier. Le regard du vieil homme échangé avec Hog est parlant. La folie et le culte d’Ogotaï impressionnent : il ne sera pas simple de se débarrasser de lui, c’est un méchant de très grande envergure.
La partie dans la ville basse est ensuite tout aussi intéressante. Thorgal confirme qu’il n’est pas un héros prêt à intervenir dans le cours des événements mais un homme qui cherche à protéger sa famille avant tout. Hog, un vrai héros, ne parvient pas à le convaincre. Hélas, il n’est pas beau donc peu apprécié apparemment.
Les remords de Tjall, la lassitude d’Aaricia, les machinations de Kriss et son échange avec Hog. Le guerrier perspicace comprend immédiatement ce qu’éprouve Kriss pour Thorgal et il pique juste.
Kriss sauve Aaricia, ce qui va compter pour la suite.
Tjall sauve Thorgal et meurt après s’être racheté dans une des scènes les plus fortes de la saga.
Ensuite tout est juste. Hog n’a pas sa place dans l’affrontement final mais sa mort horrible montre l’étendue des pouvoirs d’Ogotaï.
Thorgal retrouve ses souvenir, il « rencontre » sa mère et la libère à cette occasion. Il est prêt à affronter Varth.
Kriss échoue et est punie de la manière la plus spectaculaire qui soit. Varth commet toutefois une erreur, s’appuyer sur elle plutôt que de choisir Aaricia aurait été judicieux. Il commet ensuite l’erreur de ne pas la tuer.
Enfin la confrontation finale entre Thorgal et Varth est à la hauteur avec la phrase culte déjà soulignée « Le chemin de toute une vie ». Mais c’est finalement Kriss qui tue Ogotaï et qui accomplit sa mission. Le dernier regard de Varth pour son fils est débarrassé de la folie.
Enfin, Thorgal et Aaricia n’abandonnent pas Kriss, beau geste qui aura encore une fois des conséquences 
Un album parfait.
ThorgalEntre terre et lumièreTome 13Novembre 1988
Celui là me fait toujours un peu de peine. L’album est bien pensé, même intéressant, mais souffre de l’écrasement de ses 2 prédecesseurs.
Il commence plus tranquillement, l’intrigue mais plus de temps que d’habitude à se mettre en place…
Et puis ça va mieux: la géode, le retour de Kriss, son odyssée avec son or, la manipulation de Uébac…
Pour moi c’est le premier « Thorgal d’après », d’après le climax avec Varth.
A noter pas mal de petits détails: la planche d’essais de vision de Jolan, la transition vers la maison des Aegirson quand Uébac dit à Jolan qu’ils sont partis, le rappel de Tjalll. J’aime bien aussi Bé-ki et Man-Gé.
A demain pour Aaricia!
ThorgalEntre terre et lumièreTome 13Novembre 1988 Van Hamme détestait le titre parait-il et pourtant il sonne bien ! L’album commence avec les inquiétudes légitimes de Thorgal au sujet de Jolan. Uébac a bien l’intention de s’appuyer sur lui pour obtenir le pouvoir.
La mort de Tjall pèse encore lourd, le gamin n’est pas oublié et reçoit un bel hommage dans l’album.
Les problèmes commencent ensuite. Thorgal avait bien compris qu’il serait mêlé aux intrigues des Xinjins. Le bon Variay est victime d’un complot. Thorgal s’apprête à l’abandonner à son sort mais n’a pas le temps de fuir. Le supplice de la bouche du soleil est particulièrement spectaculaire.
Jolan rend sa jeunesse à Kriss dans une scène très bien dessinée. Ce n’est évidemment pas Kriss qui va sauver Thorgal, Aaricia, Pied d’Arbre et Variay mais Be-Ki et Man-Ge, deux sacrées filles.
Ensuite, nouvelle séquence Capitaine Haddock de Pied d’Arbre très bien menée 
Kriss élimine Maloc et quatre autres guerriers mais Jolan parvient à se débarrasser d’elle
.
Uébac se suicide, ce qui met un terme à la lutte de pouvoir chez les Xinjins. En s’enfonçant seule dans le désert, Kriss commet une erreur mortelle dixit Variay. Cela semble troubler Thorgal, ce qui est TRES bien noté par Aaricia. Pied d’Arbre, le « vieux brigand », reste chez les Xinjins , très belle fin pour le personnage.
Bref, même si l’intensité diminue un peu, c’est un album culte de plus.
Par contre ne trouves-tu pas étrange le début, où Aaricia et Thorgal laissent les Xinjin utiliser Jolan? Ils m’ont l’air trop naïfs sur ce coup là…
Jolan est chez les Xinjins avant leur arrivée, il est déjà Hurukan et les intrigues sont déjà bien entamées. Aaricia est naïve mais Thorgal a bien conscience du problème et le dit clairement. Il aurait probablement dû partir immédiatement mais sans doute était-ce difficile, surtout après ce qu’ils ont vécu. Même lui avait peut-être besoin de repos. Dans La Cage on peut aussi se demander pourquoi il accepte la proposition de Galathorn de passer quelques jours à Brek Zarith au lieu de partir immédiatement retrouver Aaricia ! Il reste humain et puis là il y avait Pied d’Arbre, la mort de Tjall à annoncer et à gérer etc. Non tout ça me semble bien amené et logique.
Fitir a écrit
Jolan est chez les Xinjins avant leur arrivée, il est déjà Hurukan et les intrigues sont déjà bien entamées. Aaricia est naïve mais Thorgal a bien conscience du problème et le dit clairement. Il aurait probablement dû partir immédiatement mais sans doute était-ce difficile, surtout après ce qu’ils ont vécu. Même lui avait peut-être besoin de repos. Dans La Cage on peut aussi se demander pourquoi il accepte la proposition de Galathorn de passer quelques jours à Brek Zarith au lieu de partir immédiatement retrouver Aaricia ! Il reste humain et puis là il y avait Pied d’Arbre, la mort de Tjall à annoncer et à gérer etc. Non tout ça me semble bien amené et logique.
Effectivement, tu m’as convaincu.
Sans compter que Variay est un personnage qui a dû rassurer Thorgal. Il sait que Jolan n’est pas un vrai dieu. Il le laisse libre de son choix mais il est plutôt favorable au départ d’Hurukan, conscient que les Xinjins doivent réapprendre à vivre sans dieu vivant avec le retour de la paix. Variay est un sage, il sait que Jolan est devenu une menace pour les Xinjins même s’il ne peut évidemment pas le chasser.
ThorgalAariciaTome 14Mai 1989 La première histoire est toute simple, la petite Aaricia cherche courageusement sa maman disparue. Naïve, elle va être trompée par des Nixes mais sauvée par Thorgal. La dernière phrase est aussi toute simple mais intéressante « C’était mieux que de la chance. C’était toi. » Thorgal et Aaricia sont unis depuis leur enfance.
La mort de Leif Haraldson montre encore que Gandalf n’était pas si fou mais ambitieux et calculateur. Thorgal quitte le village mais Aaricia montre qu’elle peut être naïve mais aussi observatrice et très fine, un élément déjà présent dans Les Trois Vieillards du Pays d’Aran. Elle utilise ici la soif d’or de son père pour sauver Thorgal.
Dans la Holmganga, Thorgal va faire des prouesses, maîtriser Bjorn et deux mercenaires mais c’est la petite Aaricia qui va prendre des risques et tromper les agresseurs.
La dernière histoire est onirique, elle fera dire à Thorgal qu’Aaricia et lui ont le même genre de rêve : un géant des glaces, Vigrid le petit dieu aveugle, un bateau volant, un pégase, un arc-en-ciel… Tous ces éléments réunis en quelques pages très réussies !
L’album est aussi bon que l’Enfant des Etoiles, c’est donc un nouvel album culte.

ggnnn snif c’est tellement joli.
De la même manière que pour L’enfant des étoiles, j’ai l’impression de voir des écarts de styles entre ces histoires… Sait-on quelles sont les dates de parution?
Mon histoire préférée de l’album est la première, qui mêle encore une fois avec habileté réalisme, intimité, conte et aventures sur quelques pages. Miam!
A demain pour Le maître des montagnes.
ThorgalLe maître des montagnesTome 15Octobre 1989 Le maître des montagnes. Je le connais. Ce n’est ni Saxegaard ni Torric ni Vlana. C’est Rosinski, il est à son sommet et se régale dans les décors enneigés. Et le maître du temps n’est ni Phaios ni le grand-père de Vlana mais Van Hamme. Il a du recevoir une chevalière d’Ouroboros lorsqu’il était jeune et manie les paradoxes temporels avec virtuosité. Les personnages sont peu nombreux mais tellement marquants.
Le jeune esclave Torric blessé et craintif. L’horrible vieux Torric, tyran devenu aussi affreux que Véronar.
La belle Vlana au décolleté (presque) aussi généreux que celui de Syrane. Vlana, âgée mais toujours belle et digne.
Vlana. Amoureuse de Thorgal, l’un des personnages les plus forts de l’histoire. Elle va consacrer toute son existence et choisir une voie bien difficile pour sauver l’homme qu’elle aime, sans aucun espoir d’être aimée en retour ni même d’être reconnue. Elle aura à peine reçu un baiser… Une vraie héroïne. A en juger par son lieutenant, nous devinons qu’elle sera restée autant que possible dans le droit chemin, maîtresse de son destin autant que des montagnes.
Album isolé puisqu’il constitue son propre cycle mais album culte bien sûr.
Album isolé aussi parce qu’on aimerait bien avoir d’autres albums comme ça, avec des prouesses scénaristiques d’une part, et une vraie belle aventure de Thorgal sortie de tout contexte.
Ha désolé, j’ai perdu un peu de temps sur ce maître des montagnes!
Quel bonheur de relire cette aventure mystéireuse, si bien ficelée;
J’y ai quand même décelé une petite triche: comment se fait-il que les personnages décalent leurs voyages comme ça les arrange? Surtout Thorgal qui gagne 6 mois supplémentaires! Mais pas grave, il m’a fallu 20 ans pour remarquer la petite triche.
Le dessin est incroyable, surtout cette neige!
A demain pour Louve!
Fitir a écrit
Des trois « jeunes » (Galathorn, Véronar et Syrane), la plus capable de succéder à Shardar en tant que « méchante » de Brek Zarith est en tous cas mademoiselle Syrane. Moins scientifique que Shardar mais plus sexy !
Pas sûr. Une Syrane prépubère de 10-12 ans, dont le visage n’est pas réputé pour sa grande beauté, ne devait pas être très considérée. Une fillette pas très belle pour succéder à Shardar, ça semblait peu plausible, ou alors il lui fallait se projeter.
Fitir a écrit
La belle Vlana au décolleté (presque) aussi généreux que celui de Syrane. Vlana, âgée mais toujours belle et digne.Vlana. Amoureuse de Thorgal, l’un des personnages les plus forts de l’histoire. Elle va consacrer toute son existence et choisir une voie bien difficile pour sauver l’homme qu’elle aime, sans aucun espoir d’être aimée en retour ni même d’être reconnue. Elle aura à peine reçu un baiser… Une vraie héroïne. A en juger par son lieutenant, nous devinons qu’elle sera restée autant que possible dans le droit chemin, maîtresse de son destin autant que des montagnes.
Album isolé puisqu’il constitue son propre cycle mais album culte bien sûr.
D’ailleurs, je suis d’avis que le personnage de la gardienne rousse a été créé en pensant au personnage-culte de Vlana, aimé et regretté par tous les lecteurs. Ce sont quasiment les 2 seuls personnages roux féminins de la saga?
Pas sûr. Une Syrane prépubère de 10-12 ans, dont le visage n’est pas réputé pour sa grande beauté, ne devait pas être très considérée. Une fillette pas très belle pour succéder à Shardar, ça semblait peu plausible, ou alors il lui fallait se projeter.
Shardar ne pensait de toute façon pas à sa succession. Il était déjà âgé mais encore convaincu à la fin de la chute de Brek Zarith de pouvoir rebâtir, non pas un royaume, mais carrément un empire grâce à Jolan. C’était vraiment un souverain très particulier.
Aucun de ces trois personnages n’a ou n’avait son envergure pour faire un grand méchant.
Galathorn pour une simple raison, c’est qu’il n’est pas un « méchant ». Dans la discussion avec Thorgal, il a bien conscience d’être un roi faible mais il semble qu’il se refuse pour l’instant à suivre la voie que lui prédisait Shardar. Il est toujours bienveillant avec Thorgal et semble être demeuré, autant que possible, un brave homme malgré les doutes de son ami. Ce n’est d’ailleurs plus sur lui que Thorgal a des réticences mais sur le contexte de Brek Zarith et sur son entourage.
Véronar est mort et n’avait de toute façon ni capacité ni envie de régner. Il se suicidait à petit feu et n’aurait pas pu survivre longtemps à Sharadar même s’il aurait probablement régné un peu. Ewing le considère tout de même comme une menace, il souhaite s’associer à Galathorn pour cette raison.
La petite Syrane de 10 ans ne devait pas être considérée du tout mais je ne vois pas bien ce que la beauté vient faire là-dedans. Mais tu as raison, elle n’est pas une méchante du même ordre que Shardar, elle en est même à trois années lumière à peu près. En fait, elle n’est probablement même pas « méchante ». Ce n’est pas Kriss, elle ne se voit pas en souveraine puisqu’elle estime que « paysanne ou princesse aucune femme etc. » . Thorgal se confie à elle puisqu’elle sait qu’il a passé 2 ou 3 ans avec Kriss, qu’elle mentionne Aaricia, l’île etc. On ne sait pas dans l’autre sens ce qu’elle faisait pendant le cycle de Brek Zarith et pas davantage pendant le cycle Shaïgan. Bref, elle doit surtout avoir une belle capacité à éviter les ennuis, à garder une autonomie (elle a ses serviteurs) et à ne pas se le laisser marcher sur les pieds.
D’ailleurs, je suis d’avis que le personnage de la gardienne rousse a été créé en pensant au personnage-culte de Vlana, aimé et regretté par tous les lecteurs. Ce sont quasiment les 2 seuls personnages roux féminins de la saga?
Ragnhild et Erika ? Je ne vois pas toujours bien les nuances de couleur.
Pas sûr. Une Syrane prépubère de 10-12 ans, dont le visage n’est pas réputé pour sa grande beauté, ne devait pas être très considérée. Une fillette pas très belle pour succéder à Shardar, ça semblait peu plausible, ou alors il lui fallait se projeter.
Shardar ne pensait de toute façon pas à sa succession. Il était déjà âgé mais encore convaincu à la fin de la chute de Brek Zarith de pouvoir rebâtir, non pas un royaume, mais carrément un empire grâce à Jolan. C’était vraiment un souverain très particulier.
Aucun de ces trois personnages n’a ou n’avait son envergure pour faire un grand méchant.
Galathorn pour une simple raison, c’est qu’il n’est pas un « méchant ». Dans la discussion avec Thorgal, il a bien conscience d’être un roi faible mais il semble qu’il se refuse pour l’instant à suivre la voie que lui prédisait Shardar. Il est toujours bienveillant avec Thorgal et semble être demeuré, autant que possible, un brave homme malgré les doutes de son ami. Ce n’est d’ailleurs plus sur lui que Thorgal a des réticences mais sur le contexte de Brek Zarith et sur son entourage.
Véronar est mort et n’avait de toute façon ni capacité ni envie de régner. Il se suicidait à petit feu et n’aurait pas pu survivre longtemps à Sharadar même s’il aurait probablement régné un peu. Ewing le considère tout de même comme une menace, il souhaite s’associer à Galathorn pour cette raison.
La petite Syrane de 10 ans ne devait pas être considérée du tout mais je ne vois pas bien ce que la beauté vient faire là-dedans. Mais tu as raison, elle n’est pas une méchante du même ordre que Shardar, elle en est même à trois années lumière à peu près. En fait, elle n’est probablement même pas « méchante ». Ce n’est pas Kriss, elle ne se voit pas en souveraine puisqu’elle estime que « paysanne ou princesse aucune femme etc. » . Thorgal se confie à elle puisqu’elle sait qu’il a passé 2 ou 3 ans avec Kriss, qu’elle mentionne Aaricia, l’île etc. On ne sait pas dans l’autre sens ce qu’elle faisait pendant le cycle de Brek Zarith et pas davantage pendant le cycle Shaïgan. Bref, elle doit surtout avoir une belle capacité à éviter les ennuis, à garder une autonomie (elle a ses serviteurs) et à ne pas se le laisser marcher sur les pieds.
D’ailleurs, je suis d’avis que le personnage de la gardienne rousse a été créé en pensant au personnage-culte de Vlana, aimé et regretté par tous les lecteurs. Ce sont quasiment les 2 seuls personnages roux féminins de la saga?
Ragnhild et Erika ? Je ne vois pas toujours bien les nuances de couleur.
Fitir a écrit
La petite Syrane de 10 ans ne devait pas être considérée du tout mais je ne vois pas bien ce que la beauté vient faire là-dedans.
Ben c’est toi-même qui écrivais que « Des trois « jeunes » (Galathorn, Véronar et Syrane), la plus capable de succéder à Shardar en tant que « méchante » de Brek Zarith est en tous cas mademoiselle Syrane. Moins scientifique que Shardar mais plus sexy ! » 😉
Tu as raison, il y aussi la belle Erika en rousse, un personnage mineur très intéressant ; courageuse et belle.
Ragnhild, c’est difficile à voir la différence entre cheveux bruns et roux avec la couleur particulière des premiers albums. Slive est rousse sur la couverture et rouge à l’intérieur.
Finalement, il n’y a pas que Vlana et la gardienne remplaçante qui sont rousses. 
Ben c’est toi-même qui écrivais que « Des trois « jeunes » (Galathorn, Véronar et Syrane), la plus capable de succéder à Shardar en tant que « méchante » de Brek Zarith est en tous cas mademoiselle Syrane. Moins scientifique que Shardar mais plus sexy ! »
Ah d’accord. Je parlais de potentiel sur le long terme… A 10 ans, elle n’avait bien sûr rien du tout pour faire une grande méchante. Elle était même trop jeune pour être jalouse à la manière de Shaniah ado dans la Galère Noire. A 20 ans, elle a tout de même un peu plus de potentiel pour créer des ennuis qu’un prince plutôt bienveillant et qu’une affreuse limace décédée.
Finalement, il n’y a pas que Vlana et la gardienne remplaçante qui sont rousses.
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La malheureuse fille de Slive était rousse également.
Je vous ai un peu lâchés, désolé !
Il faut dire aussi que j’ai relu de long en large tous les albums du Pays Qâ il y a quelques mois, quand j’ai rédigé les fiches.
Fred r a écrit
De la même manière que pour L’enfant des étoiles, j’ai l’impression de voir des écarts de styles entre ces histoires… Sait-on quelles sont les dates de parution ?
Je vous ai posté ça il y a peu de temps, dans la fiche album de « Les yeux de Tanatloc ».
| La montagne d’Odin Holmganga Première neige Les larmes de Tjahzi |
Super Tintin – Octobre 1984 Super Tintin – Octobre 1985 Super Tintin – Décembre 1987 Super Tintin – Novembre 1988 |
Album – Mai 1989 |
Pennybridge a écrit
D’ailleurs, je suis d’avis que le personnage de la gardienne rousse a été créé en pensant au personnage-culte de Vlana, aimé et regretté par tous les lecteurs.
Sors d’ici ! Et ne reviens qu’avec de bonnes excuses pour une telle hérésie. 
D’ailleurs, je suis d’avis que le personnage de la gardienne rousse a été créé en pensant au personnage-culte de Vlana, aimé et regretté par tous les lecteurs.
Sors d’ici ! Et ne reviens qu’avec de bonnes excuses pour une telle hérésie.
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Je soupçonne une provocation
.
ThorgalLouveTome 16Novembre 1990 Wor n’était pas plus magnifique que Gandalf n’était fou. Ou plutôt dans les deux cas il ne s’agissait que d’apparences. La scène d’ouverture avec le vieil homme stoïque et courageux et son fils bossu pose le décor, l’album sera dur, très dur.
Thorgal ne va évidemment pas se soumettre à un petit tyran de plus, lui qui a résisté enfant à Gandalf et qui a affronté Shardar ou son propre père, Ogotaï. Thorgal va expliquer son point de vue à Wor (puis Jolan) mais il se doute déjà que tout ne va pas être facile dans ce retour au pays.
L’ambiance est pluvieuse et oppressante, les personnages sont bien développés : les expérimentés Votiak et Orwald mais aussi bien sûr l’implacable vengeur bossu… Aaricia, sur le point d’accoucher, montre qu’elle est digne d’une véritable louve lorsqu’il s’agit de se défendre. Mais c’est Thorgal qui va se tailler la part du lion. « Il te tuera ainsi que tous ceux qui te suivront. » Il va parvenir à montrer aux Vikings la véritable nature de Wor « le magnifique ». Ce dernier, maudit par son seul ami Votiak, chutera comme Sardaz et tous les autres tyrans ayant croisé la route du héros. L’album s’achève avec Aarica présentant la petite Louve à son papa, une jolie note après un album terrible.
j’avoue. Cet album est le seul qui me manque, et l’ayant commandé il y a une semaine, je ne l’ai pas encore reçu…. Snif!
Petite pause alors ? De toute façon nous avions perdu du monde en route donc elle est salutaire 
Oui, petite pause le temps de récupérer les copains et moi mon album 😉
Et merci à Stéphane pour ses précisions sur les dates de parution d’Aaricia!
Fred r a écrit
De la même manière que pour L’enfant des étoiles, j’ai l’impression de voir des écarts de styles entre ces histoires… Sait-on quelles sont les dates de parution ?
Il faut préciser aussi que les histoires courtes de « L’enfant des étoiles » et « Aaricia » étaient des commandes du journal « Super Tintin » sur des thèmes imposé:
Super tintin Cosmos : Le talisman – 1983
Super tintin Heroic Fantasy : Le métal qui n’existait pas – 1983
Super tintin Voyages dans l’espace le temps ailleurs : La montagne d’Odin – 1984
Super tintin Duels : Holmganga -1985
C’est dans ce cadre là qu’on a eu les planches humoristiques » Le couple de l’année » (special superstars – 85), « La clef du troisième monde » (special aburde -1984), ou » le jeu de la lune barbaresque » (spécial chevaliers -1984).
C’était pas trés important de le préciser, mais je voulais faire mon interressant
Si si c’est intéressant. Sais-tu où l’on peut lire ces planches?
Elles sont sur ce site, mais je ne me souviens plus où! Il faut demander au Patron ou à Tjahzi s’ils s’en souviennent
J’ai les « Tintin » où cela a été publié, mais je suis incapable de le mettre en ligne
Solveig n’est-elle pas rousse ?
Laurent
Il faut préciser aussi que les histoires courtes de « L’enfant des étoiles » et « Aaricia » étaient des commandes du journal « Super Tintin » sur des thèmes imposé:
Super tintin Cosmos : Le talisman – 1983
Super tintin Heroic Fantasy : Le métal qui n’existait pas – 1983
Super tintin Voyages dans l’espace le temps ailleurs : La montagne d’Odin – 1984
Super tintin Duels : Holmganga -1985
C’est dans ce cadre là qu’on a eu les planches humoristiques » Le couple de l’année » (special superstars – 85), « La clef du troisième monde » (special aburde -1984), ou » le jeu de la lune barbaresque » (spécial chevaliers -1984).
C’était pas trés important de le préciser, mais je voulais faire mon interressant

Tu es en train de me dire que Van Hamme et Rosinsky ont pu pondre sept superbes mini-récits sur base de THÈMES IMPOSÉS ?
Et bien… j’aurais des choses à en dire, mais pour ne pas poluer ce sujet, je préfère en parler sur le sujet d’Aniel: Lien vers communaute-thorgal.com
Laurent a écrit
Il faut préciser aussi que les histoires courtes de « L’enfant des étoiles » et « Aaricia » étaient des commandes du journal « Super Tintin » sur des thèmes imposés. C’est dans ce cadre là qu’on a eu les planches humoristiques » Le couple de l’année » (spécial superstars – 1985), « La clef du troisième monde » (spécial absurde -1984), ou » le jeu de la lune barbaresque » (spécial chevaliers -1984). Elles sont sur ce site, mais je ne me souviens plus où ! Il faut demander au Patron ou à Tjahzi s’ils s’en souviennent.
Et le Patron refile la patate chaude à Tjahzi…
Après quelques recherches, j’ai retrouvé la trace de ces 3 histoires dans 3 parties différentes du forum. Une vraie caverne d’Ali Baba, ce site 
Mais ma recherche reste incomplète. J’ai déjà vu « Le couple de l’année » en français, mais je ne sais plus où… reste la version polonaise :
– « Le couple de l’année » (spécial superstars – 1985) : Lien vers communaute-thorgal.com
– « La clef du troisième monde » (spécial absurde -1984) : Lien vers communaute-thorgal.com
– « Le jeu de la lune barbaresque » (spécial chevaliers -1984) : Lien vers communaute-thorgal.com
Merci Tjahzi, je savais qu’on pouvait compter sur toi!
Mais il manque la fin du « Jeu de la lune barbaresque », où il y a une gardienne des clés avec les cheveux un peu plus court …

Louve, un album certes dur, comme tu le soulignes Fitir. Mais un album d’où surgit petit à petit la lumière, avec tout d’abord l’apparition d’Hiérulf-la-lueur-d’espoir, jusqu’à la dernière page aux tons chauds après tout ce gris !
Certes cet album est violent, mais pas choquant, au contraire des premiers albums de la série Kriss qui me dérangent avec leur violence malsaine. Ici, il y a de la casse, mais les limites de la décence ne sont pas franchies, ça reste propre.
Et que dire de Thorgal, qui nous offre une prestation de héros magistrale. Intelligent, omniprésent, sûr de lui, tellement supérieur à ses ennemis !
Un album que j’ai toujours autant de plaisir à relire.
ThorgalLouveTome 16Novembre 1990
Ouf, enfin reçu mon album et lu dans la foulée évidemment. Et je me rend compte que je ne l’avais jamais relu depuis la bibliothèque municipale de mon enfance. Du coup ça m’a fait quasiment découvrir un inédit de la grande époque. trop cool!
J’ai trouvé le scénario assez simple, surtout après celui du Maître des montagnes. Mais c’est bien fait. Comme d’habitude les nouveaux personnages introduits ne servent que dans cet album, qui se suffit à lui même.
Nikko a écrit
Certes cet album est violent, mais pas choquant, au contraire des premiers albums de la série Kriss qui me dérangent avec leur violence malsaine. Ici, il y a de la casse, mais les limites de la décence ne sont pas franchies, ça reste propre.
C’est tout à fait ça. C’est un peu violent, jutste ce qu’il faut. Et Thorgal y est tellement héroïque!
Le petit plaisir, c’est de voir ce « magnifique » Wok penser qu’il va embrigader Thorgal, comme ça, alors qu’il vient de défaire deux empires, de défier la Mort elle-même, d’avoir traversé tout ce fameux océan des vikings. La blague!
En revanche, pas trop convaincu par le Quasimodo, qui apporte un peu de bizarrerie, mais sert surtout pour un petit deus ex machina à la fin, sans qu’on sache trop comment il a pu se fabriquer son arme.
Toute la partie d’Aaricia est très bien menée, mais donne un peu l’impression que son personnage a regressé après le cycle de Qâ. Dommage.
A demain pour « La gardienne des clés ».
Je ne trouve pas qu’Aaricia régresse dans cet album. Elle n’est plus une aventurière qui rivalise avec Kriss, elle est enceinte et même sur le point d’accoucher mais elle lutte jusqu’au bout avec une détermination sans faille. Un seul exemple, la manière dont elle se défend quand Votiak et Gunnar veulent la tuer.
Fitir a écrit
Je ne trouve pas qu’Aaricia régresse dans cet album. Elle n’est plus une aventurière qui rivalise avec Kriss, elle est enceinte et même sur le point d’accoucher mais elle lutte jusqu’au bout avec une détermination sans faille. Un seul exemple, la manière dont elle se défend quand Votiak et Gunnar veulent la tuer.
Oui c’est vrai, le terme était un peu fort sans doute. C’est vrai que dans sa situation elle a peu de marge de manoeuvre. Il y a aussi le passage où elle réclame ses droits à Wor, en tant que princesse.
ThorgalLa gardienne des clésTome 17Juin 1991 J’ai déjà eu l’occasion d’écrire que j’appréciais moins la manière dont était dessinée la Gardienne mais elle semble plus humaine et cela cadre bien avec l’histoire. Les dessins sont toujours magnifiques.
Volsung est un méchant majeur, comme nous le savions depuis les Trois Vieillards du Pays d’Aran. Le serpent Nidhogg ne s’y trompe pas, il va le choisir pour tromper la Gardienne, sous les traits de Thorgal.
Volsung va bien en profiter et commettre en peu de temps plusieurs crimes, notamment un meurtre puis un viol. Il est aussi le premier méchant à tuer le héros (dans le dos…) mais la belle Gardienne va heureusement intervenir. Thorgal est sa faiblesse, elle va le sauver et il va la sauver en retour.
Je ne trouve pas qu’Aaricia ait régressé dans Louve mais ici sa réaction pose tout de même un peu question. Il peut sembler étonnant qu’elle n’ait pas senti que Thorgal-Volsung n’était pas Thorgal. Mais elle s’est toujours montrée assez naïve, elle ne pressent pas le danger donc après tout cela peut s’expliquer.
La présence de Tjahzi va heureusement apporter un peu de légèreté à l’album, les méchants vont être vaincus et le châtiment de Volsung sera notamment amusant.
Je donne globalement quatre étoiles à cet album 
Fitir a écrit
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Thorgal
La gardienne des clés
Album n°17
Juin 1991J’ai déjà eu l’occasion d’écrire que j’appréciais moins la manière dont était dessinée la Gardienne mais elle semble plus humaine et cela cadre bien avec l’histoire. Les dessins sont toujours magnifiques.
Volsung est un méchant majeur, comme nous le savions depuis les Trois Vieillards du Pays d’Aran. Le serpent Nidhogg ne s’y trompe pas, il va le choisir pour tromper la Gardienne, sous les traits de Thorgal.
Volsung va bien en profiter et commettre en peu de temps plusieurs crimes, notamment un meurtre puis un viol. Il est aussi le premier méchant à tuer le héros (dans le dos…mais la belle Gardienne va heureusement intervenir. Thorgal est sa faiblesse, elle va le sauver et il va la sauver en retour.
Je ne trouve pas qu’Aaricia ait régressé dans Louve mais ici sa réaction pose tout de même un peu question. Il peut sembler étonnant qu’elle n’ait pas senti que Thorgal-Volsung n’était pas Thorgal. Mais elle s’est toujours montrée assez naïve, elle ne pressent pas le danger donc après tout cela peut s’expliquer.
La présence de Tjahzi va heureusement apporter un peu de légèreté à l’album, les méchants vont être vaincus et le châtiment de Volsung sera notamment amusant.
Je donne globalement quatre étoiles à cet album" />
Permet moi de te contredire: Nidhogg avait déjà tué Thorgal, alors âgé de 6 ans 😉
Pour la réaction d’Aaricia, oui ce ‘nest pas très logique, d’autant plus que Jolan sait bien que ce n’est pas Thorgal, mais ça marche mieux comme ça scénaristiquement parlant.
L’album est efficace bien qu’un peu plus « facille » que les meilleurs. On retrovue des personnages déjà vus ‘(la gardienne, Nifhog, Tjhazi…) mais ça fait plaisir.
Un album que j’apprécie un peu moins que les précédents mais qui reste bon.
Ah oui tu as raison
Décidément le duo Nidhogg / Volsung est très efficace pour tuer les héros ! Mais dans les 2 cas, les résurrections express de Thorgal passent très bien je trouve.
Fitir a écrit
Je ne trouve pas qu’Aaricia ait régressé dans Louve mais ici sa réaction pose tout de même un peu question. Il peut sembler étonnant qu’elle n’ait pas senti que Thorgal-Volsung n’était pas Thorgal. Mais elle s’est toujours montrée assez naïve, elle ne pressent pas le danger donc après tout cela peut s’expliquer.
Concernant Aaricia, c’est la première fois qu’elle fait fasse à une situation pareille. Je pense que suspecter un tour de magie noire n’est pas la première solution qui vient à l’esprit
.
Je pense que cela peut s’expliquer parce que Jolan a un sixième sens. Non ? De façon inconsciente, il communique télépathiquement avec son père. Du coup, on peut supposer qu’il ait « flairé » le subterfuge.
Fitir a écrit
Mais dans les 2 cas, les résurrections express de Thorgal passent très bien je trouve.
La différence majeure, c’est que les deux morts de Thorgal sont bien amenées pour que la résurrection de Thorgal ne détonne pas.
– La première mort se produit dans une ambiance où il est difficile de séparer le réel du rêve. Une résurrection n’est donc pas absurde dans le contexte.
– La seconde mort se produit au début de l’album, elle n’est pas là pour apporter un effet dramatique ou pour débuter une tragédie. L’effet de la mort est beaucoup moins trompeur, on sent bien que Thorgal ne peut pas être mort comme ça si tôt dans l’histoire. De plus, ladite histoire débute avec la vision de La Gardienne, on sait donc que nous sommes dans un tome plus fantastique. On ne se sent donc pas vraiment trahis.
Tout de même, même si elle pensait qu’il s’agissait de Thorgal, son attitude incroyable aurait pu susciter une réaction différente chez Aaricia je trouve.
Pour les deux morts de Thorgal, c’est carrément ça. Ce ne sont pas les morts d’un personnage ayant achevé son destin. Thorgal ne va pas mourir à 6 ans entre rêve et réalité. Il ne va pas mourir non plus comme Sigurd tué dans le dos par Volsung ! Les résurrections coulent de source au contraire de celle de Kriss par exemple…
Hop, hop! Un peu de mal à animer mon propre sujet!
Mais j’ai continué ma lecture avec l’Epée Soleil
[Alb=18]
Je n’aime que moyennement cet épisode, qui me semble un peu facile. La petite aventure secondaire des deux enfants est mignonne comme tout.
Je trouve aussi le dessin un peu brouillon: quand Thorgal boit sa bière, la première case avec Kriss…
Bref ce n’est pas cette lecture qui m’a reconcilié avec cet album.
A demain pour La forteresse invisible.
Cet album manque peut-être d’intensité ? C’est en même temps un mélange de genres déjà connus : l’éternel tyran local qui exploite le petit peuple, le côté sciences-fiction avec l’épée-soleil, les conflits et trahisons liés à la recherche du pouvoir, Thorgal qui veut fuir tout ça et se retrouve comme à chaque fois pris au piège, Kriss de Valnor qui se présente comme sa sauveuse…
Le côté original de l’histoire, c’est vraiment cette histoire parallèle de Floriane et Shenko qui rappelle la jeunesse de Thorgal et Aaricia. Au final, dommage que la majorité des personnages manquent de charisme, surtout les méchants. Par contre, j’adore la tête de Kriss quand Thorgal se débarrasse de l’épée-soleil devenue inutilisable. « Je te hais, Thorgal Aegirsson ! Je te haïrai jusqu’à mon dernier souffle ! » Et Thorgal s’en va en riant… 
ThorgalL'épée-soleilTome 18Avril 1992 L’histoire est simple mais ce retour de Kriss est plaisant. Elle dit qu’il ferait « de grandes choses » ensemble, cet album introduit bien le cycle Shaïgan. Le méchant en chef Orgoff n’arrive pas à la cheville d’un Shardar ou même d’un Wor mais il a tout de même quelques ressources. Les personnages secondaires, Floriane, Woniaz, Shenko, Olenk, Yarilo etc. ne sont pas les plus marquants mais il sont malgré tout intéressants. Bref, c’est un très bon album de Thorgal mais il est tout de même un peu en retrait par rapport aux meilleurs. La dernière page est assez amusante avec Kriss qui conclut « Avec moi au moins tu seras sûr qu’il ne t’arrivera rien » Quatre étoiles ?
[Alb=19].
Là, je dis oui! Cet album entame une de mes séries favorites. Dont la forteresse invisible fait partie de mes préférés. Bizarrement, on parle peu de cet album. Pourtant il a beaucoup de super éléments: une utilisation astucieuse de la mythologie nordique, couplée avec une explication psychologique (la forteresse invisible est l’âme de Thorgal).
Quel plaisir de revoir dessinés tous les personnages de la saga, pour un destin alternatif!
Une fois encore, la frontière est floue entre le réalisme de la traque par les barbares et l’onirisme de la forteresse.
Les dessins sont superbes, notamment Kriss.
L’album se déroule de manière tellement fluide, faisant cotoyer le tragique de la situation avec des pointes d’humour noir.
La couleur y est aussi beaucoup plus moderne.
Bref, un de mes albums préférés, pour une période plus mûre de la série.
A demain pour La marque des bannis.
ThorgalLa forteresse invisibleTome 19Novembre 1993 Découvrir une planche au hasard peut être une expérience aussi surprenante qu’avec « La Gardienne des Clés » pour quiconque n’a jamais lu l’album. Kriss tâche de convaincre Thorgal de la suivre dans une vie de pillages et de massacres. Le héros n’est pas contre un peu d’action et d’aventure mais cela n’entre tout de même pas dans ses projets ! Nouvelle claque de Thorgal à Kriss mais cette fois les événement vont jouer en la faveur de la guerrière. Le héros va se faire capturer par le clan d’un homme qui avait attaqué Kriss. La mystérieuse Alayin va alors lui proposer un étrange marché. Kriss va se rapprocher de Thorgal « on n’abandonne pas un animal blessé » et voler un baiser. Ensuite va commencer le périple dans la Forteresse Invisible. Thorgal va y laisser ses souvenirs et devenir un homme neuf. Mais, hélas pour lui, cet homme sera façonné par Kriss pour devenir Shaïgan sans merci. Dessins agréables, scénario original : un album quatre étoiles en ce qui me concerne.
Par contre, j’adore la tête de Kriss quand Thorgal se débarrasse de l’épée-soleil devenue inutilisable. « Je te hais, Thorgal Aegirsson ! Je te haïrai jusqu’à mon dernier souffle ! » Et Thorgal s’en va en riant…
S’il avait su ce qui l’attendait par la suite, il aurait sans doute un peu moins ri ! Elle a de la suite dans les idées madame Kriss. Récupérer l’épée-soleil était un petit objectif mais accaparer Thorgal en était un bien plus grand.
Fitir a écrit
Thorgal va y laisser ses souvenirs et devenir un homme neuf. Mais, hélas pour lui, cet homme sera façonné par Kriss pour devenir Shaïgan sans merci. Dessins agréables, scénario original : un album quatre étoiles en ce qui me concerne.
As-tu remarqué une évolution entre les deux albums? J’ai l’impression que La forteresse est plu léché que l’épée soleil?
Il y a tout de même quelques belles planches dans l’Epée-Soleil, la première sur le chantier d’Orgoff par exemple. Je n’aime pas vraiment la nouvelle apparence de Kriss mais mademoiselle aime bien changer de look.
Dans la Forteresse Invisible, les planches comprenant les explications d’Alayin, les paysages etc. sont vraiment magnifiques. Et puis Rosinski a eu un nombre hallucinant d’anciens personnages à redessiner ! Ils sont tous parfaits, chapeau bas.
Lorsque j’ai lu pour la première fois « La forteresse invisible », je ne comprenais rien au déroulement. Cet album a la particularité d’avoir une première lecture unique, et on ne le relit pas de la même façon en connaissant le dénouement final. J’adore cet album, il se lit comme on fait un cauchemar, on ne comprend pas ce qu’il se passe, et tout semble n’avoir ni queue ni tête. La tête de Kriss qui se prend la flèche de Vlana, comme ça en passant, est impayable, et je pense avoir fait la même tête en découvrant cette case !!
Et aussi on y profite bien de la beauté des corps de Thorgal et de Kriss
Fred r a écrit
il a beaucoup de super éléments: une utilisation astucieuse de la mythologie nordique, couplée avec une explication psychologique
Il y a pas mal de paramètres inexpliqués et inexplicables dans cet album, et c’est aussi ce que j’aime bien dans les albums de VH. Notre imagination fonctionne à plein régime en lisant cet album. Et effectivement Thorgal devient son propre ennemi, ça rend ses aventures on ne peut plus passionnantes.
[Alb=20]
Celui-ci est également excellent. En contraste avec les deux précédents, pas de Thorgal (hormis pour le récit de Erik) mais sa famille au premier plan.
Je trouve que c’est l’album où la culture viking est la plus présente. On nous y explique pourquoi les hommes pillent, et comment vivent les autres pendant ce temps. Entre les scènes dans la maison commune et les scènes plus familiales, c’est tout un pan de culture qu’on découvre.
Et quelle tension, quelle tristesse quand les Aegirsson sont bannis. On se demande comment ils vont s’en sortir. Puis on enchaîne sur une petite aventure de Jolan pour s’en sortir, et libérer les vikings.
Cet album est vraiment génial!
A demain pour La couronne d’Ogotaï!
ThorgalLa marque des bannisTome 20Janvier 1995 Thorgal est absent, cela me gêne un peu mais cet album est malgré tout très bon. Accaparer Thorgal n’était pas suffisant pour Kriss qui va poursuivre ses machinations. Quelle rédemption mérite-t-elle après ses agissements ?
Le bannissement très dur, la jalousie de Vigrid, la douceur et les larmes de Solveig, les doutes d’Aaricia, tout est bien mené.
Jolan et Louve sont à la hauteur grâce à leur courage et leurs pouvoirs. Les personnages sont marquants (Arkadès, le Byzantin, Gunnar, Darek, Lehla…).
Rosinski maîtrise toujours autant les paysages enneigés.
L’ultime album « cinq étoiles » ?
ThorgalLa couronne d'OgotaïTome 21Novembre 1995 Après la couronne d’Ogotaï puis l’Epée-Soleil voici à nouveau la couronne d’Ogotaï, suite et fin du recyclage des biens de Varth récupérés par Kriss. Dès le début de l’histoire, Thorgal (Shaïgan) et Kriss meurent ! Tout l’album consiste à nous expliquer pourquoi cela ne s’est PAS passé. Dans ce nouvel album basé sur des paradoxes temporels, Thorgal est encore effacé au profit de Jolan qui se taille la part du lion et sauve la famille. Les personnages secondaires sont un peu moins charismatiques que d’habitude, il est temps de retrouver le vrai héros de la saga mais je donne tout de même quatre étoiles à cet album.
« La marque des bannis » est un album terrible, Aaricia bannie avec ses enfants… c’est terrible. Thorgal mérite bien la sévère punition infligée par les dieux. La haine exprimée par Jolan ajoute un ingrédient dans la relation à Thorgal qui met du piquant à toute cette histoire. Et Darek est un personnage au départ très opportuniste finalement, avec des valeurs bien fragiles.
« La couronne d’Ogotaï » … je l’ai relu hier soir celui-là. Je ne m’explique toujours pas l’arrivée de Jolan-vieux que petit-Jolan est allé cherché dans le futur, sauf qu’il est déjà là, qu’il sait qu’il ne le saura pas et que petit Jolan va devoir se débrouiller avec ça. Bref, cet album là n’a pas le génie du maitre des montagnes et les allers-retours dans le temps donnent un peu plus mal à la tête ! Les scènes avec Aaricia esclave sont traumatisantes, c’est affreux, affreux ce qu’elle doit subir. Kriss est tout de même au paroxysme de sa méchanceté. Et Thorgal est l’ombre de lui-même. Et je trouve très bien que Aaricia le juge finalement quasiment comme une victime, qu’elle a du mal à se résoudre à laisser entre les griffes de l’autre sauvage.
Pour ma part je le trouve super ce « couronne d’Ogotaï ». L’utilisation des veilleurs est astucieuse, mais moins que le plan de Jolan, qui mixe détournement et action. L’album nous entraîne dans une direction complètement imprévue, alors que l’on aurait imaginé voir Shaïgan sur son bateau rouge sang.
Bemol quand même sur le « seigneur » des veilleurs qui a quand même un look bien kitsch!
A demain pour « Géants« !
Fred r a écrit
Pour ma part je le trouve super ce « couronne d’Ogotaï ». L’utilisation des veilleurs est astucieuse, mais moins que le plan de Jolan, qui mixe détournement et action. L’album nous entraîne dans une direction complètement imprévue, alors que l’on aurait imaginé voir Shaïgan sur son bateau rouge sang.
Bemol quand même sur le « seigneur » des veilleurs qui a quand même un look bien kitsch!
A demain pour « Géants« !
Un de mes albums préférés, la couronne d’Ogotaï. C’est tellement fort cette quête de Jolan pour inverser le cours du destin et ramener à la vie son père (et Kriss)!
D’ailleurs, je ne l’ai pas relu mais il me semble que ça m’avait malgré tout fichu un coup quand Kriss avait été poignardée, alors même qu’elle était détestable…
D’ailleurs, je ne l’ai pas relu mais il me semble que ça m’avait malgré tout fichu un coup quand Kriss avait été poignardée, alors même qu’elle était détestable…
Thorgal se fait poignarder, Kriss se poignarde. Assez étrange d’ailleurs qu’elle fasse ce choix mais cela rend la (fausse) mort de Thorgal plus marquante, elle ne lui survit pas longtemps.
Elle exclut ce suicide quand Jolan lui dit ce qui se serait passé…sans qu’elle sache que ce n’est pas une supposition !
Fitir a écrit
D’ailleurs, je ne l’ai pas relu mais il me semble que ça m’avait malgré tout fichu un coup quand Kriss avait été poignardée, alors même qu’elle était détestable…
Thorgal se fait poignarder, Kriss se poignarde. Assez étrange d’ailleurs qu’elle fasse ce choix mais cela rend la (fausse) mort de Thorgal plus marquante, elle ne lui survit pas longtemps.
Elle exclut ce suicide quand Jolan lui dit ce qui se serait passé…sans qu’elle sache que ce n’est pas une supposition !
Exact, elle s’était suicidée, ça me revient! Et ça m’avait surpris d’être triste en la voyant tomber de sa fenêtre!
Par contre, son arrogance devant Jolan (prétendant qu’elle ne suiciderait jamais) la rend de nouveau détestable au plus haut point. 
Ce suicide après la mort de Thorgal est assez logique mais sa réaction devant Jolan l’est aussi. Elle a eu beaucoup de mal à (s’ )avouer son amour pour Thorgal.
Ce suicide après la mort de Thorgal est assez logique mais sa réaction devant Jolan l’est aussi. Elle a eu beaucoup de mal à (s’ )avouer son amour pour Thorgal.
ThorgalGéantsTome 22Novembre 1996 Un album que j’aime beaucoup. Certes, il s’agit d’une mission de récupération d’un objet mais c’est autrement mieux mené que dans un album postérieur signé par un autre auteur !
Galathorn va montrer dans cet album qu’il ne manque pas de courage. Malgré les efforts de Kriss, il va confirmer ce que Thorgal sentait depuis longtemps : il n’est pas Shaïgan.
Thorgal va donc accomplir une mission pour retrouver son nom et sa mémoire. Le pays des Géants va nous offrir une réjouissante galerie de portraits en plus de Hjalmgunnar : Bergelmir, Hrun, Geirroed… J’aimais les voyages de Gulliver et les aventures de petit Thorgal sont amusantes, notamment ses prouesses un arc à la main pour tuer…un rat ou encore ses difficultés avec un chat.
Thorgal, habitué aux exploits physiques, montre encore une fois qu’il est capable de ruser quand il le faut. Il va tenter de manipuler la « petite » Heidrun pour s’emparer de l’anneau d’Odin mais ce ne sera pas si facile. Il va revenir à une tactique plus directe. Il va bien sûr parvenir à s’enfuir avec l’aide de Swanée (deux fois
) et redevenir Thorgal, pour notre plus grand plaisir. Kriss qui tue Dragov pour sauver Thorgal, le petit bisou de Swanée, le départ avec Galathorn : la fin est parfaite en tous points.
En fait, je mets cinq étoiles à cet album !
Fitir a écrit
Thorgal va donc accomplir une mission pour retrouver son nom et sa mémoire. Le pays des Géants va nous offrir une réjouissante galerie de portraits en plus de Hjalmgunnar : Bergelmir, Hrun, Geirroed… J’aimais les voyages de Gulliver et les aventures de petit Thorgal sont amusantes, notamment ses prouesses un arc à la main pour tuer…un rat ou encore ses difficultés avec un chat.
La partie avec les géants est effectivement très chouette, dommage qu’elle soit si courte! Je trouve que l’album est un peu long au démarrage. D’ailleurs petit bug, quand Kriss va voir Thorgal après l’incident avec Galathorn elle l’appelle… « Thorgal ». Ben non elle aurait dû l’appeller Shaïgan sur cette case!
Il y a un autre élément qui me gêne dans cet album: les trames à petits points dans les scènes de pénombre. C’est pas beau!
Enfin, ceci étant dit, tout le reste est plutôt chouette, bien dialogué, astucieux mais pas méchant, et les bouilles croquées par Rosinski, miam!
A demain pour la cage!
ThorgalLa cageTome 23Novembre 1997 Thorgal quitte Brek Zarith, au grand regret de son ami Galathorn. Aaricia n’a pas renoncé à le sortir des griffes de Kriss et ignore qu’il n’est déjà plus Shaïgan. Accompagnée de Jolan, elle va solliciter l’aide d’un pirate de faible envergure.
Le retour de Thorgal ne sera pas si simple. La cage est une excellente idée. L’attitude d’Aaricia est juste au vu de ce qu’elle a vécu : les retrouvailles sont très bien gérées par Van Hamme. Les pirates seront le prétexte du retour du héros qui va sauver sa famille après l’avoir abandonnée.
Un album simple, efficace, sans magie ni onirisme et des méchants peu redoutables. Cela peut sembler léger mais cela laisse au contraire toute la place au couple Thorgal-Aaricia. Quatre, voire cinq étoiles puisque nous avons l’exemple de retrouvailles beaucoup moins bien menées dans un album récent.
Fitir a écrit
Le retour de Thorgal ne sera pas si simple. La cage est une excellente idée. L’attitude d’Aaricia est juste au vu de ce qu’elle a vécu : les retrouvailles sont très bien gérées par Van Hamme. Les pirates seront le prétexte du retour du héros qui va sauver sa famille après l’avoir abandonnée.
Oui c’est super bien mené!
Un très bel album, qui réussit quand même à caser pas mal d’action. Dans la veine de « Louve ». Les méchants sont bien croqués, tous identifiables, cool!
J’adore cet album, comme les précédents. Mais j’ai un petit goût de trop peu. Ca manque de Shaïgan finalement, on ne le voit que dans sa forteresse. Pour Aaricia, c’est bien fait, elle est suggérée, mais pour Thorgal, il aurait peut-être fallu un vrai album de Shaïgan, où on le voit commettre quelque chose d’horrible. D’ailleurs, on a presque l’impression qu’en reprenant son nom, il oublie Shaïgan. Bref ça manque un peu de l’intensité dramatique du cycle Qâ.
A demain pour Arachnéa!
Je vous ai abandonnés dans ce challenge qui nécessite tant d’efforts, mais je suis vos aventures avec intérêt !
J’ai loupé le jour de « Géants » mais j’ai apporté un mot d’excuse !
Pour moi Kriss ne se trompe pas quand elle l’appelle Thorgal, elle sait que c’est la fin …. qu’il a compris qu’il n’était pas Shaïgan et encore moins sans-merci.
Ce que j’adore dans cet album c’est l’éclair dans la main de Thorgal, j’adore cette image de notre héros en haut de la tour affirmant son retour et le retour de ses souvenirs. Ces planches sont fortes.
Par contre à la fin l’enchainement entre sa disparition du sommet de la tour et ses retrouvailles avec Galathorn est un peu tiré par les cheveux et un peu rapide.
La walkyrie va lui faire oublier (encore !) leur rencontre et la forteresse invisible, il ne s’explique pas comment il a retrouvé la mémoire ni comment il s’est retrouvé sur un bout de rocher mais …. tout va bien, cela ne lui pose pas plus de question que ça.
« La cage » Je ne sais pas quoi dire, j’adore cet album. Ce qui est terrible c’est que Aaricia a complètement subi les conséquences des choix de Thorgal….
« Arachnéa » ….. et justement c’est aussi ce qui va arriver à Séléna. Louve trouve ça injuste, et Selena lui répond qu’en effet les Dieux punissent les hommes en causant du tort à ceux qu’ils aiment (enfin un truc à peu près comme ça)
Fred r a écrit
Il y a un autre élément qui me gêne dans cet album: les trames à petits points dans les scènes de pénombre. C’est pas beau!
Ah c’est sûr moi aussi je préfère le griffé griffonné mais c’est aussi le talent de Rosinski d’essayer des techniques.
ThorgalArachnéaTome 24Avril 1999 Le départ de l’île était logique, trop de gens malveillants connaissaient son emplacement. La séparation de la famille en raison de la tempête est un poil longue. L’histoire va ensuite se concentrer sur Thorgal et Louve.
Notre Terre est un endroit hors du temps et de l’espace, un peu à la manière du pays d’Aran. L’histoire basée sur des mythes grecs bien connus est simple. Le personnage de Maïka est bienvenu, sa véritable nature est dévoilée par petites touches. Enfin, la conclusion laissée à la petite Louve est sympathique. Un bon, voire un très bon album (sauf pour les arachnophobes !) mais tout de même pas un sommet de la série à mon avis. Trois ou quatre étoiles ?
Arachnéa n’était pas un de mes albums préférés de Thorgal, loin de là. Mais figurez-vous qu’il y a quelques mois, j’ai eu la chance d’assister à la comédie musicale consacrée à « Arachnéa » (Lien vers communaute-thorgal.com). Une comédie musicale sur Thorgal, drôle d’idée me direz-vous… Et pourtant, le pari a été particulièrement réussi. Bien sûr, le spectacle est une réinterprétation de l’oeuvre, mais le metteur en scène a justement réussi à s’approprier l’essentiel de ce que les auteurs ont voulu insuffler à Thorgal dans cet album, et dans ses aventures en général. Et ils m’ont donc donné d’apprécier d’autant plus « Arachnéa ». J’ai en tête toutes ces scènes, ces danses, ces musiques qui ont donné vie à « Notre Terre », comme l’appellent les habitants de l’île. Et j’entends encore ce chant impressionnant de louange à Arachnéa qui résonne avant de sacrifier Thorgal « A-RA-CHNE-A !… A-RA-CHNE-A ! » J’en frissonne encore ! 
Pour moi, à partir de là c’est le début de la fin, ce qui faisait le souffle de la série s’essouffle …. la quête de Thorgal devient vaine, l’espoir de bonheur parait impossible. Les « happy end » ne sont plus aussi happy. Comme Thorgal le dira lui-même il retrouve toujours les mêmes problèmes, les mêmes guerres, les mêmes violences partout où il va. Toutes les souffrances s’accumulent et sont autant de traumatismes pour la famille Aegirsson et pour le lecteur ! Tout est moins beau, la vie, l’avenir et le dessin. Comme à chaque fois Thorgal va devoir s’enfuir pour être « ni maitre ni esclave », et comme à chaque fois cela le rattrape car toute la question est de pouvoir vivre dans la société humaine tout en échappant aux hommes qui la régissent … Dans « Arachnéa » l’idée de l’île hors du temps et de l’humanité revient sous une autre forme, mais cette île aussi perdra sa belle autarcie. C’est comme si le scénariste avait crée un personnage dont il n’arrive pas à démêler les problèmes, et au fur et à mesure qu’il avance l’objectif s’éloigne …. A partir de Shaïgan déjà on franchit un cap dans la souffrance pour Aaricia, heureusement « La cage » avait amené une magnifique réponse, mais à partir de « Arachnéa » aucun album ne va vraiment apporter du bonheur, l’équilibre ne se fait plus. Il y a beaucoup de pessimisme et de souffrance, moins de beaux rêves pour Thorgal.
Le cycle de Shaïgan est déjà très pessimiste et très dur, La Cage aurait pu être un bel album de conclusion. Les voyages de Thorgal ne constituent pas un cycle et ne sont pas de la trempe du Maître des Montagnes par exemple. Il semble un peu étonnant qu’Aaricia se laisse embarquer dans ces voyages sans fin d’ailleurs.
Fred r a écrit
La partie avec les géants est effectivement très chouette, dommage qu’elle soit si courte! Je trouve que l’album est un peu long au démarrage. D’ailleurs petit bug, quand Kriss va voir Thorgal après l’incident avec Galathorn elle l’appelle… « Thorgal ». Ben non elle aurait dû l’appeller Shaïgan sur cette case!
Exact car juste après elle tente encore de le convaincre de rester Shaïgan, et l’appelle Shaïgan et Thorgal somme Kriss d’arrêter de l’appeler comme ça.
[Alb=24]
Instant je raconte ma vie: c’est le premier Thorgal que j’ai acheté à sa sortie.
Je pense avoir commencé à lire la série vers 1995 (je suis de 1985) mais il m’a fallu un peu de temps pour comprendre que la série continuait et convaincre ma môman de m’acheter ces BD « adultes ».
Bref toujours est-il qu’Arachnéa est la première nouveauté que j’ai eue. Autant vous dire que j’ai un peu raté le coche.
A posteriori, cet album est correct. Le dessin est assez soigné, malgré un certain manque d’inspiration. Les cases d’aventures autour de la lave sont cependant superbes.
L’histoire d’Arachnéa est très « classique », et son interaction avec les Aegirsson ne nous apporte pas vraiment de point de vue original. C’est cependant bien fait, plutôt efficace.
On commence à voir des recettes qui se répètent. Thorgal se retrouve sous terre avec une fille à usage unique. Comme dans Au delà des ombres, ou comme dans Géants…
Un album sympathique, mais quand même assez loin de ce que j’imaginais trouver au rayon nouveauté de 1999…
A demain pour « le mal bleu« !
ThorgalLe mal bleuTome 25Novembre 1999 L’album commence avec un défi : Jolan, si héroïque dans le cycle Shaïgan, redevient l’enfant que Thorgal va devoir sauver avec le reste de la famille. Le début de l’album est assez dynamique, le Mal Bleu frappe et…cela s’arrête pour moi. C’est le début des rêves, des cauchemars jusqu’au reboot bienvenu 
Fitir a écrit
L’album commence avec un défi : Jolan, si héroïque dans le cycle Shaïgan, redevient l’enfant que Thorgal va devoir sauver avec le reste de la famille. Le début de l’album est assez dynamique, le Mal Bleu frappe et…cela s’arrête pour moi. C’est le début des rêves, des cauchemars jusqu’au reboot bienvenu
[Alb=25] Oh… T’es dur. Je l’ai trouvé cet efficace, cet album, mais bien prévisible. Ben oui le prince veut draguer Aaricia, bien sûr que Thorgal reviendra dans les temps, etc etc.
On sent une certaine flemme de Rosinski sur cet album. Mention spécial à la case où Jolan se fait mordre :s
J’ai également détecté un truc bien con: Quand le frère du prince (je n’ai pas retenus leurs noms) raconte son histoire, il explique qu’il a appris aux nains à se battre… Alors qu’ils l’ont recueillis bébé! Comment a-t-il appris à se battre lui-même???
Element positif: le design de l’album: entre le monstre, la cour du prince, le peuple des marais… il y a plein de choses sympas.
La narration par Jolan est une tentative intéressante, ça j’ai aimé.
On se demande ce que Van Hamme imaginait faire de Darek et Lehla. Au final, Darek est utile dans l’album 20, ils ne servent à rien dans le 21 ni le 22, ils sont des compagnons « utiles » dans le 23, où Lehla commence une amourette avec Jolan, remarquée par Aaricia avec bienveillance. Puis ils ne resservent à rien dans le 24 avant d’être abandonnés dans le 25, où Jolan est sous l’émotion. Bah je suis désolé mais y’a un loupé. Il y aurait du avoir un album où l’idylle entre Jolan et Lehla soit mise en avant, parce que là, leurs adieux on n’y croit pas. Tiens, d’ailleurs, voilà ce qu’ils auraient pu faire: dans le 24 nos héros sont séparés en deux groupes, d’un côté Thorgal et Louve vivent leur aventure avec Arachnéa, puis dans le 25, Jolan doit sauver Lehla du mal bleu, avec forces scènes d’amourettes. Puis tout ce beau monde se retrouve dans le 26, où Lehla, trop longtemps séparée de son frère et se découvrant peu aventurière, largue notre pauvre Jolan, et hop on renchaîne sur Le royaume sous le sable.
Dans « Le mal bleu » j’ai du mal avec la scène où Jolan va sur la barque se faire mordre : je ne comprends pas l’intérêt de monter sur cette barque, je ne comprends pas pourquoi Thorgal laisse faire Jolan tout en lui disant « soi prudent », je ne comprends pas pourquoi Jolan ne se barre pas direct au moment de voir le cadavre plutôt que de soulever le tissu pour voir sa trombine, je ne comprends pas que la morsure du rat paraisse si anodine à Thorgal et Aaricia, car même sans le mal bleu, il n’y a pas les antibios dans Thorgal. Bref, un enchainement de choses que je ne comprends pas pour faire les bases de l’album : le mal bleu. Alors qu’ils auraient tout aussi bien l’attraper plus tard de façon moins bête.
Après j’aime bien l’album, ce n’est pas mon préféré mais j’aime bien la découverte du royaume de Zhar et de ses deux charmants princes (physiquement j’entends), et que Aaricia soit sous le charme est plutôt crédible.
Hirondl a écrit
Dans « Le mal bleu » j’ai du mal avec la scène où Jolan va sur la barque se faire mordre : je ne comprends pas l’intérêt de monter sur cette barque, je ne comprends pas pourquoi Thorgal laisse faire Jolan tout en lui disant « soi prudent », je ne comprends pas pourquoi Jolan ne se barre pas direct au moment de voir le cadavre plutôt que de soulever le tissu pour voir sa trombine, je ne comprends pas que la morsure du rat paraisse si anodine à Thorgal et Aaricia, car même sans le mal bleu, il n’y a pas les antibios dans Thorgal. Bref, un enchainement de choses que je ne comprends pas pour faire les bases de l’album : le mal bleu. Alors qu’ils auraient tout aussi bien l’attraper plus tard de façon moins bête.
C’est vrai qu’en y réfléchissant c’est un peu con, d’autant que Thorgal n’est pas quelqu’un d’intéressé par les biens matériels. Ceci dit à la lecture, je n’y ai pas fait gaffe. Ou alors, dans le monde parallèle de Thorgal, il n’y a pas d’infections. Sinon ils seraient tous morts depuis longtemps!
Hirondl a écrit
Après j’aime bien l’album, ce n’est pas mon préféré mais j’aime bien la découverte du royaume de Zhar et de ses deux charmants princes (physiquement j’entends), et que Aaricia soit sous le charme est plutôt crédible.
Là c’est l’inverse, elle me semblait un peu trop crédule, qu’elle accepte un peu de confort, oui, mais de là à ne pas voir venir le prince…
C’est un peu le problème de ce cycle: on a souvent l’impression que les Aegirson n’ont rien appris des cycles précédents!
Là c’est l’inverse, elle me semblait un peu trop crédule, qu’elle accepte un peu de confort, oui, mais de là à ne pas voir venir le prince…
Aaricia est intelligente mais souvent très naïve dans la série.
Et du coup, Fitir, tu continues la lecture en commun ou tout le reste reste-t-il dans un cauchemar?
Je m’arrête là, le reste fait partie des rêves et cauchemars.
Fred r a écrit
C’est un peu le problème de ce cycle: on a souvent l’impression que les Aegirson n’ont rien appris des cycles précédents!
c’est ça ! je me dis aussi parfois que les enfants sont bons pour l’asile psy au vu des traumatismes divers subis.
[Alb=26]
Mouais, j’y arrive toujours pas… Voilà déjà près de 20 ans que cet album est sorti et… non.
On a du mal à croire à l’histoire… Les Aegirsson tombent par hasard sur la colonie. OK, ils veulent les capturer… parce qu’ils sont blonds… Les atlantes se déguisent EN DEHORS de leur cité. Mais pour quelle raison?
Plein d’éléments kitsch: les téléphones portables ont des antennes, les atlantes fabriquaient des fusées mais vivaient dans une cité digne de la Grèce antique, les méchants ne sont pas foutus d’envoyer un drone ou une sonde quelconque regarder à quoi ressemble le monde autour…
Et le méchant… surement le pire de la série. Caricatural, bête, il veut dominer le monde, comme ça, et évidemment que la jolie fille du coin lui fasse des bébés. Ronfle.
Même Rosinski semble s’être ennuyé avec cet album, le seul élément sympa étant la double page de rappel des albums d’avant.
Tout le reste est bateau, déjà vu, pas inspiré, vite expédié. A l’époque je pensais que c’était le premier album d’un cycle. Ben non, la fusée explose, fin. Ouais. OK.
Je n’essaye même pas de comparer Louis DeFunès à Varth, ce serait trop dur. D’ailleurs pourquoi aucun de ces atlantes n’a -t-il de pouvoir? Juste parce qu’il n’y avait pas le temps d’en parler?
Le seul élément positif est la piste d’autres vaisseaux complets en route, ce qui peut offrir des pistes à Dorison pour un prochain cycle.
A demain pour Le barbare!
ThorgalLe royaume sous le sableTome 26Novembre 2001 Avec pas grand-chose, Van Hamme réussit à signer Les Archers. Avec une matière bien plus riche, il écrit Le Royaume sous le Sable… Cet album s’enlise dans le désert et ne décolle que pour exploser en vol, à l’image de la fusée des piètres méchants qui n’arrivent pas à la cheville de leurs prédécesseurs Shardar ou Ogotaï. Un cauchemar de Thorgal encore dans les délires causés par le Mal Bleu.
Fitir a écrit
Un cauchemar de Thorgal encore dans les délires causés par le Mal Bleu.
Pour celui là, je veux bien rejoindre ta théorie 😉
Là où ça fait mal, c’est quand on le compare à un album comme « les yeux de Tanatloc », où chaque personnage a une ligne intéressante. Là, Thorgal fait son aventure, Louve tombe dans le sable. Et c’est tout. Jolan? Aaricia?
« Le royaume sous le sable » manque de finesse. Dommage, il aurait pu donner un bel album sur le peuple de Thorgal. Peut-être une prochaine fois ? Mais pas avec Yann !! 
Maxime a écrit
« Le royaume sous le sable » manque de finesse. Dommage, il aurait pu donner un bel album sur le peuple de Thorgal. Peut-être une prochaine fois ? Mais pas avec Yann !!
Oui, c’est pour ça que je disais que ça ferait des pistes pour Dorison 😉
« Le royaume sous le sable » est un album frustrant parce qu »il ouvre des pistes que j’aime bien, l’altercation entre Thorgal et Aaricia au début est intéressante, et … tout tombe à plat. Les atlantes sont caricaturaux, non crédibles, c’est dommage.
[Alb=27]
Ha celui-ci remonte le niveau! On retrouve une nouvelle fois notre famille comme esclaves, mais cette fois-ci ce n’est pas l’action qui les en sauve, mais la diplomatie, ça change.
L’album est plutôt dense, il s’y passe beaucoup de choses. Et la bonne idée du gouverneur pour obliger Thorgal a faire équipe avec son fils! Ca fait un peu remake des archers, mais il y a des planches superbes, comme la 32.
En ce qui concerne les autres membres de la famille, encore une fois ils sont sous-exploités. Louve, Aaricia, Jolan… Ils ont tous perdu leur moyens, surtout Jolan.
Tiago et Josiane ne sont pas très utiles, mais Van Hamme leur donne une fin tragique. Pas mal.
En revanche, une fois de plus l’impression que la famille n’a rien appris. Ils ont fui le Northland pour une chimère, fuit deux fois des pays relativement amicaux. Ce cycle a vraiment du mal à se donner du sens.
A demain pour Kriss de Valnor!
ThorgalKriss de ValnorTome 28Octobre 2004
Une chouette remontée en qualité avec cet album. Le trait de Rosinski paraît plus lâché, mais tout en gardant de la justesse, à part quelques cases. Les différentes ambiances nocturnes ou sombres sont très chouettes, avec un bon boulot de mise en couleurs!
Coté histoire, je l’ai retrouvée très bien. On a un vrai sentiment de fuite, la relation entre Kriss et Aaricia est assez particulière, je l’ai trouvée bien menée.
Point intéressant pour la suite: Jolan montre bien son admiration pour Kriss, peut-être même n’a-t-elle pas laissé l’adolescent qu’il est devenu insensible… Bref tout ça pour dire que l’arc de son mariage dans la série parallèle n’est pas complètement sans fondement.
Thorgal est assez peu présent, c’est pas plus mal, cela complète l’album précédent où il est omniprésent.
L’album n’a pas vraiment de méchant, ce qui ne m’a pas gêné, car l’objectif est la fuite de ce pays, de l’esclavage, la rédemption de Kriss. Pas la peine d’être confronté à un ennemi en particulier;
En revanche, si cela ne m’a pas gêné sur cet album, je suis plus dubitatif sur le « cycle ». 5 albums où la famille va de région en région sans vraiment d’objectif, sans vraiment d’ennemi marquant. Arachnéa est un personnage qui attendait sa rédemption, son père est vite éliminé, le prince du pays de Zhym est plus trouillard qu’autre chose, Louis de Funès est une caricature, le gouverneur du ponant se contente d’être ce qu’il est. Son fils a pour seul pouvoir l’influence de son père… Les autres cycles étaient couverts de l’ombre d’un ennemi majeur: Shardar, Ogotaï, Shaïgan… difficile d’avoir une vraie tension et un bon cycle sans véritable adversaire.
A demain pour Le sacrifice!
Le problème de ces albums, c’est que les méchants ne sont plus très méchants, et dans le cas de Kriss, qu’elle se sacrifie même pour les autres ! Mais où va-t-on si les méchants ne sont plus terrible ? Alors les héros perdent aussi de leur panache…
Maxime a écrit
Le problème de ces albums, c’est que les méchants ne sont plus très méchants, et dans le cas de Kriss, qu’elle se sacrifie même pour les autres ! Mais où va-t-on si les méchants ne sont plus terrible ? Alors les héros perdent aussi de leur panache…
Oui c’est exactement ça. Dans ce cycle les méchants sont joit juste puissants (le gouverneur, ou l’empereur qui a juste la flemme de faire poursuivre Aaricia. D’ailleurs il a été sympa avec toute la famille) ou ridicules (Louis de Funès).
Un des éléments qui font du cycle d’Ogotaï est son méchant. Ogotaï n’est pas juste cruel et puissant, il est tout simplement sanguinaire, et considère la terre entière avec dédain. Couplé avec ses armes imbattables, l’effroi qu’il inspire et le fanatisme de ses sbires font de lui le méchant le plus mémorable de la saga ( je ne compte pas Kriss qui est un personnage à part).
On retrouvera d’ailleurs le même problème dans le cycle des mages rouges. A la limite il y a Magnus, et encore.
Si j’étais le repreneur de la série, je commencerai par chercher un gros antagoniste. Beaucoup de pistes sont possibles: un nouveau capitaine des étoiles (un peu facile), un dieu asgardien, un conquérant d’un autre pays… Une idée pas mal du tout était celle du mâitre de justice: un humain découvrant des pouvoirs cachés. Pourquoi pas un repreneur de l’île des mers gelées?
ThorgalLe barbareTome 27Novembre 2002 Le Barbare est un album correct mais ce n’est ni une grande aventure ni une aventure simple avec des personnages du niveau de Tjall, Kriss, Pied d’Arbre.
ThorgalKriss de ValnorTome 28Octobre 2004 Kriss de Valnor, j’aime beaucoup moins. Thorgal absent, cette rédemption et ces dernières paroles « J’entre dans la légende » qui sonnent faux dans la bouche de Kriss. En le relisant sous l’angle « cauchemar de Thorgal et Aniel personnification de la relation Shaïgan-Kriss », cela passe toutefois bien mieux.
Tout ce cycle donne l’impression que Van Hamme ne savait plus vraiment où aller. Il errait, à l’image de Thorgal et de sa famille.
Passer la main était une bonne idée mais hélas…
J’arrive en cours de route, car je n’ai pas pu faire la relecture en même temps que vous…mince alors, j’ai loupé les meilleurs!! Mais comme j’avais tout relu avant la sortie d' »Aniel », c’est encore assez « frais ».
Tout à fait d’accord avec vous, il manque un « méchant » à la hauteur dans tout ce cycle -ou alors ce serait le sort qui s’acharne contre Thorgal et sa famille- et surtout une véritable trame…Notre cher Van Hamme ne semblait plus très inspiré quant à l’avenir de la famille de Thorgal. Pourtant les albums s’enchainent et il y aurait pu avoir matière…
« Le barbare » (mention spéciale pour la superbe couverture, une de mes préférées) et « Kriss de Valnor » (je l’ai déjà dit mais j’aime bien l’idée de la licorne et la mort de Kriss me semble bien à la hauteur de ce personnage emblématique) sont tout de même nettement meilleurs que « Le royaume sous le sable » , mais la quête de Thorgal et Aaricia d’un monde meilleur semble bien vaine et cela entraîne leur famille dans une spirale de situations désespérées…C’est vrai quoi, ce serait sympa de les voir un peu heureux tout de même, mais là tout semble aller de pire en pire, et « Le sacrifice » ne fait que confirmer cela.
ThorgalLe sacrificeTome 29Novembre 2006 La fin des cycles Brek Zarith, Qâ et même Shaïgan se terminaient de manière positive. Ce cycle sans fil conducteur et sans méchant majeur se termine par un album long et plat et sur l’image d’un Thorgal usé. L’idée était de permettre à Jolan de prendre son envol, ce qu’il ne fera jamais. En considérant cet album comme un cauchemar de Thorgal, il prend un tout autre sens. Le héros est inquiet depuis la chute de Brek Zarith au sujet du destin de son fils au mystérieux pouvoir. J’ai relu cet album car il était encore scénarisé par Van Hamme mais je n’irai pas plus loin dans les cauchemars. Dans le doute, reboot 
Le moment entre Aaricia et Kriss de Valnor dans « Kriss de Valnor » avant la « mort » de cette dernière m’a toujours paru mièvre. Il y avait une distance à respecter entre les 2 femmes, sans avoir l’esprit vengeur, parce que ce n’est pas le style de la maison Aegirsson, Aaricia ne peut avoir ni respect ni attendrissement pour cette femme au vu de ce qu’elle a enduré pendant le cycle Shaïgan. Tout au plus, d’un point de vue moral, essayer de la sauver comme elle l’a fait précédemment et en effet adopter le fils de Thorgal. Mais un câlin, non et pour moi les larmes d’Aaricia qui suivent seraient des larmes de décharge émotionnelle. Ensuite le sacrifice de Kriss de Valnor ? pour sauver son fils peut-être mais depuis quand elle sauve la famille Aegirsson ? J’avais trouvé Jolan plus crédible dans la couronne d’Ogotaï quand il saute au cou de Kriss pour l’étrangler en invoquant le mal qu’elle leur a causé. Ensuite je l’ai déjà dit mais Aaricia a une tête de Picasso sur certaine case. Par contre l’expression de sa colère, et de son désarroi tout à la fois, est très réussie quand elle découvre Aniel.
Ensuite, je l’ai déjà dit aussi mais ces albums, de 26 à 29, perdent une partie de ce qui faisait le charme des cycles précédents, trop de désespoir sans doute.
Même si les relis tout de même avec plaisir, pour le dessin et les personnages.
Fred r a écrit
Si j’étais le repreneur de la série, je commencerai par chercher un gros antagoniste. Beaucoup de pistes sont possibles: un nouveau capitaine des étoiles (un peu facile), un dieu asgardien, un conquérant d’un autre pays… Une idée pas mal du tout était celle du mâitre de justice: un humain découvrant des pouvoirs cachés. Pourquoi pas un repreneur de l’île des mers gelées?
Salouma avait du potentiel, peut-être un peu trop « à la Kriss » mais elle aurait pu faire une très belle ennemie, éloignée culturellement des Vikings, amoureuse du héros, plus ambigüe et cynique que Kriss, moins guerrière en version « tête pensante ». Voilà je crois que j’ai digéré le fait qu’elle ait séduit Thorgal (après tout avec la Gardienne des clés il n’a pas été net net) et justement ça pouvait donner matière à de belles retrouvailles, séduit et amoureux qu’il serait de son Aaricia, mais je n’ai pas digéré sa mort débile pour un personnage qui a marqué le dernier cycle. En plus, au final on nous ressert qui en méchante vilaine ? ben Kriss.
Le moment entre Aaricia et Kriss de Valnor dans « Kriss de Valnor » avant la « mort » de cette dernière m’a toujours paru mièvre. Il y avait une distance à respecter entre les 2 femmes, sans avoir l’esprit vengeur, parce que ce n’est pas le style de la maison Aegirsson
En se plaçant d’un point de vue « reboot », c’est cohérent avec ce que pourrait rêver Thorgal. Il reproche à Tjall d’être indulgent avec Kriss parce qu’elle est jolie mais il l’est également à de nombreuses reprises.
En rêvant que les deux femmes se réconcilient puis que Kriss meure en sauvant sa famille, il résout le remords qui le ronge depuis la période Shaïgan.
En plus, au final on nous ressert qui en méchante vilaine ? ben Kriss.
Et Aniel, le pauvre gosse possédé qui vomit des poulpes. Moyen quand même.
En rêvant que les deux femmes se réconcilient puis que Kriss meure en sauvant sa famille, il résout le remords qui le ronge depuis la période Shaïgan.
Bien vu, tu illustres bien ta théorie!
Pour l’album « Le sacrifice », le début est sinistre, c’est la déchéance côté famille Aegirsson, on touche le fond…J’avais à l’époque acheté la version spéciale avec le scénario de Jean Van Hamme pour marquer le coups , et cela m’avait en fait un peu déstabilisée au niveau de la fluidité de la lecture. J’ai toujours du mal à lire cet album, Thorgal est dans un tel état, ça fait peine…l’intervention de Vigrid redonne un peu d’espoir et le duo Thorgal-Jolan fait plaisir mais au final, l’histoire du fameux « destin exceptionnel » promis par Manthor à Jolan n’est pas très convaincant. Les points positif: un peu de répit pour Aaricia, Thorgal, Louve et Aniel qui retournent au village viking -bien qu’il n’ai jamais semblé si accueillant que ça, non?- et la case finale de Thorgal avec qui j’ai versé ma petite larme pour Jean Van Hamme.
[Alb=29]
J’aurai cru lire plus d’enthousiamse pour cet album que j’aime bien. le coeur de l’album, très fantaisiste, contraste bien avec le premier chapitre, très sombre.
Comme Floriane, je l’ai lu enversion « scénarisée » mais j’ai également la version normale, que j’avais eue à l’achat initial.
On sent bien que les deux créateurs ont voulu se faire plaisir en convoquant certains personnages secondaires: Vigrid, la Gardienne… S’y on y ajoute les références à de nombreux albums, ça en fait un bon album de conclusion.
J’ai eu plaisir à relire à l’album, la relation père-fils est bien menée, finalement c’est ce qui est le plus réussi dans ce cycle: alterner les duos d’acteurs principaux, pour approfondir leurs relations.
A noter que lorsque le scénario a été écrit, Van Hamme ne savait pas que l’album serait en couleurs directes! Et quel éblouissement, l’album est vraiment fabuleux, esthétiquement parlant. Je rêverai de revoir une version des meilleurs tomes dans ce style.
Van a bien fait le boulot en ouvrant une grosse porte avec Manthor. On ne peut pas dire qu’il n’ai pas aidé Sente.
J’ai beaucoup aimé la conclusion, avec Gunnar et les vieilles du village. Par contre… Ils auraient pu y aller dès « La cage ». A part d’avoir récupéré Aniel, tout leur vagabondage n’a servi à rien. D’ailleurs, à la fin de Shaïgan, Thorgal voulait se concentrer sur sa famille… Et il n’a fait qu’empirer les choses en les envoyant dans des contrées dangereuses… Pas une grosse réussite pour ce père de famille!
[Alb=29]
J’aurai cru lire plus d’enthousiamse pour cet album que j’aime bien. le coeur de l’album, très fantaisiste, contraste bien avec le premier chapitre, très sombre.
Comme Floriane, je l’ai lu enversion « scénarisée » mais j’ai également la version normale, que j’avais eue à l’achat initial.
On sent bien que les deux créateurs ont voulu se faire plaisir en convoquant certains personnages secondaires: Vigrid, la Gardienne… S’y on y ajoute les références à de nombreux albums, ça en fait un bon album de conclusion.
J’ai eu plaisir à relire à l’album, la relation père-fils est bien menée, finalement c’est ce qui est le plus réussi dans ce cycle: alterner les duos d’acteurs principaux, pour approfondir leurs relations.
A noter que lorsque le scénario a été écrit, Van Hamme ne savait pas que l’album serait en couleurs directes! Et quel éblouissement, l’album est vraiment fabuleux, esthétiquement parlant. Je rêverai de revoir une version des meilleurs tomes dans ce style.
Van a bien fait le boulot en ouvrant une grosse porte avec Manthor. On ne peut pas dire qu’il n’ai pas aidé Sente.
J’ai beaucoup aimé la conclusion, avec Gunnar et les vieilles du village. Par contre… Ils auraient pu y aller dès « La cage ». A part d’avoir récupéré Aniel, tout leur vagabondage n’a servi à rien. D’ailleurs, à la fin de Shaïgan, Thorgal voulait se concentrer sur sa famille… Et il n’a fait qu’empirer les choses en les envoyant dans des contrées dangereuses… Pas une grosse réussite pour ce père de famille!
La suite ce n’est pas du Thorgal et Sente n’est pas très à l’aise dans le genre qu’il a choisi de donner à la série. J’imagine que Jolan a rêvé tous ces personnages, une version ado du cauchemar d’Alinoë mais cette fois sans réalité.
[Alb=30]
Il y a à boire et à manger dans celui-là. Deux histoires distinctes, celle de Jolan d’un côté chez Manthor, celle d’Aaricia de l’autre. On ne peut pas se plaindre que Sente ne lance pas des choses.
Commençons par celle de Jolan. J’aime beaucoup le début, avec ce « vortex de souvenirs ». Ensuite, c’est très attendu, Manthor le met à l’épreuve avec un groupe d’enfants sans intérêt. Jolan, bien sûr, fait son Thorgal. Il est gentil, il est parfait, il est héroïque, il est l’élu. Et là ça commence mal. « destin exceptionnel », « l’élu », « un destin exceptionnel ». Heu, mais, c’est un Thorgal que je lis ou de la fantasy de gare? Ces histoires d’élus, c’est comme les prophéties, il n’y a rien de pire dans le fantastique, et Thorgal a passé toute sa saga à fuir un « destin ». Dès le premier album de la reprise, on n’est plus dans les fondamentaux de la série.
J’aime bien le golem par contre.
Côté Thorgal, comme dit au dessus, il est à côté de la plaque, et c’est Aaricia qui remet en cause le départ de Jolan. Bien, ça! Comme par hasard il y a maintenant une sorcière près du village. Ha ben ça va alors, même si on n’en a jamais entendu parler avant. Révélations: le jeune Aniel sera la réincarnation de son grand père, sachant que cela n’a à la base rien à voir avec ce pourquoi Aaricia est venue voir la sorcière. Quelle coïncidence! Et l’enfant s’appelle comme son grand-père que Kriss n’a pas connu. Quelle coïncidence! Et le grand-père est le père de Manthor, quelle coïncidence!
J’aime bien le dessin de la sorcière par contre.
Et j’aime globalement tout le dessin de cet album, j’aime cette couleur directe de Rosinski. Mais voilà, le scénario quoi… il n’est pas très original, rameute des lieux communs et tombe dans toutes les facilités. Sérieusement, après tout ce qu’il a vécu? Après la période « Hurukan »? Jolan ne se pose pas plus de questions que ça?
A demain pour « le bouclier de Thor« !
[Alb=31]
Je triche, comme j’avais les deux en tête, je fais directement mon compte-rendu sur celui-ci aussi.
Le premier élément qui m’a frappé est que l’on est sur une structure pas du tout habituelle dans la série: non seulement on suit deux fils, pourquoi pas. Mais également on enchaîne deux albums similaires. Habituellement, même dans un même cycle, chaque album a son ambiance. Par exemple, les yeux de Tanatloc se passe exclusivement dans la jungle et chez les Xinjin. La cité du dieu perdu se concentre sur Mayaxatl. Dans ces deux albums de Sente, nous avons 92 planches cohérentes entre elles. Pourquoi pas me direz-vous.
Malgré cette cohérence de structure, on découvre que l’album précédent n’avait pas beaucoup de sens. Manthor a besoin de 5 héros pour ouvrir ses 5 serrures. On s’en doutait un peu, mais ça avoue que de toute manière, personne n’était en danger avant. Ha.
J’ai bien aimé l’idée de l’engrenage du temps et comment Jolan la détourne, ça c’était bien.
J’ai également apprécié l’armée de poupées et comment elles sont créées. Cela donne un côté « fantaisie poétique » assez sympa.
En revanche, encore une fois, Jolan obéit gentillement. Va piquer un truc à un dieu d’Asgard. OK. C’est pas comme si sa famille était sur la sélette à cause d’eux. Et pas un petit dieux comme Vigrid. Non, Thor lui-même. Vas-y Jolan, je suis sûr que Thorgal apprécierait. On se retrouve donc dans une gentillette quête de jeu video, où l’on va chercher une arme plus puissante. Quelle émotion.
Du cîté des Aegirsson, ça va mieux. Aaricia fuit, pendant que la sorcière fait enlever Aniel par les méchants mages rouges. Au passage, Sente se rend compte qu’il a dit une connerie avec l’âge et tente de rafistoler. Ca date de l’album précédent, hein… Ceci mis à part, l’enlèvement est bien mené, épique comme il faut.
Un autre élément qui m’a donné mal au crâne: les histories dans l’histoire « il était une fois Kahaniel, blablabla ». J’ai l’impression que Sente nous a raconté trois ou quatre fois cette même histoire, pas très intéressante, avec différents personnages sur deux albums.
Mon sentiment est qu’il aurait peut-être fallu d’abord traiter les aventures de Jolan sur un album asgardien, plus complet avec plus de défi, puis à l’album suivant traiter de l’affaire des mages rouges, quitte à la décaler dans le temps.
A demain pour La bataille d’Asgard.
« Moi, Jolan », « La bataille d’Asgard » Je me souviens à l’époque du passage à la couleur directe avoir été très vite convaincue dans ces 2 albums-là. Aaricia y perd un peu de sa prestance malheureusement, à partir de cette époque on l’a un peu toujours en mode mémère au foulard. Je me suis amusée à comparer le portrait de Thorgal de la fin du sacrifice à celui de la fin d’Aniel justement pour voir …. d’un côté il a pris un gros coup vieux mais son regard transmet une émotion suite au départ de Jolan, de l’autre il est fraichement rasé et coiffé en escalier et semble nous faire croire qu’il est frais comme un gardon.
« Moi, Jolan », « La bataille d’Asgard » Une quête, suivie d’une quête, et encore une quête pour une autre quête encore. Je suis d’accord avec le terme de « jeu vidéo » en effet. Aucun des compagnons de Jolan ne sert une relation nourrie d’émotion, d’affection ou même de haine, c’est plat (prix spécial à la grande blonde, personnage massif en tout point, les autres sont des clichés ambulants). La quête du bouclier se passe à Asgard, autant les vieux albums nous ont promené dans des mondes surprenants, où nous étions malmenés, effrayés ou émerveillés, autant là c’est assez conventionnel comme imaginaire. L’armée de chiffons éventuellement et plus originale, mais les personnages me font penser aux faire-valoirs amusants servant de compagnons aux héros de Walt-Disney (Timon et Poumba, Olaf, Sebastien, Mushu…) sympas mais pas très Thorgalien tout de même. Quant à la Bataille, les relations entre les Dieux, pffff… Seuls les Mages Rouges piquent la curiosité, avec le mystère du destin exceptionnel d’Aniel (et ça fait beaucoup de destins exceptionnels pour les enfants mâles de Thorgal).
J’ai déjà relu ces albums et les suivants en faisant l’expérience suivante : lire toutes les pages de l’aventure d’Aaricia à la suite en sautant les autres, lire toutes les pages d’Aniel, puis de Jolan… bref vous avez compris le principe. Histoire de s’y retrouver en démêlant l’enchevêtrement d’histoires dans les histoires.
ThorgalLe bouclier de ThorTome 31Novembre 2008 Il est heureux que le dieu n’ait pas égaré sa soupière, le titre aurait été moins classe.
Fitir a écrit
Il est heureux que le dieu n’ait pas égaré sa soupière, le titre aurait été moins classe.
Dur 
[Alb=32] Fin du « cycle ». J’en reste sur mon impression des deux précédents. Les trois ont la même structure et l’histoire a bien été diluée.
Hirondl a écrit
Une quête, suivie d’une quête, et encore une quête pour une autre quête encore.
C’est tout à fait ça. La troisième quête d’affilée pour Jolan, totalement à la botte de Manthor. A aucun moment de ce cycle Jolan ne se pose la moindre question… Tout est au premier degré. Manthor veut sauver sa maman et a besoin de Jolan pour l’aider. Rien derrière, pas de manipulation, pas de retournement. Rien.
Le ton est vraiment enfantin. Jolan se promène. Véritablement, il ne fait que ça. Sauf quand il se bat contre les géants de Loki. Je note d’ailleurs que les seuls morts de ce cycle sont ces géants, abattus par Jolan sans le moindre remord. Mais qu’à-t-il appris de Thorgal??
Le passage chez Idun est intéressant, un peu malaisant, donc ça change. Mais là aussi ça n’emmène à rien. Jolan a eu un calin d’une déesse. Mais elle n’essaye pas de le garder pour elle, ou de lui voler sa vie ou que sais-je. Rien.
Cette partie sur Jolan se conclue par un jugement par Odin lui-même, ponctué d' »objections votre honneur » où le seul à se prendre une tape sur la main est Loki. Sérieusement? Odin voit débarquer tranquillement Jolan, le fils de ce Thorgal qui fout le b…. depuis 30 ans partout où il passe. Le gamin vole Thor, séduit une déesse, pique une pomme magique. Et que fait Odin? Rien.
…
Et qu’en apprend Jolan?
Rien.
La piste intéressante était la mère de Manthor, ancienne immortelle qui ne peut accepter un destin normal. D’ailleurs Jolan signale à un moment qu’il faut accepter la mort. Mais finalement, elle aura sa pomme magique et sera sauvée. Ha ben c’est bien.
Enfin bon, au moins cela me laisse aller à ma marotte: refaire l’album:
Tome 30: Jolan suit Manthor qui lui promet un destin exceptionnel. Il est en compétition avec quelques autres compagnons. L’un meurt sur la route, mais un autre parvient à arriver chez Manthor avec difficultés. Manthor leur rappelle qu’il n’a besoin que d’un seul champion pour aller sauver sa mère. Jolan lui explique qu’il faut accepter de mourir. Manthor lui réplique que très bien, mais qu’il ira quand même chercher sa pomme magique, sinon il décapite son nouveau copain.
Tome 31: contre son gré, Jolan doit aller en Asgard. Diverses péripéties, sans voir les vrais dieux. Au dénouement, il tente de doubler Manthor, mais celui-ci donne la pomme magique à sa mère, qui à la surprise générale, la prend mais ne la mange pas. Manthor par contre est châtié de mort par les dieux. Au contraire elle compte sans servir pour sauver son ancien amant, Kahaniel de Valnor! Fin de l’album sur la surprise de Jolan.
Tome 32: c’est la mère de Manthor, avec le livre Rouge qui récupère Aniel, on ne voit pas Jolan qui est coincé dans l’entremonde, et c’est Thorgal qui reprend les rênes. Tout le monde va vers BagDadh, notamment pour échapper à l’influence d’Asgard.
A demain pour Le bateau sabre!
Ces 3 tomes détonnent effectivement, on fait une sorte de pause dans la saga avec d’un côté une aventure de Jolan, simpliste et surréaliste mais pas désagréable à lire, et de l’autre ça commence à sentir le roussi côté mitgard avec les révélations sur les origines d’Aniel, de Kriss…Sente prend de grandes libertés dans le rapport de nos héros avec les Dieux et c’est risqué. Kriss devient la demi-soeur d’un demi-dieu…J’ai trouvé cela gênant cette surexploitation des Dieux qui sont plus ridicules qu’autre chose et ces coïncidences effectivement assez incongrues. Si tout cela pouvait relever d’une volonté de faire évoluer la série, force est de constater que cela n’a pas vraiment fonctionné, et ces albums font un peu « ovni ».
L’expression « garder la magie » prend ici tout son sens. Il est tentant d’utiliser les dieux, la magie etc. à tout bout de champ. Mais en abuser est contreproductif, spécialement quand c’est étendu à d’autres personnages que les héros. Kriss est un personnage cupide, réaliste, bref un personnage du « réel ». En cela aussi elle devait rester opposée à Thorgal.
Tiens, détail que j’avais oublié de rappeler: On nous serine tout l’album que la cause des malheurs de Manthor est que sa mère a osé aimer un humain. C’est le premier truc que fait Jolan! Bon, le premier après être entré deux fois illégalement en Asgard, après avoir piqué le jouet du deuxième plus grand dieu, et avoir fait entrer une armée en douce. Ceci dit quand on voit ce qu’on risque au tribunal d’Odin … 
Je trouve tout de même que les bases posées par Van Hamme pour la suite n’étaient pas si simples. Le cycle des voyages de Thorgal n’est pas le meilleur par exemple. Un Thorgal usé, un Jolan doté de pouvoirs et d’un « grand destin blablabla » etc. Il y avait dès le départ le risque de partir dans le décor.
Fitir a écrit
Je trouve tout de même que les bases posées par Van Hamme pour la suite n’étaient pas si simples. Le cycle des voyages de Thorgal n’est pas le meilleur par exemple. Un Thorgal usé, un Jolan doté de pouvoirs et d’un « grand destin blablabla » etc. Il y avait dès le départ le risque de partir dans le décor.
Moui. Van Hamme avait quand même fait le ménage et rendu la caution: tout le monde est rentré à bon port, un nouvel enfant dont on ne connaît pas le pouvoir. Manthor qui va gérer Jolan mais sans savoir quoi…
Nous ne savions rien de Manthor et le personnage de Jolan n’était pas aussi bien posé que celui de son père. Thorgal est un personnage fort aux motivations simples, prêt pour des aventures adaptées à ce profil. Jolan est différent, il a toujours eu des pouvoirs, ses motivations sont moins claires. Cette fin avec un Thorgal fatigué sous-entendait pourtant que la suite devait être basée sur Jolan. Comme si Van Hamme passait le relai sans tout à fait le passer.
Jolan n’est pas Thorgal, il fallait donc tenter quelque chose de différent. De ce côté, Sente n’a pas déçu. Pour être différent, c’était différent. Mais l’équipe de super héros ce n’était pas ma tasse de thé…dans un Thorgal ! En tous cas, bien des années plus tard, c’est un Thorgal rajeuni qui est l’espoir pour le 37. Pas Jolan et surtout pas Kriss…
« Le bateau-sabre » est le dernier sursaut thorgalien avant l’album final qui condamna Sente au bûcher…
« Comme si Van Hamme passait le relai sans tout à fait le passer. »
Au contraire, la fin du sacrifice était une porte grande ouverte pour les aventures de Jolan et la mise en retrait de Thorgal, ce qui était la ligne éditoriale bien définie entre auteurs.
Et le personnage de Manthor laissé par VH était interressant sans être trop défini non plus.
Tout était ouvert.
Le problème est venu du fait que Sente n’ a pas vraiment oser couper le cordon, et , tout en mettant principalement Jolan en avant, il a gardé une porte ouvert à Thorgal avec l’intrigue des mages rouges, rendant les choses confuses
Il aurait été plus clair d’ouvrir un cycle uniquement consacré à Jolan de 2 ou 3 albums, d’approfondir les personnages de Jolan et de Manthor , developer l’initiation et faire quelque chose de plus « adulte » pour Jolan.
Et , si le public ne suivait pas , effectivement réintroduire Thorgal par le biais d’une intrigue concernant Aniel. ou autre, l’univers de VH était assez riche.
En courant plusieurs lièvres, Sente s’est complètement perdu.
Mais ce qui est plus choquant, c’est que la trilogie « Jolan » dans la série principale est assez cucul la praline, alors que la suite dans la série Kriss de Valnor est plutôt sombre et violente.
Et au final tout cela manque complètement de cohésion
Maxime a écrit
« Le bateau-sabre » est le dernier sursaut thorgalien avant l’album final qui condamna Sente au bûcher…
Oui, l’album est bien. Toute l’histoire se suffit à elle-même. L’intrigue est simple mais maligne: Thorgal va faire une petite mission pour pouvoir acheter la libertés d’esclaves qu’il ne peut libérer par l’action, car il a besoin du bateau-sabre. Lâché dans la nature, il a un temps limité, qui pour une fois a un sens pratique. L’aventure elle même est chouette: des grands espaces, du suspense, de l’émotion avec les chiens de traîneau, un peu de bagarre contre un groupe de vikings….
C’est probablement le seul album de Sente que je relis avec plaisir.
A demain peut-être pour Kah Aniel.
Au contraire, la fin du sacrifice était une porte grande ouverte pour les aventures de Jolan et la mise en retrait de Thorgal, ce qui était la ligne éditoriale bien définie entre auteurs.
Passer le relai sur la série Thorgal dans mon idée c’est permettre dans les meilleurs conditions de continuer les aventures de…Thorgal.
La ligne était bien d’arrêter la série Thorgal en tant que héros principal pour démarrer une série Jolan. Van Hamme a préparé le terrain dans le Sacrifice mais je continue à penser que ce n’était pas simple du tout pour son successeur même si c’était un choix commun.
Faire un Thorgal sans Kriss, il semble déjà que ce soit difficile pour les successeurs alors faire un Thorgal sans Thorgal…
Fitir a écrit
Passer le relai sur la série Thorgal dans mon idée c’est permettre dans les meilleurs conditions de continuer les aventures de…Thorgal. La ligne était bien d’arrêter la série Thorgal en tant que héros principal pour démarrer une série Jolan. Van Hamme a préparé le terrain dans le Sacrifice mais je continue à penser que ce n’était pas simple du tout pour son successeur même si c’était un choix commun. Faire un Thorgal sans Kriss, il semble déjà que ce soit difficile pour les successeurs alors faire un Thorgal sans Thorgal…
C’est pas idiot ce que tu dis je n’avais pas vu les choses comme ça. Peut-être ont-ils cru que de basculer l’aventure sur Jolan ouvrirait plus de portes (qu’il trouve son amour, qu’il exploite ses pouvoirs…)
Je me demande si Van Hamme s’est concerté avec Sente avant ou après Le Sacrifice?
« Le Bateau-sabre » est très bien, assez thorgalien ! trop « dent de la mer » par moment, la première fois que je l’ai lu ça m’a un peu rebutée, en plus les Orques sont sacrées chez moi, une des passions de ma fille. Bref. Thorgal va au bout de ses forces dans une nouvelle épreuve, il y est un héros humain comme on l’aime.
« Kah-Aniel » est pour moi un album dont certaines illustrations sont magnifiques, quand je ferme cet album, j’ai du sable du désert dans les cheveux …. Mais il y manque la chaleur, dans le Royaume sous le sable, la chaleur est mentionnée. Je veux dire … un Scandinave souffre de la chaleur et du plein soleil (j’ai de la famille qui vient parfois de Suède en été, je vous garantis qu’au delà de 30° ils ne sortent plus !). Cet album est très beau, mais je ne reviendrai pas sur le scénario.
Hirondl a écrit
Cet album est très beau, mais je ne reviendrai pas sur le scénario.
Ca c’est vrai il est magnifique.
Par contre… ben on s’ennuie quoi…



Album n°17